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Realeyes3D : Une application vraiment innovante pour simplifier l’usage du mobile

J’étais donc sur l’évènement Mobile 2.0, organisé par Christophe Romei, de Services Mobiles (excellent blog sur le marketing mobile).

C’était l’occasion de faire le point sur ce qui se prépare en mobilité, et évidemment, ça concerne directement le e-commerce...

Pour que les usages décollent sur le mobile, il y a à mon avis un point majeur à régler sur le plan technique, c’est l’interface de saisie : comment permettre à l’utilisateur de naviguer simplement et rapidement dans les applications, alors qu’il n’y a ni souris ni clavier complet ?

J’ai été marqué par la présentation de Realeyes3D

Logo Releyes3D

Releyes3D développe des applications innovantes qui utilisent la fonction vidéo des mobiles.

Ils ont une première offre, qui permet de « scanner » intelligemment des documents, directement depuis son mobile (mais c’est pas l’objet de ce billet).

Ils viennent de sortir une autre application que j’ai trouvée réellement bluffante :

Logo Motionized

Cette application pemet de naviguer dans des documents, en bougeant le mobile : haut, bas, gauche, droite, penché en avant ou en arrière. Chaque mouvement du mobile permet de déplacer la vue sur le document.

Comment font-ils ça ? Avec des capteurs de mouvement ? Et bien non, ils utilisent le capteur vidéo du mobile ! Concéquence : ça marche avec tout mobile qui en ont un.

Pour mieux comprendre, le plus simple est de regarder cette vidéo :

Mon grain de sel par rapport aux univers 3D

On parle pas mal en ce moment, des univers 3D.
Fred, avec ce billet a en particulier généré pas mal de buzz.

Mon avis est qu’il y a beaucoup de confusion : essayons d’y voir plus clair !

A mon sens, il y a deux cas d’usages : le jeu et l’univers de rencontre.

Le jeu

Pour les jeux, je pense qu’il n’y a pas de débat.

Il existe plusieurs jeux, massivement multi-joueurs, qui utilisent des univers 3D. Ce marché va évidement se développer, avec la généralisation des consoles de jeux connectées.

World Of Warcraft

Il y a un lien entre ces plates-formes de jeux et le business. On peut ainsi faire de la publicité pour sa société à l’intérieur des univers de jeux 3D, via des panneaux publicitaires ou des objets à l’image d’une marque (F1 « brandé » Renault par exemple, un immeuble qui représente une marque, …).

Les plates-formes de rencontre

Ce sont des espaces pour rencontrer d’autres personnes.

Les usages ? La drague évidemment, mais c’est également une forme de relation sociale. Et puis, il commence à y avoir des usages plus professionnels (organiser une réunion virtuelle, pour une entreprise, une association ou un parti politique).

L’icône montante de ces derniers mois, qui représente cette catégorie, c’est évidement Second Life.

Image de second Life

Second Life est assez « capitaliste » : on peut à peu près tout acheter et tout vendre.

Conséquence logique : l’espace a été rapidement envahi par des annonceurs de tous poils.

Dans cet univers, je pense qu’il est important de segmenter trois types de business très différents : 1) le business « à l’intérieur de l’environnement », 2) le business vers l’extérieur et 3) la publicité virtuelle.

1) Le business à l’intérieur de l’environnement », c’est le business purement virtuel : les habitants de Second Life peuvent fabriquer des objets virtuels (meubles, vêtements, …) et les vendre à d’autres habitants. C’est du business virtuel mais qui rapporte des vrais dollars.

C’est un business qui peut très bien marcher, mais il faut vraiment bien comprendre les besoins des habitants du monde virtuel pour bâtir des offres adaptées. Aujourd’hui, ce sont plutôt des particuliers qui se lancent dans ce business.

2) Le business vers l’extérieur, c’est pouvoir acheter depuis le monde virtuel des objets réels. Exemple, j’achète des baskets (bien réelles), dans le magasin virtuel Nike de Second Life.

Ce business est assez délicat. La raison principale est la suivante : quel est l’intérêt pour l’utilisateur d’acheter depuis le monde virtuel ? La question est d’autant plus valable qu’en fait, aujourd’hui, l’acte d’achat se termine dans le navigateur Web…

3) la « publicité virtuelle » : c’est la possibilité d’acheter des espaces de publicité, qui permettront de mettre en avant une marque dans le monde virtuel. Ce modèle (le même donc que celui des jeux) fonctionne, pour peu qu’on ait pris soin de bien qualifier l’environnement de l’annonce : fréquentation du lieu, type de public, …

Pour conclure…

Ce qui rend la situation plus complexe, c’est que les deux cas d’usage ne sont en fait pas bien séparés. Les univers de jeux sont également des espaces de rencontre, de chat, et réciproquement, on peut jouer dans la plupart des espaces de rencontre.

