Archives par mot-clé : e-marketing

Achat raisonné ou achat impulsif ?

Dans nos sociétés, notre rapport à l’argent et à la consommation révèle plein de choses, très intimes, très instinctives.

Suivant notre profil psychologique, notre rapport à l’argent et notre façon de consommer ne sont pas les mêmes.

C’est évidemment important de bien comprendre ces mécanismes quand on fait du commerce.

Dans le commerce « brick & mortar », l’expérience commerciale « physique » joue. On dit d’un bon commerçant qu’il a « le sens du client ». Cela veut dire que, plus ou moins instinctivement, le commerçant cherche les leviers du client, et les utilise ensuite pour pousser la vente.

Dans le e-commerce, point de contact physique. C’est à « la machine » d’avoir les bons réflexes et de s’adapter aux différents profils psychologiques.

Alors, comment vous comportez vous quand vous achetez ?

  • Etes vous du genre à rationnaliser l’achat ? A définir les besoins et à faire des tableaux comparatifs des produits ?
  • Etes vous plutôt impulsif, à « subir » une irrésistible envie de consommer ?
  • Avez vous besoin d’être rassuré, « cocooné », pour acheter sereinement ?
  • Cherchez vous méticuleusement à acheter le produit le moins cher possible ?

Les psy « Freudien » parlent de profil Anal, oeudipien, oral….

Les Psy « Youngien » parlent de types : intuition, pensée, sensation et sentiment.

Amazon achète DPReview. Analyse

Comme probablement beaucoup d’entre vous, j’aime bien suivre l’actualité des nouvelles technologies en général, et de la photo numérique en particulier.

Je lis les articles de plusieurs sites & blogs, dont DPReview (En anglais) :

Exemple d'article de DP Review

C’est un site très bien fait, avec des revues très complètes sur les nouveaux produits.

Amazon a acheté DPReview (on en parle ici En anglais).

Pourquoi ?

On peut imaginer plusieurs réponses :

  • Cela donne à Amazon un centre d’expertise sur l’audiovisuel, un peu comme le centre de test de la Fnac.
  • Un tel site draine un trafic important d’utilisateurs très qualifiés (7 millions de visiteurs uniques par mois). Amazon a donc aujourd’hui un canal d’information vers ces utilisateurs, et peut en particulier espérer vendre plus de produits audiovisuels via ce canal.

Un tel investissement peut être intéressant pour Amazon, mais le retour sur investissement n’est pas garanti :

Les utilisateurs viennent car ils savent qu’ils vont trouver de l’information de qualité, à jour, provenant d’une source indépendante. Si la ligne éditoriale change, les utilisateurs peuvent aller voir ailleurs…

Garder la ligne éditoriale, c’est donc un enjeu clé pour Amazon. En général, ce genre de site, c’est surtout le travail d’un auteur. Il faut donc qu’il souhaite rester (ce qui n’est pas forcément le cas quand on vient de gagner de l’argent suite à un rachat), et qu’il trouve dans la nouvelle structure, un espace d’expression compatible avec ses ambitions.

Autre question : comment utiliser ce site pour vendre ?

L’idée semble simple, mais la mise en oeuvre me semble délicate.

Aujourd’hui DPReview affiche un tableau comparatif de différents sites marchands proposant le produit testé :

Comparateur de prix intégré dans DPReview

Que peut faire Amazon ?

  • Supprimer ce tableau et renvoyer uniquement vers les offres du site Amazon.com ?
  • Garder cette fonction, et simplement ajouter Amazon à la liste ?

Clairement, la deuxième option est la seule créatrice de valeur !


Au delà du cas « Amazon – DP Review », ce qui m’intéresse, ce sont les relations qui se créent entre les sites marchands et les sites « prescripteurs ».

Les marchands souhaitent étendre leur térritoire vers ces sites. Est-ce l’avenir ?

Vendre du luxe sur Internet : l’exemple Hermes

Les entreprises qui vendent des produits de luxe ont bien du mal à s’adaper au e-commerce.

Ces entreprises font de magnifiques vitrines, qui permettent de donner une très grande proximité avec le produit.

Super, mais ce n’est pas du e-commerce !

Hermes est à ma connaissance l’une des premières marques à avoir une approche réellement orientée e-commerce.

