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E-commerce : nouvelle priorité de l’Union européenne

Cet article est écrit par Diane MULLENEX, Associée du Cabinet d’Avocats Ichay & Mullenex, responsable du Département Technologies Média Télécommunications, invitée par François à réagir sur l’actualité juridique du e-commerce sur ce blog.

 

La Commission européenne a annoncé le 11 janvier 2012 son plan d’action pour doper le e-commerce en Europe, plan établi en réaction au constat que le e-commerce, s’il est relativement développé sur les marchés nationaux, peine encore à se développer sur le marché unique. Constatant les bienfaits économiques du e-commerce (21% de la croissance du PIB des cinq dernières années est due au e-commerce dans les pays du G8), la Commission européenne souhaite unifier le marché européen du e-commerce afin d’assurer un même niveau de croissance à l’ensemble des Etats-membres.

Cette politique de la Commission s’inscrit dans les objectifs généraux de la politique communautaire : offrir un espace économique sans frontière et sans disparité réglementaire, d’une part, et  faire profiter les consommateurs de ces améliorations économiques, d’autre part. En effet, la Commission estime que les gains pour les consommateurs s’élèveraient à « 204 milliards d’euros si le commerce électronique atteignait 15% du commerce de détail et si les obstacles au Marché unique étaient éliminés ».

L’idée générale de cette ambitieuse réforme est de développer une politique de gagnant-gagnant pour le e-commerce en Europe. En supprimant les obstacles frontaliers au e-commerce en Europe (suppression des disparités réglementaires et fiscales), la Commission entend faciliter l’activité des opérateurs. La Commission attend en échange que l’essor du e-commerce et la réduction des coûts qui devraient en découler profitent au consommateur.

 

Afin de mener à bien ce projet, la Commission, dans sa Communication au Parlement européen, identifie cinq axes de développement du e-commerce pour remédier aux obstacles existants.

1.       Développer l’offre légale et transfrontalière de produits et de services en ligne, notamment en renforçant la coopération entre Etats-Membres, en supprimant les discriminations fondées sur la nationalité ou le lieu de résidence ou en unifiant les régimes de TVA applicables dans les différents Etats-membres. Concrètement, cela a pour objectif de faciliter l’activité des opérateurs de e-commerce dans l’UE et les inciter à se développer directement sur le marché commun.

2.       Renforcer l’information des opérateurs et la protection des consommateurs, notamment en assurant une application rapide de la directive 2011/83/UE du 25 octobre 2011 relative aux droits des consommateurs, laquelle prévoit notamment un droit de rétractation de quatorze jours au profit des consommateurs.

3.       Renforcer les systèmes de paiement et de livraison, et notamment assurer un fonctionnement plus fluide des transactions dans la zone SEPA et limiter les frais associés aux micro-paiements ou aux paiements intra-zone. La diminution des frais pour micro-paiements, ou des frais de livraison devrait rendre les sites de e-commerce encore plus compétitifs par rapport aux commerces de détail, et ainsi inciter les consommateurs à davantage acheter en ligne.

4.       Lutter plus efficacement contre les abus et mieux résoudre les litiges, notamment en instaurant un système de résolution alternatif et en ligne des litiges entre les consommateurs et les opérateurs de e-commerce. Un tel système, similaire à celui existant aujourd’hui pour les noms de domaine, pourrait permettre d’envisager un règlement rapide et peu coûteux de ces litiges. Une harmonisation des régimes nationaux de responsabilité des intermédiaires techniques (hébergeurs notamment) issus de la Directive E-commerce pourrait également être mise en œuvre dans l’idée de favoriser la prise en compte et le traitement rapides des signalements de contenus illicites.

5.       Déployer des réseaux à haut débit et des solutions technologiquement avancées, notamment en faveur du cloud computing.

 

Dans ce cadre, la Commission s’est notamment focalisée sur le développement des moyens de paiement électroniques, et a publié le même jour un Livre Vert intitulé « Vers un marché européen intégré des paiements par carte, par internet et par téléphone mobile », afin d’initier une consultation publique sur le sujet.

