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Magento / Prestashop : quelques chiffres

C’est une assez bonne façon de comparer les solutions : comparer quelques éléments de volumétrie.

Magento Prestashop
Nombre de tables en base de données 229 135
Nombre de fichiers PHP 5 840 977
Volume des fichiers PHP 44,4 Mo 7,9 Mo
Fichiers de configurations XML 773 0
Volume des fichiers XML 14 Mo 0
Nombre de fichiers de templates 0 155

Cela confirme bien que Prestashop est bien plus léger que Magento.

Au niveau des tables, la différence n’est pas énorme (moins d’un facteur 2).

Par contre, au niveau du code, il n’y a pas photo, avec plus de 5 fois plus de code pour Magento.

Cela veut dire plus de source d’erreurs, besoin de plus de ressources pour exécuter Magento, plus de temps, plus de complexité.

Alors ?

Alors, pour choisir, il faut prendre le temps de bien analyser la situation du projet.

Quand le projet le justifie, Magento est une très bonne solution.

Mais si vous avez peu de moyens, si vous n’avez pas une forte maîtrise technique, alors oubliez Magento et faites une belle boutique, avec Prestashop.

Heu, d’ailleurs, si vous n’avez pas de ressource technique, les solutions type Oxatis, Powerboutique, 42Stores, RentAShop sans oublier Wizishop… sont de très bonnes solutions pour démarrer sans perdre trop d’argent au lancement.

Modifier la commande… Après sa validation ?

Vos clients passent commande sur le site.

Tout va bien… Sauf que les clients sont joueurs ;).

Un premier voudra modifier son adresse de livraison, après avoir passé la commande.

Un deuxième voudrait bien supprimer l’un des produits commandé.

Un troisième souhaitera ajouter un produit complémentaire…

Ces inocentes demandes doivent trouver des réponses (ou pas), et cela va impacter le site, mais également le système d’information sous jacent.

Commençons par le site.

Comment le client va-t-il pouvoir modifier sa commande ?

La solution la plus simple est de lui proposer un moyen de contacter le service client, mail ou téléphone, et de laisser ce service régler, avec le client, la modification de la commande. Dans ce cas, la modification doit pouvoir au moins être faite dans le back office.

L’autre solution, c’est de proposer la modification de commande en ligne. C’est ce que fait Amazon :

Au passage, je vous laisse apprécier mes derniers achats 😉

Bon, revenons à notre sujet.

Cet écran est intéressant. En fonction de l’état de traitement de la commande, les options proposées sont différentes.

Si la commande est en cours de préparation, on ne peut plus rien modifier :

Sinon, on dispose de tout un tas d’options :

Amazon propose donc de :

  • Changer le mode de paiement
  • Supprimer des articles
  • Changer le mode de livraison ou l’adresse de livraison

L’idée proposée par Amazon est finalement assez simple :

Soit la commande n’est pas descendue dans le système logistique, et elle peut être modifiée, soit elle est dans le système logistique, et dans ce cas, elle ne peut plus être modifiée.

Quelques mots sur cette interface web de modification de commande :

Cette fonction n’est pas très simple à mettre en oeuvre, mon conseil est de ne pas se précipiter dessus… Surtout pour un site ayant de faible volumes. Le contact, mail ou téléphone est une solution qui a fait ses preuves ;).

Cette fonction en ligne prend tout son sens pour les gros sites, puisque c’est un moyen d’apporter un service de meilleur qualité, sans faire exploser la taille de l’équipe relation client.

Autre point intéressant :

Quand fait on descendre la commande dans le système logistique ?

Ce qui est certain, c’est que, si on n’a pas tous les produits en stock, cela ne sert à rien de descendre la commande.

Maintenant, dans le cas ou on dispose de tous les produits, quelle est la meilleure option ? Descendre la commande le plus tôt possible ou temporiser un peu, de manière à laisser au client le temps d’éventuellement modifier sa commande ?

A voir, au cas par cas, en fonction de vos produits, de votre système logistique.

On est en effet dans le domaine du compromis : vaut il mieux laisser au client le temps de changer d’avis, ou vaut il mieux envoyer la commande le plus rapidement possible ?

Je pense que, dans bien des cas, la priorité doit être à la vitesse de livraison.

Les gros projets qui font plouf !

Pourquoi les très gros projets Internet sont souvent des échecs ?

On entend régulièrement parler de projets, ou le prix était de plusieurs millions d’euros, et qui se sont mal terminés… très mal pour certains.

Dernier exemple en date : France.fr.

Comment est-ce possible ?

Ou est le « bug » ?

Si on compare avec le bâtiment, cela ne se passe pratiquement jamais comme ça.

Bien sûr, dans le bâtiment, les délais dérapent, les prix aussi… Mais le truc se monte, et bon, on arrive à un bâtiment qui souvent correspond à peu près à ce qui était demandé initialement.

Alors, pourquoi n’en est-il pas de même avec le software ?

Je pense que le coeur de la réponse, c’est la jeunesse de cette industrie, et donc les erreurs de jeunesses, de la part de … plus ou moins tous les acteurs impliqués.

Le client :
Il ne connait pas forcément la différence entre une demande raisonnable et une demande extrêmement complexe. Alors que, pour reprendre notre analogie avec le batiment, certaines demandent seraient balayées dès leur expression (« je veux une piramide à l’envers : heu, non ! »)
Il n’a pas non plus forcément conscience qu’on ne peut pas faire évoluer les demandes au fil de l’eau, pendant les développements.
Enfin, il ne va pas forcément s’adresser à la bonne adresse. Il va s’adresser aux plus gros cabinets de conseils, ou aux très grosses SSII.
Ces sociétés ne sont pas spécialisés sur Internet, et finalement, n’ont pas réellement l’expertise technique nécessaire.