Accueil du site marchand Hermes

J’ai réellement été impressionné par la qualité du site.

La qualité des photos, tant sur le fond que sur la forme est remarquable.

La navigation dans les catégories est également très bien faite.

Catégorie Cravate sur le site Hermes

On peut choisir la collection en fonction de la couleur via le nuancier sur la droite.

En survolant une cravate, une imagette affiche un détail du motif (Merci Ajax).

En cliquant sur une cravate, on arrive sur la « fiche produit » :

Fiche produit Cravate sur le site Hermes

En survolant la cravate, on affiche une loupe, qui permet de voir en détail la cravate.

Bon, la suite (processus Achat) est à mon humble avis un peu moins travaillé.

A voir également si ce site est bien conçu par rapport au référencement…

Ce que nous montre Hermes, c’est qu’on peut respecter l’univers d’une marque, et faire du commerce sur Internet.

(via capt’ain commerce)

Le business de l’écologie vue par Yahoo

Le climat de la terre est-il en train de changer et de se réchauffer ?

Ce réchauffement est-il du à notre activité de terrien ?

Je n’ai pas de certitude, n’étant pas spécialiste du domaine. Je dois donc m’en remettre à des experts… qui ne disent pas tous la même chose…

Ceci étant dit, comme beaucoup de monde, je pense que la réponse est oui aux deux questions.

Et comme beaucoup de monde s’intéresse à ces questions, cela fait un bon « creuset » pour développer de nouvelles opportunités de business.

C’est bien ce qu’a compris Yahoo qui lance un « portail vert », Yahoo Green (En anglais) :

Portail Yahoo Green

Dès aujourd’hui, on peut, entre autre :

  • Suivre des animations flash pour voir comment économiser de l’énergie ;
  • Aller sur la liste des voitures « écolos » ;
  • Enregistrer son propre programme écolo.

On peut facilement imaginer que, si la « sauce » prend, le service va s’enrichir !

Tout cela est naturellement orienté Web 2.0, avec des interfaces Ajax et Flash, du drag & Drop, …

Quel est l’intérêt pour Yahoo ?

  • Donner une image très positive de Yahoo grâce à l’écologie ;
  • Se positionner au coeur de la communauté « verte », et capter une part du trafic des services internet « vert » ;
  • En profiter pour générer de nouveaux revenus de publicité, bien entendu !

D’ailleurs, le vert, c’est également la couleur …

Image d'un billet d'un Dollar US

Du dollar !

Quel business model pour Google Analytics ?

Des offres pour analyser le trafic, savoir d’où viennent les internautes, par où ils passent dans le site, …, de telles offres, il y en a pas mal.

Certaines sont payantes et d’autres sont gratuites. Google Analytics,  qui vient de se « relooker », est dans cette dernière catégorie.

Mas quel peut être l’intérêt pour Google d’offrir cette fonction gratuitement ?

A mon avis, c’est assez simple. Voici mon analyse :

Pour fonctionner, il faut insérer dans les pages du site un petit bout de code.

C’est ce petit bout de code qui permet à Google de suivre les Internautes à la trace.

Pour Google, offrir ce service gratuitement, c’est le moyen de récupérer encore plus de données sur ce que font les Internautes, au delà de l’utilisation du service de recherche.

Pour Google, ces données valent de l’or : elles permettent de connaître intimement le comportement des internautes, et par exemple d‘améliorer l’efficacité des campagnes de publicités Adwords, en proposant aux internautes des publicités toujours mieux ciblées.

Vous traitez comment la dépression des Internautes ?

J’ai eu une discussion passionnante avec une consultante, qui a une approche marketing du e-commerce très différente de ce qu’on entend habituellement.

Son crédo, c’est la relation psychologique, qui se crée entre l’Internaute et le site Web.

Elle m’a par exemple expliqué qu’un client peut avoir, juste après l’acte d’achat, et en fonction de son profil psychologique, une sorte de dépression, de sentiment de vide.

Le client, après l’excitation de l’achat, se retrouve « dans le vide ».

Mon interlocutrice m’a ensuite expliqué qu’on pouvait naturellement proposer des fonctions pour aider l’internaute dans cette phase « difficile » :

  • Envoyer un mail, avec un récapitulatif de la commande ;
  • Offrir la possibilité de suivre l’avancement du traitement de la commande.

