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Le moteur de recommandations d’Amazon

Amazon est loin devant les autres ecommerçants sur beaucoup de sujets.

En particulier, leur moteur de recommandation est à mon avis un exemple à suivre.

Quand on arrive sur la page d’accueil, pour peu qu’on n’ait pas nettoyé « sauvagement » les cookies, Amazon nous identifie :

Bandeau du haut de page du site amazon France

Petite remarque hors sujet : Je suis frappé par la sobriété de cet entête !

Ensuite, en plein centre, on me propose des articles personnalisés :

Sur la boutique amazon : espace ou l'on me propose des articles personnalisés

Cette première zone me propose en premier les articles que j’ai déjà regardés sans les commander, et propose également des produits « proches » (Quel est le lien entre The Queen et Rox et Rouky 2 ??? Le moteur est probablement perfectible !)

Juste en dessous, Amazon me propose d’autres recommandations :

Sur la boutique amazon : espace ou l'on me propose des articles personnalisés

Pour chaque produit recommandé, Amazon propose un lien, pour expliquer pourquoi ce produit est proposé. Par exemple, pour le livre de Joël de Rosnay, ça donne :

Explication sur le pourquoi des recommandations Amazon

En un clic, je peux noter les produits que j’ai déjà ou retirer un produit.

Bon, si on revient sur la page principale, ce n’est pas fini, il y a un autre espace :

Encore une zone de recommandation sur la page d'accueil d'Amazon

C’est donc trois espaces personnalisés qui sont mis en avant sur la page d’accueil, et ce n’est surement pas par hasard.

Pour faire des recommandations, Amazon utilise toutes les informations dont il dispose :

  • Les produits que j’ai achetés ;
  • Les produits que j’ai dit déjà avoir ;
  • Les produits que j’ai consultés ;
  • Les liens entre les produits, extrapolés à partir des listes d’achats, créées par l’ensemble des clients.

Autre élément remarquable : à la moindre action, cet espace est « rebeloté », et de nouveaux articles sont proposés. C’est donc une véritable animation commerciale qui est proposée en plein centre de la page d’accueil.

e-commerce et écologie

C’est quoi le rapport ?

Dans les années 60-70, le modèle d’aménagement du territoire était basé sur l’utilisation de la voiture.

Exemple marquant : les centres commerciaux sont éloignés des habitations. On est donc obligé de prendre sa voiture pour faire ses courses.

On est toujours sur ce modèle… mais je pense que ça va changer.

J’ai la conviction que le développement du e-commerce est une partie de la réponse.

Le e-commerce permet de rationnaliser les déplacements. Même si la camionette qui effectue les livraison n’est pas écolo, le bilan écologique est à l’évidence meilleur que quand chaque consommateur prend sa voiture.

Je pense qu’on est au tout début du e-commerce, qu’il va poursuivre sa croissance à deux chiffres sur pas mal d’années, et que cela va profondément bouleverser le commerce et notre façon de consommer.

Le marketing viral en action avec Barnes & Richardson

Le marketing viral, l’idée est simple : on souhaite diffuser un message, et au lieu de cibler directement, disons 100 000 personnes, on en cible une petite partie (par exemple 10 000) et ce sont ces 10 000 premiers contacts qui vont relayer le message, vers leurs amis, leurs réseaux. L’idée est de créer une réaction en chaîne exponentielle (si en moyenne chaque contact diffuse le message à plus d’une personne, on atteint très vite une très grande cible).

J’ai vu ce matin une présentation de Barnes & Richardson, par son fondateur, Cédric Reinote.

B&R est une boite spécialisée sur le marketing viral, qui a été rachetée par EMailVision il y a tout juste un an.

Donc leur métier, c’est de construire des campagnes de marketing viral, et les exemples cités m’ont semblé vraiment intéressants.

Quel est le moteur qui fait qu’une personne qui reçoit un message va non seulement le lire, mais également le « forwarder » à ses amis ?

Et bien, le moteur principal, c’est le fun : un jeu, une blague qu’on fait à un ami, un collègue, …

Bien sûr, pour certaines campagnes, il y a des lots à gagner, mais je pense que même dans ces cas là, le levier, c’est le fun de participer à un concours, avec ses amis.

