Etude de cas de réalisation d’un site marchand : Conrad avec IBM

Conrad est une société allemande, qui souhaite ouvrir un site marchand en France, avec une solution maîtrisée par la filiale française.
Conrad, pour ceux qui ne connaissent pas, c’est tout le matériel pour les bricoleurs « électronique ». Ils ont donc un très grand nombre de références (80.000 à la maison mère, 25.000 en France).

(page d’accueil du site Conrad.fr, inspiré par le marketing de CDiscount ?)

Conrad vend soit au travers ses magasins, soit via de la Vente par correspondance classique (catalogue), soit via le Web.
Quels sont les spécificités de la France ? Le paiement par carte bleue et les mécanismes de codes actions (codes pour des promotions). Ces usages ne sont pas développés en Allemagne.

Conrad a réalisé son cahier des charges, puis lancé un appel d’offre.

Comment choisir entre du « sur mesure » et une solution portée par un grand éditeur comme IBM ? Les réponses de Conrad :

  • Les budgets sont équivalents (cela veut dire que dans le cas de Conrad, et avec les sociétés consultées, les coûts de développements spécifiques étaient plus élevées que les coûts de licence) ;
  • Avoir un partenaire solide pour faire évoluer la solution dans le temps ;
  • Savoir qu’on pourra, dans la durée, racheter des modules complémentaires pour faire évoluer la solution ;
  • On peut également imaginer que le choix d’IBM est un choix « rassurant » pour une filiale française, par rapport à la maison mère allemande.

Une des fonctions essentielle pour Conrad : automatiser le lien entre la base de données de référence des produits (Base Genome ?) et le site marchand.

Finalement, Conrad est satisfait : le site est en ligne et les revenus sont là. Mais la réalisation n’a pas été sans douleur, avec six mois de retard par rapport à la date de livraison initialement prévue.

Le site a permi de gérer 350.000 visiteurs uniques en décembre 2006, contre trois fois moins en 2005.

Le site est hébergé chez Pictime, sur 14 serveurs (des seveurs de productions, de pré-production et de développement).

Conrad a payé 300.000 € de frais de licences + matériel à IBM. Ils ont du ensuite payer pour les développements (mais je n’ai pas les chiffres, probablement autant ?). Les développements d’intégration ont été réalisés par Pictime.

Etude de cas de réalisation d’un site marchand : MaxiBatteries avec Prosodie

MaxiBatteries, c’est une startup qui vend, comme son nom l’indique, des batteries.

Cette société à lancé un premier site marchand aux US.

Le positionnement : Vendre tout type de batterie rechargeable (batterie de voiture, de téléphone, piles rechargeables…). C’est donc un marché de niche trés spécialisé. Le site joue sur le côté écolo (des batteries, c’est moins poluant que des piles), sur le côté spécialiste (vous trouverez la batterie dont vous avez besoin) et sur le côté technologique (ils ont démarré aux US avec une batterie d’une nouvelle génération).

Donc, après un lancement réussi aux US, BatterieMax souhaite lancer les opérations en europe. Il s’agit donc de réaliser un site marchand multi-langue, multi-devises, multi-pays, avec des offres marketing spécialisés par pays.

L’objectif de MaxiBatteries, c’est de faire 1 Millions € de chiffre d’affaires au bout d’un an. Pourtant cette société démarre dans un contexte très concurrentiel, avec par exemple futurebatteries.com comme concurent assez direct.

Prosodie a bâti une solution e-commerce en assemblant des composants open-sourses.

Prosodie ne vend donc pas de licences, mais vend le service pour l’adaptation de leur solution e-commerce aux besoins spécifiques du client.

Pour développer le site MaxiBattaries, Prosodie à mobilisé un directeur de projet, un chef de projet, et une équipe de 5 à 10 développeurs . La durée du projet à été de trois mois. Je n’ai pas eu l’info directement, mais en faisant un rapide calcul, à partir des prix du marché pour les Chefs de projets et développeurs, on peut estimer que MaxiBatteries à du payer autour de 260.000 euros pour la réalisation du site (et n’a donc pas payé de licence logicielle).

Le site doit être ouvert dans les semaines à venir… A suivre donc.

Vista empoisonne la vie de Google

Avec Windows Vista, Microsoft en profite pour pousser ses propres services, et en particulier le service de recherche Windows Live.

Pour un utilisateur de Vista, les options par défaut le pousseront à utiliser les services de Microsoft plutôt que ceux de Google.

