Une bonne idée – la mauvaise personne

Je connais une boite (une grosse)…

Ils ont monté, il y a quelques année, une nouvelle entité, en charge d’accélérer la mise sur le marché d’idées innovantes.

Bien belle idée. Bien belle promesse !

Le message était alléchant : esprit entrepreneur, géré comme des startups internes, faire travailler ensemble des équipes de plusieurs cultures…

Après quelques années, tout cela est à terre. Je viens d’apprendre que la personne, qui a eu cette bonne idée, et qui était à la tête de cette boite à innover a été dégagée, et l’entité a été dissoute.

La bonne idée aurait été de ne pas mettre cette personne à la tête de cette entité !

Ce n’est pas parce qu’elle avait eu la bonne analyse qu’elle avait la capacité à manager…

Elle n’avait d’ailleurs aucune expérience en management… et ce fut un carnage.

Beaucoup de personnes passées par là ont réellement souffert…

Changement de cap…

Cela fait quelques années que je fais du dériveur sur un Enterprise (dériveur en bois, anglais, de la taille d’un 4.20).

je viens de passer au « petit quillard » avec un First 21.7 :

Mon premier first

C’est sûr, il n’y a pas le même charme du vieux bois… Mais bon, l’enterprise, pour l’entretenir proprement, c’est une bonne semaine de boulot (ponçage & vernis), tous les deux ans…

Autre point clé : comme tout dériveur, l’enterprise se retourne facilement… Mais, grosse différence par rapport aux dériveurs modernes : il est plutôt difficile à remettre droit… et quand on y arrive, on a droit à un bon quart d’heure à écoper, pour retirer les milliers de litres d’eau qui ne s’en vont pas tout seul.

Bref, je suis très content de mon nouveau jouet !

Lancer sa petite boutique en ligne

Le e-commerce recouvre des réalités très disparates :
Entre la personne qui veut lancer un site « pour voir », à partir de rien, et l’entreprise, qui a un nom, des produits, et qui veut vendre sur Internet, la réalité, les objectifs et les moyens ne sont clairement pas les mêmes.

Dans ce billet, je m’intéresse plutôt aux particuliers ou au petits projets.
Vous avez une idée de produits à vendre, l’envie de vous lancer.

Comment fait il faire ?
Et surtout, faut il dépenser des miller d’euros, voir plus, pour ouvrir cette première boutique ?

A mon avis, dans la plupart des cas, la réponse est non !

La meilleure solution est de partir sur des solutions vraiment pas cher, pour se concentrer sur d’autres éléments clé pour le démarrage :

  • Les photos des produits
  • Les descriptions « marketing » des produits, bien rédigées pour les clients, et « google compatible »
  • Le positionnement de la boutique sur Google justement

Tout l’argent investi dans un développement « à façon » ne pourra pas l’être pour faire venir les clients, ni pour prendre de belles photos des produits, ni pour constituer un premier stock de produits…

Par contre, il est important de bien choisir la solution technique pour cette première boutique, et il est également fondamental de bien valider que la boutique pourra migrer vers une autre solution.

Ce dernier point est hyper important :

Le e-commerçant doit être propriétaire de son nom de domaine, il doit également être propriétaire des bases de données clients (les noms et emails des clients qui s’enregistrent sur la boutique).
Il doit également être possible d’exporter la base de données (catalogue), pour ne pas avoir à tout refaire si le site doit migrer vers une autre solution.

En un mot, il faut vous assurer que vous ne serez pas « collé » à la première solution choisie.

Qui est (vraiment) le client ?

Pendant longtemps, le jeu était un peu biaisé au niveau des mobiles.

Les vrais clients pour les constructeurs de mobiles étaient les opérateurs.

Vous, moi, nous n’étions que de simples utilisateurs.

Bien sûr, j’exagère : les constructeurs ont toujours communiqué directement auprès des utilisateurs, pour « générer l’envie ».