 

La Commission s’étant fixée comme objectif de parfaire le Marché unique numérique d’ici 2015, il est fort à parier que de nombreuses innovations et modifications seront apportées au régime juridique actuel du e-commerce dans les prochains mois. Des sujets tels que les droits des consommateurs, ou la création d’un mode alternatif de règlement des litiges e-commerce devraient être relancés et mis en œuvre rapidement.

 

Diane Mullenex – Avocat à la Cour– Solicitor England & Wales- Ichay & Mullenex Avocats – www.ichay-mullenex.fr.

Exemple de progrès à faire sur les sites marchands – Mémoriser les préférences entre les pages

Pas mal de sites proposent des outils permettant de naviguer dans les produits via des filtres.

Exemple sur Amazon, pour choisir ses chaussures en fonction de leurs tailles (pleins d’autres le font) :

Quand on sélectionne un produit, on arrive sur la fiche produit :

Comme vous pouvez le voir, la taille n’est pas sélectionnée, alors que qu’on a déjà indiqué, sur la pagé précédente, la taille recherchée.

Détail me direz vous ?

Oui, mais au final, une expérience d’achat de qualité, c’est tout un tas de petits détails bien pensés.

 

Facebook Open Graph: des applis, pas des boutons !

Cet article est écrit par Julien Chaumond, co-fondateur et CEO de Productism, un réseau social centré sur les produits, et auteur du livre Social commerce. Vous pouvez aussi suivre Julien sur Twitter.

Nous parlions de la Timeline il y a quelques semaines, et ça y est, Facebook vient de lancer officiellement l’Open Graph 2.0, sa composante la plus emblématique et la plus innovante.

Sauf que… les retours qui sont faits sur cette annonce par pas mal de blogs (y compris Le Figaro) sont un peu à côté de la plaque (ou en tout cas ne sont pas assez clairs) : Facebook n’a PAS lancé des nouveaux boutons Like tels que « Read », « Watch », ou dans le cas du e-commerce, « Want » ou « Buy ». Ce sont les développeurs d’application qui peuvent créer, dans leurs applis, ces actions et les associer à des boutons — ou plutôt d’ailleurs les publier automatiquement.

La différence est vraiment majeure : dans le cas du bouton Like, l’internaute doit explicitement cliquer sur un bouton. En contrepartie, si je mets un bouton Like sur mon site, mon contenu va pouvoir être partagé sans avoir à installer une application Facebook (car le bouton Like, c’est directement un bout de Facebook sur mon site). En revanche, dans le cas des applications utilisant l’Open Graph 2.0, l’utilisateur doit installer l’appli (et donc passer par l’écran d’autorisation, qui vient d’ailleurs d’être mise à jour également). Mais une fois qu’il a l’installée, celle-ci peut publier automatiquement des actions sur son profil (notamment dans le Ticker).

Il n’y aura donc pas un bouton « Want » ou un bouton « Buy », mais autant de boutons (ou de publications automatiques) que d’applis.

Facebook a mis en avant hier un premier batch d’une centaine d’applications, que vous pouvez retrouver ici ou sur le visuel ci-dessous. Pinterest, RunKeeper, Dailymotion ou Cinemur rejoignent ainsi les « précurseurs » notamment Spotify et le Washington Post (qui ont gagné tous deux plusieurs millions d’utilisateurs en quelques semaines grâce à Facebook !).

L’aperçu des produits Amazon directement dans le flux Twitter

Cet article est écrit par Julien Chaumond, co-fondateur et CEO de Productism, un réseau social centré sur les produits, et auteur du livre Social commerce. Vous pouvez aussi suivre Julien sur Twitter.

Cela fait maintenant quelques semaines que c’est sorti (depuis début décembre), mais c’est passé relativement inaperçu bien que ce soit assez puissant : lorsqu’un tweet contient un lien vers une page produit Amazon, en cliquant sur « View media », des infos sur le produit apparaissent (la photo produit et un bouton acheter, mais aussi les derniers avis Amazon, etc.). Ca marche avec tous les liens Amazon (amazon.fr y compris donc).

