La politique s’invite sur le numérique

On peut suivre les politiques sur Twitter.

On peut aller voir leurs pages Facebook.

Maintenant, on peut lire le programme de François Hollande sur son iPhone.

Bien vu je trouve de la part de l’équipe, que de publier gratuitement le programme sur iTunes.

Mais dommage, de mon point de vue, que les principaux candidats n’aient pas identifiés le numérique comme un vecteur de croissance très fort.

 

 

Salon B-eCommerce

Le salon B-eCommerce ouvre ses portes, les 3, 4 et 5 avril prochains, à Paris, porte de versaille.

Je fais parti du comité qui a contrinué à l’élaboration du programme de ce salon.

J’anime également une table ronde, sur les opportunités du e-commerce B2B : un beau sujet, pas toujours bien connu !

Le 03/04/2012 de 14H00 à 15H00

Quelle logique de marge et de services ? Quelles sont les spécificités du btob dans les mécaniques de génération de leads ?

Animateur :

François ZISERMAN, Conseil en e-commerce, ARAOK

Intervenants :

Philippe GUIHENEUC, Client Strategy Manager, WEBLEADS TRACKER

Cyril DROUIN, Directeur Associé, BYSOFT

Laurent CORBE, Dirigeant, ABISCO

On a déjà préparé le contenu, ça devrait être intéressant, avec des points de vues « contrastés » (ce qui veut dire qu’on n’est pas tous d’accord, ça devrait donc « donner » 😉 ).
Pour vous inscrire, c’est par ici.

 

Allo, Ici New York

Je suis, depuis Samedi, à New York, avec toute l’équipe Prestashop et quelques partenaires.

Discussion très sympa avec Olivier et d’autres, sur la situation e-commerce dans le monde (rien que ça 😉 ).

Le point de départ, c’est le constat, sur les spécificités du marché Français :

Il y a plus de comparateurs de prix en France qu’ailleurs

Il y a plus de places de marchés qu’ailleurs (avec Price Minister, CDiscount, Fnac, Pixmania…)

C’est sans doute la raison qui fait qu’en France, le marché des moteurs de gestion de flux catalogue est bien plus important qu’ailleurs.

Autre élément qui saute aux yeux, vue d’ici : la domination très forte d’Amazon. Vous allez me dire : « Hey, pas la peine de venir à New York pour voir ça ». Et vous aurez raison, mais c’est comme ça, il y a des choses dont on prend mieux conscience en situation.

Donc, cette domination très forte d’Amazon ici n’a rien à voir avec la situation en France. Ici, on va sur Amazon, on cherche ce qu’on souhaite acheter, et, si on ne le trouve pas, on va éventuellement voir ailleurs.

Cette domination d’Amazon, ainsi que le développement toujours très fort de Facebook sont autant de danger en fait pour Google : si les internautes ne cherchent plus, c’est pas bon pour eux ;).

Bon, comme vous pouvez le voir, on refait le monde…

UPS : le rachat de TNT confirmé !

Cet article est écrit par Augustin GUELDRY, fondateur de COLICOACH Conseil livraison et logistique e-commerce et du blog Livrezfacile.

Conformément aux derniers échos récents dans les médias, UPS vient de confirmer le rachat de TNT.

Je ne reviens pas ici sur les causes de ce mouvement stratégique, ni sur pourquoi UPS avait des chances de réussir.

Maintenant que le deal est confirmé, nous allons plutôt regarder les challenges à venir et les incidences possibles de ce rachat :

LE DEAL TNT – UPS :

Si vous n’êtes pas tout à fait familier du secteur du transport voici quelques éléments :

– UPS est le premier transporteur mondial de colis avec un C.A annuel supérieur à 35 milliards d’Euros.

– Ce deal lui permet d’accroître encore son leadership mondial et surtout de faire jeu égal avec le leader du colis en Europe, DHL, pour atteindre lui aussi environ 17% de parts de marché en Europe.

– L’activité européenne de TNT est de bonne qualité avec un maillage opérationnel performant et une rentabilité sur cette région du monde : + 350 millions d’euros en 2011.

– Pour mieux comprendre l’importance de ce pari : l’acquisition de TNT constitue le plus gros rachat (+ de 5milliards d’euros) de toute l’histoire de UPS depuis sa création en 1907 !

On assiste donc à un mouvement stratégique d’ampleur mondial avec des répercussions qui vont être importantes à de nombreux niveaux. Il est évidemment encore un peu tôt pour bien mesurer toutes les conséquences puisque UPS n’a pas encore communiqué le détail de sa stratégie.

Voici donc mon point de vue :

LES CHALLENGES POUR UPS :

– Quelles vont être les réactions et les stratégies des autres protagonistes FEDEX et DHL en tête ?

Est-ce que cette concentration va inciter des acteurs de 2ème rang à se rassembler pour mieux lutter face à ce géant ?

