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Point rachète Paybox

ça bouge sur le marché des PSP (Paiement Service Provider).

Paybox vient d’annoncer son rachat, par Point.

Point est une solution de paiement électronique européenne.

Paybox, créé en 2000, est une solution de paiement sur Internet, avec 15 000 clients et 10 millions de transactions par mois, via une vingtaine de moyens de paiement.

Concrètement :

  • Paybox reste une entreprise française
  • L’équipe de management reste en place
  • Paybox devient le service e-commerce du groupe Point (présence dans 11 pays)

Cette acquisition va permettre à Paybox d’accélérer son développement européen.

Le e-commerce en 2020

Les équipes de Catherine Barba m’ont interviewé, longuement, sur ma vision du e-commerce en 2020.

Voici a peu près ce que j’ai dit (j’étais en voiture, c’était donc de l’impro 😉 ):

Au niveau marché

On devrait être en fin de croissance forte telle qu’on la connait aujourd’hui. Le e-commerce devrait être au niveau de ce qu’il est en Angleterre ou en Allemagne, soit plus de 250 000 sites en lignes.

En 2020, la croissance devrait donc être moins forte.

Cela ne veut pas dire que le marché n’évolue plus, mais on n’est plus dans un contexte de croissance rapide, et pour se faire une place, il faudra se battre plus.

e-commerce depuis quel support ?

Mon hypothèse est que la diversification des terminaux d’accès : ordinateur, téléphone, tablette, … va s’accélérer.

En fait, en 2020, l’accès depuis un ordinateur commencera à bien se réduire.

C’est la suite logique de la révolution, initiée par Apple, d’abord avec l’iPhone, puis transformée avec l’iPad et les autres tablettes Androïd : on accède à internet depuis un « truc » qui n’est pas un ordinateur.

Cela va se poursuivre, et sera donc bien développé en 2020.

La conséquence est que cette diversification des modes d’accès est un challenge fort ! Comment publier le service, avec une expérience de qualité, sur tous les supports ?

Il y aura probablement des solutions techniques apparues en 2020, mais cela restera, j’en suis convaincu, un sujet clé, pour plusieurs années encore !

Bon, c’est évident mais ça va mieux en le disant : l’accès mobile, à haut débit, va poursuivre son développement, boosté par l’arrivée de la 4G.

du e-commerce plus immersif

Le HTML 5 arrive… En 2020, il sera mature, généralisé.

Cela veut donc dire des sites plus immersif, plus interactifs, plus multi média.

Regardez tout ce qu’on peut imaginer sur l’iPad pour avoir une idée de ce qu’on peut faire !

e-commerce et multi canal

On parle ici de canal de vente : vente en ligne, vente en magasin, via un catalogue papier, via un call center…

C’est un thème qui se sera sans doute bien développé, parce que cela correspond à un vrai besoin du marché. Pour le client, la marque qui vend est unique, et le client souhaite donc une expérience cohérente, qu’il soit en ligne ou dans un magasin.

Maintenant, il n’y a pas a attendre de réponse miracle : c’est un sujet intrinsèquement complexe… et passionnant.

e-commerce local

C’est là aussi une grande tendance : le web, d’une manière qui peut sembler paradoxale, va se développer avec la prise en compte de plus en plus forte de la géolocalisation.

Cette tendance est boosté par l’intégration d’une puce GPS dans les terminaux d’accès à Internet. Puisque le terminal sait ou il est, on peut adapter le service en fonction du lieu du client. Google ne s’y est pas trompé en investissant massivement sur ce sujet.

C’est une tendance très lourde à mon avis, rendue encore plus importante par la nécessité de prendre en compte le facteur « vert »…

e-commerce et écologie

La Fevad avait fait faire une étude, sur l’emprunte carbone du e-commerce.

Le bilan était clair : le e-commerce est moins polluant que le commerce traditionnel.

Mais on peut, on va aller beaucoup plus loin, en particulier grâce au e-commerce local : les deux aspects (géolocalisation du web et e-commerce écologique) sont donc complètements liés.