C’est Apple qui a clairement changé la donne, avec son iPhone.

Apple a su ne pas faire de concession, et rester « focus » sur un seul type de client : l’utilisateur.

L’opérateur est clairement dans le paysage, mais Apple a su recréer un lien beaucoup plus fort entre lui : le constructeur, et l’utilisateur.

C’est comme ça qu’on a sur l’iPhone la liberté d’installer les applications que l’on veut, y compris sur la première page (et non les applications imposées par l’opérateur mobile).

En fait, non, on ne fait pas exactement ce que l’on veut, c’est vrai : on ne peux installer que les applications autorisées par Apple…

Superman

superman

J’ai rencontré Superman.

Il s’appelle Luc Michalski et, tout seul, le soir, après son travail, il développe un moteur de recherche…

Le moteur tourne : il a « avalé » près de 5 millions de sites web, scanné plus de 100 millions de pages web…

Luc ne fera sans doute pas concurrence à Google, mais il a forcément énormément appris en réalisant ce tour de force, qui est en ligne.

En occurrence, Luc a du développer les éléments fondateur de tout moteur de recherche : le robot qui scanne les sites, le moteur qui analyse les pages pour alimenter l’index et le moteur qui navigue dans l’index.

que la force soit avec toi, Luc (euh, c’est pas superman ça, je m’embrouille 😉 ).

La révolution Internet est-elle une révolution comme les autres ?

L’humanité a pas mal évolué, depuis l’âge des cavernes (je suis peut être remonté un peu loin…).

Donc, pas mal de ruptures dans notre histoire. Exemples : la maîtrise du feu, des outils, de l’agriculture, des métaux, …

L’écriture, l’imprimerie, …

La révolution industrielle…

Et puis, enfin, la révolution actuelle, numérique.

Je me posais la question : la révolution actuelle est-elle de même nature que les révolutions précédentes ?

Au niveau de la force de l’impact, je pense qu’il n’y a pas débat : le « tout numérique » est a mon sens au niveau des plus grands bouleversements.

La ou je me pose une question, c’est sur la possible fragilité de cette révolution.

Prenons l’invention de l’imprimerie.

Grosse rupture, qui a changé nos vies.

Et bien, il me semble que cette rupture là ne souffre d’aucune fragilité. Une fois qu’on a compris comment imprimer, on peut le refaire assez facilement.

Pour notre rupture numérique, c’est très différent : tout « tient debout » grâce à une sacrée infrastructure : réseaux, routeurs, …

Cette infrastructure me semble être une « fragilité » : sans ce réseau, il ne resterait pas grand chose de notre monde numérique.

Fragile le réseau ?

Oui et non.

Non parce que justement, ce qui en fait sa force, c’est la souplesse du système. Un point du réseau tombe, pas de problème, les données vont passer par d’autres chemins. Notre réseau numérique semble robuste donc.

Robuste… Peut être, mais cela reste un édifice assez complexe, avec, n’en doutons pas, quelques SPOF (Single Point Of Failure).

Et puis, s’il le fallait vraiment, ne croyez vous pas que quelques gouvernements pourraient « débrancher » le machin ?

Je n’ai pas d’infos secrètes, mais il me semble assez réaliste d’imaginer que le gouvernement américain, par exemple, a des équipes spécialisées pour « tout débrancher »…

Envoyer les colis avec la Poste

Notre bonne vielle poste a créé une entité, toute dédiée à l’expédition de nos joyeux colis : Géopost.

Géopost est (pour faire simple) découpé en deux entités : ColiPoste et Chronopost.

Gros avantages : ces sociétés bénéficient des infrastructures de La poste : maillage pour le transport et surtout points de livraison avec les bureaux de postes et les facteurs.

ColiPoste

C’est la livraison « J+2 », en France et à l’international.
97% des livraisons sont effectuées effectivement à J+2 !

