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Discounteo racheté ?

D’après le JDN, Daniel aurait vendu Discounteo à GPDis !

Beau parcours pour Daniel, qui a monté de toute pièce ce site, et a donc créé une marque, une entreprise avec une vrai image de qualité.

Dis, Daniel, tu nous en diras plus ?

En tout cas, ce n’est pas sur la page d’actualité de GPDis qu’on en saura plus : la page est vide !

Cela montre au passage qu’il ne suffit pas de créer des entrées dans un site pour que ça marche : il faut également penser à les alimenter !

Amazon rachète Zappos !

La news est tombé hier soir : Amazon rachète donc Zappos, pour quelques 847 M$ !

Logique de la part d’Amazon, qui reconnait par là même la qualité du travail réalisé par Zappos sur son marché : a l’origine, la vente de chaussures en ligne, bien diversifié aujourd’hui : vêtements, bagages, montres, lunettes de soleil…

Maintenant, quel va être la suite pour Zappos ?

A en croire la note sur le blog du CEO de Zappos, Amazon devrait « respecter » Zappos : sa culture, ses équipes, ses méthodes.

C’est tout l’enjeu pour Amazon : faire que le maximum de valeur soit créé de cette fusion, en respectant l’esprit de Zappos.

(via 2803)

Update

Je me pose deux questions :

1) Pourquoi Zappos s’est il laissé racheté ?

2) Quelle est la logique derrière la valorisation de Zappos ?

Pour la question 2, j’ai trouvé sur Wikipedia des infos sur le chiffre d’affaires de Zappos : 840 M$ en 2007.

Voici les autres chiffres récoltés :

2000 $1.6M, 2001 $8.6M, 2002 $32M, 2003 $70M, 2004 $184M, and 2005 $370M (ici)

Si on prend l’hypothèse que Zappos a réussi a poursuivre sa croissance, même ralantie, on arrive donc à une acquisition dont l’ordre de grandeur est inférieure au chiffre d’affaires.

Il ne s’agit donc pas d’une valorisation très élevée.

A titre de comparaison, Amazon réalise un chiffre d’affaires en 2008 de 13 milliard $, et est valorisé autour de 38 milliard $.

J’en déduit que Zappos devait avoir un problème…

Quel problème ?

Peut être au niveau de la plateforme technique, puisque dans son blog, le patron dit qu’il souhaite un coup de main d’Amazon sur ce sujet ?

Le prix d’une boutique en ligne

On me demande souvent le prix à payer pour une solution e-commerce.

Et c’est une question difficile

Comment répondre, quand on peut effectivement payer entre zero et plusieurs millions d’euros ?

Bon, essayons de mettre ça a plat.

D’abord, quand on parle de solution e-commerce, on peut en fait parler de différentes choses :

  • Juste un site, avec son back office d’administration ;
  • Un site qui doit s’intégrer avec d’autres pages de contenu. On a donc un site e-commerce, plus des pages de type « CMS », et le tout doit être parfaitement cohérent ;
  • Un site, qui doit supporter un très grand nombre de visiteurs simultanés, tout en gardant des temps de réponses très courts ;
  • Un site qui doit impérativement rester en ligne tout le temps ;
  • Un site, qui doit être branché sur le reste du système d’information de l’entreprise : comptabilité, gestion des stocks, logistique …
  • Un site, qui doit en fait se décliner en plusieurs sites, pour plusieurs pays ;
  • Un site, qui doit supporter des scénarios multi-canal : achat en ligne, retrait en magasin, …
  • Un site avec des outils bien adaptés à l’organisation de l’entreprise, avec en particulier le support de « workflow » (processus) : machin fait une modification, bidule la valide, …
  • Un site avec des processus de mise à jour un peu solides : les mises à jours sont effectuées sur un serveur de validation, puis quand les modifications sont bien validées, les données sont mises à jour sur le site de production ;
  • Un site robuste, qui supporte une large gamme de panne ;
  • Un site qui intègre une large gamme de médias ;
  • Un site évolutif, sur lequel qu’il doit être possible de faire évoluer à coût maîtrisés ;

Alors bien sûr, si votre besoin, c’est « la totale », que vous avez des centaines de milliers de visiteurs par jour, votre niveau d’investissement sera sans commune mesure avec un site de lancement, sans visiteur et sans branchement complexe vers le reste du système d’information.