Le trafic sur le site de Google s’en ressent-il ? Oui, d’après Alexa :

Impact de la vente de Vista sur les hits de Google

On voit bien que depuis la commercialisation de Vista aux US, le trafic de Google baisse (0,5%).

Ce n’est encore qu’un « micro signe ». Il faudra attendre quelques mois supplémentaires pour avoir une tendance vraiment claire.

Aujourd’hui, les « grands » moteurs de recherche se valent. Il n’est donc pas évident que les utilisateurs iront changer les options par défaut dans Vista pour remettre Google comme moteur de recherche par défaut.

A voir comment Google peut réagir :

  • Faire un procès anti-trust contre Microsoft (mais ça prend du temps !) ?
  • Sortir une innovation technologique pour mieux se différentier (mais il faut l’avoir !) ?
  • Continuer à enrichir les autres services (Maps, suite office en ligne, …) ?

(info trouvée sur readwriteweb)

Flex et le navigateur Internet

Flex permet de réaliser de véritables applications qui, incidemment, tournent dans la fenêtre du navigateur Internet.

Mais avec Flex, on est bien loin du mode pour lequel le navigateur avait été fait : consulter des pages, avec des liens.

Résultat, des fonctions fondamentales du Web et du navigateur sont un peu bousculées :

  • Les moteurs de recherches sont largués : un peu comme si on voulait chercher dans une application (ça veut dire quoi chercher dans l’application Word par exemple ?) ;
  • Les liens (bookmarks) ne marchent plus : Et oui, une application n’est pas faite de pages. Un lien n’a donc pas de sens.
  • Le bouton back ne marche pas : effectivement, si le bouton back a tout son sens quand on navique dans des pages, cela perd tout son sens quand on utilise une véritable application.

Alors, pourquoi utiliser le navigateur pour exécuter des applications de type Flex ?

D’abord, cela reste une question ouverte, puisque plusieurs acteurs majeurs (Adobe, Microsoft) travaillent sur la question (ex : Apollo pour Adobe), et qu’on peut déjà tester quelques résultats (ex : l’application de la Fnac).

Ensuite, le navigateur apporte pas mal d’avantages :

  • Règles de sécurité : le navigateur garantit, peu ou prou, que ce qui est exécuté dans le navigateur n’ira pas « polluer » le reste de l’ordinateur (accéder aux fichiers locaux, …). Concrètement, pour les utilisateurs, c’est une garantie contre les virus ;
  • Simplicité d’accès à l’application : l’utilisateur n’a pas besoin d’installer l’application. Elle se lance automatiquement dans la fenêtre du navigateur ;
  • L’application sera toujours à jour puisqu’elle est chargée à chaque exécution ;
  • Pour beaucoup d’utilisateurs, devoir installer une application est un frein (risque de virus, de déstabiliser le fragile équilibre du PC, …). Avoir une application qui s’exécute dans le navigateur, sans rien avoir à installer permet donc d’atteindre beaucoup plus d’utilisateurs.

Alors, dans le navigateur ou hors de celui-ci ?

Je pense que :

  • Les deux modes vont vivre en parallèle un bon bout de temps.
  • Cela fait pas mal de temps que divers acteurs essayent de sortir de ce sacré navigateur, et le mode ‘dedans’ survit bien.
  • Un environnement pour lancer des applications directement depuis le bureau de l’ordinateur, c’était bien l’une des promesses de Java, non ?
  • Flex (ou équivalent) peut être utilisé pour faire des « micro applications » à l’intérieur de pages Web (CF les services financiers de Yahoo). Dans ce cas, on est clairement dans le mode ‘dedans’ ;
  • Flex peut également être utilisé pour réaliser des applications plus complètes. Dans ce cas, la question du « dedans ou dehors » prend tout son sens ;

(j’ai écrit ce billet suite à la lecture de ce billet de Ryan Stewart)

DLinkTV : la vidéo pour aider les utilisateurs

Les équipements vendues par DLink sont très techniques (modems, routers, …).

DLink vient d’ouvrir un portail vidéo pour mieux expliquer aux clients comment choisir un équipement, et comment l’installer :

DLinkTV

Bon, d’accord, les gars qui font la présentation ne sont probablement pas des grands pros, ils semblent un peu coincés, un peu gênés d’être là. Et puis, la présentation du site n’est pas très « fun ».

Mais c’est clairement une bonne idée que d’utiliser la vidéo pour aider les utilisateurs, soit pour l’avant vente, soit pour l’après vente.

(trouvé sur radio-canada)

La vision du e-commerce 2.0 d’IBM

Philippe Bournhonesque du Software Group d’IBM, nous a présenté, lors du Forum e-marketing, la vision d’IBM pour le commerce 2.0.