Plusieurs options : soit le colis est simplement remis dans la boite aux lettres, soit le colis est remis avec signature du client.

Si vous vous lancez, vous pouvez démarrer avec Colipost très simplement, avec une interface WEB extranet, pour créer les étiquettes.

Si vous avez suffisemment de volume (1500 € à l’année de frais de livraisons), vous pouvez utiliser un logiciel (Windows) qui permettra d’imprimer les étiquettes de manière plus pro.

Chronopost

C’est la livraison « J+1 »,  en France et à l’international, réussie dans 98% des cas !

Plusieurs options pour la livraison : Garantie avant 8h, 9h, 10h ou 13h (c’est la dernière option la plus courante).

Pour les étiquettes de transport, c’est un peu le même système qu’avec ColiPoste.

Pour aller plus loin…

Vous pouvez interfacer votre système e-commerce avec les logiciels de La Poste.

Avantage : pas besoin de ressaisie manuelle des informations de livraison.

Mais ça, c’est une autre histoire !

Cohérence de l’interface

Cela fait quelque temps que j’ai en tête un billet, sur la cohérence de l’interface d’un site.

Mais j’ai du mal à l’écrire : j’ai des idées qui me semblent trop théoriques, …

Et puis, miracle, je suis tombé sur ce site…

Premier bouton pour acheter :

Deuxième bouton, sur la page suivante donc :

Troisième bouton :

Et enfin dernier (probablement le plus réussi) :

Voila. rien ne vaut un bon exemple…

Donc, pour faire simple, la cohérence, c’est « pas ça ».

Fusion / Acquisition : 1 + 1 = 3 ou… 1 ?

Les boites se rachètent les unes les autres.

C’est la vie des entreprises : les petits se font manger par les gros.

Et là dessus, c’est un peu comme les poupées russes : il y a « pratiquement toujours » un plus gros que vous…

Autre modèle : deux boites de taille similaire fusionnent pour être plus fort.

On peut regrouper deux boites pour plusieurs raisons : complémentarité des offres : technique, géographique, marketing…

On peut aussi racheter un concurrent, pas du tout complémentaire donc, juste pour « dégager le terrain ».

La question qui me semble intéressante est : comment faire pour que la nouvelle entreprise, désormais mélange des deux « parents », crée un maximum de valeur ?

C’est une excellente question, merci.

Idéalement, la valeur résultante doit être supérieure à la valeur de chaque « parent » (d’où le titre : 1 + 1 = 3) ?

Dans bien des cas, la réalité n’est pas super drôle… Le racheteur se comporte en maître, et le racheté se retrouve réduit au status peu enviable « d’esclave ».
Le maître veut rationnaliser : les offres, les équipes, les équipements…

Alors on casse tout, on ne prend pas vraiment le temps de comprendre ce qui marche, ce qui ne marche pas… C’est l’opération « tracto-pelle ».
Le résultat est en général un vrai massacre. Les équipes qui fonctionnaient ne fonctionnent plus, les meilleurs sont parti depuis longtemps…

Alors, comment faire mieux ?

A mon avis, la meilleure solution consiste à faire vivre les différentes entités, comme de vrais entités business, relativement indépendantes.

Chacune est responsable de son P&L (Profit & Lost : bilans financiers quoi).

Dans un tel schéma, chacun est donc respecté, en tant qu’entrepreneur pour le « top management » et en tant qu’équipe motivée, pour les équipes.

Certains savent faire cela, mais ça demande une vrai humilité : l’humilité d’écouter, de comprendre, de chercher la valeur chez l’autre…

NOTA :

Ce billet est très généraliste… Je l’ai écrit suite à l’histoire que me comptais un amis, victime de ce type d’acquisition. Comme toujours dans ce genre de cas, les généralités ont leurs exceptions. Il y a par exemple des boites qui font des croissances très fortes, basées sur des mécanismes d’acquisition qui ont l’air plutôt bien huilé…