Autre point à bien intégrer : on paye plusieurs choses :

  • La conception du système e-commerce (architecture du système d’information) ;
  • La conception du site e-commerce ;
  • La réalisation du site e-commerce
  • Le branchement sur les autres briques de l’entreprise ;
  • Les tests et la documentation ;
  • La réalisation de la conception graphique ;
  • Les licences logicielles ;
  • L’hébergement, avec l’investissement dans les serveurs, et les coûts de maintenances ;
  • La mise en oeuvre des outils de monitoring, pour bien suivre l’activité du site, et alerter en temps réel quand un problème est détecté ;

Pas de panique : vous démarrez, vous n’avez pas à payer tout ça : le système e-commerce est réduit à un simple serveur, pas de branchement, … Vous demandez à votre cousin de faire la charte graphique…

Et puis, on n’a pas nécessairement besoins de tout faire d’un coup.

Mais bon, pour les sites un peu important, on se retrouve à payer pas mal de choses, et on arrive comme ça tranquillement sur des solutions qui coûtes assez cher dans l’absolu.

Mais tout ça, c’est une question de point de vue…

Je rappelle au passage qu’Amazon investi plus d’un miliard de $ dans sa R&D…

Donc, question de point de vue car, si le projet est bien mené, les choix bien fait, il s’agit d’investissements raisonnés, permettant de développer un canal de vente stratégique.

On peut, pour le coup, comparer avec le monde physique : combien cela coûte-il d’ouvrir un magasin « en dur » ?

Donc, le système e-commerce doit à mon sens être considéré comme un actif, qu’il convient de développer dans la durée.

Lancer sa petite boutique en ligne

Le e-commerce recouvre des réalités très disparates :
Entre la personne qui veut lancer un site « pour voir », à partir de rien, et l’entreprise, qui a un nom, des produits, et qui veut vendre sur Internet, la réalité, les objectifs et les moyens ne sont clairement pas les mêmes.

Dans ce billet, je m’intéresse plutôt aux particuliers ou au petits projets.
Vous avez une idée de produits à vendre, l’envie de vous lancer.

Comment fait il faire ?
Et surtout, faut il dépenser des miller d’euros, voir plus, pour ouvrir cette première boutique ?

A mon avis, dans la plupart des cas, la réponse est non !

La meilleure solution est de partir sur des solutions vraiment pas cher, pour se concentrer sur d’autres éléments clé pour le démarrage :

  • Les photos des produits
  • Les descriptions « marketing » des produits, bien rédigées pour les clients, et « google compatible »
  • Le positionnement de la boutique sur Google justement

Tout l’argent investi dans un développement « à façon » ne pourra pas l’être pour faire venir les clients, ni pour prendre de belles photos des produits, ni pour constituer un premier stock de produits…

Par contre, il est important de bien choisir la solution technique pour cette première boutique, et il est également fondamental de bien valider que la boutique pourra migrer vers une autre solution.

Ce dernier point est hyper important :

Le e-commerçant doit être propriétaire de son nom de domaine, il doit également être propriétaire des bases de données clients (les noms et emails des clients qui s’enregistrent sur la boutique).
Il doit également être possible d’exporter la base de données (catalogue), pour ne pas avoir à tout refaire si le site doit migrer vers une autre solution.

En un mot, il faut vous assurer que vous ne serez pas « collé » à la première solution choisie.

Ne pas aller trop vite sur des nouvelles techno…

Je vous avais parlé de l’option de GMail, qui permet de lire ses mails en mode off-line.

Et bien ce qui marchait hier ne marche plus aujourd’hui :

Avec la mise à jour presque simultanée sur Mac de Firefox 3.5 et Safari 4, Google Gears, le coeur de la technologie pour rendre un service off-line, n’est plus à jour.

Google Gears non compatible avec Firefox 3.5 !

Imaginez : vous êtes e-marchand. Vous vous dites que la fonction offerte par Google Gears est bien sympathique et vous décidez d’adapter votre site avec cette technologie… quelques mois plus tard, patatra, ça ne marche plus !

