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e-commerce au delà des marques ?

J’ai eu l’opportunité de discuter avec Jacques-Antoine Granjon, Fondateur et dirigeant de Ventes Privées.

Le point de vue de Jacques-Antoine, c’est que le web doit être investi de toute urgence par les boites qui ont déjà une marque.

On est bien d’accord là dessus !

La ou les points de vues diffèrent, c’est que pour Jacques-Antoine, le Web offre peu d’opportunités pour les autres : ceux qui n’ont pas de marque donc.

Le point intéressant, c’est qu’effectivement, quand on n’a pas de marque, le chemin à parcourir est plus long, plus difficile.

Vous avez une marque, les internautes vous cherchent dejà
. Vous ouvrez votre boutique, les clients se pressent « aux portes ».

Vous n’avez pas de marque, vous allez tout faire pour faire venir les clients :

  • Vous allez travailler le référencement naturel de vos produits (a moins que vous ne partiez vers un modèle de ventes privées…) ;
  • Vous allez également « acheter » des visites, en investissant sur différents canaux d’acquisition (SEM, affiliation…) ;
  • Vous allez tout faire pour lancer la sauce, en en parlant autour de vous, en contactant des « bloggeurs influants » pour qu’ils relaient votre information ;

Et bien sûr, vous pouvez réussir !

Le chemin est moins évident, plus étroit, mais la difficulté peut devenir un levier : cela va vous forcer à peaufiner votre positionnement différenciant (sinon, … Dead !). Et sur Internet, le positionnement, c’est dans 90% des cas l’espace sémantique !

Si des marques « historiques » réussissent plutôt bien sur Internet, on a déjà quelques très belles réussites : Pixmania, Price Minister… et bien sûr Ventes Privées.

Ces très grosses boites sont aujourd’hui de véritables marques, et elles ont bien en commun d’être nées sur Internet !

La valeur créée par la finance

Histoire entendue sur France Inter, lors de l’émission : Rue des entrepreneurs.

L’invité qui parle est Yvon Gattaz.

Je dois avouer que je ne connaissais pas, mais que j’étais parfaitement en phase avec son discours : l’importance d’un capitalisme « contrôlé » (il en parle en prenant le foot comme analogie), le plaidoyé pour des entreprises à capital humain…

Voici l’histoire qu’il a raconté (de mémoire…), pour illustrer l’activité des financiers, et la valeur créée :

Un gars trouve un diamant.

Tout heureux de sa découverte, il va voir son voisin, qui lui propose de l’acheter. L’affaire est conclue sur le champs.

Mais cette histoire trotte dans la tête du gars, qui se dit que si son voisin a acheté aussi vite le diamant, c’est qu’il a du le vendre pas assez cher.

Le lendemain, notre amis s’en va revoir son voisin, et lui propose de racheter le diamant, 10% plus cher que le prix de la veille.

Vous imaginez la suite, le diamant est ainsi échangé, tous les jours, en prenant 10% par jours.

A un moment, l’un des deux compère se dit que le prix est peut être trop élevé, il décide de ne pas racheter le diamant.

L’autre lui dit : « Hey, tu ne peux pas arrêter, cette histoire nous fais bien vivre ! »

Belle métaphore, non ?

Adapter votre offre à vos clients

Simple comme idée, non ?

Et tellement évident ! Pourquoi en faire un billet ?

Laisser moi vous compter mes débuts en tant qu’entrepreneur :

Quand j’ai créé Wokup, ma première entreprise, on était parti d’un problème bien réel : les entreprises doivent publier une multitude de services, pour chaque canal de communication : serveur vocal, Minitel à l’époque, Internet, Internet mobile …
L’idée de Wokup était simple : apporter une solution pour publier depuis un unique serveur vers l’ensemble des canaux de communication.

Bonne idée, sur pas mal de points de vue : ça permet de rationaliser les ressources, de rendre ces différents services plus cohérents les uns par rapport aux autres, …

Oui, mais qui était le client ?

On vendait en fait plutôt à des grands groupes, plus a même d’expérimenter ce genre de services innovants.

Bon, une telle offre était donc parfaitement adapté à ces groupes…

Et bien en fait, pas du tout !

Pourquoi ?

Et bien parce que cette offre remettait en cause l’organisation même de ces entreprises !

