Faire du commerce à coup d’avocat…

J’ai entendu parler de plusieurs boites, qui, chacune dans leur domaine, a une approche business particulière…

Dans les différents cas, l’un des éléments du business est juridique !

Ce sont des boites qui n’hésitent pas à faire des procès à leurs clients.

C’est marrant, parce que j’ai entendu ces derniers jours plusieurs histoires, dans des domaines très différent :

  • Editeur de brique logicielle pour le e-commerce
  • Gros intégrateur
  • Solution pour avoir son site web en quelques clics

Acteurs très différents donc, mais a chaque fois, ces boites n’hésitent pas à faire un procès à leurs clients.

Le point commun, c’est la démarche commerciale d’origine : très très agressive.

Je sais pas vous, mais moi, ça me fait horreur.

J’espère qu’il y a un peu de moral, et que la e-réputation vont finir par plomber ces gars là.

D’ailleurs, quand on tappe certains de leurs noms sur Google, les choses commencent à remonter !

6 commentaires

  1. Mon cher François,
    Ce dont tu nous parle ici ets effectivement une pratique dont certains se font fait spécialistes. C’est ce qu’on appelle la « politique de la terre brûlée »: on vend aux forceps des solutions plus ou moins pertinentes avec des méthodes de vente aggressives et sans complexes en profitant de l’ignorance ou de la crédulité des clients et le jour où le dit client se réveille ou devient simplement plus exigeant on a rien de constructif à lui proposer sauf de le menacer d’une procèdure si ce dernier à l’outrecuidance de vouloir changer de solution ou de remettre en cause les accords passés. Je n’appelle pas ça du business mais bien du dol en terme juridico-commercial !!
    J’ai connu plusieurs spécialistes de la chose…qui continuent…et qui mériteraient une bonne leçon !! J’espère comme toi que le marché saura faire le ménage tout seul car ce type de pratique nuit à ceux qui ont compris que la relation client-fournisseur devait maintenant être gérer en mode « durable ».

  2. Allez pour changer un peu je vais jouer l’avocat … du diable !

    Ce dont nous parlons ici, une vente à l’arrache par des gens peu scrupuleux qui ensuite tente d’intimider leur client, c’est évidemment déplorable, rien à ajouter.

    Par contre je souhaiterais que l’on n’oublie pas que parfois – pour ne pas dire souvent – c’est le client qui prend le fournisseur pour une poire. Disons que certaines pratiques visant à descendre les prix, comme par exemple un cycle d’avant vente de 6 mois avec force démonstration, « Proof of concept », maquettage et étape de négociation qui en finale se solde par « on signe avec vous si vous vous alignez sur les prix du developpeur Chinois mais avec une équipe dédiée sur place », ne sont pas très saines.

    Un autre exemple peut être aussi dans la vie du projet (delivry), le client, outre le changement de scope fréquent que nous connaissons tous – revient sur le scope et remet tout en cause avec comme justification « notre business est très dynamique, vous devez l’être aussi et vous adapter » oubliant que parfois une decision à pris 3 semaines alors que le résultat devait être livré en 2 …

    Je n’évoque pas ici la mauvaise foi d’un client qui lorsque que l’on découvre que les data d’un catalogue, contrairement à l’hypothese prise en phase d’estimation de couts (validé par le client évidemment) ne sont absoluement pas structurées et qu’il va être nécessaire de mettre en place un outil type MDM sinon se sera impossible de fédérer les différentes sources et publier à temps …

    Je ne parle pas du délais d’ouverture de boutique qui, sous couvert de compétitivité, doit se faire en moins de 6 mois mais avec changement de périmètre toutes les 2 semaines …

    A la signature du contrat le volet « juridique » doit vraiment être « blindé » pour éviter ce que je décris et c’est vrai que, c’est parfois rédibitoire, notamment pour les passionnés que nous sommes, pressés de taper dans la falaise pour mettre en place la boutique du millénaire.

  3. @Jean Michel> Tu as raison bien sûr, il y a des boites nuls, et des clients nuls 😉

    Maintenant, je ne suis pas sûr que chercher à tout boucler avec un gros volet juridique soit une bonne solution. C’est vrai qu’il faut faire attention, et ce que tu décris sent le vécu.

    Mais il me semble que la meilleure façon de réussir un projet est de travailler dans une logique positive.

    Ce qui me semble super important, c’est de bien définir le contour du projet et les différents paramètres. Cela constitue un référentiel, utile quand les choses évoluent.

    Si ça change, on se met autour de la table et on discute.

    Je sais, je garde un brin d’utopisme 😉

  4. Le juridique c’est comme le canot de sauvetage sur un bateau. Il faut l’avoir et ne jamais devoir s’en servir. Et si par malheur tu dois t’en servir alors le mieux c’est que cela soit bien pensé !

    Je n’ai jamais parlé de clients nuls – mais lorsque l’argent sur la table a 6 zéro derriere, ou que les délais s’allongent considérablement, voire les deux, les choses se tentent – euphémisme ! – alors autant que possible c’est à anticiper. Et le juridique sert à ça.

    Evidemment je suis totalement en phase avec toi, avant d’en arriver à des situations de crises, il y a des signes, charge à l’équipe projet d’avoir l’intelligence de ne pas jouer à l’autruche et de faire face aux difficultés qui se présentent et ce avant qu’elles se transforment en Crise.

    Toutefois, et c’est aussi une des composantes importantes d’un projet, il faut parfois avoir le nez dans le bol avant de réagir et ce tant coté client que prestataire …

    Apres l’intégration, la gestion de projet est un de mes autres cheval de bataille … (j’ai un attelage important 🙂 )

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