Archives de catégorie : e-marketing

Une boutique intéressante : Abercrombie & fitch

Premier élément intéressant, la page d’accueil.

Page d'accueil du site Abercrombie : grande photo

Techniquement, l’image n’est pas une image, c’est du flash. Intérêt ? la scallabilité : l’imager s’adapte à la taille de l’écran.

A mon humble avis, la barre de navigation dans les catégories, tout en haut, n’est pas tellement incitative.

Les catégories ensuite :

Exemple de catégorie dans la boutique Abercrombie

La zone du milieu est encore du Flash, et encore ici, se retaille en fonction de la largeur de l’écran, avec un minimum de 900 pixels.

On navigue dans les produits avec le « scroller » horizontal, pltôt bien fait.

En cliquant sur un produit, on arrive à une sous-catégorie :

Exemple de sous catégorie

Très proche de la catégorie : l’utilisateur n’est pas déconcentré par de nouveaux modes de navigation. Autre point tout à fait clé : la taille des visuels et la qualité des photos : excellent !

En cliquant sur les petits « échantillons » sous les vêtements, on peut directement voir le vêtement dans les différentes couleurs.

On arrive sur la fiche produit en cliquant sur un produit :

Exemple de fiche produit

Vous voyez quoi ?Une grande photo bien sûr. Elle est simplement énorme, et de très grande qualité.

On peut la voir encore plus grande, en cliquant dessus (on ouvre alors une popup, c’est pas la solution que j’aurais recommandé mais bon…).

Un bel exemple d’une mise en page très sobre, axée sur la mise en avant des produits par des photos bien faites et bien mises en avant.

Amazon chamboule tout !

De grosses modifications sur le site d’Amazon (US) :

Première nouveauté, sur la page d’accueil, tout l’espace est pris par une lettre, de Mr J Bezos himself :

Début de la lettre de Jeff Bezos

Quel est le message ?

Très simple : Amazon se lance dans le développement et la commercialisation d’un ebook.

C’est une révolution pour Amazon, puisque l’enjeu, c’est la dématérialisation des livres. Amazon y croit donc, et pense que c’est le bon moment…

Je pense que c’est crédible :

  • Les écrans « paper ink » sont bien au point, ils permettent une très bonne lecture « passive » (sans rétro éclairage) et consomme très très peu (ils consomment carrément rien quand la page est affichée. Ils ne consomment que quand on « tourne la page »)
  • Les autres composants sont bien au point : batterie, synchronisation Wifi, stockage Flash…

Et vous ?

L’autre grosse modification, c’est la barre de navigation dans les catégories / sous-catégories :

Nouvelle barre de navigation dans les catégories

Les catégories ne sont plus à l’horizontale, mais regroupées verticalement, avec un menu et un sous menu.

C’est une modification provisoire (le temps de la promotion du eBook) ou cette modification est là pour durée ?

Je pense que c’est une piste intéressante en tout cas, car cela dégage bien l’entête du site.

Le « non marqueting » technologique

Vous voyez ce que je veux dire ?

Tous ces produits technologiques, où s’étale des spécifications purement techniques :

  • « Le premier compact à 12 Millions de pixels »
  • « Ordinateur, avec 1 Go de RAM, un disque dur de 120 Go, … »

A mon sens, c’est la négation du marketing : on ouvre le capot, et on fait la liste des pièces détachées.

Moteur...

C’est aussi la meilleure façon de se retrouver « à poil », et à se battre sur le seul sujet qui reste : le prix.

Pourtant, ces appareils ont un but, des scénarios d’usage (enfin, j’espère !).

Un appareil photo par exemple est à mon sens particulièrement porteur de rêve…

Des idées sympatiques chez Wizishop et 42 Stores

Wizishop nous propose de faire du bien à la planète avec l’opération « Noël Ehtique » :

Banière Noel Ethique pour Wizishop

L’idée est d’acheter « malin » pour Noël, en pensant aux autres (commerce équitable) et à la planête (bio, vert, …).

42 Stores veut participer au concours de Pierre Shappaz et a réalisé une vidéo, que j’ai trouvé très sympa, un brin décallée :

Panthère’s Club & expertise e-commerce : Mr Olivier Marx himself !

Le monde est si petit : Benoit a parlé de moi à Olivier, un coup de fil, et hop, une belle rencontre, avec « un des meneur de la bande de Lyon » !