Twitter a donc étendu les « inline previews« , à partir des photos (avec des applis comme Instagram, Twitpic et maintenant leur propre service de photos) à la vidéo (embedding des vidéos Youtube), et maintenant donc au e-commerce !

Le seul autre « e-commerçant » à bénéficier aujourd’hui à ma connaissance de ces inlines previews, c’est Apple/iTunes, avec les liens vers l’App Store notamment pour les applications iOS.

Il faut remarquer d’ailleurs que Twitter ne réécrit pas les liens en liens affiliés Amazon (ce qui aurait pu être un élément de monétisation important pour eux — la plateforme de blogs Posterous l’avait justement fait il y a quelques mois) — ou alors est-ce qu’ils ont un deal secret avec Amazon ?

Quoi qu’il en soit, quelques questions auxquelles on serait vraiment, vraiment heureux d’avoir des réponses :

  • Quel est l’impact de ces inline previews pour Amazon ? Est-ce que leur taux de conversion depuis Twitter a explosé ?
  • Est-ce que la majorité des utilisateurs font un simple copier-coller de l’URL de la page produit, ou est-ce qu’ils utilisent les boutons de partage ? Sur la page produit, ou en post-purchase ? En d’autres termes, comment Amazon incite-t-il ses clients à partager sur Twitter ?
  • Et le plus important : quand on fait du e-commerce mais qu’on n’est pas Amazon, comment fait-on pour avoir nos produits dans Twitter ? 🙂

Alors, mieux que le F-commerce, le Twit-commerce ? 🙂

News de Rue Coquette

Comme je vous l’avais dit, j’avais envie de monter une activité e-commerce, en complément de l’activité de conseil.

Ma femme souhaitant changer de métier (après avoir été professeur des écoles), c’est devenu une aventure familiale 😉 (sans compter sur les coups de main de Pauline).

Rue Coquette est un site qui vend des bijoux de créateurs, plutôt parisiens (mais pas exclusivement).

La boutique a été ouverte en Avril.

Bien sûr, le secteur est encombré, on n’est pas les premiers à ouvrir une boutique de bijoux en ligne, et on le savait depuis le début.

Mais on avait analysé qu’il y avait une opportunité. Sur un secteur comme celui là, il existe tout un tas de niches, qui restent accessibles.

Et cela commence à porter ces fruits. Pour une boutique lancée il y a quelques mois, Noël c’est particulièrement bien passé, puisqu’on a eu 4 à 5 commandes par jour sur décembre.

Le site a subi un petit relifting, on a introduit une couleur un peu plus flashy pour donner un peu de relief.

Ce qui nous rend optimiste pour la suite c’est :

  • Les feed back des clients, qui disent apprécier la collection et notre réactivité (ça fait vraiment plaisir !)
  • Les feed back des marques, qui nous contactent pour travailler avec nous.

Bien sûr, il reste beaucoup à faire… C’est un « long chemin ».

Le SEO est très perfectible, Facebook n’est pas installé sur le site, plus tout un tas de choses qu’on voudrait bien ajouter…

UPDATE

Newquest vient de mettre en ligne les liens vers facebook 🙂

Faire du commerce à coup d’avocat…

J’ai entendu parler de plusieurs boites, qui, chacune dans leur domaine, a une approche business particulière…

Dans les différents cas, l’un des éléments du business est juridique !

Ce sont des boites qui n’hésitent pas à faire des procès à leurs clients.

C’est marrant, parce que j’ai entendu ces derniers jours plusieurs histoires, dans des domaines très différent :

  • Editeur de brique logicielle pour le e-commerce
  • Gros intégrateur
  • Solution pour avoir son site web en quelques clics

Acteurs très différents donc, mais a chaque fois, ces boites n’hésitent pas à faire un procès à leurs clients.

Le point commun, c’est la démarche commerciale d’origine : très très agressive.

Je sais pas vous, mais moi, ça me fait horreur.

J’espère qu’il y a un peu de moral, et que la e-réputation vont finir par plomber ces gars là.

D’ailleurs, quand on tappe certains de leurs noms sur Google, les choses commencent à remonter !

Communiquer sur Internet, pour dire quoi ?