Je trouverai sympa de définir un label vert, pour les sites, en fonction des efforts pour limiter l’impact écologique : limiter la consommation d’emballage, optimiser les livraisons, optimiser les serveurs pour consommer moins, …

Développement de vrais services d’intermédiation

Aujourd’hui, entre les marchands, et les clients, les services restent assez limités.

C’est là que sont positionnés les moteurs de shopping (voir ce que j’en pense ici).

Je suis convaincu que de nouveaux services, plus sociaux, vont se développer à ce niveau là, parce que c’est un bon endroit pour créer de la valeur pour les clients.

Qui vend en ligne ?

Ca c’est une bonne question ;).

Par rapport à ce qui se passe actuellement, on peut imaginer deux évolutions différentes :

1) Les gros mangent les petits et représentent 90% des ventes : le marché se consolide, et l’avenir appartient à des « supermarchés en ligne ». Plus de place pour le petit e-commerce de proximité, ou en tout cas une place très limitée.

2) Le marché reste très diversifié, même si bien sûr quelques très gros acteurs existent.

La différence entre ces deux scénarios : les outils ! (voir Offre logicielle, plus bas) : le e-commerce est complexe, et ça va pas s’arranger, en particulier avec le multi canal et le multi support. Pour répondre à ces enjeux; il faut des solutions très performantes. Si ces solutions se développent bien, le « petit » e-commerce à ses chances, sinon, on assistera à une très forte concentration du marché.

Logistique et transport

Gros enjeux sur ce sujet bien sûr ! L’offre doit évoluer pour accompagner la croissance. On devrait voir se généraliser des offres de plus grande qualité : meilleur suivi, créneaux de livraisons plus précis, à des heures plus compatibles avec les horaires des « gens normaux ».

Offre logicielle

Bon, si vous me connaissez un peu, vous savez que c’est mon dada 😉

C’est l’un des plus gros enjeu de ce secteur. Il faut que des solutions, très pro, se développent, pour permettre à tous les marchands de vendre en ligne « plus et mieux ».

Bien sûr, il existe pleins de solutions, mais ma perception est qu’il reste beaucoup, beaucoup à faire :

  • Les offres sont très morcelées. En même temps, il ne faut pas espérer sur des solutions tout en un, pour des sites d’une certaine ambition : les besoins sont trop larges pour être couvert par un seul acteur ;
  • Beaucoup d’offres restent très marketing, avec peu de valeur quand on creuse un peu…
  • Les besoins évoluent très vite, parfois plus vite que les offres !
  • Beaucoup de besoins restent sans solution, en particulier pour certains acteurs du marché.

Je pense que les choses vont évoluer avec :

  • Des offres SAAS (voir ce que propose demandware pour avoir une idée de solutions SAAS évoluées)
  • Des offres ouvertes (voir salesforce pour comprendre ce que c’est que le SAAS ouvert)

Il faut s’attendre à plusieurs choses sur ce marché :

  • Plus de concentration : elle est souhaitable, de manière à avoir des offres suffisamment solides et suffisamment complètes
  • De nouvelles solutions : souhaitable également pour mieux répondre aux nouveaux besoins d’un marché qui bouge vite

Paradox ?

Peut être… En tout cas, ça sera l’un des sujets passionnant à suivre pour les 10 prochaines années.

Des évolutions ou des ruptures ?

Quelles peuvent être les vrais ruptures à venir ?

Dans tout ce que je viens de dire, on parle plutôt d’évolutions, pas de révolution, pas de vrai rupture.

Je n’ai fait que prendre les tendances actuelles, et à les projeter, les développer.

Par définition, les vraies ruptures sont difficile à prévoir.

Surtout, on peut prévoir des choses, mais il est très très difficile de prédire le timing !

Prenez l’internet mobile. En 1997, on savait bien que ça viendrait, mais il était impossible de prédire la date d’arrivée sur le marché. En ce qui me concerne, je me suis trompé de 10 ans sur ce sujet ;).

Il peut y avoir deux types de ruptures :

  • L’arrivée brutale d’un nouveau « truc » qu’on n’avait pas vu venir. C’est le cas par exemple avec l’arrivée, presque d’un coup, des écrans tactiles multi point.
  • Le développement d’un élément, qu’on a bien vu venir, mais quand son développement devient très fort, qu’il bouleverse tout, ça devient une rupture.

