La technique du « pied dans la porte » : toujours aussi efficace !

Vous connaissez la technique du pied dans la porte ?

C’est une bonne vielle méthode commerciale, qui consiste à vous mettre dans une dynamique positive, en vous proposant quelque chose de facile à accepter, puis à vous proposer ensuite le « vrai » produit, en général, plus dur à avaler.

Tout celà a bien été analysé dans un très bon livre : Petit traité de manipulation à l’usage des honnêtes gens : si on demande directement un euro à un passant, on a de bonnes chances d’essuyer un refus. Si on commence par demander l’heure, et qu’ensuite on demande un euro, les chances de succès sont beaucoup plus élevées.

Ces tecniques sont bien souvent utilisées par tous les marchands. On peut naturellement transposer ces techniques sur Internet.

Par exemple, pour pousser l’utilisateur à installer un gros logiciel, on peut commencer par lui proposer une petite mise à jour :

Puis, quand l’utilisateur est dans une démarche positive, on peut lui faire avaler la vraie pilule :

Dans cet exemple, aimablement proposé par Microsoft, on passe de 2,8 Mo (l’accroche) à 84 Mo (la pilule) !

Je suis bien certain que les taux de convertions sont beaucoup plus élevés avec cette technique que si on demandait directement aux utilisateurs de télécharger une mise à jours de 84 Mo.

Le Web 2.0 vue par Clever Age

Clever-Age, c’est une société de services, plutôt orientée « architecture technique », principalement open-source (mais pas exclusivement, ils font également du .NET par exemple).

Ils ont un joli nuage de tags pour illustrer ce qui se cache derrière le Web 2.0 (je ne sais pas si c’est eux qui l’ont fait, ça n’empêche pas d’être joli !) :

Nuage de tags Web 2.0

Il y a tout un article sur le Web 2.0 là.

Ils ont également des livres blancs intéressants, par exemple sur les frameworks Ajax.

Enfin, ils organisent des p’tits dej’ sur des thèmes d’actualités, comme celui la sur les Framworks open source Java le Jeudi 1er Mars, à 8h30.

Snapfish, Un exemple de stratégie d’affiliation « musclée »

Toujours sur le Forum e-marketing, Snapfish nous a raconté comment ils ont utilisés l’affiliation pour booster les ventes.

Snapfish, c’est le leader mondial du tirage de la photo en ligne (en tout cas c’est ce qu’ils disent). Derrière, il y a une petite boite : HP.

Mais Snapfish est arrivé en retard sur le marché Français (merci Michel !).

Il fallait donc développer une stratégie agressive pour gagner des parts de marchés.

Pour faire ça, Snapfish a mis en oeuvre de gros moyens :

  • Référencement naturel ;
  • Search Marketing (achat de mots clés) ;
  • Campagnes d’emailing ;
  • Jeux, concours ;
  • Programme d’affiliation musclé !

Pour le programme d’affiliation, voici ce que j’ai noté :

  • Snapfish a lancé une offre gratuite pour attirer les nouveaux clients : 40 tirages offerts, transport compris, pour tout nouveau client ;
  • Malgés la gratuité de l’offre, Snapfish a rémunéré les affiliés, à hauteur de 8€ par nouveau client apporté (je ne sais pas si c’est encore ouvert) !
  • Ce programme a permi de recruter plus de milles affiliés et à rapporté entre 20 à 25% de nouveaux clients, avec plusieurs centaines de milliers de clics !

Ils ont choisi comme plate-forme d’affiliation CibleClick :

Ce que dit CibleClick, c’est qu’un programme d’affiliation, pour que ça marche, il faut le considérer comme un produit, qu’il faut vendre aux affiliés, et qu’il faut animer dans la durée.

Vente directe et indirecte sur Internet

Comme c’est un sujet qui est particulièrement important, et qui n’est pas nécessairement bien compris, le mieux est de commencer par le début.

