Bonne séance de formation sur le business plan e-commerce

Je sors d’une journée de formation, dans le cadre du certificat e-commerce.

J’ai proposé, en début de journée, un format un peu particulier.

Au lieu d’une formation classique, avec slides qu’on passe et présentation formelle, j’ai proposé la journée sous forme d’un atelier.

On a donc démarré avec un tableau excel vierge, et on a construit, ensemble, un début de business plan.

J’ai en le sentiment que ça fonctionnait plutôt bien, que c’était bien plus interactif et donc bien plus intéressant que le format plus traditionnel.

Bien sûr, c’est risqué : on fait des fautes dans les formules, en live, et il faut trouver d’ou ça vient…

Mais c’est la vraie vie ! Et tout le monde s’y mettait pour trouver le bug.

A refaire 🙂

Faire ce qu’on fait de mieux

Je discutais l’autre jour avec un artisan patissier très réputé.

Je lui ai demandé s’il travaillait à de nouvelles créations.

Il m’a expliqué que, comme sa boite grossie, il doit maintenant travailler sur les aspects management, organisation.

Je me suis dit que c’était dommage (je lui ai dit d’ailleurs) : au niveau management, il n’est pas là ou il crée le plus de valeur.

Cela pose la question de l’organisation de l’entreprise, et l’optimisation du rôle de chacun.

Beaucoup de personnes sont finalement assez polyvalentes.

Mais le maximum de valeur est créé en mettant la personne là ou elle est vraiment au top.

Ca à l’air évident comme ça… Mais ce n’est pas si fréquent que ça, ni si facile !

Steve Jobs à par exemple délégué l’opérationnel d’Apple à Tim Cook, pour ce concentrer sur la création de nouveaux produits.

On dit que Mark Zuckerberg a délégué la gestion opérationnelle de la boite, pour se concentrer sur le produit, et même pour continuer à programmer (ce qui pose d’autres problèmes…).

Alors, c’est quoi la chose que vous faites le mieux ?

Et c’est quoi ce que vous faites réellement ?

La courbe d’apprentissage pour coder

Au bout de combien de temps un programmeur est il vraiment au top dans un environnement de programmation donné ?

J’ai discuté de ce sujet avec Thomas.

Sa réponse, c’est que, quand on est un bon, on rentre assez vite dans un nouvel environnement.

Mais ce n’est qu’au bout de 2 ou 3 ans qu’on se sent vraiment au top.

D’après Thomas, la courbe est par paliers :

On est à 20% en 1 jour, 40% en 1 semaine, 60% en 1 mois. 80% en 1 an…

Les derniers 20% sont les plus longs !

Bon, ce que cela montre, c’est que si vous démarrez un projet sur une plate forme donnée, avec des équipes qui ne connaissent pas la technologie, vous allez perdre du temps, et l’équipe risque de faire des mauvais choix, par méconnaissance technique.

Alors, pour vous, c’est quoi la courbe d’apprentissage ?

Faire du logiciel, c’est une histoire de processus et de culture

Bon, je commence par expliquer que faire du logiciel, c’est de l’artisanat.

Et ensuite, je fait un billet ou je parle de processus ?

Oui, et les deux sont parfaitement compatibles !

Dans le billet précédent, j’explique, pour faire simple, que ce qui compte, avant tout, c’est la compétence des équipes. Chaque développeur doit être au top.

Après, il ne s’agit pas simplement de mettre X développeurs et d’attendre que le temps passe.

S’il est complètement fondamental de responsabiliser au maximum chaque développeur, il est également indispensable de mettre en place des méthodes, des processus très précis.

A ce titre, je vous conseille de regarder cette vidéo, qui explique les processus en place chez Facebook :

Facebook a un processus de mise à jour qui permet une mise en production tous les jours (!!!)

Donc, pour reprendre le titre :

La culture, c’est celle du dieu code.

Les processus, ce sont toutes ces méthodes et outils qui permettent d’automatiser au maximum la chaîne de production, tout en gardant le maximum de responsabilité entre les mains des développeurs.

Les méthodes à mettre en place sont bien sûr basées sur les méthodes agiles.

(vidéo) Sarenza monte en puissance et s’équipe pour automatiser la préparation des commandes

Super vidéo, je trouve, sur Sarenza.