Ma conviction, c’est que ces univers vont se développer, quelques soient les acteurs qui réussiront sur ces marchés (donc pas nécessairement Second Life).

Pour les entreprises, il faut donc se préparer à intégrer ces nouveaux médias.

CrispyShop : un moteur de recherche de produits avec une interface innovante

CrispyShop est un service fourni par Yahoo dans la ligné des Kelkoo : c’est un outil pour chercher, comparer des produits, et chercher un marchand pour acheter le produit.

Comparateur de produits CirspyShop

La hauteur du point, c’est le prix du produit. Quand on déplace la souris, le long de la courbe, on voit apparaitre les différents produits.

Le système permet d’affiner la recherche avec tout un tas de filtres :

Options pour filtrer

quand on clique sur un produit, ça permet de voir une fiche produit. Si on clique sur plusieurs produits, ils apparaissent chacun dans un onglet (comparaison plus facile donc). Et puis naturellement (parce que c’est bien le but de ces moteurs), en dessous de la fiche produit, il y a les marchands qui proposent le produit :

Comparateur de produits sélectionnés

Comme vous le voyez, on peut trier par prix (mais c’est pas l’option par défaut !).

Tout ça est réalisé avec un savant mélange de Flash et d’Ajax/Javascript.

(plus d’infos ici)

Ils sont passés par ici, ils repasseront par là

Vous avez sans doute vu, sur de plus en plus de Blogs, le « widget » de ce type :

Exemple 1 de BlogRoll, avec le nom et la photo de la personne qui vient de passer par le site du blog

Ou alors comme ça :

Exemple 2 de BlogRoll, juste la photo de la personne qui vient de passer par le site du blog

L’idée est la même : on peut voir qui sont les dernières personnes à avoir visité le blog. ça marcherait évidement pour n’importe quel site, mais c’est particulièrement adapté aux blogs, parce que les blogs fonctionnent beaucoup par communauté.

Je trouve l’idée super bonne, simple (mais fallait l’avoir, l’idée), et bien mise en oeuvre : c’est facile d’insérer le code pour mettre ce widget dans son site, et c’est très simple de s’enregistrer, pour ainsi laisser sa trace sur ses différentes lectures.

Encore un nouveau lecteur RSS

Je viens d’essayer Feedable :

Screenshot du site Feedable

Premières impressions : le service semble rapide, l’interface est sympa.

De plus, le logiciel classe les items, en fonction d’un « page rank like », déterminé en fonction des liens entrants (comme le page rank de google donc…). Fonction intéressante, car on est bien vite submergé par trop d’info…

(Trouvé sur Micro Persuasion ici )

Un monde en 3D plat, ou un monde plat en 3D, ou un monde 3D en 3D…

(un peu « prise de tête » mon titre !)

Ecran 3D

Surement comme vous, je lis tous les jours des news sur la 3D :

Jeux 3D   Jeux 3D   Jeux 3D

  • Des nouveaux écrans, qui affichent de la « vraie 3D en relief » ;
  • Des jeux ou des univers 3D, partagés par des communautés mondiales (Exemples : World Of WarCraft pour les jeux, SecondLife pour les univers);
  • Les interfaces de nouveaux logiciels, type Windows Vista, qui font la part belle à la 3D ;
  • Des services de type Google Earth…

Que penser de tout ça ?

Est-ce que demain, nos écrans 2D, avec une sourie 2D, affichant des pages « plates »… Est-ce que tout ça, ça va aller à la poubelle, pour entrer dans le monde merveilleux de l’espace et du volume ?

Peut-on / va-t-on tout faire en 3D ?

Mon avis, c’est qu’il y a de la place pour les 2 mondes, celui de la 2D et celui de la 3D (et je ne dit pas ça par goût du consensus… Ceux qui me connaissent bien savent que c’est pas le genre de la maison !).

Il y a des activités où la 3D apporte un réel gain. Par exemple, pour jouer, la qualité de l’immersion, c’est un facteur clé. C’est donc pas par hasard si l’une des plus grosse utilisation de la 3D, c’est les jeux.

D’ailleur, pour les activités de type jeux, ou « aventure virtuelle immersive » (je pense à SecondLife bien sur), on peut imaginer que les interfaces vont effectivement complètement changer, avec des écrans 3D ou surtout des casques, qui permettent, de plus, de détecter les mouvements de la tête, et de changer le point de vue à partir de ces mouvements.

