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Fini la théorie : jouez vous même avec Apollo !

Apollo, j’en ai déjà parlé à plusieurs reprises (dans ce billet par exemple, vous pouvez accéder à la liste des billets qui en parlent ici).

Vous pouvez également aller voir sur le blog de Fred qui en parle souvent

J’étais hier avec Michaël Chaize, qui travaille pour Adobe France sur Flex et Apollo.

Il m’a montré des démos vraiment sympa, qui permettent de voir la puissance de ces technologies.

J’ai pu par exemple jouer avec une application Apollo pour eBay.

Résultat : Génial ! L’application est super sympa, et permet une expérience utilisateur vraiment différente, très agréable et surtout terriblement efficace !

Par exemple, quand on est sur la liste des produits en vente, la colonne qui affiche le temps qui reste est mise à jour en temps réel : les secondes défilent. Ainsi, si la liste est triée en fonction du temps d’enchère qui reste, on voit les premiers articles arriver au bout de l’enchère… : trop tard pour acheter ! Je suis certain qu’au delà de l’utilité, c’est très stimulant pour la vente !

Chacun peut aujourd’hui essayer Apollo : il est possible de télécharger l’application Apollo (En anglais) qui permet ensuite de jouer avec des démos directement sur son PC (ou mac) : ce sont des fichiers avec l’extension « .air ».

L’avis des utilisateurs ? Pas pour tous les sites

Avec la mode 2.0, pas mal de sites marchands intègrent la fonction « avis des utilisateurs ».

Pour aller droit au but je pense que cette fonction n’est pas forcément adaptée à tous les sites marchands.

A mon sens, avant d’ouvrir cette fonction, il faut se poser quelques questions :

  • A-t-on le trafic permettant d’alimenter ces commentaires ?
  • Aura-t-on les moyens de modérer les commentaires ?
  • Est-on prêt à écouter vraiment ce que disent les clients, et adapter l’offre en conséquence ?

De plus, cela dépend du modèle de vente. Par exemple, quand un commerçant achète à bon prix tout un stock d’un produit, s’il ouvre les commentaires sur ce produit, et que ce produit est critiqué par les utilisateurs, la situation sera difficile à gérer…

Sur Internet plus qu’ailleurs, une réputation met du temps à se construire, alors qu’une image négative se diffuse très très vite !

C’est pourquoi je pense qu’il ne faut pas prendre cet item à la légère, et encore moins chercher à « tricher ».

Pour faire simple, je pense que, d’une manière générale, il vaut mieux ne pas faire que de mal faire.

Amazon ou Amazon ?

Bon, en premier, une copie d’écran du site Amazon :

Page d'accueil du site d'Amazon France

Et maintenant, la même page d’accueil d’Amazon :

Page d'accueil du site d'Amazon Us

Bon, bien sur, la première image, c’est le site français, et la deuxième, c’est la version US du site.

Vous aviez remarqué, vous, à quel point les sites Français et US sont différents ?

D’abord, dans la version US, les boutons, les onglets ont un joli effet 3D.

La barre du haut de page a été considérablement aplatie, ce qui permet de gagner beaucoup de place… pour présenter plus d’informations dynamique à l’utilisateur : la barre française fait 220 pixels de haut, contre 118 pour la barre US : plus de 100 pixels économisés !

La colonne de gauche a également été fortement réduite : on est passé de 156 pixels à 109 pixels, soit une cure amincissante de 30% !

Qui en profite :  la zone centrale évidemment, qui a donc beaucoup plus de place pour afficher des promotions bien centrées, et les produits mieux mis en valeurs.

Ensuite, les catégories ont disparues dans la version US, et quand on passe la souris sur la zone Onglet : Voir toutes les catégories, une fenêtre popup s’affiche automatiquement (Merci Javascript) :

Poup des catégories sur le site Amazon US

Depuis ce popup,  on peut directement sélectionner la catégorie (parmi 40), alors qu’avec l’ancienne ergonomie (la version française), il faut d’abord sélectionner le premier niveau de catégorie puis le deuxième. On gagne donc un clic avec cette nouvelle interface !

Bon, il y a pleins d’autres petites différences …

Ce qui me marque, c’est l’introduction très subtile de ces nouvelles interfaces :

  • Un utilisateur peu habitué à ces nouvelles interfaces ne sera pas dérouté : il y a des boutons bien identifiés, sur lesquels on clique comme sur les bons vieux sites « 1.0 ».
  • Si un utilisateur à un navigateur trop ancien pour interpréter les scripts, pas de problème, l’ergonomie du site reste très acceptable.

La nécessaire hiérarchisation des utilisateurs

C’est l’un des pilier du Web 2.0 : tout le monde s’exprime.

Maintenant, dans certains contexte ou l’on recherche la qualité, l’expression libre et sans règle ne fonctionne pas. Il y a des dérives, des « crottes de trolls » et autres dérapages.