Moteur de recherche en langage naturel

On le sait bien, la fonction de recherche est vraiment l’une des fonctions clé d’un site marchand.

IBM a racheté une technologie, intégrée dans la suite logicielle Websphere : Omnifind Content Discovery.

Exemple de mise en oeuvre dans la boutique NeimanMarcus, quand on tape « white prada handbag », même si on fait des fautes de frappe, on obtient le résultat suivant :

Exemple de résultat de recherche, sur le site Neiman Marcus

Le moteur de recherche analyse la requête, essaye de corriger les éventuelles fautes, classifie les mots (« white » pour la couleur, « handbag » pour la catégorie, « prada » pour la marque).

Un autre site pour jouer avec ce moteur : campmor.

Nouvelles interfaces

IBM nous a également montré des nouvelles interfaces de sites marchands.

En ligne avec les tendances actuelles, IBM a présenté des sites marchands en Flash ou Ajax.

Un élément intéressant : Philippe nous a montré un site marchand, où l’ensemble du processus achat se fait sans quitter la page produit : on ne va donc pas sur le classique enchaînement Identification, Panier, Paiement.

Ici, tout ce fait sur une colonne, à droite de la fenêtre. Donc, sans sortir de la fiche produit, le client peut s’identifier, choisir son mode de paiement, et terminer sa commande.

Etude de cas d’affiliation : Promovacances & First Coffee

Le décors :

Logo Promovacances

Promovacances, c’est 600 000 clients en 2006, 2000 avions affrétés par ans.

FirstCoffee est la filiale française de Zanox (en fait, Zanox a racheté FirstCoffee)

Comme pour l’étude de cas sur Snapfish, j’ai été marqué par le côté « animation commerciale » du programme d’affiliation.

La responsable marketing de Promovacances, qui nous a fait cette présentation, a une pêche énorme, et quand elle parle d’animation, on sent bien que ça doit « briller de partout » !

De la part de FirstCoffee, ils nous ont pas mal parlé du travail qu’ils font pour comprendre et aider les affiliés : savoir qui ils sont (homme à 83%, 62% gagnent plus de 30 000 € par ans, 2% gagnent plus de 2 millions € par ans…). Le message de FirstCoffee, c’est qu’aujourd’hui, les affiliés ont le choix : ils peuvent sélectionner les meilleurs programmes d’affiliation. Aux e-marchands d’être les meilleurs.

Ils étudient les affiliés, car ce qu’ils pensent, c’est qu’un réseau commercial, pour qu’il fonctionne, il faut le connaitre, puis lui donner les éléments qui vont bien :

  • Le bon produit ;
  • Au bon prix !
  • Des outils de vente riches, variés (images et animations GIF souvent renouvelées, à des formats très divers). Dans le cas de Promovacances, c’est plus de mille (!) visuels qui ont été mis à la disposition des affiliés ;

Dans le domaine des voyages, comme de la high tech, on atteint des taux de transformation de 2% (alors que ces taux sont plutôt de 0,7 à 0,8% en moyenne sur les autres produits). Taux de transfert, ça veut dire que pour 100 affichages de la publicité, X% des clients achètent le produit.

Pour info, un tableau des taux de transformations, en fonction du support utilisé :

Ce qu’ils appellent XML, c’est en fait des gabarits HTML, alimentés par des flux XML dynamiques, permettant d’avoir des offres à jour en temps réel.

Ce qui est marquant de mon point de vue, c’est

  • L’écart type : le très grand écart entre le taux min et max. Celà montre bien que le format n’est pas le seul paramètre. Il faut que tous les paramètres (produit, prix, …) soient bons pour arriver, par exemple, à des taux de transformation de 4% (ce qui est énorme !).
  • La très forte supériorité des formats dits XML, qui permettent des contenus plus riches, plus dynamiques et mieux adaptés aux sites des affiliés.

Dell 2.0 ?

Dell utilise les interfaces riches sur son site de vente depuis quelques mois déjà (je vous en avais déjà parlé ici).

Mais depuis quelques jours, Dell a également ouvert de nouveaux espaces d’échanges :

C’est un site d’échange d’idées, entre Dell et ses clients. Chacun peut proposer des idées, qui pour lesquelles on peut voter (à la façon Digg). Dell s’offre donc la possibilité d’écouter ses clients, et d’imaginer les nouveaux produits avec eux.

C’est un blog qui permet d’échanger, entre Dell et ses clients.

Enfin, DellStudio est un espace pour partager des vidéos sur les produits Dell (comment installer un écran plat, …).