Exemple concret

B&R est consulté, pour diffuser une campagne pour une voiture (objectifs : diffuser le message, élargir la base de contacts, et « fourguer » des brochures sur la voiture et des essais).

Le « fun » qu’ils ont inventé, c’est de « piéger » des collègues et des amis.

Le scénario était le suivant :

Vous recevez un mail, qui semble provenir de la police, et qui vous avertit que vous avez commis une infraction. Tout y est : vos informations personnelles, votre voiture, …

Je ne sais plus trop comment, mais à ce moment là, un « inspecteur » vous appelle sur votre mobile. Le message est tellement réaliste que vous croyez vraiment dialoguer avec un inspecteur (un message enregistré en fait). Forcément, comme vous êtes accusé d’une faute que vous n’avez pas commise, vous êtes en colère… Et ce que vous ne savez pas, c’est que la conversation est enregistrée, et sera envoyée en mp3 à la personne… qui vous a piégé !

Quand vous aurez découvert la supercherie, vous aurez sans doute envie de piéger vos collègues, vos amis… et la boucle est bouclée !

Cédric Reinote nous a dit que cette campagne, ils ont du l’arrêter au bout d’une seule journée, parce que la police avait reçu plusieurs centaines de plaintes !

Cédric nous a donné tout un tas d’autres exemples, avec des résultats qui semblent impressionnants.

Par exemple, pour une campagne pour du fromage, les chiffres donnés sont les suivants, à partir d’une base initiale de 30 000 contacts et de deux mois de campagne :

  • 750 000 visites
  • 150 000 personnes ont participé au jeu proposé
  • La base de contacts a été enrichie de 70 000 contacts (double opt’in)
  • Tout ce « buzz » a permi de générer 15% de ventes en plus le premier mois, puis 20% le deuxième !

Combien faut il payer pour lancer une telle campagne ?

Très variable. Dans l’exemple précédent, Cédric dit que le prix était de 0,2 € par mail acquis. Comme ils ont acquis 70 000 contacts, on doit pouvoir extrapoler un coût de : 14 000 €.

Cédric a parlé d’un prix plancher de 6000 € et d’un budget pouvant aller jusqu’à 200 000 €.

Pour B&R, c’est important de connaître la fourchette de prix au démarrage, de manière à cadrer le travail dès le début (budget pour des films ou pas, …).

L’avis des utilisateurs ? Pas pour tous les sites

Avec la mode 2.0, pas mal de sites marchands intègrent la fonction « avis des utilisateurs ».

Pour aller droit au but je pense que cette fonction n’est pas forcément adaptée à tous les sites marchands.

A mon sens, avant d’ouvrir cette fonction, il faut se poser quelques questions :

  • A-t-on le trafic permettant d’alimenter ces commentaires ?
  • Aura-t-on les moyens de modérer les commentaires ?
  • Est-on prêt à écouter vraiment ce que disent les clients, et adapter l’offre en conséquence ?

De plus, cela dépend du modèle de vente. Par exemple, quand un commerçant achète à bon prix tout un stock d’un produit, s’il ouvre les commentaires sur ce produit, et que ce produit est critiqué par les utilisateurs, la situation sera difficile à gérer…

Sur Internet plus qu’ailleurs, une réputation met du temps à se construire, alors qu’une image négative se diffuse très très vite !

C’est pourquoi je pense qu’il ne faut pas prendre cet item à la légère, et encore moins chercher à « tricher ».

Pour faire simple, je pense que, d’une manière générale, il vaut mieux ne pas faire que de mal faire.

La stratégie d’Amazon pour les formulaires

J’en parlais déjà dans ce billet, la taille des formulaires est un élément clé.

C’est tout simplement du taux de transformation dont on parle : un formulaire trop long ou mal fait, et les utilisateurs qui abandonnent une commande en cours sont plus nombreux.

Pour répondre à ce problème, le site Amazon a mis en place une tactique simple : réduire au maximum la taille des formulaires et retarder le plus possible la demande d’informations.