Donc, de nouveau, cette question : quelles peuvent être les vraies ruptures sur notre marché ?

Ah, pourquoi faut il que je me pose cette question en fin d’article ? C’est la question forcément la plus difficile…

 

Maintenant, certains grands acteurs du domaine peuvent bouleverser pas mal les choses…

  • Apple peut surement encore nous étonner, encore innover, avec d’autres équipements, encore plus simple à utiliser
  • Google peut réussir avec son PC Chrome, qui sonne le glas des système d’exploitations, tels qu’on les a connu ces 30 dernières années
  • Amazon peut compléter son légo, et proposer des solutions très innovantes pour construire son système d’information e-commerce

Et vous, vous voyez quoi, au delà de ces évolutions, comme révolution à venir ?

 

Mettez un turbo dans votre boutique Magento

Magento est une solution connue pour avoir une certaine richesse fonctionnelle.

C’est également une solution avec une architecture logicielle évoluée : basée sur Zend Framework, très évolutif, …

Le prix à payer est que Magento est plutôt lent, et gourmand en ressources serveurs. Deux impacts : ça coûte cher au niveau serveur, et les taux de transformations peuvent être pénalisés si les pages se chargent trop lentement.

La solution, c’est de mettre une grosse puissance de calcul sur les (je dis bien LES) serveurs Front Office.

Bon, Seb me dit que j’exagère un peu ;). Si votre boutique n’a pas trop de produits, pas trop de visiteurs, pas la peine de dupliquer les serveurs Front !

Nitrogento vise à corriger tout ça :

Cette solution est un module Magento, qui met en place un certains nombre d’optimisations.

Les résultats sur les tests effectués sont plutôt (très) bons :

  • 6 fois moins de requêtes HTTP (grâce à l’utilisation de sprites)
  • 0,8 secondes pour charger une page d’accueil, au lieu de 2,5 sans le module Nitrogento

Vous pouvez voir tous les résultats des tests réalisés ici.

Les gains permettent principalement d’avoir un site qui répond plus vite, ce qui permet, mécaniquement, d’améliorer le taux de conversion, sans exploser la facture hébergement.

Derrière Nitrogento, il y a des équipes bien connues :

  • NBS, hébergeur spécialisé sur Magento,
  • La e-commerce Academy, spécialiste en formation sur Magento,
  • DnD, agence spécialisée en réalisation de sites Magento

Des équipes qui connaissent très bien Magento donc.

Vous pouvez acheter le module pour moins de 500 € par an.

Une solution à suivre de près ! A voir en particulier comment cette solution s’en sort, si on utilise magento avec une solution de searchandising, qui rend le contenu de la page bien plus dynamique.

Facebook et e-commerce. Bon, on fait quoi ?

Le développement des réseaux sociaux en général et de Facebook en particulier change la donne.

Quand on fait du e-commerce, on se dit que nécessairement, on doit s’intéresser a ce qui se passe sur Facebook.

Et c’est vrai 😉 !

On doit s’y intéressé, parce que les internautes, les clients, y passent du temps, et que c’est un moyen, parmi d’autres, de faire du e-marketing : d’échanger avec les clients, de voir ce qui se dit sur votre marque, …

Mais mon sentiment, partagé par plusieurs collègues avec qui j’ai échangé sur le sujet, est que certaines idées ne sont pas forcément les bonnes.

En particulier, je ne suis pas convaincu par l’idée de vendre directement sur Facebook.

Bon, comme toute généralité, on pourra trouver des contres exemples. Et on peut effectivement se dire que, pour certains produits, très « sociaux », ce type de mise en vente peut avoir du sens. Un « La Fraise » sur Facebook, c’est vrai que ça peu se défendre.

Mais pour les autres, non !

Pourquoi ?

Pour plusieurs raisons !

La première est qu’il n’y a pas de raison de faire ça !