Le début est très « TFI » ( 😉 ) mais si vous êtes un peu patient, vous verrez pleins de choses intéressantes, dont l’équipement qu’a choisi Sarenza pour automatiser le picking et augmenter la capacité de traitement des commandes : ils sont passés de 100 commandes heure max à 10 000 commandes par heure :

7ème Bargento… Mais c’est la semaine prochaine !!!

Le bargento, c’est l’évènement de référence, en France, pour se plonger dans la communauté Magento.

Cette année, l’équipe qui organise l’évènement « envoie du lourd », avec des témoignages de folie (Hermès, Zadig & Voltaire, TF1, l’IGN ou bien Smartbox), des experts, des confs, …

Bref, si Magento vous intéresse de près ou de loin, c’est l’évènement à ne pas rater…

Les infos pratiques :

:
CNIT, 2 Place de La Défense, 92053, PARIS La Défense

Quand ?
Mardi 29 mai 2012

Comment s’inscrire ?
Pour s’inscrire, rendez-vous sur le site du Bargento !

Heu, pour ma part, je vais le rater d’ailleurs, parce que je donne une formation ce jour là 😉

Particulièrement dommage, car j’avais vraiment des trucs à voir…

Infographie des principaux acteurs des Réseaux Sociaux

Cet article est écrit par Antoine d’Arifat, DG de Brand Online Commerce, invité de François sur ce blog.

J’aime beaucoup ces cartes qui tentent de répertorier au mieux les acteurs des secteurs économiques. Elles sont encore plus intéressantes quand l’exercice porte sur un marché récent comme c’est le cas ici.

Je vous propose cette carte réalisée par LUMA Partners et relayée par Business Insider. Il s’agit d’une vision américaine du paysage des acteurs. Une version française ou européenne serait la bienvenue car quelques acteurs importants n’y figurent pas.

 

 

En peu de temps, les Réseaux Sociaux sont devenus un secteur à part de l’internet avec une grande diversité d’acteurs et de métiers. La concurrence y est rude. Il est très probable que la moitié de ces acteurs auront disparu dans quelques années. Mais d’autres seront apparus avec des nouvelles offres produit. Tout va aller très vite car le tempo s’accélère d’année en année du fait du très grand appétit des leaders et de leurs considérables moyens financiers.

 

fab, une référence pour le f-commerce ?

Fab est un site e-commerce :

Quelles sont les spécificités de ce site ?

Déjà, il faut donner son mail pour entrer :

Hum, ce n’est pas très habituel, ni très conseillé. C’est une bonne idée pour des sites très particuliers, qui ne comptent pas sur le référencement naturel.

Fab est un site qui vend des produits design.

Le site fonctionne un peu sur le principe de vente privée :

Les produits sont en vente sur une plage de temps donnée :

Une fois sur une fiche produit, c’est presque comme sur n’importe quel site e-commerce :

On a un gros discount sur le prix, et un bouton d’ajout au panier bien visible.

Ce qu’on remarque, c’est au dessus, le « Add to Favorites » . Sur la plupart des sites, ce type de fonction est discret. Ici, c’est le deuxième élément mis en avant, juste après le bouton d’ajout au panier (quand même 😉 ).

Remarquez en haut, toutes les options de partage : Twitter, Facebook, le bouton like de Facebook, et enfin, le bouton de Pinterest !

On sent bien que pour Fab, le partage, c’est pas de la rigolade !

Si je clique sur le coeur, ce message s’affiche :

Deux choses intéressantes :

  • On est sur une fonction bien plus évoluée que le « like » de base de Facebook
  • Regardez le message en bas de la fenêtre : si cette invitation me dérange, je peux la désactiver.

Poursuivons. Je clique sur le lien proposé, pour montrer ce produit à mes amis sur Facebook  :

Cela ouvre une fenêtre, qui me demande si je veux ajouter l’application Fab à Facebook :

Bon, cette étape est un peu anxiogène, on me dit que cette application va publier en mon nom des informations sur les produits. …

Je ne connais pas le taux de transformation à cette étape un peu sensible… ça serait intéressant d’avoir plus d’infos là dessus.

Ce qui est sûr, c’est que c’est bien mieux, de mon point de vue, d’avoir une application de la marque du magasin.

Bon, allé, tant pis pour mes amis Facebook, je dis ok :

Le résultat : je reçois un mail :

Le bouton, on ne peut plus incitatif, envoie sur la page Live Feed du site :

Au survol d’une vignette, l’ensemble des boutons de partage sont affichés

Je peux certe acheter ce produit, mais le partager, en parler autour de moi, à mes amis, c’est presque plus important !