Mais il y a également tout un tas d’activités ou la 3D n’apporte rien. C’est bête à dire, mais l’écriture reste une activité 2D. Je n’ai donc pas besoin d’un bon de commande en 3D !

Pour le e-commerce, la 3D, ça peut permettre de mieux apréhender un produit, en permettant au future client de « manipuler virtuellement » le produit. Exemple : un téléphone, un lecteur mp3, un appareil photo, … Tous ces appareils ou le look & feel est l’un des éléments clés dans l’acte d’achat.

Garder le contact : CDiscount avec Nosibay

Garder le contact avec ses clients, c’est le rêve de tous les marchands.

C’est pas forcément le rêve des clients 😉 , mais si l’offre est de bonne qualité, si le contenu est bien ciblé et adapté, les clients peuvent trouver un vrai intérêt à avoir un logiciel permettant d’avoir un lien plus étroit avec le commerçant, et être tenu informé des nouveautés, des promotions, …

Logo NosibayNosibay propose une solution logicielle, permettant de développer un logiciel, qui s’installe sur le PC, et qui permet de générer des alertes qui sont « poussées » automatiquement sur l’écran de l’utilisateur.

CDiscount s’y est essayé, et j’ai joué avec… Démonstration !

D’abord, quand on arrive sur le site de CDiscount, il y a maintenant une page qui présente cette nouvelle offre :

Fenêtre d'installation du logicielle d'alerte de CDiscount

Si on clique sur ‘installation’, on passe par la traditionnelle phase de téléchargement puis d’installation :

Fenêtre d'installation du logicielle d'alerte de CDiscount

Après l’installation, on peut configurer les alertes :

Fenêtre de configuration des alertes

Et voilà, c’est fini.

Ensuite, l’application apparait dans la barre Windows :

Icône de l'application dans la barre Windows

Un clic droit permet d’ouvrir le menu :

Clic droit sur l'icône dans la barre des applications Windows

Après, de temps en temps, on reçoit une alerte avec des offres commerciales :

Fenêtre d'installation du logicielle d'alerte de CDiscount

En synthèse

L’installation d’une application reste une vraie barrière. Les utilisateurs ne vont pas installer comme ça des dizaines d’applications…

L’application de CDiscount est vraiment consommatrice de ressources du PC. C’est également un point clé : ne pas être trop intrusif sur le PC.

Nosibay propose sa solution en ASP.

Morfik : une nouvelle solution pour développer des applications Ajax

Morfik () est un éditeur de logiciels, qui propose une alternative intéressante pour réaliser des services avec une interface riche.

Soit on veut une application hors du navigateur, et on peut choisir entre Microsoft WPF et Adobe Apollo, soit on veut une application dans le navigateur, et on peut utiliser Flash ou Ajax.

Pour la technologie Flash, les choses sont à peu près claires : si l’utilisateur a le player flash, tout se passera bien quelquesoit le navigateur internet, et quelquesoit son ordinateur (PC ou Mac, Windows, MacOS ou Linux). Bon, en fait, cette affirmation est à moduler, car tous les utilisateurs n’ont pas la même version du player Flash. La dernière version couvre environ 85% du marché (ça veut donc dire qu’il reste 15% des utilisateurs qui ont une ancienne version…).

Mais développer une application avec Ajax, c’est une autre histoire : il va falloir tester l’application sur toutes les plate-formes (navigateur, OS) et pour toutes les versions !

Evidemment, ça serait pas drôle sinon, il y a de vraies différences de comportement et d’affichage, entre deux versions d’un même navigateur !

Dommage, car Ajax, ça permet d’avoir une application qui peut être très riche, sans avoir à installer quoi que ce soit pour l’utilisateur.

C’est là que les générateurs Ajax pointent leur nez.

L’idée, c’est d’écrire l’application dans un langage « hôte », et d’utiliser un générateur, une moulinette qui va générer le code Ajax, code qui devrait :

  • Se comporter de manière complètement homogène par rapport à l’application réalisée dans le langage hôte ;
  • Se comporter exactement pareil, pour l’ensemble des Navigateurs et des OS.

Ces deux objectifs sont dans la pratique très durs à atteindre.

C’est ce que propose Google GWT (avec Java comme langage hôte), mais curieusement, Google n’utilise pas GWT pour ses propres applications Ajax (GMail, Docs, …).

C’est également ce que propose Morfik, qui doit sortir une première version de son produit dans les jours à venir.

La solution de Morfik devrait également permettre un accès off-line aux applications, et ce, directement depuis le navigateur Internet.

Morfik a un pricing dépendant du nombre de développeurs, avec un prix de base de 5000 $ par poste.

Bon, encore un truc à suivre de très près !

(Info trouvée sur ReadWriteWeb , décidément l’une de mes inspirations favorites !)

