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Alors, viser une valorisation élevée ou pas (partie 2) ?

Ce billet fait suite à ce premier billet, sur le premier tour de table pour une startup.

La question est donc de savoir s’il faut viser la plus grande valorisation possible.

A priori, la réponse semble être « oui » : une très grande valorisation, c’est garder plus de part au capital, avoir donc plus de pouvoir en tant qu’actionnaire, et avoir un potentiel de gain plus important, au moment de la « sortie » (revente, introduction en bourse).

Mais en fait, une valorisation trop élevée peut être un piège :

  • Le premier tour de table est dans la plupart des cas le premier d’une série. Cette valorisation sera corrigée aux tours suivant. La valorisation du premier tour n’auré donc été qu’un leure ;
  • Si le premier tour est accompagné de clauses ‘anti dilution’, alors une baisse de la valorisation dans les futurs tours sera-t-elle encore plus violente ;
  • Valorisation très élevée = promesse très élevée. Si jamais le business plan n’est pas tenu, gare au retour de manivel !

Mais tout le monde ne pense pas ça : j’étais mardi soir à une réunion, ou on parlai de cette question, et l’un des gars ne jurait que ‘valorisation’.

Qui a raison ?

Maintenant, évidement, comme dit Pierre Dac, il vaut mieux être riche, beau et bien portant que pauvre, moche et malade. Autrement dit, il vaut mieux une valorisation élevée avec un investisseur sympa et un pacte d’actionnaire « light » qu’une valorisation faible, avec un investisseur impossible et un pacte d’actionnaire gros comme « la recherche du temps perdu » !

Premier tour de table et valorisation

Pour votre entreprise, vous avez besoin d’argent, rapidement : avoir quelques millions d’euros pour conquérir le monde.

La solution : un p’tit tour de table.

Vous allez voir des VC (dire « vici ») : Venture Capitalist, c’est leur métier.

Ils mettent de l’argent dans les entreprises, au capital de l’entreprise pour être plus précis.

Et la valorisation dans tout ça ?

Le plus simple est de prendre un petit exemple.

Vous avez besoin de 2 millions d’euros.

Un investisseur (un VC quoi) met ces deux millions, contre 25% du capital.

Dans ce petit scénario, votre entreprise est valorisé 8 millions d’euros (puisque 2 millions correspondent à 25% : simple règle de trois).

Pour être un petit peu plus précis, on parle de valorisation « pre-money » et « post money ».

Pour rester dans notre exemple, la valorisation pre-money est de 6 millions et la valorisation post money est de 8 millions.

Qui décide de cette valorisation ?

Le marché ! Ce sont bien entendu les investisseurs qui fixent cette valeur.

On vous fera croire qu’il y a du rationnel derrière les chiffres, mais la réalité est bien souvent différente : la valorisation dépend de la compétition entre les VC (si ils se battent pour venir chez vous, ça peut faire flamber les cours), du montant que vous levez..

Maintenant, une question simple : faut il viser une valorisation la plus élevée possible ? On a bien envie de répondre « oui », mais…

Panthère’s Club & expertise e-commerce : Mr Olivier Marx himself !

Le monde est si petit : Benoit a parlé de moi à Olivier, un coup de fil, et hop, une belle rencontre, avec « un des meneur de la bande de Lyon » !

Olivier est montagnard, blogger, animateur du Panther’s Club et consultant dans sa boite : Altics.

Le Panther’s Club, c’est un regroupement à surveiller de près, car c’est ni plus ni moins Lyon qui cherche à rivaliser avec Paris. Amis Parisiens, il nous faut préparer la riposte, mais ce n’est pas l’objet de ce billet…

Altics conseille les entreprises, en particulier pour le e-commerce.

L’une des force d’Altics, c’est l’humilité et la pertinence de l’approche, basée sur l’écoute directe des utilisateurs.

Olivier a des dizaines d’anecdotes, qui prouvent combien il est important d’écouter les utilisateurs, pour améliorer son site marchand. Bien sûr, on a beaucoup discuté sur ce sujet, car c’est un sujet délicat, que peu de boîtes maîtrisent vraiment. Altics a un vrai savoir faire dans le domaine, un savoir faire rare et précieux !

Présenter un projet de startup sur Dailymotion, ça vous semble un bon deal ?

Vous avez surement vu, la proposition de Pierre Chappaz, qui lance un concours, en vue de sélectionner et d’aider un projet de startup, en utilisant la vidéo comme vecteur.