Olivier est montagnard, blogger, animateur du Panther’s Club et consultant dans sa boite : Altics.

Le Panther’s Club, c’est un regroupement à surveiller de près, car c’est ni plus ni moins Lyon qui cherche à rivaliser avec Paris. Amis Parisiens, il nous faut préparer la riposte, mais ce n’est pas l’objet de ce billet…

Altics conseille les entreprises, en particulier pour le e-commerce.

L’une des force d’Altics, c’est l’humilité et la pertinence de l’approche, basée sur l’écoute directe des utilisateurs.

Olivier a des dizaines d’anecdotes, qui prouvent combien il est important d’écouter les utilisateurs, pour améliorer son site marchand. Bien sûr, on a beaucoup discuté sur ce sujet, car c’est un sujet délicat, que peu de boîtes maîtrisent vraiment. Altics a un vrai savoir faire dans le domaine, un savoir faire rare et précieux !

Comment l’entreprise doit s’organiser pour réussir sa mutation e-commerce ?

Prenez une entreprise, qui fabrique de bons produits, peut être depuis de nombreuses années.

Les canaux de distribution sont rodés, et les équipes marketing et commerciales connaissent leur affaire : une équipe pour la vente directe, une équipe pour la vente indirecte, …

Le e-commerce ?

Son rattachement dans l’entreprise dépend bien souvent non d’une vision stratégique, mais de la volonté d’une petite équipe, voir d’une personne.

Le e-commerce peut ainsi se retrouver rattaché à :

  • La direction informatique : « logique : c’est elle qui s’occupe des systèmes informatiques, et un site e-commerce, c’est bien un système informatique, non ? » ;
  • La direction marketing : « le Web est un outil marketing, bien pris en main par ces équipes. Le e-commerce c’est naturellement retrouvé rattaché aux équipes qui gèrent les sites Web. Normal, le e-commerce, c’est bien un site web, non ? » ;
  • La direction commerciale « un site marchand, c’est bien un canal de vente, non ? ».

Mais pour la plupart des entreprises, le e-commerce est une vrai rupture.

Une vrai rupture car c’est un vrai nouveau canal de distribution, avec ses propres règles, un marketing particulier, des processus à mettre en place…

Comme tout nouveau canal, il va commencer par ne pas rapporter tant que ça, moins que les canaux existants, et dans le même temps, il va falloir investir.

C’est pour ça qu’à mon sens, le e-commerce doit absolument être attaché à la direction générale, directement.

On peut même aller un cran plus loin en filialisant carrément l’activité e-commerce (tout celà dépend bien entendu de la taille, de l’organisation et du métier de l’entreprise).

Pourquoi rattacher le e-commerce à la direction générale ?

Parce que :

  • Le e-commerce doit être guidé par une vision stratégique (Exemple : « dans 5 ans, on doit faire 30% de notre chiffre d’affaires via le e-commerce ») ;
  • Seul la direction générale peut faire les arbitrages, entre les canaux de ventes (« pourquoi investir autant dans le e-commerce, alors que c’est le canal le moins rentable ? »).

Maintenant, c’est aux directions générales de prendre leurs responsabilités, et si cela ne se passe pas comme ça chez vous, à vous d’évangéliser, de devenir le « champion du e-commerce ». Tenez bon et soyez convainquants, pédagogues ! L’avenir vous donnera raison !

Gérald est « taquin » et il a raison !

Gérald est designer (entre autre), c’est le patron d’Adlib, société qui a par exemple réalisé tout le design pour Wokup!, puis pour Araok.

J’avais demandé à Gérald s’il pouvait s’occuper de l’impression de mes cartes de visites.

Il avait trouvé un petit imprimeur sympa, négocié les prix, et m’avait envoyé une proposition, à 90 €.

Avant de dire oui, j’avais regardé combien ça me coûterait, d’imprimer la même quantité sur Internet. J’avais trouvé à 25 €. Il n’y a pas de petites économies, m’étais-je dit, et j’avais donc décliné la proposition de Gérald, et fait ma commande en ligne.

Finalement, je me suis fait avoir comme un « bleu » : les 25 €, c’était un prix d’appel. Quand j’ai réellement passé la commande, en mettant toutes les options nécessaires, j’en ai finalement eu pour 75 €.