Une autre chose m’a marqué : le site bouge en permanence. En haut de la page, un bouton affiche le nombre de nouveaux éléments :

Un clic sur ce bouton et la page se met à jour, en ajax.

Bon, vous ne pouvez pas ne pas avoir vu le bouton d’à côté : Invite. Oui, partager, inviter…. on est clairement dans le social à fond !

Un clic sur Invite m’amène sur une page qui affiche la liste de mes amis, et me propose de choisir les amis avec qui je veux faire du shopping ;).

La fonction d’ajout un commentaire est branchée sur Facebook également :

Résultat : ce commentaire apparait sur le site Fab.com, mais également sur ma page Facebook, et est donc vu par mes amis :

Au final, c’est la première boutique que je vois ou les fonctions sociales sont autant mises en avant.

Ce site a eu l’intelligence de complètement concevoir son fontionnement par rapport à ce que proposent les réseaux sociaux, ce qui est bien plus efficace que d’essayer de « vendre sur Facebook ».

Pour finir, je vous propose une interview du fondateur de ce site, qui parle du lien entre son site et Facebook :

Le scroll infini, ou la fin des footer ?

C’est un nouveau paradigme des interfaces web.

Qui a fait ça le premier ? Facebook,  Twitter ou Google ?

Je ne sais plus.

Toujours est il que ces différents sites proposent un scroll infini : au fur et à mesure qu’on descend dans la page, de nouveaux éléments sont chargés.

Vous pouvez essayer, par exemple, sur la page de résultat de recherche d’images de Google.

L’avantage de cette fonction, c’est de rendre la navigation plus simple : on scroll, jusqu’à avoir trouvé ce que l’on cherche.

C’est donc un avantage pour l’utilisateur.

Cela fonctionne parce que le chargement de la page est progressif, en ajax : on charge les éléments au fur et à mesure du scroll.

Cela pose plusieurs problèmes :

  • Il faut s’assurer que ce mode de navigation est bien « SEO friendly »
  • Cela fait des pages sans footer

Ce n’est pas très grave de ne pas avoir de footer, c’est juste qu’il faut y penser, et adapter le site à ce nouveau mode de navigation.

A voir :

  • Google image limite cette fonction, ce qui fait qu’on fini quand même par voir le footer.
  • On peut ajouter un « sticky footer », un footer affiché en permanence donc, et collé au bas de la page. A utiliser avec précaution parce que ce sont de précieux pixels occupés en permanence : il faut vraiment que ce sticky footer contienne des informations clés

 

 

Les cookies indigestes ?

La blague est facile, la réalité plus contrariante.

Les cookies, ce sont des petits fichiers, stockés par le navigateur sur le disque dur de chaque internaute.

Ces fichiers permettent de « créer du lien » d’une page à l’autre.

Ces cookies sont nécessaires, parce que le web, à l’origine, c’était uniquement des contenus textes et images, pas des applications en ligne.

Sans cookie, 99% des sites ne fonctionnent plus.

Tout cela marche plutôt bien, sauf que les cookies sont utilisés en fait pour des usages très variés :

C’est utilisé, par exemple, pour faire fonctionner un site e-commerce (reconnaitre l’utilisateur, garder son panier, garder l’historique des produits consultés, …).

C’est également utilisé par des acteurs du emarketing, qui « suivent » les internautes, sans leur consentement, de sites en sites.

C’est perçu, par certains, comme un risque pour la vie privée : « on me suit à la trace, à mon insu, sans que j’ai donné mon accord ».

C’est pour cela que la commission européenne a créé une directive : EU’s Privacy and Electronic Communications Directive.

Cette directive dit que chaque pays européen doit créer une loi, qui obligerait les sites à demander l’autorisation à l’utilisateur, avant d’enregistrer un cookie.

D’après ce que j’ai compris, la France n’est pas concerné pour l’instant, mais l’Angleterre, oui.

Cette loi est super nulle : un site qui utilise des dizaines de services tiers (en mode SAAS) devrait demander l’avis pour chacun de ces services ?

L’internaute ne sait pas ce qu’est un cookie. C’est un artefact technique, pas autre chose.

Et l’utilisation de services tiers est juste une façon normale de construire un site.

Regardez ces vidéos, vous comprendrez mieux ce que je veux dire :

Quelqu’un sait il si cette loi doit venir en France, et si oui quand ?

(via GetElastic)