Archives de catégorie : e-commerce

Acheter pas cher pour les gogos

Encore un site qui propose de jouer pour « acheter pas cher » :

Le principe : vous acheter des points.

Avec ces points, vous pouvez enchérir sur le produit de vos rêves.

Chaque enchère monte le prix du produit de 0,01 € et ajoute 20 secondes au temps de l’enchère initial.

Si vous êtes le dernier à enchérir, vous n’avez plus qu’à payer le prix indiqué.

Faisons marcher notre calculatrice :

Prenons le cas de l’iPad, avec une enchère à 96 €.

En sachant qu’un point coute environ 0,6 €.

Pour atteindre 96 €, il a du y avoir 96 * 100 enchères, à 0,6 € l’unité, soit 5760 € de gain, pour le site qui organise ce jeux.

A cela il faudra ajouter l’achat du produit par le gagnant, soit 96 €, on a un total de 5856 € pour un produit acheté 600 €…

au moment ou j’écris ces lignes, il y a un Canon 550, ayant une enchère à 177 €, ce qui représente plus de 10 000 € de gain pour le site !

Vous l’aurez compris, celui qui gagne bien sa vie, c’est l’organisateur du jeux, plutôt bien fait pour coincer les gogos.

Ce jeux me semble particulièrement adictif, car une fois que vous aurez commencé à enchérir, vous n’aurez pas envie que le produit vous passe sous le nez… et plus vous allez enchérir, et plus vous serez motivé pour avoir le produit, parce que si vous le perdez, ce sont toutes vos enchères, bien payées sous forme de points, qui vous sembleront perdues !

Allez, gagnez de l’argent et passez votre chemin 😉

Vendre avec humour

Un copain (bonjour Gérald) m’a fait suivre un ensemble de fiches, plus ou moins drôles, trouvées sur Le Bon Coin.

Exemple :

A première vue, ce bas-relief célèbre l’ivresse des sports d’hiver dans nos montagnes d’Europe, comme le suggère son titre sobre : « Alpes ».
Mais une observation attentive de l’objet nous apprend que l’œuvre est aussi et surtout une pièce rare de l’art oriental. En effet, l’artiste a discrètement apposé sur son verso la mention
« Made in China ».

Il est donc probable que cette peinture sur bois est attribuable à un explorateur de l’empire du Milieu, qui, chevauchant à travers la steppe ondulante de la Mongolie, les rocailles caucasiennes et la neutre Helvétie, a fini par atteindre nos alpages savoyards, son chevalet en bandoulière.
Là, prélevant quelques poils lustrés de sa natte pour confectionner un pinceau, ce mandarin opiniâtre s’est mis au travail. Une fois ses croquis réalisés, il a regagné la Chine pour y recopier cela sur du bois, qu’il a laqué comme un canard, sans oublier d’y ajouter le relief (visible sans lunettes 3D).
L’artiste anonyme -appelons-le Ming- a su saisir l’élan du skieur comme le bref haïku sait résumer le grand Tout.
Cette œuvre, pourtant, ne coûte presque Rien.
18 euros, soit 154 yuans : c’est une bouchée de riz pour cette miniature géante (49 X 71 cm ).

Lao-tseu a dit « Plus le sage donne aux autres, plus il possède. » Le prix est donc à débattre (de quelques yuans).

Alors, bonne idée ou pas ?

Je ne sais pas si faire de l’humour permet de vendre plus. Peut être  ? Il faudrait faire de l’AB testing 😉

En tout cas, ça me permet de faire un dernier billet parfait avant le WE 😉 Bon WE à tous et à lundi !

Investissement Paypal – Magento : les chiffres

On a donc maintenant l’info plus précise :

Paypal est bien entré au capital de Magento.

Magento a ainsi levé 22,5 M$, pour 49% du capital.

Cela fait une valorisation pour Magento d’a peu près 45 m$.

Beaucoup ? Pas beaucoup ?

Tout ça est très relatif 😉

Magento est une relativement grosse boite, avec plus de 290 employés.

Il faut de gros revenus pour « donner à manger » à toute cette équipe !

MagentoGo : l’offre SAAS de Magento

MagentoGo, c’est l’offre SAAS de MAgento.

Je n’en sais pas beaucoup plus que ce qui est dit sur cette page.

Le but est probablement d’adresser le « bas du marché », et je dois dire que si c’est avec le moteur magento natif, je ne suis pas convaincu : le problème n’est pas l’hébergement, mais plutôt la difficulté à prendre en main un tel outil pour une petite boite qui n’a pas les moyens.

A suivre en tout cas

Le modèle de données bien particulier de Magento – EAV

Bon, de quoi parle-t-on ce coup ci ?

Le modèle de données, c’est quoi ?

Allons y 😉

Un système logiciel web est basé sur une base de données.

Cette base de données permet de stocker les informations : produits, clients, commandes, …

Le modèle de données, c’est la façon dont est organisé cette base.

Normalement, on a, par exemple, une table pour stocker l’ensemble des informations produit : prix, description, …

Le problème, c’est que, suivant les besoins, il peut être nécessaire d’ajouter des informations spécifiques.

