Serveur monstrueux

Pour avoir un serveur qui pédale vite, une bonne tactique peut être d’avoir de la RAM… beaucoup de RAM.

Finalement, avec une telle configuration, on peut avoir des données qui restent en permanence en RAM, beaucoup plus rapide que nos bon vieux disques durs.

Voici par exemple ce que propose Dell pour la configuration d’un serveur :

Oui, vous lisez bien : 256 GB pour 52 000 € !

(je viens d’y retourner, on est passé à 23 000 €… ça devait être une erreur, ou alors le prix de la RAM est vraiment volatile ?)

Au niveau CPU, on est avec 4 x 4 cores, soit 16 processeurs.

Bref, c’est un monstre…

Sur magento, pour le serveur PHP, on tient combien d’utilisateurs simultanés avec une telle config ? 😉

Ergonomie versus MVT : concurrence déloyale ?

Tout le monde veut améliorer le taux de transformation de son site !

La question, c’est : « comment je fais ? ».

On peut faire appel à un expert en ergonomie, surtout s’il a une vraie expérience en e-commerce.

C’est une bonne idée, si l’expert est bon (vous savez où me contacter 😉 ) et si on met vraiment en œuvre ce qu’il recommande.

On peut également faire appel à des tests MVT.

Plusieurs ergonomes estiment que les tests MVT constituent une « attaque frontale ».

Pour ma part, je pense qu’ils se trompent !

La réalité, c’est que les deux méthodes sont complémentaires.

L’ergonome e-commerce a un savoir faire, dans la composition des pages, dans la façon de construire un formulaire qui transforme bien,… Et ça, aucun programme MVT pourra le remplacer.

Ensuite, il y a toujours des débats entre plusieurs alternatives (donc éventuellement proposées par un expert ergonome e-commerce).

Le MVT permet de choisir LA meilleure solution, pas parce qu’elle est plus jolie, ou que c’est le chef qui l’a choisie… Non, le MVT permet de choisir la solution qui donne les meilleurs résultats, tout simplement !

Donc les deux activités sont à l’évidence complémentaires et indispensables.

Alors, pourquoi certains ergonomes crient au loup ?

Mon hypothèse est que ces ergonomes là sont sur la défensive, et essayent de se positionner en « gourou ». Ils se sentent remis en question si le MVT donne des résultats différents de ce qu’ils recommandaient.

Je pense qu’une telle attitude (si mon hypothèse est valide donc) est dangereuse pour tout le monde :

  • Pour les clients, à qui l’on ment (l’ergonomie n’est pas une religion) ;
  • Pour les ergonomes eux même, parce que leur position est une position de principe, qui n’est pas tenable.

Tirer ou pousser ?

Une bonne équipe est composé de différents caractères.

En simplifiant, on peut dire que :

  • Certains ont tendance à prendre plus de risques, à vouloir foncer sur une nouvelle idée, bref, ce sont ceux qui « poussent ».
  • D’autres ont une tendance naturelle a plus de prudence. Ils se disent « oui mais… » ou bien « et si… ». Avant de foncer, ils préfèrent avoir plus de garanties, mieux valider les hypothèses… Bref, ce sont ceux qui « tirent ».

Bien sûr, les deux populations sont complémentaires et très utiles.

Les premiers donnent du souffle, les seconds doivent permettre de mieux baliser la route.

Un bon manager doit, s’il le peut, constituer une équipe avec les deux types de profils.

Et surtout, il doit se mettre au dessus de la mélé, et écouter les deux points de vues. Il doit tout faire pour que chacun puisse exprimer son point de vue, en étant respecté.

Cela lui permet de prendre la bonne décision (ou celle qui semble bonne 😉 ), avec des avis contrastés.

Mais pour arriver à faire ça, il doit être capable d’écouter, de travailler avec des personnes différentes de sa propre façon de penser.

Alors, vous, vous tirez ou vous poussez ?

Mon métier #1 – Conception de l’interface d’un site e-commerce

Je me rends compte que, bien souvent, mes interlocuteurs ne comprennent pas bien le métier d’Araok.

J’ai donc décidé de rédiger une série de billets pour présenter quelques facettes du métier de conseil en e-commerce.

La demande, c’est un client qui souhaite ouvrir une boutique en ligne, soit parce qu’il n’en a pas, soit parce qu’il veut améliorer son site e-commerce existant.

Pour répondre globalement à cette demande, il faut penser à un cahier des charges complet.

Ce que je propose ici, c’est de se focaliser sur une partie de ce travail : la conception de l’interface du site e-commerce.

Le résultat de ce travail est au minimum :

  • Un document qui décrit le site avec un schéma de navigation entre les pages du site (sitemap) et le contenu de chaque page (zoning).
  • Un document qui décrit les règles d’ergonomie qui devront être mises en œuvre afin d’avoir un bon taux de transformation.

Il m’est arrivé de faire ce travail sur des missions assez courtes, où l’on me demandait juste de produire ce document de conception.