Pas de business plan compliqué : il suffit juste de présenter son projet en deux minutes sur dailymotion.

Vous allez le faire vous ?

Je trouve l’idée sympatique, je suis convaincu que Pierre est sincère. De temps à autres, j’irais surement voir les vidéos des projets : c’est toujours intéressant d’être à l’écoute des idées des autres…

Mais personnellement, je n’irais pas utiliser un tel concours pour un de mes projets.

OK, c’est très bien de parler de son projet, de le confronter aux uns et aux autres… mais dans des rendez vous en face à face, pas en public !

De tels projets sont nécessairement très « amont », et donc avec peu de barrière à l’entrée.

Pour un « Small Business Act » européen ?

On dit souvent que c’est plus facile de développer une boite (logiciel ou Internet) aux US qu’en Europe.

Plusieurs raisons sont souvent évoquées :

  • La culture, surtout dans la Silicon Valley, très orienté « logicielle »  et innovation ;
  • La taille du marché américain.

Il est clair que pouvoir vendre son produit sur un marché aussi grand que le marché américain, c’est un atout clé.

Mais il y a autre chose, il y a le « small business act ».

Concrètement, c’est une loi, qui oblige les administrations (et peut être les grands groupes ? à vérfier) à travailler, pour une petite part, avec des petites boites, des startups.

L’idée, c’est que, sans contrainte de ce type, les grosses boites ne travaillent pas naturellement avec les toutes petites, parce qu’une toute petite boite, c’est un choix toujours plus risqué.

Ce mécanisme est un moteur très puissant pour aider le développement de nouvelles boites.

Ma question est simple : pourquoi ne pas importer ce mécanisme en europe en général, et en France en particulier ?

La terrible loi de la sédimentation !

Terrible loi de la nature, qui fait qu’on est un jour au top, et qu’on risque tous, dans un délai plus ou moins long, de terminer dans la catégorie des fossiles…

Squelette de dino...

Eh, je parle bien de logiciel et de service !

Oublié, Alta Vista : Google est passé par là.

En ce moment, Facebook est en train d’enfoncer « dans le sable » Linkedin.

Et demain, quel service va recouvrir quel autre ?

Quand on développe un service, on veut forcément être au dessus, être le service visible du client.
Alors forcément, on joue des coudes, on fait ce qu’on peut pour recouvrir les services plus anciens.

C’est bien la loi de la nature, juste jouée en accéléré sur Internet.

Zilok : place de marché de la location

J’ai reçu un mail, hier, de Thibaud Elzière, m’annonçant la sortie de Zilok.

J’en reçois forcément pas mal, de tels mails… Pourquoi celui-ci a-t-il retenu mon attention ?

Des petits détails : le mail était personnalisé (« Bonjour François »), et bien tourné.

Donc, je suis allé voir :

Copie d'écran de la page d'accueil de Zilok

Zilok est donc une place de marché, mettant en relation des personnes qui souhaitent proposer des équipements en location, et des personnes qui souhaitent louer ces équipements.

A la différence d’un eBay, il doit y avoir une proximité physique entre celui qui met ses équipements en location et celui qui loue.

C’est bien pour ça que le système utilise intelligemment un mashup avec Google Maps :

Mashup Zilok & Google Maps

Une fois qu’on a rentré son adresse et le produit que l’on cherche, Zilok affiche sur la carte un « pins » par objet à louer, avec donc l’emplacement.

Le business modèle est un peu le même que celui d’eBay : Zilok prend une commission pour la mise en ligne de produits et sur les transactions. Pour lancer la machine, le service est gratuit pour l’instant.

Le service vient tout juste d’ouvrir. A voir comment les Internautes vont se l’approprier…

  • Les professionnels de la location vont-ils utiliser ce service ?
  • Le grand public va-t-il se mettre à louer ses équipements ?
  • Une fois que les personnes sont en relation, n’y a-t-il pas un risque pour que les locations suivantes se fasse « off line », sans passer par Zilok donc ?

En tout cas, j’ai été impressionné par le service, qui démontre une très grande maturité de la part de son concepteur : le service est clair, bien expliqué. L’ergonomie du site est vraiment travaillée. Bien sûr, il y a encore du travail…

Alors, bonne route à Zilok !

IE Club après 3 jours « off »

Me voici replongé en plein « networking » après 3 jours complètement « off » (d’ou l’absence de billet).