En effet, la plupart des boites avaient une équipe en charge de chaque canal de communication : une équipe Internet, une équipe pour les services vocaux, …

Notre offre était donc plutôt mal vu par les équipes…

La suite est évidente : la vente était complexe, longue…

Intéressant, non ?

Cela m’a appris a bien réfléchir à l’offre :

  • Qui est vraiment le client, c’est à dire celui qui doit acheter le produit ?
  • Ce qu’on lui propose, l’offre, répond-elle à un réel besoin ? C’est à dire quelque chose qui « lui fait mal » ? La solution sera-t-elle simple à mettre en œuvre ?

Bon, ok, c’est quand même pas mal orienté B2B mon truc. Quoi que…

L’entreprise Web 2.0

J’ai croisé Jean François Ruiz, hier.

Jean François a plusieurs facettes, je vous en reparlerais…

Ce dont je veux vous parler maintenant, c’est de la façon dont Jean François gère son entreprise.

Son entreprise est composée de 8 personnes.

La particularité ? Pas de locaux.

Chacun bosse depuis chez lui.

D’ailleurs, les différents employés ne sont pas tous basés sur Paris.

Jean François va jusqu’au bout de cette logique : pas de réunion physique, jamais.

Tout se fait par mail / google docs / skype. Jean François attend avec impatience l’arrivée de Google Wave ;).

Moi, ça m’impressionne.

Je pense qu’il y a du bon là dedans.

Le management ne peut être que 100% sur l’objectif… Et ça, c’est très bien !

Et vous, vous pourriez fonctionner comme Jean François ?

Votre business est il pérenne ?

Vous avez du flair.

Les jeunes achètent des quantités de jeux vidéo.

Ils les payent assez cher et s’en lassent vite.

Vous observez le comportement de cette « tribue » : les échanges vont bon train.

C’est comme ça que vous avez eu l’idée de monter une chaîne de magasin de vente et d’échanges de jeux vidéo.

Votre business s’est bien développé. Vous avez pas mal de magasins, un peu partout.

Mais le monde change, tellement vite !

Quelques années seulement après avoir monté cette belle boite, tout votre édifice se fissure : les jeux vidéos se dématérialisent !

Plus de support, les consoles sont connectées directement sur Internet.

votre business s’écroule !

Cette petite histoire pour planter le décors : le monde évolue.

Une offre est hyper innovante un jour, elle se développe, puis… meure.

Pour vivre, l’entreprise doit se réinventer, se repositionner.

Finalement, bien des entreprises restent sur le carreaux au moment ou une rupture fondamentale leur tombe dessus.

Pourquoi ?

Hey, parce que c’est pas simple ni facile de se réinventer !

Et puis, dans ce cas là, de jeunes entreprises se construisent directement sur le nouveau modèle. Vous vous croyez fort, vous vous dites que vous avez des avantages clés : une équipe, du cash, …

Oui, c’est vrai. Mais d’un autre côté, vous avez des contraintes, vous ne pouvez pas basculer si simplement que ça d’un monde vers l’autre…

C’est la vie, la roue qui tourne.

Certains s’adaptent, passent de belles ruptures (IBM est un exemple extraordinaire…), d’autres restent sur le carreau.

Pour beaucoup, le e-commerce est une rupture…

Pour bien franchir l’obstacle, il faut en premier bien identifier qu’il y a un obstacle (et donc ne pas dire : « le e-commerce, rien de nouveau »…), puis il faut s’organiser pour y aller, à fond, tout en maintenant les autres activités…

Besoin d’un coup de main ?

Discounteo racheté ?

D’après le JDN, Daniel aurait vendu Discounteo à GPDis !

Beau parcours pour Daniel, qui a monté de toute pièce ce site, et a donc créé une marque, une entreprise avec une vrai image de qualité.

Dis, Daniel, tu nous en diras plus ?

En tout cas, ce n’est pas sur la page d’actualité de GPDis qu’on en saura plus : la page est vide !

Cela montre au passage qu’il ne suffit pas de créer des entrées dans un site pour que ça marche : il faut également penser à les alimenter !

Lancer sa petite boutique en ligne

Le e-commerce recouvre des réalités très disparates :
Entre la personne qui veut lancer un site « pour voir », à partir de rien, et l’entreprise, qui a un nom, des produits, et qui veut vendre sur Internet, la réalité, les objectifs et les moyens ne sont clairement pas les mêmes.

Dans ce billet, je m’intéresse plutôt aux particuliers ou au petits projets.
Vous avez une idée de produits à vendre, l’envie de vous lancer.