Mais certains clients veulent aller plus loin, et me demandent d’étayer la proposition. Dans ce cas, l’idée, c’est de prendre plus de temps, pour bien analyser ce qui se passe dans l’écosystème du client : concurrents ou acteurs proches.

L’idée n’est pas forcément de copier, mais de prendre le temps de « s’imprégner » de ce qui est possible.

Le savoir faire, pour produire un bon travail, c’est :

  • Très bien connaitre le e-commerce, et savoir ce qui se fait, en terme de schéma de navigation, d’interface, d’ergonomie, … Grâce à ce savoir-faire, on fait gagner beaucoup d’argent au client : 1) parce que cette « culture » permet de converger plus vite vers les bons choix, et 2) parce que les solutions proposées sont celles qui transformeront le plus ;
  • Avoir un vrai sens de l’écoute, pour bien prendre le temps de comprendre l’attente de l’entreprise : ses besoins, ses envies, l’image qu’elle souhaite véhiculer, ses valeurs, le budget et les délais pour la sortie de la boutique…
  • Maîtriser suffisamment la technologie sous-jacente, pour savoir très rapidement ce qui est faisable de ce qui ne l’est pas, et pouvoir estimer pratiquement en temps réel les coûts et les délais des différentes options proposées.
  • Avoir un sens aigu de la cohérence : un site d’e-commerce est une véritable application logicielle. Il est donc indispensable de bien réfléchir à l’ensemble des options qui seront proposées, et à la façon dont elles seront présentées. Les Internautes se font très rapidement une opinion sur un site. Je suis convaincu que la cohérence du site est un élément clé.

Ce travail se poursuit avec l’intervention du designer, qui va intégrer le design par dessus le « zoning ». Dans la plupart des cas, je travaille directement avec le designer, que j’ai proposé ou qui est choisi par le client. Dans tous les cas, ce travail en binome avec le designer est très important. Le designer apporte son savoir faire pour proposer du « beau » pendant que le consultant e-commerce apporte son expertise ergonomique, pour que le site transforme plus.

Améliorer son site avec le MVT et Interwoven Optimost

MVT ?

Oui : Multi Variable Testing !

Bon, vous avez un site.

Vous payez (cher) pour faire venir du monde.

Mais la vie est cruelle : sur 100 visiteurs qui arrivent sur le site, 3 ou 4 visiteurs vont « transformer » (c’est à dire faire ce qu’on attend d’eux, qui peut être différent suivant les sites : acheter, remplir un formulaire, …).

Donc, améliorer son site est bien évidemment une obsession bien naturelle pour tout e-marchand.

Améliorer son site e-commerce, c’est (par exemple) :

  • Augmenter le nombre de clients qui achètent (augmenter le taux de conversion donc) ;
  • Augmenter le panier moyen ;
  • Augmenter la marge, en priorisant certains produits, en optimisant l’achat des mots clés et le parcours des clients qui viennent à partir de ces mots clés, …

Pour faire ça, on peut faire appel à du conseil, et ça peut être une bonne étape (surtout si le consultant fait bien son travail, j’en connais un… 😉 ).

On peut également demander l’avis des internautes, via des focus groups, des questionnaires en lignes, ou même faire de l’eyes tracking, pour analyser comment les internautes se comportent en face d’un site.

Enfin, on peut directement tester le comportement des internautes, en réalisant des tests en lignes, du MVT donc.

Le MVT « historique », c’est l’AB Testing.

On prend une page que l’on veut optimiser, on la décline en plusieurs versions, et on test en ligne, directement auprès des clients.

Concrètement, cela veut dire que deux clients, qui arrivent sur la même page, pourront voir deux pages différentes.

Ensuite, le travail est au niveau de l’analyse : on compare le comportement des clients, sur les différentes versions de la page.

Le MVT, c’est la même chose en plus évolué :

On teste simultanément plusieurs zones de la page, que l’on fait « varier » : un bouton, un formulaire, une image, un texte, …

Sauf que, si on fait varier pleins d’éléments, le nombre de combinaisons est vite énorme.

C’est là que des solutions pros sont indispensable.

Interwoven Optimost est une solution SAAS, qui permet de mettre en oeuvre le MVT très simplement et très rapidement.

La mise en oeuvre de tels solutions permet de gagner très rapidement quelques précieux points. Le ROI est donc très rapide et très fort.

Dans les années qui viennent, ces solutions se démocratiseront, mais aujourd’hui, ces solutions sont plutôt réservées aux grands sites.

Je vous en reparlerais, parce que je pense que c’est un vrai sujet important, et qu’en France, on est assez en retard avec de telles solutions, bien mieux développées aux US bien sûr, mais également en Uk…

Pogo Network au Before Le Web

J’étais ce soir au Before le Web, organisé par Open Coffee Club.

Pogo Network, c’est l’expression qui me vient à l’esprit quand je pense à cette soirée.