Beaucoup de monde parle sur Internet, mais pour dire quoi ?

On peut communiquer sur tout un tas de supports : Facebook et ses frères, Twitter, un blog, un forum, un site perso, ….

Bon, mais qu’a-t-on de si intéressant à dire ? quelle posture ? Quelles objectifs ?

Certains communiquent de manière très égo-centrique

Ce matin, j’ai été malade….

Encore 2h d’attente chez le dentiste….

Vous voyez le genre ? Clairement passionnant 😉

Pas vraiment d’objectif…

D’autres utilisent la communication d’un point de vue purement commercial

Encore 3 contrats gagnés cette semaine

Pour le coup, on voit bien l’objectif, mais peut être est-ce un peu trop direct, non ?

Certains prennent un ton hypra branché, pour faire plus cool

On a déchiré grave cette semaine…

D’autres enfin vous expliquent qu’ils sont décidément les plus forts

Bidule, la seule boite sérieuse du domaine machin…

Ah oui, il y a ceux qui expliquent que les autres sont nuls ;).

Surtout, il y a la grande majorité des sites qui ne font que reprendre une info, sans y ajouter la moindre valeur.

Certains, enfin, essaient de créer du contenu original…

Alors,communiquer sur Internet, pour dire quoi ? Avec quels objectifs ?

Et pour ce blog, je vous laisse me classer ou vous voulez 😉

 

Enfin l’appareil photo de mes rêves ?

Depuis que le numérique existe, je rêve d’un appareil photo, avec des caractéristiques bien particulières.

En fait, pour faire simple, j’aimerais un Leica M8, mais je n’ai pas gagné au loto 😉

Je souhaite :

  • Une focale fixe, si possible autour de 40
  • Accès direct aux réglages diaphragme, vitesse, et mise au point
  • Un viseur optique, avec des infos complémentaires sur l’exposition, la vitesse, …

Je ne suis pas tenté par un réflex, que je trouve trop gros.

Et bien c’est peut être Fuji qui a sorti l’appareil de mes rêves avec le XPro1 :

Il a tout ce que je veux !

A voir, s’il tiendra ses promesses, et si le prix est raisonnable…

Bon, c’est pas encore Noël, et en plus, il n’est pas encore sorti 😉

Bon WE à tous !

Conception du site e-commerce – Quels critères pour décider ?

Concevoir un site, c’est, sur chaque page, sur chaque élément du site, se poser tout un tas de questions.

Doit on ajouter telle option sur telle page ?

Et si l’internaute veut faire ceci, ou cela ?

Si on est plusieurs autour de la table, les idées vont fuser, et cela permet d’être sûr de bien regarder les choses sur plusieurs angles de vues.

C’est très bien.

Sauf que…

Sauf que, si on avance comme ça, on va rajouter tout un tas d’options, de liens, de boutons.

Le site va être « boursouflé ».

Le site est conçu sans cohérence, sans ligne claire.

Surtout : on ne drive pas la conception en fonction de critères de performance : principalement SEO et performance commerciale.

Il est fondamental, dans cette phase, de définir et de garder ces objectifs en tête.

L’objectif n’est pas que l’internaute puisse faire facilement ceci ou cela.

L’objectif est de vendre plus ! (je sais, je suis un poète…)

Pour cela, on doit plutôt simplifier le site, de manière à ce que les choses apparaissent comme très claires, comme évidentes pour l’internaute.

Et, je le dis souvent, faire simple, c’est compliqué.

C’est compliqué parce qu’il faut arbitrer, arbitrer entre ce qu’on doit garder et ce qu’on doit retirer.

A ce stade, c’est souvent bien utile de faire appels à des pros ;).

Mais personne n’a la science infuse. Tout site doit faire ce travail de manière itérative.

Faire de manière itérative, cela veut dire bien mesurer ce qui se passe sur le site. Cela veut donc dire mettre en place les outils d’analytics… avec la mise en place d’indicateurs adaptés aux questions qu’on se pose (aller au delà du paramétrage par défaut donc).

Cela veut dire aussi, si possible, faire des tests AB.

Tout un programme !