Les questions lors des tables rondes ? Bah, c’est bien sûr toujours un peu les mêmes :

  • Est-on dans une bulle 2.0 ?
  • Peut on créer un éditeur de logiciel en France ?
  • Pourquoi les belles acquisitions se font-elles aux US ?
  • Pourrait on imaginer un Microsoft ou un Google européen ?
  • Quels sont les bonnes idées pour développer des bonnes startups, bonnes « à manger » rapidement ?
  • Que faut-il pour un investisseur, pour qu’il ait envie d’investir ?

Mes réponses, dans l’ordre :

  • Oui et non (je ne suis pourtant pas normand, mais non parce que la mentalité actuelle n’est pas du tout celle des années 2000 et oui parce qu’il y a des valorisations déraisonnablest donc nécessairement des ajustements à faire).
  • Oui et non (encore !). Oui parce que la meilleure preuve, c’est qu’il y en a (Ilog, Cegid, …) et non parce qu’il n’y en a pas de gros. Comme c’est un marché qui se concentre, on peut monter un éditeur, mais il faut être clair : il y a 9 chances sur 10 pour qu’en cas de succès, il se fasse racheter par un gros… US.
  • Parce qu’il y a aux US une vraie culture du logiciel ! Quand j’entends qu’Alcatel est un « mauvais acheteur », je ne suis pas étonné, Alcatel n’a pas la culture du logiciel, et encore moins l’idée qu’il puisse y avoir de l’intérêt à acheter à l’extérieur quelque-chose qui pourrait être fait en interne !
  • Oui, dans mes rêves ;). Je sais qu’on est encore à la préhistoire de beaucoup de choses… Mais bon, objectivement, ça va être difficile, parce que, encore une fois, la culture logicielle n’est pas vraiment encore bien développée par chez nous !
  • J’ai entendu parler de la mobilité. Ah, la mobilité, c’est un vrai sujet où il y a beaucoup à faire, mais le marché est encore tellement vérouillé par les opérateurs. Bien sûr, les « lignes maginots » cèderont un jour. Mais justement, la question est : « quand » : dans 1 an ou dans 3 ans ? Pour une startup, ça change tout ! J’ai également entendu parler du e-commerce. Alors là, j’imagine que vous connaissez mon avis ! J’ai également entendu parler de Video… Un peu tard à mon sens, mais bon, il y a surement encore plein de choses à faire.
  • Réponse simple et évidente : une bonne équipe ! Les investisseurs disent, et ils ont bien raison, qu’on peut sauver une boite qui a une bonne équipe et une mauvaise idée. A l’inverse, on ne peut rien pour une mauvaise équipe qui a une bonne idée (euh, c’est quoi une bonne équipe ?).

Parmi les orateurs, il y avait le gars de Mangrove, qui a investi dans Skype, au tout début. Belle plus-value ! Mais dites moi, combien d’investisseurs auraient été capables d’investir, certes sur une (très) bonne idée, et pour le coup une vraie bonne équipe, mais sans business model ?

En fait, l’IE-Club, c’est pour moi avant tout l’occasion de faire des rencontres intéressantes et riches, d’un joyeux mixe d’Investisseurs et d’entrepreneurs.

Ah, quel plaisir d’avoir des discussions bien détendues, parce que je ne cherche pas d’argent !

ARAOK recrute un consultant e-marketing et un chef de projet technique

Araok se développe très vite, parce que le positionnement est juste, et qu’il répond à un vrai besoin.

C’est une étape importante, ce passage à l’échelle. Le modèle a fait ses preuves, il faut mantenant constituer une équipe, une « dream team » pour accélérer le développement et apporter encore plus de valeur aux clients.

Je lance donc deux recrutements : un consultant e-marketing et un chef de projet.

Comme vous le savez, Araok se positionne à la frontière du marketing et de la technique. Ces deux profils sont donc parfaitement cohérents par rapport à la stratégie de l’entreprise : la technique et le marketing ; les deux pieds de l’entreprise !

Voici la première annonce pour un poste de consultant e-commerce. La deuxième annonce, de chef de projet, viendra ensuite.

Amis bloggeurs, vous pouvez m’aider en relayant ces annonces sur vos blogs et en en parlant autour de vous !

N’hésitez pas à me contacter. Je m’engage à répondre à chacun d’entre vous !


Araok, société de conseil 100% spécialisée sur le e-commerce, se développe auprès d’une clientèle exigeante.Nous connaissons un développement rapide sur un marché avec une croissance exponentielle.

Nous développons des services innovants et intervenons sur un secteur souhaitant des prestations de haute qualité.