Partons du client. Il peut acheter un produit directement en allant sur le site marchand :

Il peut également aller sur un blog, qui lui vante les mérites d’un produit, d’un livre par exemple :

Dans ce cas, le blog est en fait un partenaire du site marchand (Amazon dans cet exemple).

L’auteur du blog s’est inscrit au programme de partenariat d’Amazon.

Après cette inscription, il peut vendre des produits du site Amazon depuis son blog (ou tout autre site Web). Si l’un de ses lecteurs achète un produit via le blog, il recevra une commission (5 à 10% en moyenne).

Ce business, des ventes indirectes, est devenu un énorme marché. Certains commerçants font plus de 20% de leurs ventes de cette manière, via des sites web partenaires, ou affiliés.

Les sites affiliés, c’est aujourd’hui plutôt des professionnels de la revente. Il y a plusieurs cas :

  • Les sites web thématiques, qui font la promotion de produits liés au sujet du site (ex : site sur la martinique, avec mise en avant de tous les voyages vers cette destination) ;
  • Les sites de cash-back : ces sites proposent de partager la commission proposée par le marchand. C’est comme ça qu’ils proposent de reverser de l’argent aux clients qui achètent sur ces sites (ex : CashStore) ;
  • Les sites de jeux, de concours ;
  • …

Les affiliés travaillent directement avec les marchands ? Et bien non ! Ils travaillent avec des plate-formes d’affiliations.

Qui sont ces acteurs ? Des entreprises comme CommissionJunction, FirstCoffee, TradeDoubler, CibleClick, …

Voila donc la chaîne de valeur, en incluant ces plate-formes d’affiliations :

Dans cette chaîne, lors d’un achat, la commission consentie par le site marchand est répartie entre la plate-forme et le site affilié.

Marketing 2.0 ?

Je vous en avais parlé ici, je suis allé ce soir à l’ADETEM au club du Marketing 2.0.

Pas mal de monde à cette réunion, avec des profils très variés : consultants, responsables marketing de gands groupes, …

Le format, c’est une réunion assez décontractée, avec un orateur qui présente un sujet.

Ce soir, c’était Thierry Maillet qui s’y collait, auteur du livre Génération Participation.

C’était déconcertant pour moi : je pensais qu’on parlerait « marketing d’entreprise », avec des réflexions sur les évolutions du marketing, mais dans la logique de l’entreprise : faire plus de revenus quoi !

Là, c’était pas le sujet.

Le sujet, c’était plutôt plein de réflexions sur « où va le monde » : nos désillusions, nos hyper-tout (hyper consommateur, hyper actif, …).

On a également échangé des réflexions philosophiques sur le rôle des entreprises dans la société : rendre les clients heureux ou « faire de l’argent » ?

J’ai entre autre appris que :

  • Les notions du Web 2.0, comme la co-création, étaient bien antérieures à ce courant, et qu’on parlait déjà de consom’acteur en 2001 ;
  • Que depuis 1975, il y a dans le monde quatre fois plus de démocraties, et deux fois moins de guerres ;
  • Il existe 650 références de yaourts ;
  • Les entreprises modernes, comme Apple, eBay, Amazon, … s’écrivent en minuscules, alors que les marques plus anciennes, comme RENAULT, HERMES, s’écrivent en MAJUSCULES. Cela traduirait une attitude de conquête, de domination pour les dernières, alors que les valeurs des minuscules seraient plus modestes (Microsoft, modeste, hum, il va falloir y réfléchir…) ;
  • Le Web 1.0 est masculin et le Web 2.0 est féminin (je me demande ce que sera la prochaine version 😉 ) ;

Vivement la prochaine réunion !

Scene7 : une solution originale pour gérer les images

Les sites marchands utilisent de plus en plus les images pour présenter les articles, et c’est pas prêt de s’arrêter !

On a des petites images dans les listes pour avoir un aperçu du produit le plus en amont possible.

Puis vient la fiche produit, avec une vue plus détaillée.

Et enfin, il y a la vue « zoom » qui permet de voir l’objet de plus près, avec des gros plans sur des détails.

