Cela fait plusieurs fois que je teste les services du site leboncoin.fr.
Je mets donc en vente un produit, et attends qu’on me fasse des propositions.
Deux fois, le même scénario c’est déroulé :
Un internaute se propose de m’acheter mon produit.
Après rapide discussion, le gars explique qu’il est pressé.
J’envoie donc la demande de paiement Paypal.
Le gars répond qu’il est vraiment pressé, et qu’il a bien procédé au paiement.
Sauf que Paypal me dit le contraire.
Alors ?
Je pense qu’il s’agit d’une arnaque, ou l’acheteur compte sur l’amateurisme des vendeurs, qui seraient prêt à envoyer le produit avant d’avoir reçu le paiement.
Attention donc : n’envoyez votre produit qu’après confirmation du paiement.
Presque Parfait est une boutique ou on trouve tout un tas de choses pour les bébés branchés, quand on veut habiller son bébé avec autre chose que du rose ou du bleu…
Benjamin a bossé dur pour monter sa boutique, après avoir travaillé à Araok.
Quand Benjamin à commencé à travailler pour Araok, il m’a tout de suite dit qu’il avait l’envie d’entreprendre. Et quand il m’a annoncé que « ça y est », il était prêt, ça ne m’a pas étonné ! Je savais que son envie était réelle, solide.
Pour développer sa boutique, Benjamin c’est adressé à nos amis de Newquest, qui ont fait, comme toujours, du super boulot !
Christophe Tesseraud est le président – fondateur de popgom.
J’ai 46 ans. Ma carrière a été dès le début orientée sur deux axes : nouvelles technologies et pneus.
J’ai en effet rejoint Michelin en 94, où j’ai été responsable nouvelles technologies pendant 4 ans.
Je faisais en particulier de la veille sur Internet, en allant voir dans la Silicon Valley ce qui se passait.
J’ai ensuite été directeur informatique d’Euromasteur, puis DSI Michelin.
J’ai alors décidé de quitter Michelin, pour monter une nouvelle activité de vente en ligne de pneus.
Je pensais qu’il fallait quitter Michelin pour bien monter cette nouvelle activité, car :
Il était fondamental d’offrir le choix au client, parmi plusieurs marques (et donc ne pas vendre uniquement du Michelin) ;
Je savais que pour réussir la vente en ligne, il faut maîtriser de nouveaux métiers, en particulier pour l’acquisition des clients.
Michelin s’est montré intéressé par le projet, et a donc investi dans la nouvelle société.
J’ai également fait venir MrGoodDeal, ainsi qu’un troisième investisseur.
Pour Michelin, l’intérêt est double :
Envoyer un signal au marché, en disant vers ses clients : le e-commerce arrive, autant s’y préparer » ;
Valider le modèle de vente de marques sur Internet (et donc ne pas être uniquement dans une logique de recherche du prix le plus bas).
Aujourd’hui, les ventes en ligne représentent 7% des ventes de pneus…
Le positionnement de Pogom repose sur trois règles d’or :
Prix : être sur le prix du marché (on n’est donc pas dans une logique de « prix cassés ») ;
Rassurance : Popgom permet d’acheter des pneus de marques, montés par des pros. Popgom recrute en effet des pros du montage du pneu (mais popgom vend également des pneus ‘sans marque’) ;
Service : Popgom propose un service complet, qui va donc de l’achat du pneu jusqu’au montage.
J’ai donc quitté Michelin en Septembre 2007. Le temps de lever les fonds, popgom a démarré en avril 2008.
On a démarré avec 4 millions d’euros : 2 dès le début, puis 2 après avoir validé le modèle.
On c’est lancé en Espagne, dans une logique de « bac à sable » : ça nous a permis de tester le modèle.
On a lancé l’espagne en Avril 2008, et la France en Octobre 20008.
Aujourd’hui, Popgom vend en :
Espagne, depuis Avril 2008
France, depuis Octobre 2008
Suisse et Autriche, depuis début 2010
Hongrie, Tchéquie, Slovaquie et Hollande, depuis mi 2010
Un partenaire allemand nous apporte la logistique. On se concentre donc sur l’acquisition des clients et la mise en place du site par pays, avec en particulier les moyens de paiements spécifiques.
Le site est réalisé en Java, sans utilisation de solution toute faite.
Cette solution a permis de réaliser un site pour pas très cher, et bien adapté à nos besoins.
Cela permet aujourd’hui de tester en permanence, et de faire évoluer cette plateforme facilement.