Apollo : décollage imminent

Décollage d'Apollo

Je vous en avait parlé dans ce billet, Apollo, c’est la solution d’Adobe pour réaliser des applications avec des interfaces riches, de tye Flash.

C’est donc une technologie directement concurrente de Microsoft WPF.

La compétition est donc très forte entre les deux géants. Adobe a plus d’expérience et plus de légitimité dans les formats « Rich Media » avec Flash. Microsoft a l’avantage de la plate-forme Windows, avantagebien souvent exploité par le passé (exit Borland, Netscape).

La road map pour Apollo, c’est :

  • Mi 2007 : Sortie de la première release « Beta » du produit ;
  • Fin 2007 : Sortie de la release 1.0 du produit, incluant des outils pour la publication de médias Vidéo.

Pour Microsoft, comme pour Flash, il me semble qu’un des enjeux majeur, c’est la sécurité. Sortir du navigateur, c’est bien, mais pour l’utilisateur, il ne faut pas que ce soit une porte ouverte pour les virus.
A suivre de prêt !
(plus d’infos sur ReadWriteWeb En anglais)

Vers un monde ASP

Bon, vous en avez sans doute entendu parler : Google vient de sortir une offre, pour les entreprises, qui regroupe une suite logicielle de type ‘office’ avec, tout un tas d’applications pour chaque utilisateur (GMail, Calandar, Docs & Spreadsheets…) tout cela assorti de 10 Go de stockage par usager plus des API pour lancer un écosystème de partenaires, qui vont pouvoir enrichir l’offre de base et l’adapter à des besoins métiers particuliers.

La vrai nouveauté, c’est bien entendu le fait que ces applications sont en ligne, et donc ne nécessitent aucune installation sur le disque. C’est le mode ASP (Application Service Provider).

Quels sont les avantages de ce modèle ?

  • Pas d’installation sur l’ordinateur. Conséquence : pas de problème de compatibilité, de configuation, …
  • Mobilité : l’utilisateur peut changer d’ordinateur. Il retrouve son environnement quelque soit l’ordinateur sur lequel il travaille ;
  • Evolutivité : les applications en ligne évoluent sans que l’utilisateur n’ait à faire la moindre manipulation ;
  • Partage : comme les données sont gérées par le serveur, elles peuvent facilement être partagées entre plusieurs utilisateurs. Cela facilite donc le travail en groupe ;
  • Pas de frais d’administration : comme les applications ne sont pas installées localement, les entreprises n’ont donc pas de frais pour administrer ces applications.

Quels sont les inconvénients ?

  • Temps de réponse : Il faut disposer d’un réseau suffisamment rapide pour avoir un bon confort d’utilisation, avec des temps de réponse acceptables ;
  • Pas de mode off-line : on n’accède aux applications que quand on est connecté. Impossible donc d’accéder aux services distants quand on n’a pas de réseau ;

Mais surtout, il faut avoir confiance dans la société qui fournit les services :

  • Pour déléguer la gestion des données de l’entreprise ou données personnelles sensibles ;
  • Confiance également car on ne peut plus travailler si le service ne fonctionne pas ;
  • On doit également avoir la garantie qu’on ne sera pas prisonier d’un acteur particulier : on doit donc pouvoir récupérer ses données, dans un format « intelligible », et travailler avec un autre fournisseur de services.

Si on reprend les inconvénients, le problème du dimensionnement du réseau va de plus en plus s’estomper, avec des réseaux de plus en plus gros.

Pour le mode off-line, on voit déjà apparaitre les solutions, avec des applications en ligne, quand même accessible quand il n’y a pas de réseau (voir les technologies type Apollo ou WPF).

Le point clé, c’est donc la confiance. Est-ce un point bloquant ? Je ne crois pas. L’analogie avec la banque me semble bon : personne aujourd’hui ne gèrerait son argent sans une banque. Pourtant, c’est précieux, l’argent. Mais on délègue la gestion de ce bien, parce qu’on a confiance dans la banque.

Vous l’avez compris, je pense qu’à terme, les applications seront de plus en plus souvent gérées dans un mode « ASP évolué », intégrant un mode off-line. C’est le sens de l »histoire.

Bien sûr, le mode ASP est déjà utilisé par plusieurs sociétés, avec notamment Salesforce.com qui se développe plutôt bien depuis les années 2000 :

Croissance de Salesforce.com

La généralisation du modèle ASP va prendre un peu de temps (plusieurs années), le temps que les réseaux soient encore un peu plus « gros », que les technologies mixte on-line et off-line soient plus au point, et que les mentalités évoluent, tant côté fournisseur de services que côté utilisateur.