J’en ai la conviction : au dela de la simple modération, la solution, c’est la hiérarchisation des utilisateurs.

Cela veut dire que tous les utilisateurs n’ont pas les mêmes droits, les mêmes pouvoirs. Certains utilisateurs deviennent des « power users ».

Je vais explorer les différents sites qui ont travaillé sur ces aspects, dans différents domaines, et je ferais probablement plusieurs billets sur ce thème dans les jours à venir (vous voila prévenu !)

Ce qui me fait écrire ce billet, c’est ce que j’ai lu sur Citizendium, qui fonctionne avec deux classes d’utilisateurs : les utilisateurs de base et les experts.

Logo Citizendium

Ce site a été créé par l’un des fondateur de wikipedia : Larry Sanger en septembre 2006.

Il faudra suivre donc de près cette expérimentation encore toute fraîche : ce mécanisme à deux niveaux est-il viable sur le long terme ?

Scrapblob : la richesse de Flex

Flex, c’est une solution d’Adobe pour faire des sites en Flash dynamiques.

Pour voir ce qu’on peut faire avec, je vous conseil de jouer avec scrapblog.com.

Scrapblog est un service qui permet de créer et partager un album photo.

Ce qui est impressionnant, c’est la richesse fonctionnelle du service, et la qualité de l’interface.

Espace de travail de Scrapblog

L’application fait un peu penser à Powerpoint. On crée des pages, qui contiennent des fonds d’écrans, des éléments décoratifs, des photos…

Comme vous pouvez le voir sur l’image ci-dessus (cliquez dessus pour l’avoir en grand format), on a une véritable application, avec les menus (en haut), les différents outils (à gauche) et les propriétés contextuelles (à droite).

Qui sera le premier site e-commerce à exploiter la puissance de tels outils ?

(via Ryan Stewart)

eBay : quel modèle d’évaluation des utilisateurs ?

Les utilisateurs ont de plus en plus la parole, et c’est tant mieux.

Mais comme on l’a vu (dans ce billet par exemple), la mise en oeuvre n’est pas si simple, surtout quand il y a des enjeux financiers importants.

Logo eBay FranceeBay est depuis le début sur un modèle où nécessairement les utilisateurs ont la parole : ce sont eux qui vendent et qui achètent.

Regardons d’un peu plus près comment cela fonctionne chez ce pionier.

Donc, sur eBay, les utilisateurs s’évaluent mutuellement.

L’idée, simple, et très « 2.0 », c’est de se dire :

  • Un gars bien, qui est honnête, aura des évaluations positives. Ces évaluations lui permettront d’avoir une bonne réputation, qui lui sera profitable pour son business : les autres utilisateurs auront tendance à lui faire confiance ;
  • A contrario, un gars « pas clair » aura des évaluations négatives. Ces évaluations permettront aux autres utilisateurs de se méfier de lui.

C’est donc à priori un système vertueux, auto-géré par la communauté des utilisateurs d’eBay.

En fait, dans la pratique, ça ne marche pas si bien que ça. Pourquoi ? C’est simple. La réputation sur eBay a donc une valeur tout à fait fondamentale. Pour un vendeur par exemple, il est très important d’avoir un très faible nombre d’évaluations négatives.

Imaginons par exemple qu’un vendeur ait un problème avec un acheteur. Va-t-il laisser une évaluation négative à l’acheteur ? Non. Non car s’il le fait, il aura certainement en retour une évaluation négative. Pour quelqu’un qui fait vraiment du business sur Internet, et qui passe des mois et des années à avoir une bonne réputation, il vaut mieux ne rien dire, et se garder au maximum des « retours de baton ».

Pour avoir le logo Logo d'un utilisateur eBay ayant plus de 10000 évaluations positives accolé à son identifiant eBay, il faut avoir plus de 10 000 évaluations !

J’en avais discuté avec un gars qui vit de son business sur eBay. Si vous en rencontrez, ils vous diront sans doute la même chose : ils préfèrent perdre de l’argent que d’avoir une évaluation négative. D’autant plus qu’envoyer un « skud » à un autre utilisateur ne permet pas en général de régler le problème de fond.

eBay a bien conscience de ce problème (qui est mentionné dans les pages d’aides sur l’évaluation) mais ne peut pas faire grand chose. En effet, dans la plupart des cas, eBay ne peut pas savoir ce qui c’est vraiment passé, et qui a raison ou tort.


Logo PowerSellerNotons qu’eBay a ajouté une fonction complémentaire importante : les PowerSellers. Un PowerSeller, c’est une caste, constituée de très gros utilisateurs d’eBay, qui, en échange de ce logo, s’engagent à respecter très scrupuleusement la charte de eBay.

Rechercher avec un nuage

Les nuages de mots clés (Tag Clouds en anglais), vous connaissez :

Exemple de nuage de tags

Quintura.com propose un nouveau méta moteur de recherche : c’est à dire un moteur de recherche qui s’appuie sur d’autre moteurs (Google, Yahoo, …).