Les internautes passent du temps sur FaceBook, mais ils n’ont aucun problème à cliquer sur un lien et aller sur un site marchand, qui pourra proposer une expérience d’achat bien plus riche (sans jeu de mots).

Deuxième raison : c’est une erreur stratégique ! Ceux qui font ça se privent simplement de toutes les données autour de l’acte d’achat. Ces données sont généreusement transférées à FaceBook !

D’ailleurs, j’ai l’impression que Julien Codorniou est en phase avec ça.

Enfin, il y a pleins d’autres choses, bien plus maline, à faire avec Facebook ;). Petit teasing…

Faire ou refaire un site – Quelle méthode ?

Vous devez faire, ou refaire, un site internet ou e-commerce dans un contexte d’entreprise.

Vous vous posez, vous devez vous poser des questions, nombreuses, permettant de définir le « bon » site : organisation du site, questions sur la forme, sur le fond, …

Vous vous demandez comment faire ?

La question de la méthode est très importante. bien des entreprises ont un processus de décision, face à toutes les questions fondamentales qu’on se pose quand on fait un site, pas forcément très rationnel.

Certaines entreprises cherchent le consensus interne. La réponse aux questions clés sera cherchée quand les personnes misent dans la boucle seront toutes d’accord avec la proposition.

L’avantage de cette solution, c’est qu’on demande à plusieurs personnes…
C’est également son inconvénient : on va être dans le consensus. Le résultat choisi cera celui résultant plus d’une « négociation » que de la recherche de la meilleure solution pour les clients.

L’autre solution peut être de faire valider les choses par le boss. Hum, pour le coup, on n’est pas dans le consensus… Mais que va donner cette méthode si le chef n’a pas une culture internet très avancée ? Et puis, est-ce normal de faire décider, sur des détails d’un site, un manager, qui ne pourra y consacrer que quelques minutes, quelques heures maximum ? Ne prend on pas le risque d’une décision « à l’emporte pièce » ?

Si le site est complètement stratégique, et que le boss est hyper impliqué dans le projet, cette méthode peut avoir du sens. Sinon, elle est très risquée…

Qu’on ne se méprenne pas sur le sens de mes propos : c’est très bien de faire valider par le chef, mais il convient de poser les bonnes questions, et de ne pas faire valider des détails ou certains éléments, qui doivent être travaillées à d’autres strats.

Cela me rappel un discours, qui m’a marqué, au début de ma vie professionnelle.

Je venais de rentrer à la R&D de France Télécom. J’ai eu droit à une journée d’accueil.

Lors de cette journée, un prof de science po, dont je ne me souviens pas du nom, nous a fait un discours. Brillant le discours !

Et bien, l’élément qui m’a le plus marqué est cette phrase : « vous devez manager vos managers« .

Voilà, c’est bien cela. On ne doit pas demander n’importe quoi à n’importe qui.

Dernière solution, on demande à un expert. Un pro du domaine.

Un expert, s’il est bon, va apporter de la valeur, mais il ne peut pas répondre à toutes les questions, il ne peut pas régler tous les problèmes. Certaines questions ne peuvent être traitées que par l’entreprise.

Donc, si on ne doit ni demander à tout le monde, ni tout faire valider par le chef, et qu’on peut pas tout faire faire par un expert, on fait comment ?

Bonne question !

La bonne méthode est un mix de plusieurs choses.

La première chose est qu’il faut identifier et définir plusieurs rôles.

Si c’est une bonne idée de faire une équipe, pour travailler sur un sujet stratégique, ce n’est pas raisonnable de demander tout à tout le monde.

Ce point particulier demande un doigté managérial, et une certaine maturité de l’équipe. Bon, faut pas non plus se mettre trop la pression, on fait au mieux ;).

L’autre point, c’est que chacun doit faire preuve d’umilité pour faire avancer le débat avec un bon niveau de qualité.

Chacun doit donc comprendre que c’est un jeu de rôle, et chacun doit jouer son rôle.

Le deuxième point est qu’il faut définir un processus, qui devra ensuite être respecté.

Enfin, troisième point, on doit valider certains éléments via des avis utilisateurs.