La société en charge du projet :
Comme je l’ai dit plus haut, c’est bien souvent une très grosse boite, de conseil ou d’informatique.
Elle n’est pas particulièrement spécialisée sur les architectures Internet.
Elle va donc appliquer des méthodes inadaptées.
Et le problème avec l’informatique, c’est que les erreurs de conceptions, on les voient bien souvent à la fin du projet…

Et voila, c’est simple finalement :
Le client et le prestataire appliquent des recettes inadaptées.

Le web est neuf, il faut travailler avec des boites pointues, des spécialistes.

Mais bon, aucune chance que cet article change les choses, puisque de tels décideurs ne sont pas lecteurs de ce type de blogs.

Et les rares à lire ces lignes savent déjà ce que je viens de dire 😉

Apprendre à utiliser Prestashop, pas à pas

Je viens de parcourir un bouquin :

C’est une bonne solution pour prendre en main Prestashop, de l’installation jusqu’à l’ouverture de la boutique.

Ce livre permet de passer en revue les principales options proposées par Prestashop.

Comme son titre l’indique, il ne s’agit pas d’un livre pour les programmeurs…

Bonne lecture !

Google secoue ses index, avec Caffeine et Mayday

Deux mises à jour ces derniers mois, avec MayDay, en Mai et Caffeine, en Juin.

Les deux évènements sont peut être disctinct, mais bon, c’est quand même deux évènements clés, qui ont nécessairement un impact sur le référencement naturel de nos chères pages.

Caffeine est une mise à jour majeure, qui modifie en profondeur la façon dont google indexe les pages.

L’idée est d’être beaucoup plus réactif, et de prendre en compte des modifications dans des pages presque instantanément.

C’est la suite logique de la prise en compte, par Google, que le Web évolue, et devient de plus en plus temps réel, avec des outils comme Twitter, FaceBook, …

Mayday est une modification de l’algorithme d’indexation. Pour Google, il s’agit d’améliorer la qualité des résultats de recherche.

Pour le e-commerce (et plus généralement ceux qui vivent sur Internet), cela rebelote les règles, et demande à faire des tests, et des modifications, pour remonter, petit à petit, dans les index de Google.

C’est bien le côté un peu surréaliste de la situation actuelle :

Pour les pros de l’internet, remonter dans l’index de Google est juste vital.

Pour Google, ceux qui font du référencement naturel de manière pro sont des spammeurs, puisqu’ils font tout pour remonter dans l’index de Google, de manière « artificielle ». Il est donc fondamental de « secouer » les règles, de manière à ne pas avoir un index uniquement rempli de « publicités gratuites ».

Bon, même si, chez Google, on ne « fait pas le mal » (« don’t be evil »), difficile de ne pas avoir en tête que, si le référencement naturel devient moins bon, cela pousse à acheter du référencement payant…

Le seul qui ait vraiment réussi à en échapper, c’est Ventes Privées, puisque ses ventes passent par l’emailing !

Articles sur le sujet :

Et en prime, la vidéo de Google sur MayDay :

trafic comparé entre priceminister, ebay et leboncoin

Résultats sur Google Trends :

(problème sur Google Trends : je ne suis pas sûr de la façon dont Google trends sépare ou pas le trafic de annonces.ebay et shop.ebay)

Résultats sur Alexa :

(Problème sur Alexa : c’est des résultats niveau monde)

C’est assez différent tout ça…

(idée suite à un twit de Jonathan Belgourari)

L’app Store d’Apple piraté : analyse

L’App Store d’Apple aurait donc été piraté.

Le problème est très embarrassant pour Apple.

Pourquoi ?

Simplement parce que Apple stocke notre numéro de carte bleue.

Pour accepter de laisser une information aussi sensible sur iTunes, les internautes doivent avoir une confiance totale en la capacité d’Apple de bien gérer la sécurité, la fiabilité de son système.

Là, justement, la confiance est, disons, un brin écornée ?

A suivre donc, pour savoir ce qui c’est passé réellement, et voir comment Apple va réagir :

  • Apple va-t-il rembourser les personnes qui ont été volées ?
  • Comment Apple va communiquer sur cet incident ?
  • Quelles mesures vont être prises pour empêcher que cela se reproduise ?

l’iPad, pour les séniors, les pros, l’éducation et les apple maniac ?

A qui peut bien servir l’iPad ?

Pour pas mal de monde, l’iPad est très loin d’être indispensable, trop proche, finalement, de l’ordinateur portable.

Les usages qui me semblent particulièrement adaptés pour l’iPad :

Les séniors

Pour la population qui a du prendre en main l’informatique tard, manipuler l’ordinateur reste un challenge.

Dès que la fenêtre d’une application passe devant une autre, nos séniors peuvent être rapidement perdus…

L’iPad, avec son interface simplifiée, me semble particulièrement adapté.

Les pros

L’iPad me semble vraiment parfait pour ce type d’usage.

Exemple : le commercial peut faire sa présentation via l’iPad, bien plus classe que le catalogue papier.

L’éducation

Beau domaine pour Apple à ce niveau là, ça me semble clair.

Là encore, l’interface simplifiée et intuitive peut permettre de développer des applications « énormes » !

Les « apple Maniac »

Bien sûr, il y a toujours une frange de la population qui achètera tout ce qui aura une pomme…

Donc ?

Je ne suis toujours pas convaincu de l’usage réellement grand public pour ce terminal, pas bien adapté à la mobilité (il faudrait pouvoir le plier en deux).

Maintenant, cela n’empêche pas d’imaginer pleins d’usages !

Et vous ?