– En raison de la taille de l’opération et son incidence en Europe, il y aura probablement un regard attentif de Bruxelles à suivre concernant le respect des règles de concurrence.

– UPS pense pouvoir faire jouer des synergies entre les 2 sociétés, notamment en Europe, évaluées à 400 millions d’euros mais en agissant sur quels leviers ?

On peut penser que  les salariés TNT mais aussi ses sous-traitants vont être concernés.

– Comment UPS va intégrer une société de cette taille et notamment sur le plan humain en raison des différences de culture d’entreprise qui sont bien réelles ?

– Quelle sera la stratégie exacte d’UPS dans le B to C sachant que TNT a développé depuis plusieurs années une démarche volontaire dans ce domaine ?

De plus, UPS vient de racheter le réseau européen KIALA spécialisé dans les points relais pour les particuliers. Il y a donc une synergie et une stratégie à faire évoluer pour clarifier la politique à l’égard de la livraison aux particuliers.

On le voit, c’est avant tout une nouvelle étape du transport qui s’ouvre avec encore plusieurs inconnues et des challenges très nombreux à relever pour UPS. Il faudra observer attentivement l’activité des mois et années à venir pour mesurer plus précisément toutes les conséquences de cette énorme opération.

Pour les e-marchands, il est important d’adopter une stratégie prudente afin de ne pas mettre en difficulté leur distribution face à la grande instabilité du secteur du transport qui va encore se poursuivre.

Augustin GUELDRY

L’incroyable publicité Cartier

Vous avez vu, vous ne pouvez pas ne pas avoir vu l’incroyable publicité Cartier.

Quel peut être le coût d’une telle campagne ? Entre la réalisation, qui déjà a du coûter bonbon (j’ai lu 4 millions d’euros ?), et le programme très agressif de diffusion, c’est du lourd !

Quelle puissance, une telle marque, qui, quand le  business n’est pas très en forme, a les moyens d’un tel programme de communication !

 

Quels sont les partenaires d’Araok ?

Pourquoi Araok ne communique pas, comme tant d’autres, sur de nombreux partenaires ?

Parce que je joue perso ? Parce que je n’ai pas l’esprit au partage ?

Non.

Parce que, de part mon activité de conseil, je pense que faire un partenariat avec telle ou telle boite, c’est retirer de la valeur pour mes clients.

Exemple : je fait un partenariat avec telle boite. Cela veut dire que je vais privilégier cette solution, lorsque je dois faire des recommandations à mes clients.

Hors, une boite n’est jamais la meilleure, dans toutes les situations. Autre facteur : les boites évoluent vite, en fonction des personnes en fait. Telle boite, très bien en 2010 peut avoir complètement changé, et devenir peu recommandable en 2012, ou inversement.

Je vais donc devoir recommander une boite sans forcément proposer la meilleure solution.

Et ça, je m’y refuse.

c’est sans doute dommage pour mon chiffre d’affaires, mais c’est très bien pour ma conscience et la qualité de mon sommeil ;).

Après, j’ai effectivement un réseau, je suis plus proche de certaines boites. Je peux également prendre position, à un moment donné, dans un secteur particulier.

En tout cas, j’aime les boites de passionnées, très pointues dans leurs domaines. J’aime les boites qui se décarcassent pour faire du bon boulot, pour satisfaire les clients.

Et ça existe, sur un peu tous les métiers du e-commerce !

Bon, pour revenir sur Araok, cela ne veut pas dire que les choses ne vont pas évoluer… Je vous en dirais plus très bientôt j’espère, mais il y a de belles choses en préparation !

Sur ce, je vous souhaite un bon WE. Je file me préparer pour la virée avec Prestashop 🙂

Les rachats de sociétés, ce qu’il y a derrière les communiqués

Je reçois souvent des communiqués, sur des annonces de rachats.

La communication est souvent très « langue de bois » : on y parle de création de valeur, 1 + 1 = 3, et tout ça.

C’est bien sympatique, mais je sais bien que la réalité est bien souvent différente.

Le scénario qu’on a tous, plus ou moins en tête, c’est d’un achat avec une belle valorisation, un beau chèque.

Cela arrive, heureusement ;). Exemple, le rachat par Rakuten de Priceminister.

Mais il arrive souvent que le rachat, ce soit en fait un tout petit chèque, parce que la boite qui se fait acheté est au bord du gouffre. Elle n’arrive pas à se développer, elle a perdu trop d’argent, et « une bonne âme » rachète le truc, pour quelques milliers d’euros.

Extérieurement, c’est pareil, mais à l’intérieur, c’est une autre histoire. La boite racheté a bien souvent perdu son Mojo ;).

Certains attendent même, pour faire une offre, que la boite dépasse le « seuil de mort clinique », pour faire baisse la valo.

Cela marche bien sûr, la valo baisse… Mais le moral des équipes aussi ! A se croire trop malin, on fini par perdre du temps et de l’argent !

Bon, heureusement, ça se passe pas toujours comme ça !