A mon sens, il faut en titer plusieurs leçons :

Avant d’adopter une techno, il est très important de s’assurer de sa pérennité. A chaque fois qu’on part sur une techno trop jeune, on prend le risque que ça soit instable.

Il faut prévoir des plans B : sur GMail en l’occurrence, le mode off-line n’est plus actif, mais ce mode est désactivé automatiquement si Google Gears n’est pas installé.

Enfin, j’aimerais bien savoir pourquoi Google ne tient pas le rythme des mises à jours pour un produit aussi central que Google Gears…

Dernière remarque : le Web est un environnement qui est très « mouvant » : chaque mise à jour d’un navigateur doit être suivie de près par les e-marchands, pour s’assurer que le service est toujours nickel, sur un parc le plus large possible.

Séparer le back du front

La plupart des systèmes e-commerce regroupent, sur un même serveur, le Front office et le back office.

Bon, quand on se lance, il est complètement normal de tout mettre sur un seul serveur : on n’a pas l’argent pour se payer plusieurs machines. Et puis le trafic des premiers mois ne pose pas vraiment de problème…

Par la suite, c’est une autre histoire.

Le site e-commerce représente un chiffre d’affaire concéquent… Et la moindre interruption de service met en danger l’équilibre de « la petite entreprise e-commerce ».

Le Front office doit donc être en ligne 24h sur 24, 7 jours sur 7.

Pour garantir ce résultat, il faut isoler le Front au maximum.

C’est le meilleur moyen de garantir que le front est « centré » sur sa mission : répondre, dans un temps très court, aux requêtes des internautes.

Le back office n’entre pas dans cette mission… Il doit donc être découplé du Front.

Une première étape peut être de monter une architecture à trois niveaux :

  • Le Front office, composé d’un ou plusieurs serveurs Web
  • La base de données, hébergée sur son propre serveur
  • Le Back office, hébergé sur un autre serveur

C’est une bonne solution, qui a l’avantage de pouvoir être mise en oeuvre pratiquement sans modifier les solutions e-commerce du marché.

Avantages :
Les programmes back office ne pénalisent plus le Front.

Limites majeures :
Si une page du back sollicite beaucoup la base de données, les temps de réponses du front seront bien impactés par l’utilisation du back…
Autre limite : toute bêtise sur le back sera instantannément visible sur le Front.

Et puis, pour un site plus pro, on souhaite un découplage plus fort :
On veut, par exemple, mettre à jour le catalogue, et pouvoir « recetter » les modifications, avant qu’elles soient en ligne.

L’étape d’après consiste donc à avoir un ensemble front complet, composé de serveurs front, avec une base de données dédiée.

Le back office est complètement séparé, avec sa propre base de données.

Si on part d’une solution e-commerce toute faite, on peut arriver à ce résultat assez facilement…

Toute la question, sur un tel système, c’est : comment synchroniser les données entre les bases du Front et du Back.

Là, pas de solution magique : il va faloir développer une couche de synchronisation.

Et ça, ça sera l’occasion de pleins d’autres billets…

Regrouper les images pour un site e-commerce plus rapide

Avoir un site qui répond rapidement, c’est fondamental.

Le problème, c’est que faire un site qui réponde rapidement, c’est pas si simple que ça.

Beaucoup de facteurs entrent en compte :

  • La qualité du système serveur, logiciel et matériel
  • L’architecture des serveurs
  • La bande passante, achetée chez l’hébergeur
  • La bande passante, chez le client
  • Les caches, qui interviennent à différents niveau (de la base de données au cache réseau type Akamai)
  • La structure et le contenu de la page web

Quand le navigateur doit afficher une page, il doit en fait faire plusieurs requêtes pour aller chercher les différents éléments de la page.

Si la page est composé de 30 images, le navigateur va faire 30 requêtes, une par image.

D’ou la solution, de regrouper les images, pour diminuer très fortement le nombre d’images à charger.

Ensuite, c’est au niveau du CSS qu’on défini la zone de la grande image qu’on veut afficher.