(info trouvée sur readwriteweb également reprise par techcrunch)

La vidéo sort du cadre

Toujours sur le Forum e-marketing, j’ai assisté à une présentation de la société onePoint marketing.

On parle beaucoup du pouvoir de la vidéo, sa capacité à capter l’attention des utilisateurs… et d’ailleur, la vidéo commence à apparaître dans pas mal de sites.

Mais avec Flash, on peut aller beaucoup plus loin :

  • Chapitrer la vidéo, comme dans un DVD, avec la possibilité d’aller directement sur une séquence donnée ;
  • Synchroniser la vidéo avec d’autres éléments graphiques, des images, des formulaires, d’autres animations…
  • Faire se chevaucher la vidéo et d’autres éléments graphiques, statiques ou animés, de manière à ce que la vidéo soit complètement intégrée dans l’ensemble de la page Web.

Tout celà donne un côté vraiment riche, attractif, vivant, et étonnant.

Premier exemple, de présentation de l’offre onePoint :

One Point TV

Le fond, derrière la présentatrice, est actif, on peut cliquer que les différentes zones.

Deuxième exemple avec Elite Auto :

One Point TV

A gauche, le menu permet d’accéder directement à la séquence voulue. A droite, la vidéo présente l’offre. Pour Elite Auto, qui est un marchand 100% virtuel, celà donne une impression beaucoup plus réelle, avec un grand magasin… 100% digital.

Dernier exemple, c’est une publicité pour McAfee :

One Point TV

On voit deux vidéos en parallèle (a gauche sans anti-virus, à droite avec : l’anti virus est donc directement lié au noeud de cravate). A la fin de la vidéo, un formulaire apparait sur la vidéo.

Les différents cas d’utilisations :

  • eMailing (publicité, …) : le mail est léger car il ne contient qu’un lien ves la vidéo. Le taux de transformation est beaucoup plus élever qu’avec une campagne d’emailing plus traditionnelle.
  • Formation : la RATP a par exemple réalisé une formation de ses équipes qu’elles soient mieux pour les aveugles.
  • Enrichissement d’un site web.

Tout celà est réalisé avec des moyens très légers, car tout est fait avec un écran bleu, en studio.

Lors de la présentation, le « client heureux », c’est le patron de SOS PC Assistance, qui a utilisé les services de onePoint pour faire de la pub pour un scanner Fujitsu, intégrant une fonction permettant de transférer directement les documents scannés dans des formats adaptés (Word, Excel, PDF, …). Ces fonctions ne sont pas très simple à expliquer (la preuve !), mais avec une petite vidéo, tout devient plus clair !

Si la vidéo est utilisée pour de la publicité, le business model peut être le suivant :

  • Réalisation de la vidéo : entre 5000 et 10000 euros. Celà inclus le prix de l’écriture du scénario, le tournage, la réalisation du film et des annimations, et la mise en ligne sur le serveur onePoint.
  • CPC (Coût au clic) ou CPA (Coût à l’achat).

IBM et Second Life

IBM et Second Life : c’est quoi le rapport ?

SL IBM

Bon, d’accord, IBM a des batiments dans Second Life, et alors ?

Lors d’une conférence sur le e-commerce 2.0, IBM nous a parlé de sa vision du futur, et du V-commerce (pour Virtual commerce).

Et dans le lot, il y avait SecondLife.

IBM propose d’explorer le lien entre le e-commerce et Second Life, mis en oeuvre par la solution IBM Websphere Commerce.

Pour faire du commerce virtuel ? Non non, pour acheter des produits bien réels, depuis Second Life.

Pour l’instant, quand on veut faire ça, on sort de Second Life, pour terminer la transaction dans une page Web bien classique.

IBM travaillerai donc à une intégration plus forte et plus fine entre sa solution e-commerce et Second Life. Le speaker dIBM (Philippe Bournhonesque, du software Goup), nous a également dit qu’IBM travaille au développement de son propre espace virtuel pour e-commerce, qu’ils hébergeraient, et qui permettrait d’inter-connecter les différentes boutiques virtuels (un « Second Life » bis quoi).

Le contexte, c’est qu’IBM à lancé un programme d’innovation, sur près de trois ans (2006 – 2008). Ils ont commencés par un gigantesque brainstorm avec 150.000 personnes (!) : des employés d’IBM plus des partenaires.

Il en est sorti quelquechose comme 40.000 idées !

Les gars d’IBM, ils ont tout trié, catégorisés, filtré… pour retenir 10 idées, avec chacune 10 Millions de $ de budget.