Tout cela, c’est très important pour une expérience utilisateur réussie.

Aujourd’hui, la solution pour la plupart des sites, ça consiste à stocker autant de photos qu’il y a de vues.

C’est là qu’intervient Scene7, une startup de la Silicon Valley, que j’ai rencontrée sur le stand de Prosodie, lors du Forum e-marketing :

Leur solution logicielle propose une approche différente. Ils proposent de ne stocker qu’une image haute résolution du produit, typiquement 2000 * 2000 pixels.

Ensuite, quand le site marchand a besoin d’insérer une image dans une page, il fait une requête à la plate-forme Scene7, en précisant le produit, la taille de l’image souhaitée, la résolution, la couleur de fond, et hop, le système Scene7 retourne pile-poil la bonne image.

Bon, ça, c’est la fonction basique, que vous pouvez directement essayer sur ce service de démo :

Démo Scene7, pour une taille de 30 …

On peut aller beaucoup plus loin, en mixant le serveur de Scene7 avec des pages Ajax.

Exemple sur le site andsend.com :

Exempe d'utilisation de Scene7

La fonction de zoom est très intuitive, on peut « naviguer » dans la photo avec un très bon niveau de détail, sans ouvrir un popup :

Exempe d'utilisation de Scene7

Scene7 propose deux modèles de commercialisation :

  • Ils peuvent vendre une licence de leur produit. Dans ce cas, le marchand doit lui même héberger les serveurs pour délivrer ce service.
  • Ils proposent également un modèle ASP.

Je dois avoir des infos sur le pricing dans les semaines à venir. Dès que j’ai ça, je vous le dis !

Fin du salon e-marketing : le plein de news et de contacts !

Et voilà, le forum e-marketing est terminé.
Encore pas mal d’infos récoltées pour cette deuxième journée.

Mais d’abord, un tel salon, quel est son business model ?
Ici, pour les visiteurs, l’inscription, la visite des stands et les conférences : tout est gratuit.
Pour les entreprises, il faut naturellement payer pour les stands (autour de 3000€ pour 9 m2).
Les « speakers » des conférences doivent aussi payer : entre 1000 et 1500 € pour parler à une conférence.

Le système marche très bien, pour preuve, le prochain évènement de septembre, sur 3 jours, est déjà plein à 80% !

Bon, revenons au contenu de ce salon :
J’ai assisté toute la matinée à une conférence sur l’affiliation : vrai sujet très passionnant, qui évolue pas mal en ce moment.
L’après midi, j’ai alterné entre une conférence sur le e-commerce 2.0 et une autre sur la vidéo.
Autant le dire clairement : la présentation sur la vidéo était carrément passionnante, et j’ai bien eu du mal à aller voir ce qui se disait côté Web 2.0, où le niveau était objectivement plus moyen…

Les prochains évènements à Paris :

  • Le 3 Avril : Rich Media Marketing, à la Défense
  • Du 11 au 13 septembre : 4ème convention e-commerce, au palais des congrès, avec 150 exposants annoncés !

1er forum e-marketing : c’est parti

Ce matin, c’était le top départ du salon e-marketing, proposé par www.ebusiness.info :

Salon e-marketing

Les premières impressions sont bonnes :

  • Pas mal d’exposants (autour d’une centaine), avec finalement assez peu de solutions e-commerce, et beaucoup de solutions marketing (logique vu le thème du salon !) ;
  • Des conférences intéressantes et gratuites ;
  • Du monde (à valider demain pour le deuxième et dernier jour de ce salon) ;

J’ai suivi les conférences suivantes :

tout celà fait beaucoup de matières (7 heures de conférences !) , et ça recommence demain !

