Archives de catégorie : e-marketing

La poche de valeur, entre les e-marchands et les clients…

Je le dis et le répète régulièrement : il y a une poche de valeur, entre les commerçants et les clients, cette poche représente déjà de beaux business : l’unité de mesure, au niveau mondial, c’est le milliard de $ (Kelkoo, Shopping.com, Shopzilla, …), et cela va encore augmenter dans les années à venir.

Pourquoi ?

Parce qu’il y a tout un tas de services, complémentaires des services apportés par les e-marchands, et qui sont très importants pour les consommateurs : comparer les prix, les services, les produits…

Attention, je ne dis pas que les e-marchands n’apportent pas de services aux clients, c’est tout le contraire en fait ! Un e-commerçant doit développer des services de qualité, afin de déplacer la bataille, des prix vers le service. Et justement, un commerçant apportant de vrais bons services aux clients sera identifié comme un e-commerçant sérieux, par les moteurs de shopping, et aura ainsi plus de clients… 

Ce marché (des moteurs de shopping) reste très jeune, et de nouveaux modèles vont émerger, apportant plus de valeur pour les clients.

C’est un marché difficile, car les enjeux financiers sont très importants, et pour apporter un service de qualité, il faut un service le plus neutre possible.

Un e-marchand important me racontait que, quand un avis de consommateur lui déplaisait, sur un moteur de shopping, il n’avait qu’à passer un coup de fil et hop, le message était discrètement supprimé…

Une question clé, c’est : qui finance le service ?

La réponse « primaire » est : le e-marchand, qui reverse de l’argent, au trafic ou à la transaction (CPC ou CPA).

Mais c’est bien le consommateur qui au final alimente la machine, en achetant le produit !

C’est toute la difficulté de ce business d’intermédiaire : il faut apporter un service de qualité aux clients, la qualité sera là si le service est neutre vis à vis des e-marchands. Et comme ce sont les marchands qui financent les moteurs de shopping, la neutralité est un véritable challenge. Et comme les sommes en jeux sont énormes, cette neutralité est mise à rude épreuve…

Présenter un projet de startup sur Dailymotion, ça vous semble un bon deal ?

Vous avez surement vu, la proposition de Pierre Chappaz, qui lance un concours, en vue de sélectionner et d’aider un projet de startup, en utilisant la vidéo comme vecteur.

Pas de business plan compliqué : il suffit juste de présenter son projet en deux minutes sur dailymotion.

Vous allez le faire vous ?

Je trouve l’idée sympatique, je suis convaincu que Pierre est sincère. De temps à autres, j’irais surement voir les vidéos des projets : c’est toujours intéressant d’être à l’écoute des idées des autres…

Mais personnellement, je n’irais pas utiliser un tel concours pour un de mes projets.

OK, c’est très bien de parler de son projet, de le confronter aux uns et aux autres… mais dans des rendez vous en face à face, pas en public !

De tels projets sont nécessairement très « amont », et donc avec peu de barrière à l’entrée.

e-commerce 3D « immersif » avec Kinset

Kinset est une nouvelle startup, qui propose une technologie permettant de créer des boutiques 3D.Logo Kinset

Le système fait un peu penser à Second Life : il faut télécharger un logiciel spécifique (uniquement sur PC…) qui permet ensuite de naviguer dans des espaces marchands 3D.

Exemple d'espace 3D avec Kinset

Exemple d'espace 3D avec Kinset

Comme le montre ces images, un des problèmes majeur de ces espaces virtuels, c’est de rendre ces espaces vivants. Pour l’instant, les allées sont bien vides, on se sent vite très seul !

L’autre point délicat, c’est évidement la 3D elle même : comment naviguer simplement, comment manipuler les objets que l’on veut acheter…

Aujourd’hui, je dois dire que je suis plus convaincu de l’intérêt de ces technos pour présenter les produits, voire de les manipuler, dans un site web classique… Je vous présenterais dans un tout prochain billet une boite française qui propose une solution qui va dans ce sens…

Quelques réflexions sur l’avenir du e-commerce

Demain, je vois une verticalisation du e-commerce

Verticalisation car un spécialiste sur Internet est plus fort qu’un généraliste.

L’acteur vertical fait un site nécessairement mieux référencé, il enchérie sur les bons mots clés.

