Archives de catégorie : e-commerce

L’incroyable publicité Cartier

Vous avez vu, vous ne pouvez pas ne pas avoir vu l’incroyable publicité Cartier.

Quel peut être le coût d’une telle campagne ? Entre la réalisation, qui déjà a du coûter bonbon (j’ai lu 4 millions d’euros ?), et le programme très agressif de diffusion, c’est du lourd !

Quelle puissance, une telle marque, qui, quand le  business n’est pas très en forme, a les moyens d’un tel programme de communication !

 

Quels sont les partenaires d’Araok ?

Pourquoi Araok ne communique pas, comme tant d’autres, sur de nombreux partenaires ?

Parce que je joue perso ? Parce que je n’ai pas l’esprit au partage ?

Non.

Parce que, de part mon activité de conseil, je pense que faire un partenariat avec telle ou telle boite, c’est retirer de la valeur pour mes clients.

Exemple : je fait un partenariat avec telle boite. Cela veut dire que je vais privilégier cette solution, lorsque je dois faire des recommandations à mes clients.

Hors, une boite n’est jamais la meilleure, dans toutes les situations. Autre facteur : les boites évoluent vite, en fonction des personnes en fait. Telle boite, très bien en 2010 peut avoir complètement changé, et devenir peu recommandable en 2012, ou inversement.

Je vais donc devoir recommander une boite sans forcément proposer la meilleure solution.

Et ça, je m’y refuse.

c’est sans doute dommage pour mon chiffre d’affaires, mais c’est très bien pour ma conscience et la qualité de mon sommeil ;).

Après, j’ai effectivement un réseau, je suis plus proche de certaines boites. Je peux également prendre position, à un moment donné, dans un secteur particulier.

En tout cas, j’aime les boites de passionnées, très pointues dans leurs domaines. J’aime les boites qui se décarcassent pour faire du bon boulot, pour satisfaire les clients.

Et ça existe, sur un peu tous les métiers du e-commerce !

Bon, pour revenir sur Araok, cela ne veut pas dire que les choses ne vont pas évoluer… Je vous en dirais plus très bientôt j’espère, mais il y a de belles choses en préparation !

Sur ce, je vous souhaite un bon WE. Je file me préparer pour la virée avec Prestashop 🙂

Les rachats de sociétés, ce qu’il y a derrière les communiqués

Je reçois souvent des communiqués, sur des annonces de rachats.

La communication est souvent très « langue de bois » : on y parle de création de valeur, 1 + 1 = 3, et tout ça.

C’est bien sympatique, mais je sais bien que la réalité est bien souvent différente.

Le scénario qu’on a tous, plus ou moins en tête, c’est d’un achat avec une belle valorisation, un beau chèque.

Cela arrive, heureusement ;). Exemple, le rachat par Rakuten de Priceminister.

Mais il arrive souvent que le rachat, ce soit en fait un tout petit chèque, parce que la boite qui se fait acheté est au bord du gouffre. Elle n’arrive pas à se développer, elle a perdu trop d’argent, et « une bonne âme » rachète le truc, pour quelques milliers d’euros.

Extérieurement, c’est pareil, mais à l’intérieur, c’est une autre histoire. La boite racheté a bien souvent perdu son Mojo ;).

Certains attendent même, pour faire une offre, que la boite dépasse le « seuil de mort clinique », pour faire baisse la valo.

Cela marche bien sûr, la valo baisse… Mais le moral des équipes aussi ! A se croire trop malin, on fini par perdre du temps et de l’argent !

Bon, heureusement, ça se passe pas toujours comme ça !

Et pendant ce temps, Demandware est en train de réussir une magnifique IPO !

News de Wizishop

Wizishop, solution de e-commerce en mode SAAS, évolue.

voici quelques news:

La solution intègre maintenant un moteur, permettant de paramétrer des opérations marketing : réduction pour un nouveau client, réduction au delà d’un certain nombre de commandes, offrir les frais de port au dela de certaines conditions… Sur ce type de sujet, les équipes marketing sont toujours très créatives, les moteurs doivent suivre 😉

Les autres news:

La plateforme a pas mal été optimisée, et les performances sont bien meilleures

Le back office permet maintenant de gérer des droits, en fonction du rôle de chacun

Wizishop propose une solution de migration, permettant aux clients qui le désirent de changer de solution.