Pourquoi ?

Très simple : 700 personnes inscrites (probablement un peu moins en fait) concentré dans une petite salle, avec de la musique, ça fait… du pogo Network.

On voit rien, hein 😉

Je suis juste resté le temps de saluer quelques amis ou de faire quelques rencontres…

Le marché du e-commerce, entre les « tout petits » et les gros…

J’étais en train d’écouter l’émission sur BFM, enregistré suite aux Favoris de la Fevad.

Jacques-Antoine Granjon dit (de mémoire) :

Il y a pleins de tout petits sites, et des très gros (comme vente privée, vous avez compris).

Difficile aux autres de survivre, parce que le e-commerce coûte très cher, surtout en informatique.

C’est un sujet qui me tient à coeur : quel va être l’avenir du e-commerce ?

Effectivement, si le paysage ne change pas, et si rien de nouveau ne sort, on a effectivement un risque d’arriver à la situation dont parle Jacques Antoine : les tout petits, qui sont en fait des amateurs. On n’est pas très loin finalement du « vendeur du dimanche » qui vend le we sur eBay.

De l’autre côté, il y a des poids lourds, qui constuisent des plate-formes de plus en plus riches, et qui vendent de plus en plus de produits (beaucoup de gros acteurs ouvrent leurs boutiques à d’autres marchands, en suivant l’exemple d’Amazon).

Comme la « culture e-commerce » augmente, les Internautes attendent des sites de plus en plus pros, ce qui tire effectivement vers la vision du monde présenté par Marc Antoine (peu de sites très pros).

Alors, c’est ça l’avenir ?

Je pense qu’il y a une « troisième voie », avec une vrai place pour les acteurs « mid market ».

Cette voie à du sens, poussée par plusieurs moteurs :

  • C’est l’évolution naturelle des petits sites, qui, le succès aidant, évoluent de « petit » à « moyen » ;
  • C’est la volonté de beaucoup de marques ou d’entreprises, que de pouvoir vendre directement sur Internet, sans forcément devoir passer par des « cyber supermarchés ».

Le principal frein qui « gêne » ce marché est au niveau infrastructure informatique (et c’est bien ce que dit Jacques antoine d’ailleurs !).

La suite de ce billet est évidente, non ?…

Un site qui répond trop lentement est pénalisé par Google ?

C’est en tout cas ce qu’on m’a dit.

On sait qu’un site qui met trop longtemps à répondre aura un bien mauvais taux de satisfaction des utilisateurs.

On peut donc tout à fait comprendre que Google utilise ce paramètre dans son algorythme « magique » de notation des pages…

Alors ? Info ou intox ?

De toute façon, comme le fait d’avoir de bon temps de réponses est fondamental pour le business, cette « rumeur » est une raison de plus pour bien traiter le sujet de la performance du site ;).

Le temps d’affichage des pages impacte le taux de transformation

Tout est dans le titre…

Un site dont les pages mettent trop de temps à s’afficher et hop, les visiteurs sont déjà ailleurs.

Des tests ont été fait… L’impact est carrément très important (à deux chiffres…) !

Alors ?

C’est un sujet clé qu’il faut prendre a bras le corps :

  • Limitez le poids de vos pages… Toutes vos pages !
  • Travaillez vos pages pour que, même incomplètes, elles s’affichent le plus vite possible ;
  • Optimisez votre architecture serveur pour que les réponses soient rapides. Ce point est assez technique… En général, beaucoup de choses se règlent au niveau de la base de données… et de la bande passante.

Communication client – fournisseur : que faire des mauvaises nouvelles ?

Je viens de lire une news letter d’un fournisseur de solution de paiement, qui, entre autre, nous parle de 3D Secure.

A la lecture du chapitre, tout est magnifique : c’est mieux pour les banques, pour les marchands et c’est rassurant pour les clients.

Ca, c’est « disneyland ».

Maintenant, la vraie vie, c’est que la mise en place de 3dSecure est un vrai challenge. Nos amis Uk en on fait l’expérience. Les premières semaines, c’est l’émoragie. Les clients ne comprennent pas ce qui se passe au moment sensible du paiement, et abandonne tout, se demandant si c’est pas du fishing ou autre truc bizarre…

Alors voila, ça me fait me poser la question de la communication entre clients et fournisseurs.

Il me semble clair que ce fournisseur là ne communique pas bien.

Il masque un pan entier d’un vrai problème, qu’il connait, et que la plupart de ces clients connaissent.

Résultat, sa communication entre dans la catégorie « soupe » : l’ensemble du message est décrédibilisé.

Mais que faut il faire ?

Oui, c’est toujours facile de partir d’un mauvais exemple et de critiquer…

Il me semble clair qu’il ne faut pas masquer une réalité.

On doit affronter les difficultés, et voir avec les clients comment la régler…

Promis, si je trouve un fournisseur qui fait ça bien, je vous donne l’exemple ;).