Comment fait il faire ?
Et surtout, faut il dépenser des miller d’euros, voir plus, pour ouvrir cette première boutique ?

A mon avis, dans la plupart des cas, la réponse est non !

La meilleure solution est de partir sur des solutions vraiment pas cher, pour se concentrer sur d’autres éléments clé pour le démarrage :

  • Les photos des produits
  • Les descriptions « marketing » des produits, bien rédigées pour les clients, et « google compatible »
  • Le positionnement de la boutique sur Google justement

Tout l’argent investi dans un développement « à façon » ne pourra pas l’être pour faire venir les clients, ni pour prendre de belles photos des produits, ni pour constituer un premier stock de produits…

Par contre, il est important de bien choisir la solution technique pour cette première boutique, et il est également fondamental de bien valider que la boutique pourra migrer vers une autre solution.

Ce dernier point est hyper important :

Le e-commerçant doit être propriétaire de son nom de domaine, il doit également être propriétaire des bases de données clients (les noms et emails des clients qui s’enregistrent sur la boutique).
Il doit également être possible d’exporter la base de données (catalogue), pour ne pas avoir à tout refaire si le site doit migrer vers une autre solution.

En un mot, il faut vous assurer que vous ne serez pas « collé » à la première solution choisie.

Fusion / Acquisition : 1 + 1 = 3 ou… 1 ?

Les boites se rachètent les unes les autres.

C’est la vie des entreprises : les petits se font manger par les gros.

Et là dessus, c’est un peu comme les poupées russes : il y a « pratiquement toujours » un plus gros que vous…

Autre modèle : deux boites de taille similaire fusionnent pour être plus fort.

On peut regrouper deux boites pour plusieurs raisons : complémentarité des offres : technique, géographique, marketing…

On peut aussi racheter un concurrent, pas du tout complémentaire donc, juste pour « dégager le terrain ».

La question qui me semble intéressante est : comment faire pour que la nouvelle entreprise, désormais mélange des deux « parents », crée un maximum de valeur ?

C’est une excellente question, merci.

Idéalement, la valeur résultante doit être supérieure à la valeur de chaque « parent » (d’où le titre : 1 + 1 = 3) ?

Dans bien des cas, la réalité n’est pas super drôle… Le racheteur se comporte en maître, et le racheté se retrouve réduit au status peu enviable « d’esclave ».
Le maître veut rationnaliser : les offres, les équipes, les équipements…

Alors on casse tout, on ne prend pas vraiment le temps de comprendre ce qui marche, ce qui ne marche pas… C’est l’opération « tracto-pelle ».
Le résultat est en général un vrai massacre. Les équipes qui fonctionnaient ne fonctionnent plus, les meilleurs sont parti depuis longtemps…

Alors, comment faire mieux ?

A mon avis, la meilleure solution consiste à faire vivre les différentes entités, comme de vrais entités business, relativement indépendantes.

Chacune est responsable de son P&L (Profit & Lost : bilans financiers quoi).

Dans un tel schéma, chacun est donc respecté, en tant qu’entrepreneur pour le « top management » et en tant qu’équipe motivée, pour les équipes.

Certains savent faire cela, mais ça demande une vrai humilité : l’humilité d’écouter, de comprendre, de chercher la valeur chez l’autre…

NOTA :

Ce billet est très généraliste… Je l’ai écrit suite à l’histoire que me comptais un amis, victime de ce type d’acquisition. Comme toujours dans ce genre de cas, les généralités ont leurs exceptions. Il y a par exemple des boites qui font des croissances très fortes, basées sur des mécanismes d’acquisition qui ont l’air plutôt bien huilé…

Dure journée

Démarrage à 8h avec un premier rendez-vous,

Enchaînement de tout à un tas de réunions.

Et puis le soir, j’ai pris l’engagement, avec mon p’tit dernier, qu’on fabrique ensemble un catamaran.

On a donc démarré ça, quand je suis rentré, vers 21h.

Voila le « truc », en cours de réalisation (étape 2 comme il dit) :

Je ne suis pas sûr que ça vous passionne, mais moi, je suis assez content d’avoir respecté mon engagement vis à vis de mon p »tit dernier.

Bien sûr, c’est Léonard qui s’occupe de l’équipage 😉

Bon, dure journée parce qu’il restait quelques trucs à finaliser, et que j’ai donc du me remettre au boulot après…

Bonne nuit à tous !