Heu, mais si on n’a pas les moyens de faire des tests utilisateurs, on fait comment ?

Bonne question ;). Reccueillir l’avis d’utilisateurs, ça peut complètement se faire gratuitement. Si on n’a pas de sous, c’est très bien de mettre ses proches à contribution. S’assoir derrière sa mère, sa soeur, son oncle, sa copine, … et les laisser réagir, face à une maquette ou un projet, c’est très instructif !

On peut aussi, on doit aussi utiliser les avis des membres de l’entreprises, pris comme des utilisateurs potentiels.

Non, il n’y a pas de contradiction, on est toujours dans le jeu de rôle ! Chacun dans l’entreprise peut donner son avis, en tant qu’utilisateur. Mais, comme dans tout jeu de rôle, la hiérarchie n’est pas, dans ce jeu, celle de l’entreprise. L’avis des chefs sera pris en compten au même titre que l’avis des autres membres de l’entreprises. Pourquoi ? Mais parce que dans cette manche là, l’avis des uns et des autres a été pris en tant que personne, utilisateur potentiel, pas en tant que chef.

Mais bon, bien souvent, c’est une bonne idée d’aller un cran plus loin, et de faire de vrais tests utilisateurs !

Ce sera le sujet d’un prochain article ;).

Utilisabilité et performance des moteurs de shopping ? Bof…

Quel est l’intérêt des moteurs de shopping ?

L’intérêt pour le consommateur je veux dire.

  • L’aider à trouver des produits
  • L’aider à comparer les produits
  • L’aider à comparer les prix

Prenons un exemple concrêt : je recherche une carte SD, de 64 Go.

J’ai « anonymisé » le nom des comparateurs, l’objet n’est pas de faire le proces de tel ou tel solution, mais de dire que, globalement, la performance est très… perfectible ;).

Premier essai, sur le comparateur XXX :

Drogué comme on l’est tous par Google, je commence par tapper ma requête dans le champ « recherche » du site : « carte SD »

Le moteur me propose, soit de choisir une catégorie, soit de consulter directement les premières réponses.

Mais il n’a pas reconnu vraiment ma recherche, et ne me propose pas de filtrer les résultats de recherche par capacité de stockage.

Même si je filtre par type de produit (carte SD), je ne peux toujours pas filtrer par capacité. Dommage…

Bon, si j’insiste, et que j’essaie de naviguer via les catégories, c’est pas génial : d’abord, il faut que je pense a chercher dans « Photo et vidéo » alors que mon besoin peut très bien être informatique.

Ensuite, le site mélange les cartes XD Card et SD Card.

Enfin, on ne me propose toujours pas de filtrer par capacité de stockage.

Deuxième essai, sur YYY :

La recherche permet, ce coup ci, d’être affinée, via différents critères, y compris la capacité.

Mais l’échelle n’a visiblement pas été mise à jour depuis longtemps, puisqu’elle est détaillée pour les petites capacités (4, 128, 256, 512 Mo) et une seule catégorie pour les grosses cartes (32 Go et plus).

Et toujours impossible de trier par capacité !

J’ai essayé de naviguer via les catégories : j’ai laissé tombé après quelques recherches infructueuses…

Troisième essai, sur ZZZ :

Le moteur s’en sort mieux : L’aide à la saisie me permet de sélectionner rapidement : « Carte mémoire SD 64 Go ».

Sauf que les résultats sont « bruités » par des produits, qui ne sont pas des cartes SD, et que rien ne m’aide à faire mon choix : tous les outils de filtres sont inutiles, puisqu’ils proposent, chacun, une seule option. Exemple avec « choisir la classe » qui ne propose que la classe 10.

Et puis, je sais très bien qu’Amazon propose un produit à 100 €, qui n’est pas présenté sur la page de ce moteur, qui ne propose pas une seule carte à moins de 135 €.

 

Bon, j’arrête là, mais cela montre le chemin qui reste à parcourir sur ce secteur, si on veut vraiment créer de la valeur pour l’internaute.

Ceci dit, je sais bien que c’est pas un sujet simple !