Quintura permet d’affiner les résultats d’une recherche avec un nuage de mots clés. Exemple, avec « WEB 2.0 » on obtient :

Exemple de nuage de tags avec Quintura

En déplaçant la souris sur les mots clés, on peut afficher d’autres mots clés proches. On peut également cliquer sur un mot, pour l’ajouter à la requête ou le supprimer, et affiner ainsi la recherche.

On peut chercher sur le Web, chercher des images, des vidéos et… on peut également utiliser ce moteur de recherche pour naviguer dans les produits d’Amazon.

Cette nouvelle interface est donc une alternative intéressante pour chercher des articles dans un site marchand.

(Via ReadWriteWeb)

A-t-on encore besoin d’outils off-line ?

Je lisais sur un blog, parlant d’Apollo d’Adobe, une discussion sur le fait qu’on ai besoin ou non d’outils mixte On-line / Off-line ou pas (on-line exclusivement donc).

On n’aurait pas besoins d’outils intégrant le off-line si on était certain d’être connecté, partout, tout le temps.

Je pense que c’est, pour longtemps encore, une utopie.

Oui, bien sur, la technologie avance à grands pas, et il y a de plus en plus de moyens de se connecter. Mais de là à avoir une couverture tout le temps, partout, il y a un « gap » qui mettra du temps à se combler.

Je pensais à ça en utilisant Windows Live Writer.

C’est un logiciel, que m’a fait découvrir Benoit, et qui permet d’écrire des billets pour le blog, en mode off-line. En un clic, on synchronise Windows Live Writer avec son blog et hop, le billet est publié.

Et bien, j’ai beau avoir du Wifi à la maison et au bureau, une connexion 3G en déplacement, je suis très content de ce petit utilitaire et de son mode off-line.

A mon sens, ce genre de produit illustre bien la richesse pour un utilisateur, d’un mix on-line et off-line. On peut utiliser le service sans connection (ou avec une connection de mauvaise qualité), mais la référence, c’est le web, et on sait qu’on devra de temps à autre se synchroniser.

L’avis des utilisateurs : à consommer avec modération !

L’un des pilier du web 2.0, c’est le côté participatif : les consommateurs ont enfin vraiment la parole !

Foule !

Sur un site marchand, les clients peuvent ajouter des commentaires, noter un produit…

J’avais introduit cette fonction dans ce billet.

Mais de nouveaux services apparaissent, en amont des sites marchands. C’est par exemple le cas de OhMyBuzz, ou de Vozavi. L’idée est simple : permettre aux consommateurs de noter les marchands. Le service a potentiellement beaucoup de valeur pour tout le monde. Pour un consommateur, aller sur un site marchand très bien évalué par beaucoup de clients, c’est très encourageant ! Pour un site marchand bien noté, c’est donc un bras de levier fort pour avoir plus de clients.

Daniel en a parlé récemment dans ce billet, ces fonctions « collaboratives » ont des limites.

C’est simple à imaginer, comme il y a des enjeux financiers très importants, il y a des risques très forts que ces services soient détournés.

Imaginez, vous êtes à la tête d’un site marchand. La tentation est grande « d’acheter » une place dans ces moteurs de shopping.

Sur des sites non collaboratifs, comme Kelkoo, pour le « koo » (comme dirait Pierre Chappaz), le deal est clair : payez plus cher que vos concurrents, vous serez en tête de liste !

Mais pour les sites collaboratifs, il faut faire autrement : on imagine les « batteries d’utilisateurs bidons », qui peuvent être délocalisées (j’ai entendu parler de l’Inde ?), et qui vont avoir comme mission de descendre les concurrents et de mettre des avis positifs sur la boite qui commande la prestation.

Bien entendu, les sites collaboratifs vont se défendre, dire qu’ils ont une riposte, qu’il peuvent identifier les fraudes et les modérer.

La réalité, a mon avis, c’est que :

  • Comme beaucoup des services qui donnent la parole aux utilisateurs sont très jeunes et sous-financés, les systèmes de modération ne sont en fait pas en place, ou en tout cas pas à la hauteur des enjeux.
  • Oui, on peut riposter, identifier des fraudes et les bloquer, sauf que c’est une course, et que les fraudeurs trouveront des moyens de contourner les barrières…

Conclusion ?

Je pense qu’on paye la jeunesse de ces nouveaux services. Quand on est sur des services collaboratifs du type Wikipedia, il n’y a pas de confusion, on est à 100% sur un service collaboratif. Mais quand on fait un service collaboratif lié au e-commerce, on arrive sur un terrain où se mélange les idées collaboratives et les enjeux business.

Comme ces services ont réellement de la valeur pour les consommateurs, je n’ai pas de doute sur leur futur, mais je pense qu‘il va falloir du temps pour que ce marché « sédimente » et fasse émerger des acteurs ayant la taille critique et offrant un service plus équitable.