Wizishop fait tourner plus de 1250 boutiques, avec de belles perspectives de croissance.

A suivre 😉

Quel modèle de données pour le catalogue des sites e-commerce ?

Dans le e-commerce, on range les produits dans un catalogue.

Ce catalogue a une structure.

La première idée simple est de faire une structure calquée sur ce qu’on ferait dans un magasin physique : on classe les produits par type de produit.
C’est un modèle en arbre. La racine, c’est le site. Les produits sont rangés, par exemple, par catégorie, sous catégorie et rayon.
Dans ce modèle, un noeud peut avoir plusieurs fils mais n’a qu’un père.

Suivant les moteurs, on a plus ou moins de contrainte sur cet arbre : quelle hauteur maximum, minimum, les branches doivent elles avoir toutes la même longueur, …

Cela fonctionne, mais c’est dommage : on n’est pas dans un magasin physique.
Un même produit peut très bien être « rangé » à plusieurs endroits. Soit parce qu’on peut proposer plusieurs clés d’accès au catalogue, soit parce qu’on veut créer des rayons « marketing » : produits de saisons par exemple.

Certains moteurs e-commerce vous proposent de faire ça, en gardant la structure d’arbre initiale, mais en ajoutant des accès complémentaires.
On peut par exemple accéder aux produits par marque, en complément de l’accès de base.

Cela fonctionne, mais c’est encore limité. On peut aller plus loin.

On peut, par exemple, avoir un modèle en « graphe orienté » : chaque noeud, dans ce cas, peut avoir autant de père que l’on veut.

Certaines solutions e-commerce limite cette fonction au niveau des produits :
Dans ce cas, on crée un arbre, ou seuls les feuilles peuvent être associées à plusieurs branches.

D’autres solutions sont plus souple : un noeud intermédiaire peut être associé à plusieurs pères.

Enfin, on peut également trouver des solutions qui permettent de mixer les 2 : un produit peut avoir plusieurs pères, et chaque noeud intermédiaire peut lui même avoir plusieurs pères.

C’est super, parce que cela donne un grand pouvoir d’expression.

Petit détail à gérer : le duplicate content. En effet, dans ce type de représentation, le chemin pour aller vers un produit n’est plus unique.

C’est important cet histoire de modèle, parce qu’au bout du compte, cela conditionne ce que vous allez pouvoir faire avec votre boutique : les catégories que vous pourrez créer, ou pas, …

Autre élément à bien avoir en tête : ce modèle est conditionné par le moteur e-commerce. Une fois votre solution choisie, il faudra faire avec. On fait très difficilement évoluer ce modèle.

Alors, il est comment votre modèle de données pour votre catalogue ?

Pilotage e-commerce – Comment choisir ? Quelles sont les actions prioritaires ?

Comment choisir, entre les différentes actions, quand tout est prioritaire ?

Le e-commerce, c’est le travail de pas mal de métiers : marketing, communication, merchandising, informatique, eMailing, logistique, transport, relation client, …

Et pour chaque métier, on peut encore « zoomer » et sous découper en spécialités, toutes tout à fait nécessaires. Exemple pour l’informatique : solution e-commerce, ETL, WMS, TMS,… sans parler des spécialistes sécurité, hébergement, analyse de la performance, …

Chaque métier a ses propres priorités. Parlez à un pro de la logistique par exemple. Il va vous expliquer que son métier est en fait au coeur de la performance commerciale, que sans logistique au point, pas de client satisfait, et sans client satisfait pas de business…

Chaque métier va donc faire remonter aux décideurs à quel point certaines actions sur son secteur sont hautement prioritaires.