Exemple : je vends des vélos.

Je veux ajouter, pour le rayon vélo : la taille du cadre, la taille des roues, le nombre de vitesses, avant et plateau, …

Vous voyez : on doit ajouter des attributs, spécifiques à certains produits.

On peut faire ça en modifiant la table d’origine, mais c’est pas simple :

Tous les produits n’ont pas les mêmes besoins (pour rester sur cet exemple « produit »).

Exemple : On ne peut pas ajouter la taille des roues, pour tous les produits. ça marche pour les vélos, pas pour les GPS.

De plus, cela fait modifier une table du coeur du système. Lors de la prochaine mise à jour, on va mettre à jour la table avec une nouvelle, et écraser les modifications apportée pour une boutique particulière.

La solution, proposée par Magento, est intéressante.

Ils ont appliqué le modèle EAV : Entity – Attribute – Value

Pour ceux qui veulent aller dans les détails, je vous propose d’aller voir l’article wikipedia (lien ci dessus).

L’idée est de déstructurer complètement les choses, et de coder le modèle dans les tables… Ce n’est pas très simple à expliquer simplement 😉

Bon, concrètement, dans un modèle EAV, les données sont regroupées non plus en fonction de critères d’organisation (produit, catalogue, …) mais en fonction du type de l’information stockée (entier, chaîne de caractères, …).

ça donne ça (petit bout du modèle de données) :

Ce modèle a comme immense avantage d’apporter une énorme souplesse : pour rester sur notre exemple de la base des produits, on peut définir des attributs spécifiques par produit, sans que cela impacte l’ensemble des produits de la base. Et ces modifications n’impactent pas la structure de la base : on fait ça sans ajouter de table, et sans modifier une table. On ne fait que « remplir » la base, avec les bonnes données.

Alors, c’est un monde parfait ?

Non, ça serait trop beau ;).

Ce modèle, et c’est assez évident quand on regarde le modèle général de Magento, est lourd : il « éclate » le modèle en pleins de tables. Cela a un impact sur les performances, et sur la complexité de mise à jour ou même d’accès aux données de la base.

Pour régler le problème des performances, Magento a d’ailleur introduit la notion de « table cache » qui permet de « pré calculer » certains éléments.

Update : d’après « une source bien informée », il semblerait que ce modèle EAV serait remis en question dans la prochaine release majeure : Magento 2. A suivre !

Le Top 5 des sites e-commerce de marques, cru 2010

Cet article est écrit par Christophe Davy, dirigeant de Brand Online Commerce, qui est « l’invité permanent » de François sur ce blog.

Top 5

Il me prend la subite envie de dresser le classement des 5 meilleurs sites de e-commerce ouverts en 2010 par des marques. Et comme une telle envie n’attend pas, voici donc mon classement !

[disclaimer : je n’ai évidemment placé aucun site réalisé par ma société Brand Online Commerce…]

#1 : Zara.com

Zara.com
Ce site lancé à la rentrée de septembre est, pour moi, le best of 2010 des bonnes pratiques du e-commerce ! Tout y est réussi, tout y est simple et efficace. Les innovations sont nombreuses (notamment l’astucieux « ajout au panier » dont j’ai déjà parlé) et c’est, enfin, un des premiers sites d’une grande enseigne-marque à proposer la livraison et les retours dans les magasins physiques, créant ainsi des leads physiques à partir du e-commerce.

#2 : Christofle.com

christofle.com

La vraie bonne surprise de la fin d’année 2010 ! La marque revient de loin (un site full flash décevant en terme de transformation) et a su retravailler en profondeur son e-commerce pour délivrer un site propre, ergonomique et efficace, qui met notamment bien en avant les services additionnels que propose la marque (conseil, gravure personnalisée,…).

#3 : Lacoste.com

lacoste.com

L’autre gros lancement de 2010 avec Zara, l’e-commerce de Lacoste est une vraie réussite ! François en avait parlé dès son ouverture avant l’été, le site est rapide, visuel et propose lui aussi des innovations intéressantes, comme la modification de ses choix de taille ou de couleur directement dans la page panier.

#4 : Nafnaf.com

nafnaf.com

Lancé à l’été 2010, ce site bénéficie d’une ergonomie extrêmement bien pensée,  la dimension graphique venant au service de l’efficacité commerciale. Le one-page checkout est propre, et contribue à donner à l’internaute une sensation de légèreté et de simplicité dans l’acte d’achat.

#5 : Lancome-usa.com

lancome-usa.com
La version 2010 du site US de Lancôme va encore plus loin dans le e-commerce, notamment avec l’apparition des commentaires clients et même des notes (sur 5 étoiles) ! Lancôme est une des premières marques haut-de-gamme à oser donner directement la parole à ses consommateurs sur son site, et suit en cela le sillon tracé par Estée Lauder en 2009.

Top 5

Au final, vous noterez que mon choix s’est porté sur des boutiques en ligne ayant de nombreux points communs, parmi lesquels :
– la simplicité graphique : « la simplicité, c’est l’habit de la perfection » (Wladimir Gozin)…
– la mise en avant des produits, avec de multiples vues et des zooms faciles d’emploi (au survol de la souris)
– l’efficacité du tunnel de paiement, privilégiant la sobriété et la conversion de la vente.