Typiquement, on utilise cette méthode pour les images du ‘template’ (bordures, boutons, …).

Autre avantage très important pour cette méthode : elle permet de gérer les différents états d’un bouton très proprement, puisque ces différents états sont pré-chargés à l’affichage de la page. Quand le bouton doit changer d’état (clic souris par exemple), l’affichage de la nouvelle image est instantanné, parce qu’il n’y a pas de requête pour aller chercher une nouvelle image.

Qui utilise ce type de technique ? Amazon par exemple…

Les métiers de Fia-Net

Fia-Net, vous connaissez ?

Fia-Net, c’est d’abord une histoire :

Historiquement, l’entreprise était courtier en assurance, et proposait d’assurer les e-commerçants contre la fraude en ligne.

Puis Fia-Net a évolué vers un autre métier, le métier de la détection de fraude en ligne.

Aujourd’hui, Fia-Net propose trois services :

1) Détection de fraude en ligne

Première offre donc.

L’idée est simple : avant d’envoyer la commande au système de paiement, vous faite un rapide contrôle automatique via les serveurs Fia-Net.

Réponse instantanée : ok ou pas ok.

La fraude sur internet, c’est 2,63% des achats (chiffre 2007).

Fia-Net rejette en moyenne 8% des achats.

Le prix de ce service, pour le e-marchand, est de 700 € par an minimum (fonction du chiffre d’affaires).

2) Label

Fia-Net propose un système de questionnaire pour les acheteurs.

Ce questionnaire vise à estimer la qualité du service, au moment de l’achat et au moment de la livraison.

Ces informations permettent d’attribuer une note au marchand, liée à la qualité de ses services.

L’index des e-commerçants, avec leurs notes, est librement accessible ici.

Pour les marchand, cette option est incluse dans la première offre (détection des fraudes).

Mais ce système peut également être mis en oeuvre sans les autres offres. Dans ce cas, le prix plancher est de 500 € par an.

3) Receive & Pay

Enfin, 3ème volet de l’offre Fia-Net, Receive & Pay, qui propose, comme son nom l’indique, de ne payer son achat qu’à la réception.

Pour le e-commerçant, l’achat est payé au moment du passage de la commande.

C’est donc Receive & Pay qui fait l’avance de fonds.

Cette troisième offre est couplée avec la première : détection des fraudes.

Cette offre, de paiement à la livraison, peut être couplée avec des offres de crédit (à partir de 150 €) ou de paiement « trois fois sans frais » (à partir de 300 €).

Pour le site, le cout est une commission, de 1,5% par rapport au montant de la commande.

B2B – Chasser le mamouth ou le lapin ?

Imaginez… il y a 200 000 ans.

Vous sortez de votre caverne, et votre mission est d’amener à manger à vos proches.

Qu’allez vous chasser ?

Vous êtes le roi de l’organisation. Vous avez de l’ambition.

Vous aller partir à la chasse au Mamouth.

C’est bon le mamouth.

Et surtout, ça en jete. Revenir avec un bon gros mamouth, ça calme.

Et puis, on a à manger pour pas mal de temps.

Donc, c’est parti. Vous avez repéré des traces, et vous partez, avec votre petite équipe, à la chasse au mamouth, avec tout l’équipement nécessaire (gros gourdins, pieux, …).

Mais c’est que c’est gros un mamouth. Et il faut se méfier. C’est dangereux. Qui va chasser l’autre en fait ?

Vous êtes tout à votre chasse, depuis plusieurs jours…

Pendant ce temps, quelques individus de la tribu ont fait un autre choix. Ils sont parti, légers, à la chasse au lapin.

Juste avec un arc, quelques flêches, cette bande là ne perd pas de temps à élaborer une stratégie : hop un lapin, hop une flèche, et zou, un lapin de plus attaché à la ceinture.

Le soir, la première équipe n’est pas revenue… Et elle ne reviendra pas avant quelques jours. Peut être avec un mamouth, peut être sans.

Mais la deuxième équipe est là, et bien là, bien avant le coucher du soleil.

Qui nourrit la tribu au final ?

(je n’ai pas inventé cette histoire… Le « copyright » est de Pierre Haren, Mr Ilog)