Je ferai des billets plus détaillés quand j’aurai un peu de temps pour souffler, mais voici quelques retours « en vrac » :

  • Pour la première fois de son histoire, la télévision perd du terrain, au profit d’un autre média (Internet bien sûr) ;
  • La vente sur Internet réussit aux grandes entreprises, mais également aux PME / TPE, avec sur ce segment une augmentation de 88% du chiffre d’affaires, entre 2005 et 2006 !
  • Les budgets marketing sont très différents entre les pays :
    • Pour les US, on est à 6% du budget des publicités alloués à Internet ;
    • Ce budget passe à 8% en Angleterre ;
  • La part de ce budget allouée pour le search marketing est aussi très différente, d’un pays à l’autre :
    • Pour les US, on est à 41%
    • On passe à 60% en Angleterre et près de 50% en France
    • Pourquoi de telles disparités ? A creuser !
  • Plein d’infos également sur l’affiliation : là aussi, je vous en parlerai très prochainement, c’est à mon sens un sujet majeur ! Pour vous faire attendre, quelques infos :
    • Croissance estimée à 100% entre 2005 et 2006, sur les revenus liés à l’affiliation ;
    • Grande professionnalisation des acteurs : plate-formes d’affiliations, sites marchands et affiliés ;
    • L’objectif aujourd’hui pour les marchands, ce n’est plus « d’essayer pour voir », c’est de faire du chiffre !
  • L’ADETEM vient de lancer un club sur le Marketing 2.0, je vais essayer d’y aller mercredi prochain. Je vous raconterai…

Sinon, un tel salon, c’est également naturellement l’occasion de croiser des amis : bonjour Emmanuel, qui se lance dans le conseil en Marketing 2.0, après plein d’expériences chez de très beaux éditeurs : Lotus, Peoplesoft, Sun…

Vendre la peau de l’ours avant…

Henri de MaublancHenri De Maublanc, Fondateur dirigeant d’Aquarelle et de l’ACSEL, aime bien répéter que, contrairement à ce qu’on nous enseigne en France, il vaut mieux vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué.

Il en a parlé ici, lors d’une conférence au salon des entrepreneurs.

Lors d’une interview réalisée par ZDNet, Il l’a répété dans ce podcast.

Que veut il dire par là ?

Ce que dit Henri de Maublanc, et qui est à mon avis très important, c’est qu’il ne faut pas commencer par monter des projets techniquement trop ambitieux, trop complexes, avant d’avoir commencé à vendre.

Ce point n’est absolument pas contradictoire avec un autre point clé : l’excellence logicielle : il est tout à fait possible de commencer par faire des choses simples et peu coûteuses, et de les faire bien.

On a tous en mémoire les échecs retentissants de sociétés comme Boo : à quoi cela sert-il de mettre en place une infrastructure très lourde, alors que la société ne vend rien ?

Commencer par faire simple et pragmatique n’empêche absolument pas d’avoir une vision à 3 / 5 ans. C’est là que doit intervenir le processus de road-map produit (produit au sens produit logiciel).

Sans ce travail, l’entreprise risque fort de devoir régulièrement tout refaire à zero. Pourquoi ? Parce que si on ne sais pas où l’on va, il y a peu de chance que l’on fasse les bon choix technologiques. Le système informatique risque de ne pas être évolutif et de ne pas être adapté au contexte de demain.

La road map produit, c’est la solution qui permet de voir loin, d’aller loin, en faisant des « petits pas » réalistes.


Commerce versus e-commerce ? A un clic…

Comme nous le dit fort justement Michel dans ce billet, il y a beaucoup à apprendre du commerce pour faire du e-commerce.

Mais il y a aussi des différences clés qu’il faut bien garder en mémoire :

Les notions de distance et de temps sont fondamentalement différentes :

Si les clients sont toujours « à un clic » pour rentrer dans la boutique, ils sont également « à un clic » pour aller chez un concurrent !

Pour rester dans les analogies avec le « retail », c’est un peu comme si la boutique est dans une gallerie marchande, avec tous ses concurrents dans la même gallerie.

Une stratégie gagnante sur Internet est une stratégie qui intègre ce paramètre, parce qu’il conduit à un élément clé : la différentiation.