Ainsi, sur le site d’Amazon, il n’y a presque pas d’informations facultatives demandées, et à la différence de la plupart des sites, dans les formulaires d’Amazon, par défaut, les champs sont obligatoires (les champs facultatifs sont indiqués comme tels  :

Exemple de formulaire de création de compte sur Amazon

Le formulaire ci dessus contient l’ensemble des champs pour la création d’un compte ! Trois champs obligatoires et un champ facultafif : qui dit mieux ?

Bien sur, pour finaliser une commande, il faudra demander d’autres informations (l’adresse, le n° de carte bleue, …) mais la stratégie d’Amazon est claire : demander à l’utilisateur de rentrer les informations le plus tard possible.

Cela permet :

  • De bien expliquer à l’utilisateur pourquoi on lui demande une information ;
  • D’avoir des formulaires plus petits et donc moins rébarbatifs.

Amazon ou Amazon ?

Bon, en premier, une copie d’écran du site Amazon :

Page d'accueil du site d'Amazon France

Et maintenant, la même page d’accueil d’Amazon :

Page d'accueil du site d'Amazon Us

Bon, bien sur, la première image, c’est le site français, et la deuxième, c’est la version US du site.

Vous aviez remarqué, vous, à quel point les sites Français et US sont différents ?

D’abord, dans la version US, les boutons, les onglets ont un joli effet 3D.

La barre du haut de page a été considérablement aplatie, ce qui permet de gagner beaucoup de place… pour présenter plus d’informations dynamique à l’utilisateur : la barre française fait 220 pixels de haut, contre 118 pour la barre US : plus de 100 pixels économisés !

La colonne de gauche a également été fortement réduite : on est passé de 156 pixels à 109 pixels, soit une cure amincissante de 30% !

Qui en profite :  la zone centrale évidemment, qui a donc beaucoup plus de place pour afficher des promotions bien centrées, et les produits mieux mis en valeurs.

Ensuite, les catégories ont disparues dans la version US, et quand on passe la souris sur la zone Onglet : Voir toutes les catégories, une fenêtre popup s’affiche automatiquement (Merci Javascript) :

Poup des catégories sur le site Amazon US

Depuis ce popup,  on peut directement sélectionner la catégorie (parmi 40), alors qu’avec l’ancienne ergonomie (la version française), il faut d’abord sélectionner le premier niveau de catégorie puis le deuxième. On gagne donc un clic avec cette nouvelle interface !

Bon, il y a pleins d’autres petites différences …

Ce qui me marque, c’est l’introduction très subtile de ces nouvelles interfaces :

  • Un utilisateur peu habitué à ces nouvelles interfaces ne sera pas dérouté : il y a des boutons bien identifiés, sur lesquels on clique comme sur les bons vieux sites « 1.0 ».
  • Si un utilisateur à un navigateur trop ancien pour interpréter les scripts, pas de problème, l’ergonomie du site reste très acceptable.

Google achète DoubleClick !

L’affiliation, vous connaissez (je l’ai présenté dans ce billet, et j’en parle régulièrement).

Il y avait des rumeurs de rachat de DoubleClick, j’en avais parlé dans ce billet

Le racheteur favori semblait être Microsoft… Mais c’est Google qui achète finalement DoubleClick, pour 3,1 Milliard de $ en cash !

C’est une somme considérable (près du double du montant payé pour YouTube, et pour YouTube, Google a payé en actions).

Cette acquisition est parfaitement logique pour Google : un business de publicité sur Internet, utilisant une plate-forme technique comme plaque tourante entre les différents acteurs, c’est cohérent et complémentaire des solutions de publicités de Google.

Maintenant, l’affiliation en est à ses débuts, et les solutions pourraient être beaucoup plus puissantes : il suffit pour s’en convaincre de comparer l’offre d’affiliation d’Amazon et des autres plates-formes du marché : Amazon est loin devant ! On verra ce que Google fera de Doubleclick, et s’ils mettent le paquet pour distancer la concurrence.

Jérémie en parle également.

La nécessaire hiérarchisation des utilisateurs

C’est l’un des pilier du Web 2.0 : tout le monde s’exprime.