Les développements ont été confiés au début à une SSII, mais aujourd’hui, la maîtrise technique a été internalisée.
Popgom, c’est 30 personnes :
8 pour l’informatique
8 pour le e-marketing
8 pour les opérations (s’assurer que la promesse est tenue)
On vend 15 000 références.
Depuis le début de l’année, on a engrangé 38 000 commandes.
Le chiffre de 2009 était de 7,3 Millions €. On espère doubler en 2010.
2011 sera orienté « consolidation » : on ne devrait donc pas ouvrir de nouveaux pays, mais plutôt bien développer les pays ouverts.
Rentabiliser un pays, cela prend de 12 à 18 mois, sans « payer » les frais de structures.
Quand on crée un logiciel, au début, on a une idée claire (enfin, on devrait 😉 ).
Exemple : on crée une solution de e-commerce.
On se dit, c’est pas compliqué, on va faire une solution de e-commerce (je suis inspiré, c’est vendredi 😉 ).
Donc, on y met : un catalogue, un compte client, un processus achat, une gestion de commande.
ça, c’est au début.
Ensuite, les clients « tirent » pour avoir plus de choses.
Ils veulent :
Des fonctions toujours plus riches, pour faire de l’emailing ;
Le catalogue, au début ça semble simple… sauf que si on creuse, c’est un sujet à lui tout seul ;
Les besoins de merchandising, qui au début, là aussi, semblaient simples, s’enrichissent tous les jours ;
Et je ne parle pas du CMS…
…
Quand on est éditeur et qu’on est face à ces problèmes, c’est une bonne et une mauvaise nouvelle.
Hum, ça me fait penser à Madagascar 2 :
Bon, un peu de sérieux…
Donc, Pour l’éditeur, une bonne et une mauvaise nouvelle :
La bonne nouvelle, c’est que si l’éditeur est ainsi « tiré » par pleins de demandes, c’est qu’il a pleins de clients
La mauvaise nouvelle, c’est que toutes ses demandes sont difficiles à traiter : comment arbitrer ? Comment décider ce qu’on doit mettre dans le logiciel et ce qu’on doit pas y mettre ?
Mon avis est « keep it simple » 😉 : il n’est pas raisonnable d’enrichir un produit sur tous les sujets.
Pourquoi me direz vous ?
Simplement parce que c’est le meilleur moyen de devenir, assez vite « moyen » sur tous les sujets.
Oui, parce que chaque sujet est … riche, vous n’aurez pas les moyens de développer la meilleure solution, item par item.
Donc, la solution passe par deux choses :
Bien définir, si c’est pas fait, son coeur de valeur. Et sur ce coeur, il faut être le meilleur.
Pour le reste, travailler sous forme d’API, d’extensibilité.
Ainsi, votre solution est la meilleure sur son coeur de valeur, et pour le reste, elle peut proposer un début de solution, mais si le client veut aller plus loin, il peut, en utilisant des briques spécifiques.
Enorme avantage sur cette stratégie : vous vous faites naturellement pleins d’amis : tous les éditeurs partenaires qui enrichissent votre solution.
Un exemple ?
Salesforce bien sûr, avec sa marketplace d’applications.
Mais il y a bien d’autres exemples, plus ou moins avancés, heureusement.
Et pour finir, cette publicité, que j’ai sous les yeux, exemple d’une « machine à tout faire » :
Je ne regarde pratiquement pas la télé : je viens donc de découvrir cette publicité, sur le service So Colissimo, proposé par La Poste :
So Colissimo, c’est une offre qui propose plus de choix, plus de flexibilité au client, sur le mode de retrait du colis :
Que la poste lance une telle campagne de publicité, c’est, je trouve, un signe fort, un signe qui nous rappelle à quel point le e-commerce est devenu commun, « populaire ».
L’achat vente entre particulier est stable, autour de 70%
L’utilisation d’Internet pour la vente entre particulier a atteint un plafond raisonnable, avec 80% d’internautes utilisant au moins 1 fois par an un tel service
Le prix est l’élément le plus important dans la démarche, et les autres critères, juste derrière sont : l’assistance en cas de litige, et les frais de ports adaptés
Pour mettre en vente, les critères de choix sont : la gratuité de la mise en vente, la garantie de paiement et l’assistance en cas de litige (c’est tout bon pour price minister ça 😉 )
Tout ça est à moduler, par type de produits (voir l’étude comparative, en fin de présentation, sur les produits culturels, les vêtements et les produits high tech)