Consultant e-marketing

Profil du poste

Passionné par le commerce, vous avez une forte affinité avec les services WEB ou un grand sens ‘client’. Doté d’un grand sens de l’écoute, vous souhaitez apporter auprès de nos prospects et clients un service de qualité avec une forte valeur ajoutée.

Doué d’empathie, vous saurez développer vos qualités d’imagination et d’attention dans la plus grande rigueur.

Exigences

Vous êtes un pro du e-commerce ou vous avez une expérience e-marketing, ou vous pensez avoir toutes les qualités associés au poste grâce à votre curiosité, votre passion pour Internet et votre capacité à apprendre.

Vous êtes intéressé par tous les aspects du e-commerce, techniques et commerciaux.

Vous avez une formation commerciale solide (bac + 5), ou une expérience significative dans l’e-commerce, internet ou la distribution.

La rémunération dépendra de votre profil.

Le poste est à pourvoir immédiatement, en CDI.

Citizen Game : premières impressions

Je viens de passer quelques heures avec le livre de Nicolas Gaume : Citizen Game.

Je n’ai pas eu le temps de le lire entièrement, ce que je ne manquerai pas de faire, mais cette lecture « rapide » m’a vraiment passionnée.

Dans ce livre, Nicolas Gaume nous raconte toute « son » histoire de Kalisto, histoire qui a quand même durée 11 ans, et qu’il a commencée à 19 ans…

J’ai été touché par la sincérité de l’écriture : Nicolas Gaume parle de ses succès, de ses ressentis, de ses doutes, de ses erreurs.

Bien entendu, c’est un point de vue parfaitement subjectif, c’est le point de vue du fondateur, du patron, de l’entrepreneur.

C’est certain, je vais relire tranquillement ce livre et je vous en reparlerai probablement, mais voici déjà ce que j’en retire :

Savoir s’entourer, c’est sacré

C’est tellement important et tellement difficile qu’il faut vraiment prendre son temps, surtout si c’est pour une fonction que l’on maîtrise mal.

On est en effet beaucoup plus à l’aise pour recruter des personnes sur des sujets que l’on connait bien.

Je ne crois pas aux recettes miracles. Je pense que la solution, c’est de prendre le temps qu’il faut. Le temps qu’il faut pour bien définir le poste, pour chercher le bon profil, en prenant en compte les qualités de la personne et surtout la dimension humaine (« saurais-je travailler, aurai-je du plaisir à travailler tous les jours avec cette personne ? »).

Nicolas Gaume a beaucoup souffert sur ce plan-là, et il le dit dans son livre : l’histoire de Kalisto ne serait probablement pas terminée sans certaines erreurs de recrutement, au plus haut niveau.

Ce conseil vaut pour les recrutements, il vaut également pour le choix des partenaires…

Ne pas signer ce qu’on ne comprend pas

Comme Nicolas Gaume, j’ai également eu la chance de travailler avec la famille Guillemot (Ubisoft, Guillemot, …).

Guillemot avait en effet investi dans Wokup (et Ubisoft a été le premier client de Kalisto).

J’ai toujours trouvé intéressant de les écouter, ils ont une culture commerciale et entreprenariale étonnante.

Et bien, ils m’ont toujours dit que eux, ils ne signent jamais un contrat sans être sûr de bien tout comprendre. Cela prend le temps qu’il faut, il faudra éventuellement décaler des rendez vous…

C’est un très bon conseil, surtout quand on entreprend et qu’on se retrouve à signer des tonnes de papiers : financiers, juridiques, commerciaux…

Tout cela engage l’entreprise dans la durée : il faut comprendre ce qu’on signe et être en phase avec le contenu. Et pour cela, on a le droit de poser toutes les questions…

Diversifier ses clients au maximum

Encore une leçon que je retire de cette histoire : il est très important d’avoir un portefeuille de client équilibré.

Dépendre d’un gros client est beaucoup trop risqué. Je connais des patrons qui ont délibérément choisis de ne pas signer un gros contrat, qui aurait pesé trop lourd dans l’équilibre commercial et financier de l’entreprise.

Garder des fondamentaux solides

A valider après une lecture plus attentive, mais il me semble que l’enchaînement des évènements qui a poussé Kalisto à la faillite, c’est aussi la perte de fondamentaux.

Les fondamentaux, ce sont les clients, les contrats signés (et donc pax ceux qui vont « sûrement » être signés), l’équilibre financier, la trésorerie…