  • Il n’y a pas, actuellement, de notion d’identité unique pour les produits, les moteurs de shopping doivent « chercher » tout seul l’identité d’un produit
  • Il n’y a pas non plus de dictionnaire universel, pour classer les caractéristiques des produits. Là encore, le moteur de shopping doit « deviner » à partir du titre, de la description, …

Le stockage local, enjeu majeur du HTML 5 et de l’avenir du Web

Quelle sont les différences entre une application « lourde » et un service Web ?

Heu, ces différences sont de plus en plus difficiles à identifier.

C’est d’ailleurs bien la vision de Google, qui va proposer, dans les prochaines semaines, des ordinateurs portables Chrome.

L’OS a fusionné avec le navigateur.

C’est une tendance lourde, qu’on vie tous, tous les jours.

Par exemple pour le mail, en ce qui me concerne, j’ai mis quelque temps à résister, puis j’ai basculé sur une utilisation complètement web du mail (gmail en ce qui me concerne).

Pourquoi ?

Parce que j’ai estimé, à un moment donné, que les avantages du web mail étaient supérieurs aux inconvénients.

Principal avantage : j’ai accès aux mails depuis plusieurs appareils, ordinateur, mobile, avec des données toujours à jour.

Mais, c’est la limite, j’ai un service très dégradé en mobilité, quand le réseau est mauvais ou inexistant (train, avion, …).

Je suis convaincu que l’enjeu majeur, pour que cette nouvelle recette prenne, est le stockage local.

Le stockage local permet de développer des services qui fonctionnent même quand le réseau n’est plus là.

C’était bien le rôle de Google Gears.

Pour revenir à mon exemple Mail, quand Google Gears fonctionnait, l’usage était réellement bluffant : on accède à ses mails, avec ou sans réseau : rechercher dans la base des mails, écrire de nouveaux mails, …

Mais alors, pourquoi Google a arrêté le développement de ce module ?

Parce que cette fonction est nativement intégrée dans le HTML 5 ! Cela veut dire que les nouveaux navigateurs devraient intégrer nativement cette fonction de stockage local.

Si les choses se passent bien à ce niveau là, on devrait donc voir, dans les prochains mois, l’aboutissement de cette mutation, cette véritable révolution !

Révolution parce que cela change l’écosystème, avec la disparition de l’OS tel qu’on l’a connu depuis plus de 20 ans.

Les principales forces en présence sont les suivantes :

  • Microsoft : est pris entre deux contraintes opposées : défendre son business actuel, et donc chercher à protéger le marché actuel, avec une licence pour Windows, et des licences pour chaque application acheté.
  • Google : à fond pour que l’avenir de l’ordinateur soit 100% web, et 100% via le navigateur. C’est le principal moteur de cette révolution.
  • Apple : est dans une situation différente des autres. D’un côté, Apple est constructeur d’ordinateurs, avec un OS spécifique. De l’autre, Apple travaille, comme Google, pour « transformer l’expérience utilisateur » et proposer une interface mieux intégrée, moins technique, avec toute la gamme des terminaux mobiles iOS : iPod, iPhone, iPad.

La vision d’Apple et de Google ne sont pas si différentes que ça, sauf que Google propose de passer par des technologies ouvertes, alors qu’Apple propose cela au travers des technologies propriétaires.

Tout cela promet d’être passionnant !

IziFlux – Solution de publication du catalogue vers places de marchés, comparateurs de prix, …

J’ai parlé plusieurs fois des solutions permettant de publier le catalogue vers « le monde extérieur ».

Il était temps que je parle d’IziFLux, puisque c’est l’une des premières solution du marché en France.

J’ai pas mal discuté avec Guilhem Gleizes, fondateur de Cibleweb et Iziflux. Cet article est « mémo » suite à cet échange.

Iziflux permet de publier son catalogue vers différents types de sites :

  • Moteur de shopping
  • Place de marché
  • Retargetting
  • Adwords
  • eMailing

La solution propose un moteurs de règles :

  • Intègre des facteurs de périodicité, de saisonalité
  • Intègre un méta langage : on peut renommer un produit ou des champs via ce langage
  • Possible de tout paramétrer depuis excel
  • ROI : Calcul automatique d’un retour sur investissement

Les nouveautés à venir :

  • Adwords : générer automatiquement des campagnes.
  • eMailing : aider à pré sélectionner l’offre pour accélérer le processus de création d’une campagne.