Mais la plus grande « surprise », si on peut dire, c’est quand j’ai reçu mes cartes : mal découpées, mal imprimés, avec des couleurs moches, et un papier de qualité moyenne…

Vendredi, quand j’ai déjeuné avec Gérald, je lui ai sorti une carte, ça l’a bien fait rigolé…

Finalement, je lui ai demandé de me les imprimer ces cartes, chez son imprimeur.

Demain, le Web sémantique : quel impact pour le e-commerce ?

Le web a été construit à partir du HTML : chacun peut mettre en ligne des documents, texte à l’origine, qui pourront être lues partout dans le monde.

Le coeur du Web actuel est toujours basé sur ce paradigme : partager des documents (même si la notion de document est bien « tordue » avec l’utilisation du web actuel pour mettre en ligne des applications… mais c’est une autre histoire).

Le W3C travaille sur un autre niveau de partage de l’information : les données elles même, avec à la tête de ce développement un certain Tim Berner Lee, le « papa » du Web.

C’est un peu comme si on allait, demain, permettre de naviguer dans des bases de données structurées, mondiales.

Exemple ?

On peut prendre le domaine du tourisme :

Chaque acteur du domaine (hôtel, agence de voyage, compagnie aérienne, Agence de location de voiture…) pourrait donner accès, non plus à des documents ou des applications en ligne, mais directement aux données.

Un hôtel pourrait par exemple mettre en ligne la base des chambres, avec pour chaque chambre, la taille, le descriptif, le prix à la journée, les périodes de disponibilités, des photos, des films…

C’est un changement complètement radical : il deviendrait alors très simple de faire des applications vraiment intelligentes, pour construire son voyage en ligne, effectuer les réservations, …

C’est ni plus ni moins l’ensemble des métiers de l’intermédiations qui serait complètement bouleversé : la comparaison entre les offres des hôtels, pour rester sur cet exemple, deviendrait complètement « trivial ».

Qui a intérêt que ce nouveau réseau se développe ?

Certains acteurs risquent de perdre gros, et d’autres gagner gros : comme pour toute révolution, cela rebelote le jeu….

Toujours sur notre exemple, l’hôtel peut avoir intérêt à jouer le jeu, si cela lui rapporte plus de business.
Par contre, les moteurs qui agrègent les données des hôtels seront fortement touchés, car une bonne partie de leur valeur ajouté (agréger des données) sera désormais très facile à faire.

Ce type de situation, avec des enjeux contradictoires, va se répéter un peu dans tous les secteurs.

Pour le e-commerce, c’est évidement un enjeu complètement fondamental.

Les e-marchands peuvent avoir intérêt à publier des données précises sur les produits vendues, les services offerts, les stocks, …. un peu comme cela est fait aujourd’hui, via les plate-formes d’affiliation.
Cela permettra d’augmenter la visibilité, parce que ces données seront utilisées par tout un tas d’acteurs, qui pourront proposer des milliers de nouveaux services, amenant de nouveaux clients.
Mais il faudra alors réinventer le métier de l’affiliation !

A ma connaissance, le W3C ne travaille pas sur des modèles économiques comparables à ce qu’on trouve aujourd’hui sur les plate formes d’affiliation (CPA ou CPC). A voir quels modèles économiques pourront se greffer sur ce nouveau réseau…

Les briques pour le développement de ce nouveau Web sont pratiquement en place : XML, Web Services, RDF, DOM….
A voir comment cette révolution peut prendre, et par quel côté elle peut vraiment démarrer.

(article écrit après la lecture du dernier La Recherche sur ‘le future de l’Internet’)

Facebook peut-il mourir de son succès ?

Je discutais avec de jeunes entrepreneurs, qui m’ont expliqués qu’ils ont « interdit » facebook à l’un des fondateurs, parce qu’il passait trop de temps sur Facebook.

Trop de temps ?

Oui, car, m’ont ils expliqués, dans certains réseaux (universités, écoles, …), le réseau va tellement vite qu’on se retrouve super rapidement avec des centaines « d’amis ». Et comme sous facebook, on peut contacter des amis, ou des « amis d’amis »… par mail, et bien dans ce genre de situation, on se retrouve à répondre à des dizaines de sollicitations par jours.

Objectivement, la plupart des sollicitations sont faites par des personnes que vous ne connaissez pas…

en y réfléchissant, je me suis dit que c’était un vrai danger pour Facebook. Le danger que le réseau d’amis, de relations, se transforme en immense « machine à spam ».