Il fait un site mieux adapté au produit.

Enfin, comme il vend nécessairement moins d’articles (catalogue plus petit), on y accède beaucoup plus vite, ça transforme donc mieux.

Mais faire un site complet, avec un haut niveau de service, ça coûte chère…

Oui, aujourd’hui, certaines fonctions clés ne sont accessibles qu’à de gros sites, car ces fonctions sont chères.

On peut imaginer deux réponses :

1) Soit cette verticalisation est une apparence, parce qu’en fait, derrière ces sites hyper spécialisés, se cachent des gros acteurs. Ces gros acteurs ont soit compris l’intérêt de la verticalisation du « Front », soit ils l’ont compris trop tard, et ont alors construit ce modèle par acquisition.

2) Les outils s’adaptent, et les solutions aujourd’hui réservées au gros acteurs se démocratisent… C’est tout l’intérêt du modèle SAAS !

La réalité sera sans doute un mélange de ces deux hypothèses…

Les nouveaux « intermédiateurs » se développent

La poche de valeur, entre les client et les e-commerçant, va continuer à croitre.

C’est la position actuelle des Google, Kelkoo, Shopping.com, …

C’est également tout le business de l’affiliation.

Cette poche ne peut que croitre, parce qu’elle contient en elle beaucoup de valeur pour les consommateurs, et cette valeur ne peut pas être directement « gérée » par les marchands ou les fabriquants de produits.

Cette poche va également beaucoup bougé, on est au tout début de cette histoire.

Il ne s’agit pas simplement de comparer les prix, mais d’apporter un service de qualité, indépendant des marchands.

Le problème est que les enjeux sont énormes, et il faudra donc développer des services d’une grande maturité…

Widget UPS pour suivre, depuis son bureau, l’acheminement des colis

Avez vous les publicités pour le Widget UPS ?

Pub pour le widget UPS

Pour ma part, je l’ai vu sur un bus parisien.

Copie d'écran d'accueil pour télécharger le Widget UPS

Dommage, il n’est pas compatible Mac…

Sinon, je trouve que c’est une bonne idée d’avoir en direct, sur son bureau, l’état des livraisons en cours.

Mais idéalement, je souhaiterais un service beaucoup plus « transversal » :

  • Pouvoir suivre le processus d’acheminement de mon achat, avant même qu’il soit entre les mains du service de livraison : qu’il n’y ai pas de rupture entre le suivi du processus chez le marchand et chez le livreur ;
  • Pouvoir suivre ce processus pour tous les e-marchands ;
  • Pouvoir suivre les livraisons, qu’elles soient UPS, Chronopost, …

Je ne sais pas quels sont les widgets qui auront l’honneur de trôner sur nos bureaux, mais un tel service aurait assurément une place de choix !

Pub SAAS – SalesForce

Une pub bien « punchy » sur la techno SAAS et l’offre SalesForce :

Vous le savez, je suis complètement convaincu que l’avenir de l’informatique d’entreprise, c’est le SAAS : les entreprises de demain n’auront plus qu’à interconnecter des services, achetés chez différents fournisseurs.
Plus de problème de matériel, de gestion des versions, d’intégration « interminable », …
Cette révolution est écrite ! C’est une certitude !

(Trouvé chez Jérémy)

Antidot – AFS@STORE : moteur de recherche pour e-commerce

Tout site marchand un peu pro doit avoir une fonction de recherche.

Il ne faut pas prendre cette fonction à la légère, c’est une fonction centrale d’un bon site marchand.

Pourquoi ?

Parce que, comme le dit Google : « Ne classez plus, cherchez ! ».

Ce nouveau paradigme devient de plus en plus fort. Par exemple, on est de plus en plus nombreux à taper le nom d’un site dans Google plutôt que de gérer un catalogue d’URL.

C’est également vrai dans un site marchand.

Mais à l’intérieur du site, le moteur devient un véritable élément marketing.

Quels sont les critères pour un moteur de recherche ?

  • Il doit renvoyer des bonnes réponses, ni trop (bruit), ni trop peu (silence) ;
  • Il doit renvoyer des bonnes réponses, même quand la demande est imprécise. Il doit en particulier être tolérent aux fautes d’orthographes (pour les gars comme moi, c’est utile 😉 ) ;
  • Le marchand doit pouvoir paramétrer le système, en particulier pour gérer l’ordre des réponses.