Le marketing, de chaque branche, va vous « noyer » sous des emails, des livres blancs, pour finalement arriver à la même conclusion : tout est « super important » pour développer le business. C’est d ailleurs ce qui est à l’origine de ce billet, les emails que je reçois des différents prestataires e-commerce, et qui expliquent tous quel est réellement le « coeur du business ».

Alors, comment s’en sortir ?

Cela me rappelle une scène du film sur Apollo 13. La panne a eu lieu. L’équipe au sol commence à travailler sur la situation et les options. Chacun, de son point de vue « métier » présente son analyse et les difficultés spécifiques. Par exemple l’équipe de médecin explique que l’équipe est fatiguée, et qu’elle doit se reposer, sinon, elle ne sera plus en état de prendre les bonnes décisions. Du point de vue des médecins, c’est l’action la plus importante.
Dans ce brouhaha, un gars arrive à se faire entendre, et explique que le vrai problème, celui qui doit réellement être traité de manière prioritaire, c’est l’énergie. Sans énergie, Apollo 13 sera incapable d’infléchir sa trajectoire, et donc de revenir sur Terre.

C’est, je pense, une belle métaphore, sur ce qu’il faut réussir à faire, au niveau du pilotage e-commerce. Ok, tout est important, tout est vital. Mais on ne peut pas tout faire, pas tout en même temps. Il faut donc prendre le temps de réfléchir, pour identifier ce qui est « réellement » prioritaire, vital.

Bon, vous allez me dire : vas-y. Dis nous ce qui est vraiment prioritaire.

Malheureusement, je ne peux pas ! Je ne peux pas car cela dépend de la situation de chacun. Pour certains, revoir le site web est l’action la plus importante. Pour d’autres, le processus de traitement des commandes laisse à désirer, et doit être revu. Dans un autre cas, c’est la sécurité du site qui doit absolument être revue…

Bref, chaque cas doit avoir ses propres priorités, en fonction de sa situation spécifique.

Toujours dans le film sur Apollo 13, un peu plus tard, une alarme se déclenche : l’air devient saturé en gaz carbonique. Régler ce problème devient la nouvelle priorité.

Ce que je veux dire, c’est que les priorités doivent être revues, en fonction de l’évolution de la situation.

Sur ce sujet, il est intéressant d’écouter ce qu’en dit Tony Hsieh, fondateur dirigeant de Zappos. Pour lui, le plus important, c’est la relation client. Mais, pour obtenir une relation client de qualité, Tony Hsieh pense que le plus important, ce sont les hommes. La priorité est donc, pour Zappos, sur le recrutement et la motivation des troupes.

J’avais écrit cet article, ce matin. Depuis, j’ai eu un petit échange avec Benoit, qui a écrit un article, pratiquement « miroir » de celui ci, puisque Benoit prend position, en disant que le fond, l’offre des pages est bien plus importante qu’un projet de refonte. Je ne partage donc pas son point de vue, même si je comprends ce que Benoit veut dire.

Alors, quelles sont vos priorités, à vous ?

Barcamp Prestashop à New York : Let’s go !

Le nouveau barcamp Prestashop a lieu à New York :

Une bonne partie de l’équipe Prestashop fait le voyage. C’est une bonne façon d’accélérer le développement de la solution aux US !

Et vous savez quoi ? J’y serais !

Super occasion pour échanger avec les équipes sur les nouvelles versions à venir, voir le développement de la solution aux us, …

Pour ceux qui viennent, on pourra discuter 😉

Et pour les autres, je vous tiendrais au courant, si possible en temps réel.

Décodage pour New York avec toute l’équipe Prestashop Samedi prochain !

Apple a-t-il perdu son Mojo ?

Apple se remettra-t-elle de la disparition de son fondateur ?

Bien sûr, la société continue à avancer, le « Nouvel iPad » a un écran de meilleure qualité, un processeur plus gonflé.

Plus tard, Apple va sortir une gamme rajeunie pour les Macbook Pro / Macbook Air.

Mais tout cela, ce ne sont que des mises à jour.

Steve Jobs innovait, avec un rythme plutôt élevé, et allait sur de « nouvelles terres ».