Les principales références d’Iziflux :

  • Rue Du commerce
  • Belambra
  • Discounteo
  • Made In Sport
  • Travel Horizon
  • Macway
  • Darty Espagne
  • Vertbaudet

Volumétrie :

  • près de 10 000 flux par jours
  • 15 millions de produits
  • 150 clients.  Objectif : 300 clients dans 2 ans.
  • 17 personnes dédiées

Prix :

Le prix est fonction de la taille du catalogue, pas du nombre de flux.

Pour moins de 5000 références, cela va coûter 150 € par mois

Ensuite, il faut ajouter 25 € de plus par mois, par tranche de 2500 reférences.

Iziflux propose une prestation d’accompagnement, avec un chargé de compte dédié, pour 100 € par mois.. C’est un interlocuteur dédié qui fera tous les réglages pour le compte du marchand. La bonne idée peut être de commencer par 3 mois d’accompagnement pour tout mettre en place.

Cette prestation est très bien perçue par le marché.

A la base d’Iziflux, il y a une agence : cibleweb : agence e-marketing (SEO, SEM).

Puisque le métier de cibleweb est d’augmenter le trafic sur les sites de ses clients, la réflexion pour un « système permettant de publier le catalogue vers le monde extérieur »était très naturelle.

Les premières réflexions dates de 2003.

A l’époque, c’était pourtant plus simple : il y avait peu de comparateurs de prix : Kelkoo, et l’arrivée d’acteurs US, comme Shopzilla.

A cette époque là, des agences comme cibleweb avaient un autre modèle économique : l’achat média, pour le compte des clients. Il y avait des « remises agences », ce qui fait que les clients avaient naturellement tendance à passer par une agence : ça ne coutait pas plus cher, puisque l’agence se rémunérait sur la marge.

Mais ce modèle a peu à peu disparu. Il a donc fallu trouver « comment créer plus de valeur » pour les clients, d’ou l’idée de créer des outils en interne.

Cibleweb a opéré ce tournant en 2007. La solution permettait, au début, uniquement de publier vers les comparateurs de prix.

Pour les clients, la promesse est simple :

  • Réduire les dépenses (-30%)
  • Multiplier la présence
  • Optimiser la qualité du flux ; améliorer la qualité de la présentation des produits : que l’information soit au bon endroit et qualitative. Exemple : supprimer les doublons dans le flux.

Aujourd’hui, les comparateurs mettent la barre plus haut : ils demandent des flux de qualité. D’ailleurs, on paye moins cher si on propose un flux de qualité.

Pour Iziflux, Le business a démarré très vite, avec un premier gros client, Alapage, en 2008.

S’il fallait faire beaucoup d’évangélisation au début, 2009 a été marqué par l’arrivée de concurrents : Beezup, Lengow puis plus récemment : Catsynch et Shopping-Flux.

toutes ces boites n’ont pas la même origine : certaines viennent, comme CibleWeb, d’agences, d’autres sont des startups.

Le marché devra se « réduire », les barrières à l’entrée pour ce marché sont de plus en plus élevées…

C’est également un marché ou les choses évoluent très vite.

La tendance importante en ce moment, ce sont les places de marchés.

Aujourd’hui on peut vendre en ligne uniquement via ces market places !

Mais ce marché, très jeune, va évoluer : certaines places de marchés seront probablement très électives, alors que d’autres seront à la recherche d’un maximum de vendeurs et de références.

Vente privée s’associe à American Express pour son développement US

La news vient de tomber : on savait que Vente Privée avait un partenaire pour son développement US, on a l’identité de ce partenaire aujourd’hui : Amex.

Bon, la bataille va être rude côté US, entre Amazon qui s’intéresse aujourd’hui aux ventes privées, et d’autres acteurs locaux assez puissant…

A suivre, pour une fois que la France est leader sur un modèle Internet !