Tout ces paramètres sont éminement marketing (mix technique et marketing, si vous voyez ce que je veux dire !).

Par exemple, le dernier point : l’odre d’affichage des réponses. Dans un site marchand comme sur la page Google, les Internautes cliqueront d’abord sur les premières réponses. Paramétrer l’ordre d’affichage des réponses est donc un choix marketing : quels sont les produits que je veux vendre le plus ? Ceux pour lesquels j’ai le plus de stock ? Ceux sur lesquels je fais la plus grosse marge ? Ceux en promotion ?

Il existe plusieurs moteurs de recherche sur le marché.

Antidot a développé un tel moteur : AFS@Store.

Ce produit traite l’ensemble des points évoqués ci-dessus.

Antidot propose son produit en mode SAAS : ils hébergent la solution sur leurs serveurs, et les sites marchands accèdent au moteur de recherche à distance, via des web services en particulier.

Ensuite, il faut paramétrer le moteur, et sur ce point, il ne peut pas y avoir de miracle : plus on y travaille, meilleurs seront les résultats !

Vous pouvez voir Antidot à l’oeuvre sur plusieurs sites : annoncesjaunes.fr, Discountéo (Hello Daniel),  King Jouet (Hello Benoit), Koodza

Antidot peut être mis en oeuvre à partir de 400 € par mois.

Autre billet sur le même thème

m-commerce ?

Un sujet dont je n’ai presque pas parlé jusqu’à présent, c’est le m-commerce : m comme Mobile bien sûr.

C’est quoi le m-commerce ?

C’est l’idée qu’on peut utiliser le téléphone mobile pour faire du e-commerce.

Aujourd’hui, cet usage n’existe pratiquement pas…

Mais quels sont les usages que l’on peut imaginer ?

Les achats liés à la mobilité

Réserver sa place de cinéma en se promenant dans la rue : voila un scénario d’usage qui a vraiment du sens ! Les mobiles ont de plus en plus souvent des puces GPS. Donc, le service peut très bien proposer les salles les plus proches, puis il suffit de sélectionner la salle, et hop, le billet est acheté.

Comparer les prix : « je me balade dans un magasin, je vois un produit qui me semble très bien mais avant d’acheter, je voudrais savoir à quel prix je pourrais le trouver chez les concurrents, physiques ou on-line ». Ici, le service est donc un comparateur de prix sur mobile. L’identification du produit peut se faire en prenant en photo le code barre du produit : pas besoin de chercher le produit dans une longue liste !

On peut évidement imaginer tout un tas d’autres usages : Acheter son billet de train, chercher et réserver un hotel, un restaurant…

Le contexte…

Développer un service vraiment utilisable sur le mobile est vraiment un exercice difficile !

Il faut tout d’abord imaginer une interface très simple, très intuitive, avec un petit écran et 9 touches.

Cette interface doit être adaptée aux différents « formats » de mobiles : ceux qui ont un écran large, ceux qui ont un écran tactile, … (Wokup, le retour…).

Ensuite, si le service est parfaitement « basique », on peut alors développer un service WEB « classique », simplement allégé pour s’adapter à la taille du mobile.

Mais dans la plupart des cas (comme dans les exemples ci-dessus), on a besoin de faire plus : d’accéder à une fonction de paiement, de géolocalisation, on souhaite interagir avec la caméra intégrée… Bref, dans ce cas, le Web ne marche plus. Le premier réflexe dans ce cas est de compter sur Java.

C’est un bon réflexe, sauf que dans le monde mobile, ça ne marche pas bien. Les fonctions de base Java sont très réduites, et quand on veut accéder à des fonctions plus avancées, les mobiles compatibles se comptent sur les doigts d’une main…

De plus, quand on installe une application Java, la répétition d’écrans d’alertes rend l’usage de ses services plus difficile.

On se retrouve donc rapidement à devoir faire une application « native », développée pour un système particulier. Sur les mobiles, il y a Symbian et Windows Mobile (ok, il va y avoir également Mac OS mobile). Mais les mobiles qui utilisent ces systèmes ne représentent qu’une toute petite partie des mobiles du marché (moins de 10%).