Tout cela va dans le bon sens : l’Internaute est ainsi moins laissé « dans le vide ».

Ce qui est nouveau, ce ne sont pas les fonctions proposées, mais plutôt les motivations permettant de justifier le développement de ces fonctions.

Le collaboratif ne résiste pas à la pression

Vu sur 01Net : Des internautes ont manipulé Wikipedia pendant le débat Sarko / Sego

Cette news confirme que le collaboratif ne résiste pas aux pressions, politiques ou économiques.

Les systèmes de recommandations non modérés, non hiérarchisés, sont contournés, détournés.

Aux US : le clic s’achète 1$ (donc, un marchand paye 300$ pour avoir 300 avis positifs « spontannés »).

On connait les ingrédients de la riposte. Les plus importants :

  • Hiérarchiser les utilisateurs ;
  • Valider l’identité des internautes (OpenID devrait nous aider).

Ya plus qu’à…

Le beurre et l’argent du beurre

Comme je l’explique dans ce billet, il est tout à fait fondamental de rendre son site accessible à sa cible.

Est-ce que cela veut dire qu’il faut freiner sa créativité, son désir d’innovation, et rester sur des standards et des classiques, pour atteindre 100% de ses utilisateurs ?

Non, et pour plusieurs raisons.

Premièrement, il est possible de faire un site qui respecte des contraintes d’accessibilité, tout en intégrant des fonctions pour faciliter la vie de l’internaute.

Ainsi, on peut très bien faire des sites qui intègrent de l’Ajax pour améliorer l’expérience utilisateur, et qui fonctionnent très bien sans ces fonctions.

Exemple : on peut intégrer un brin d’Ajax pour afficher des grandes images quand la souris survole une imagette. Cela n’empêche pas d’avoir accès à cette fonction d’affichage sans javascript (par exemple en cliquant sur l’imagette).

Pour les interfaces riches type Flash, RDF et Apollo, on peut avoir une autre approche, qui consiste à développer plusieurs sites pour vendre les mêmes produits.

On a donc un site web « classique » qui permet au plus grand nombre de consulter le catalogue et d’acheter.

Ensuite, il est tout à fait possible de développer d’autres sites, plus innovants, qui donnent à l’utilisateur une expérience différente, riche, sans rien retirer au site de base.

Ces nouveaux sites ne seront pas accessibles par tous. Si les sites utilisent Flex, seuls les utilisateurs ayant installé la dernière version de Flash y auront accès (65% des internautes aujourd’hui, probablement 90% avant la fin de l’année).

Les clients ont donc le choix, la liberté de choisir entre le site classique ou un site plus innovant.

« T’as vu ta tête sans javascript ? »

Pour avoir plein de visiteurs, qui se transformeront joyeusement en clients, qui passeront plein de commandes, il faut que le site marchand soit accessible au plus grand nombre.

Bien sur, il faut prendre en compte la cible visée par le site et pas forcément viser tout le monde. Cela dépend du produit.

Cela veut dire que le site doit être accessible sur des petits écrans (il y a encore des configurations 600 * 800) et pourtant rester agréable sur des grands écrans.

Il faut également que le site soit compatible avec les différents OS (Windows, Mac et Linux) et les différents navigateurs (Internet Explorer, Firefox,  Safari, Mozzila, …) avec pour chacun en général plusieurs versions.

C’est tout ?

Et bien non, ça serait trop facile !

Il faut également valider que le site garde un comportement raisonnable sans Javascript.

Pourquoi ? (style « SarkoBlog » : poser soi-même la question, pour donner du rythme, et simplifier l’écoute 😉 )

Pour deux raisons. Premièrement, certains utilisateurs sont allergiques au Javascript, et désactivent cette option depuis leur navigateur préféré.

Deuxièmement, les mal-voyants utilisent des logiciels qui, nécessairement, suppriment les scripts.

Le plus simple est que vous essayez vous même. Désactivez l’option Javascript de votre navigateur, et allez voir sur vos sites marchands préférés… Pour certains, ça se passe plutôt bien (Amazon, toujours…), mais pour d’autres, c’est beaucoup plus délicat, même parmi les grandes enseignes !

Un détail ? Perdre deux ou trois pour-cent de clients : est-ce vraiment négligeable pour vous ?