Maintenant, dans certains contexte ou l’on recherche la qualité, l’expression libre et sans règle ne fonctionne pas. Il y a des dérives, des « crottes de trolls » et autres dérapages.

J’en ai la conviction : au dela de la simple modération, la solution, c’est la hiérarchisation des utilisateurs.

Cela veut dire que tous les utilisateurs n’ont pas les mêmes droits, les mêmes pouvoirs. Certains utilisateurs deviennent des « power users ».

Je vais explorer les différents sites qui ont travaillé sur ces aspects, dans différents domaines, et je ferais probablement plusieurs billets sur ce thème dans les jours à venir (vous voila prévenu !)

Ce qui me fait écrire ce billet, c’est ce que j’ai lu sur Citizendium, qui fonctionne avec deux classes d’utilisateurs : les utilisateurs de base et les experts.

Logo Citizendium

Ce site a été créé par l’un des fondateur de wikipedia : Larry Sanger en septembre 2006.

Il faudra suivre donc de près cette expérimentation encore toute fraîche : ce mécanisme à deux niveaux est-il viable sur le long terme ?

Retirer les articles qui ne sont pas en stock, ou pas ?

Un e-commerçant doit il retirer les articles qui ne sont pas en stock ?

Il y a plusieurs chapelles.

Certains marchands ont une politique très claire : les produits proposés dans le site sont des produits en stock.

Discounteo en fait un argument commercial :

Pub Discounteo : si c'est en vente, c'est en stock

D’autres commerçants laissent dans le catalogue les produits qui ne sont pas disponibles. LDLC par exemple associe un code sur l’état des stocks, à chaque produit :

Code sur l'état du stock chez LDLC

Au client de savoir s’il prend le risque de commander un produit non disponible.

Conclusion ?

Pour tout vous dire, je n’ai pas d’avis tranché sur cette question, et je pense qu’en fait, ça dépend du produit vendu et du positionnement du site marchand.

Dans bien des cas, proposer des produits en rupture, c’est occuper de la place sur l’écran des clients pour des produits qui ne sont plus à vendre : dommage ! C’est encore plus vrai quand on laisse le client avancer dans sa démarche d’achat, et que l’information sur la disponibilité du produit ne vient qu’au moment de commander. Pour le client, c’est une mauvaise expérience !

Par contre, dans certains cas, ça peut être une bonne tactique. Je suivais l’autre jour une vente privée. C’était très « stimulant » de voir les produits devenir les uns après les autres non disponibles. Le message implicite était alors : « dépéchez vous, les produits partent très vite ».

DoubleClick fait monter la pression !

Logo DoubleClickDoubleClick est une plate-forme d’affiliation (allez sur ce billet pour en savoir plus sur l’affiliation ou allez ici pour avoir la liste des billets sur l’affiliation).

Logo MicrosoftDoubleClick est pas mal dans l’actualité en ce moment, car il y a des rumeurs de rachat, initialement par Microsoft.

Logo de GoogleIl semblerait que Google soit également sur les rangs, ce qui serait à mon sens vraiment logique : Google est aujourd’hui LA régie de publicité du Web, et l’affiliation est une forme de publicité, avec un fonctionnement bien compatible avec les métiers de Google.

Dans ce contexte, DoubleClick vient de faire une annonce : ils veulent ouvrir un nouveau service, une place de marché de la publicité. Le principe, si j’ai bien compris, serait de mettre en concurence les annonceurs entre eux, avec un mécanisme d’enchère comme sur eBay. Ils annoncent que ce nouveau business devrait dépasser dans les cinq ans leur business actuel.

Quand on est sur le point de se faire racheter :

  • C’est toujours mieux si on peut avoir plusieurs sociétés intéressées ;
  • C’est le bon moment pour faire de bonnes grosses annonces commerciales.

C‘est bon pour la négociation autour de l’acquisition de DoubleClick : ça doit faire monter les enchères !

Autre remarque : cela montre à quel point le business sur Internet est encore mouvant : il y a des nouveaux modèles à inventer.

(Via ReadWriteWeb)