Et pendant ce temps, Demandware est en train de réussir une magnifique IPO !

News de Wizishop

Wizishop, solution de e-commerce en mode SAAS, évolue.

voici quelques news:

La solution intègre maintenant un moteur, permettant de paramétrer des opérations marketing : réduction pour un nouveau client, réduction au delà d’un certain nombre de commandes, offrir les frais de port au dela de certaines conditions… Sur ce type de sujet, les équipes marketing sont toujours très créatives, les moteurs doivent suivre 😉

Les autres news:

La plateforme a pas mal été optimisée, et les performances sont bien meilleures

Le back office permet maintenant de gérer des droits, en fonction du rôle de chacun

Wizishop propose une solution de migration, permettant aux clients qui le désirent de changer de solution.

Wizishop fait tourner plus de 1250 boutiques, avec de belles perspectives de croissance.

A suivre 😉

Quel modèle de données pour le catalogue des sites e-commerce ?

Dans le e-commerce, on range les produits dans un catalogue.

Ce catalogue a une structure.

La première idée simple est de faire une structure calquée sur ce qu’on ferait dans un magasin physique : on classe les produits par type de produit.
C’est un modèle en arbre. La racine, c’est le site. Les produits sont rangés, par exemple, par catégorie, sous catégorie et rayon.
Dans ce modèle, un noeud peut avoir plusieurs fils mais n’a qu’un père.

Suivant les moteurs, on a plus ou moins de contrainte sur cet arbre : quelle hauteur maximum, minimum, les branches doivent elles avoir toutes la même longueur, …

Cela fonctionne, mais c’est dommage : on n’est pas dans un magasin physique.
Un même produit peut très bien être « rangé » à plusieurs endroits. Soit parce qu’on peut proposer plusieurs clés d’accès au catalogue, soit parce qu’on veut créer des rayons « marketing » : produits de saisons par exemple.

Certains moteurs e-commerce vous proposent de faire ça, en gardant la structure d’arbre initiale, mais en ajoutant des accès complémentaires.
On peut par exemple accéder aux produits par marque, en complément de l’accès de base.

Cela fonctionne, mais c’est encore limité. On peut aller plus loin.

On peut, par exemple, avoir un modèle en « graphe orienté » : chaque noeud, dans ce cas, peut avoir autant de père que l’on veut.

Certaines solutions e-commerce limite cette fonction au niveau des produits :
Dans ce cas, on crée un arbre, ou seuls les feuilles peuvent être associées à plusieurs branches.

D’autres solutions sont plus souple : un noeud intermédiaire peut être associé à plusieurs pères.

Enfin, on peut également trouver des solutions qui permettent de mixer les 2 : un produit peut avoir plusieurs pères, et chaque noeud intermédiaire peut lui même avoir plusieurs pères.

C’est super, parce que cela donne un grand pouvoir d’expression.

Petit détail à gérer : le duplicate content. En effet, dans ce type de représentation, le chemin pour aller vers un produit n’est plus unique.

C’est important cet histoire de modèle, parce qu’au bout du compte, cela conditionne ce que vous allez pouvoir faire avec votre boutique : les catégories que vous pourrez créer, ou pas, …

Autre élément à bien avoir en tête : ce modèle est conditionné par le moteur e-commerce. Une fois votre solution choisie, il faudra faire avec. On fait très difficilement évoluer ce modèle.

Alors, il est comment votre modèle de données pour votre catalogue ?

UPS va acquérir TNT

Cet article est écrit par Augustin GUELDRY, fondateur de COLICOACH Conseil livraison et logistique e-commerce et du blog Livrezfacile.

 UPS poursuit son action pour prendre possession de TNT avec une nouvelle offre de rachat qui vise à convaincre les actionnaires de l’intérêt de la transaction.

Le calendrier de cette offre n’est pas le fruit du hasard :

– TNT annonce des résultats pour 2011 décevants avec une perte de 270 millions d’Euros pour un C.A global de 7,25 milliards d’Euros.

– Le contexte économique global marque le pas, notamment en Europe avec une baisse du fret, et favorise une concentration des acteurs au niveau mondial.

– TNT est le plus petit des 4 acteurs mondiaux (DHL, Fedex, UPS et TNT) et à ce titre une cible de choix.

Pourquoi UPS a des chances de réussir ce rachat :

– TNT est partiellement affaibli par ses pertes. « Sans compter qu’il est, depuis quelques mois, sous la pression de deux fonds activistes, le gestionnaire de fortune canadien Alberta Investment Management Corporation (AIMCo) et le fonds d’investissement américain, Jana Partners, deux actionnaires minoritaires détenant chacun 5% du capital de l’entreprise ». Source wk-transport-logistique.fr 

– Il n’y a probablement pas de place pour 4 grands acteurs mondiaux sur ce marché.

– Il n’y a pour le moment de contre-offre officielle d’un autre acteur.

Augustin GUELDRY Fondateur COLICOACH