Au delà de ses aspects techniques, il y a la situation « business ». Concrètement, comment fait on pour créer un service, qui sera accessible simplement depuis le mobile ?

Sur le mobile, encore plus que sur le PC, l’application doit être accessible avec le moins de clics possibles.

Qui décide quelles sont les applications sur le mobile ? Aujourd’hui, ce sont les opérateurs, qui achètent les mobiles, et les « customisent » pour mettre des applications « maison ». Cet équilibre est en train de changer, on le voit bien avec l’iPhone, ou le maître du jeu, pour les applications, c’est le constructeur.

Dans ce contexte, le m-commerce ne décolle pratiquement pas. Il y a quelques exceptions notables, comme les services d’achats de sonneries pour mobile et les services « roses » sur Mobile (en particulier sur Gallery).

Quel avenir pour le m-commerce

A mon sens, le m-commerce est promis à un bel avenir, mais il faut que le contexte change : que la technologie s’armonise et se simplifie, que les équilibres de l’écosystème changent.

Tout cela va arriver, nécessairement. La seule vrai question est : quand ?

C’est une question essentielle !

Update – Jeudi 18 Octobre, 22h

Yann m’a envoyé le lien vers cet article. Intéressant !

L’autre acteur de la vidéo pour le e-commerce : VideoMark

Logo Videomark

VideoMark est positionné, comme Brainsonic, sur le marché de la vidéo, comme support pour la vente sur Internet.

Concurrent à Brainsonic alors ?

Non, car l’approche de VideoMark est très différente :

VideoMark est spécialisé dans la production et la mise en ligne de vidéo pour présenter des produits.

Présentation d'une cafetière, via l'outil Videomark

En fait, via Videomark, la présentation du produit est un espace complet, avec des onglets (fiche technique, …), et une vidéo, bien entendu, mais chapitrée : l’Internaute peut aller directement sur le thème qui l’intéresse.

La stratégie de Videomark est également très différente : VideoMark prospecte directement les entreprises qui fabriquent les produits, pour qu’elles produisent une « présentation produit videomark ». Ensuite, cette présentation pourra être intégrée par les e-marchands dans les pages produits des sites marchands.

Pour le « business model », j’ai bien compris qu’il y avait du paiement au clic (le marchand paye au clic à VideoMark ?), mais je n’ai pas plus de détails, il faudra que j’en reparle avec les fondateurs…

Dit, c’est quoi ton métier ?

Dans cette phase active du recrutement, je dois régulièrement expliquer le métier d’Araok!.

Araok est une société de conseil, 100% focalisée sur le e-commerce.

Araok est en même temps focalisée sur le e-commerce, et généraliste, puisqu’on couvre tous les aspects du e-commerce.

Pourquoi Araok ?

Aujourd’hui, une entreprise qui veut vendre sur Internet doit appréhender entre 10 et 20 métiers différents, suivant la taille du projet (e-marketing, référencement, affiliation, CRM, moteur e-commerce, sociétés de services informatiques, sociétés de communication, intégrateurs, designer, hébergeurs, solutions de paiement,  logistique, transport, …).

  • Comment identifier les acteurs adaptés à ma problématique, métier par métier, sur quels critères ?
  • Comment identifier les solutions qui répondront le mieux à mon contexte ?
  • Comment faire travailler ces différents acteurs ?
  • Comment les faire travailler ensemble ?
  • Dans quel ordre faut-il prendre les questions ?

Araok aide les entreprises sur l’ensemble de ces questions.

L’analogie avec le batiment permet de mieux préciser ce positionnement :

Pour le commun des mortels, il n’est pas raisonable d’envisager un projet immobilier sans passer par un professionnel (maître d’oeuvre ou architecte).

Le travail de ce professionnel, c’est bien de faire le lien entre le client et les prestataires (les artisants et les entreprises), qui vont réaliser le projet.

C’est le même positionnement qu’Araok, pour le e-commerce : Araok n’est pas en rupture entre les prestataires et les clients, Araok aide à cadrer le projet, aide à sélectionner les bons acteurs, et aide à suivre le projet, afin que tout soit parfaitement coordonné.

Et comme l’architecte n’est ni un bon plombier, ni un électricien, Araok n’est en concurrence avec aucun corps de métier du e-commerce.