Les présentations étaient vivantes… Je trouve qu’elles se sont « fossilisées », le format est devenu statique, sans ame (je sais, je l’ai déjà dit lors de la présentation précédente 😉 )

Alors, Apple a-t-il perdu son Mojo ? Quelles innovations la pomme va-t-elle nous proposer ?

UPS : Sa stratégie pour Kiala

Cet article est écrit par Augustin GUELDRY, fondateur de COLICOACH et du blog Livrezfacile

Après l’annonce par UPS il y a quelques jours du rachat du réseau KIALA, l’intégrateur américain expose à présent sa stratégie en Europe. UPS indique qu’il souhaite par ce rachat prendre une position forte en Europe sur le marché B to C. Cette acquisition permet évidemment de gagner du temps puisque cela évite de construire un réseau. En effet cette démarche est toujours longue, fastidieuse et pas toujours couronnée de succès :

– recruter des commerçants.

– mettre en place les outils technologiques pour les échanges d’informations.

– créer et imposer la notoriété d’une marque.

En reprenant Kiala, ces étapes sont déjà bien engagées et permettent à UPS de se concentrer sur le déploiement du réseau en Europe. UPS se rapproche ainsi progressivement de l’attente des e-marchands  pour une solution paneuropéenne complète comprenant (livraison à domicile, en point relais, en express etc..)

Les conséquences de ce mouvement stratégique :

– Le marché B to C a pris une telle ampleur que tous les acteurs du transport se doivent aujourd’hui de clarifier leur stratégie : se cantonner uniquement dans le B to B ou aborder le B to C mais avec des moyens et une stratégie appropriée aux spécificités de ce marché.

– L’arrivée d’un acteur comme UPS (C.A + de 5 fois supérieur à celui de GEODIS ou TNT) montre que :

* la crise économique engagée en 2008 puis renouvelée en 2011 a une incidence directe sur le volume de fret à transporter. La guerre tarifaire engagée entre les transporteurs pour conserver des parts de marché se fait souvent au détriment des marges et fragilise fortement de nombreux transporteurs.

* le marché du B to C est en pleine mutation et que le contexte n’est pas encore stabilisé. Il va y avoir de nombreux mouvements de ce type dans les années à venir.

* que les moyens financiers à mobiliser pour être présent sur ce marché sont en train de changer.

Des opportunités à saisir pour les e-marchands :

Comme toute période de bouleversements, cette phase va être appréhendée par les acteurs directement concernés, les e-marchands, de différentes façons. Certains vont probablement essentiellement subir les conséquences et rester des spectateurs sur la défensive cherchant dans l’urgence une solution alternative en cas de difficulté d’un acteur par exemple. D’autres saisiront ce contexte pour accroître la compétitivité de leur offre commerciale.

Je m’explique :

Les e-commerçants vont avoir progressivement moins de choix pour différencier leur offre standard de livraison avec la réduction progressive du nombre de transporteurs. Il reste cependant encore des pans entiers de l’activité B to C à optimiser et donc des opportunités pour les e-marchands de se démarquer de leurs concurrents :

– la livraison aux particuliers restent encore peu exploitées par les grands réseaux de transport sur certains créneaux (produits encombrants, livraison à deux personnes, livraison sur RDV, livraison écologique etc…). Il y a donc encore des moyens de se démarquer de ses concurrents sur ces volets.

– la logistique reste un vrai levier de compétitivité et de différenciation à condition d’être bien conduite.

– les outils de communication avec les transporteurs et les destinataires d’un côté et de pilotage des flux expédiés de l’autre sont encore des gisements importants d’amélioration.

Face à ces bouleversements les e-marchands doivent, pour sécuriser leur distribution, adopter une stratégie de livraison spécifique et adaptée à ce contexte nouveau. En parallèle, une stratégie bien construite pour établir une Supply Chain performante constitue à mes yeux le meilleur gage de réussite dans les années à venir.

Augustin GUELDRY  Fondateur de COLICOACH