D’un certain point de vue, on peut aussi reconnaître que ces boutiques se ressemblent visuellement, et on pourrait trouver cela dommage. Mais le e-commerce a des règles (les « bonnes pratiques ») qui ne font pas forcément les beaux jours des Directeurs Artistiques, et qui sont incontournables si l’on ne veut pas dégrader son taux de transformation.

Chaque marque est unique et chaque marque a un ADN qui lui est propre. Il est donc bien entendu possible d’adapter les bonnes pratiques pour mieux mettre en avant les codes graphiques de la marque, mais il n’est pas recommandé de trop sortir des sentiers battus au risque de gêner le business. Quelques écarts, oui. Une franche originalité, non.

Et vous, quel est le site e-commerce lancé en 2010 qui vous a le plus impressionné ?

Le mobile 2 : The place to be pour tout savoir sur le m-commerce !

Le marché du mobile n’a pas fini de faire sa révolution.

L’IPhone a bien chamboulé ce marché, mais il reste beaucoup de « chantiers » en cours.

A quand le paiement par le mobile ?

La mode du 3D va-t-elle rapidement déferlée sur les mobiles ?

Mais c’est surtout au niveau logiciel qu’il va encore se passer beaucoup de choses.

Le m-commerce est une réalité, avec des leaders comme Amazon ou eBay qui ont bien ouvert la voie.

Vous ne pouvez pas resté indiférent !

Le Mobile 2.0 est l’évènement ou vous devez aller pour « sentir » les tendances, discuter avec les acteurs du domaine.

Cet évènement a lieu les 8 et 9 Mars.

Pour ma part, je devais y aller, et même animer une table ronde sur le m-commerce….

Malheureusement, j’ai du me désister… Mon planing est un peu chargé en ce moment 😉

Le courage et la lacheté…

Vous pensez que c’est simple, de reconnaître entre le courage et la lacheté ?

Moi pas 😉

Je pense, depuis longtemps, qu’en fait, c’est un peu comme le Yin et le Yang : les deux faces d’un même sujet !

Exemple : Bernard Moitessier, qui est parti, faire près de deux fois le tour du monde en solitaire et sans escale : courage ?

Oui, bien sûr ! Magnifique courrage, quelle avanture : c’est l’Aventure avec un grand A.

Mais pas seulement.

Je ne suis bien sûr absolument pas là pour juger, mais Moitessier, c’est aussi l’histoire d’un homme qui a quitté femme et enfants, et qui n’est jamais revenu.

C’est aussi (je vais me faire détester par ses fans 😉 ) donc, d’un autre point de vue, l’histoire d’une « certaine » lacheté.

Le plus grand courage pour Moitessier, ça aurait peut être été de rester avec sa famille ?

Quand on lit ses livres, on sent bien que pour ce gars là, pas besoin de rassembler son courage pour prendre le large.

Vous voyez mon point de vue : le courage est super variable, suivant les personnes.
Le courage, c’est faire quelque-chose malgré la peur qu’on a au ventre. Pour certain, c’est prendre le large quand pour d’autres, c’est rester au port.

Dans l’entreprise, dans notre quotidien, c’est la même chose : Pour certains, le courage, c’est de rester fidèle au poste, alors que pour d’autres, ça sera de changer.

Le manager doit « sentir » ces choses là, et s’adapter.

e-commerce et réseaux sociaux – le livre

Julien s’est passionné sur le « mariage » entre le e-commerce et les réseaux sociaux.

De cette réflexion, il en a fait un livre :

Le livre de Julien est le fruit d’un vrai travail de fond.

C’est une très bonne idée de prendre un peu de recul sur un tel sujet, avant de se laisser manger tout cru par Facebook 😉

Vous apprendrez surement pleins de choses ! En tout cas, moi, je suis en train de le lire et je me régale.

Bonne lecture !

Yourtour vous amène en balade

La promesse de Yourtour est simple : organiser, pour vous, une balade, des vacances.

Vous donner votre point départ, d’arrivée,les dates, et hop, vos vacances sont organisées :

le site vous propose le circuit, les endroits à voir, et les détails pratiques : hotel, restaurant.

Si les choix réalisés par le site ne correspondent pas à vos attentes, vous pouvez affiner vos goûts :

J’ai trouvé tout ça plutôt bien fait.

Actuellement, le système marche pour la France, l’Espagne et les US, mais on imagine bien que ça va s’enrichir rapidement.

Le site a signé un deal avec lonelyplanet ce qui est quand même une référence pour ce type de projet !

Au niveau revenus, j’ai pas fouillé, mais on imagine bien que les hotels et autres produits recommandés par le site pourront reverser des commissions, de type affiliation.

C’est d’ailleurs, à mon sens, un risque pour ce type de projet : vaut il mieux conseiller le meilleur hotel ou celui qui reverse le plus de commissions pour le site ?

Dilemme cruel : maximiser la satisfaction des clients ou les revenus 😉 ?