Archives de l’auteur : François

Le courage et la lacheté…

Vous pensez que c’est simple, de reconnaître entre le courage et la lacheté ?

Moi pas 😉

Je pense, depuis longtemps, qu’en fait, c’est un peu comme le Yin et le Yang : les deux faces d’un même sujet !

Exemple : Bernard Moitessier, qui est parti, faire près de deux fois le tour du monde en solitaire et sans escale : courage ?

Oui, bien sûr ! Magnifique courrage, quelle avanture : c’est l’Aventure avec un grand A.

Mais pas seulement.

Je ne suis bien sûr absolument pas là pour juger, mais Moitessier, c’est aussi l’histoire d’un homme qui a quitté femme et enfants, et qui n’est jamais revenu.

C’est aussi (je vais me faire détester par ses fans 😉 ) donc, d’un autre point de vue, l’histoire d’une « certaine » lacheté.

Le plus grand courage pour Moitessier, ça aurait peut être été de rester avec sa famille ?

Quand on lit ses livres, on sent bien que pour ce gars là, pas besoin de rassembler son courage pour prendre le large.

Vous voyez mon point de vue : le courage est super variable, suivant les personnes.
Le courage, c’est faire quelque-chose malgré la peur qu’on a au ventre. Pour certain, c’est prendre le large quand pour d’autres, c’est rester au port.

Dans l’entreprise, dans notre quotidien, c’est la même chose : Pour certains, le courage, c’est de rester fidèle au poste, alors que pour d’autres, ça sera de changer.

Le manager doit « sentir » ces choses là, et s’adapter.

e-commerce et réseaux sociaux – le livre

Julien s’est passionné sur le « mariage » entre le e-commerce et les réseaux sociaux.

De cette réflexion, il en a fait un livre :

Le livre de Julien est le fruit d’un vrai travail de fond.

C’est une très bonne idée de prendre un peu de recul sur un tel sujet, avant de se laisser manger tout cru par Facebook 😉

Vous apprendrez surement pleins de choses ! En tout cas, moi, je suis en train de le lire et je me régale.

Bonne lecture !

Yourtour vous amène en balade

La promesse de Yourtour est simple : organiser, pour vous, une balade, des vacances.

Vous donner votre point départ, d’arrivée,les dates, et hop, vos vacances sont organisées :

le site vous propose le circuit, les endroits à voir, et les détails pratiques : hotel, restaurant.

Si les choix réalisés par le site ne correspondent pas à vos attentes, vous pouvez affiner vos goûts :

J’ai trouvé tout ça plutôt bien fait.

Actuellement, le système marche pour la France, l’Espagne et les US, mais on imagine bien que ça va s’enrichir rapidement.

Le site a signé un deal avec lonelyplanet ce qui est quand même une référence pour ce type de projet !

Au niveau revenus, j’ai pas fouillé, mais on imagine bien que les hotels et autres produits recommandés par le site pourront reverser des commissions, de type affiliation.

C’est d’ailleurs, à mon sens, un risque pour ce type de projet : vaut il mieux conseiller le meilleur hotel ou celui qui reverse le plus de commissions pour le site ?

Dilemme cruel : maximiser la satisfaction des clients ou les revenus 😉 ?

La révolution Facebook

Témoignage sur ce qui se passe en Egypte : une personne, interrogée dans la rue, explique comment cette révolte a commencée sur les réseaux sociaux.

Internet a été, d’après ce témoignage, un véritable accélérateur.

Bien sûr, ce n’est qu’un outil.

Mais c’est un outil qui a permis d’accélérer la communication, de fédérer les énergies, bien plus rapidement qu’avec d’autres médias.

Ergonomie et processus achat pour… une station essence

Ne vous êtes vous jamais demandé pourquoi les automates des stations essence ont une ergonomie mal fichue ?

Moi, oui 🙂

Et bien, ce We, j’ai été agréablement surpris, par une station bien faite.

Exemple : on ne me demande pas le carburant (suivi de deux écrans de confirmations), celui si est sélectionné automatiquement quand je décroche le pistolet.

Détail ? Peut être, mais l’ergonomie, c’est bien un ensemble de détails, qui, mis ensemble, permettent de créer une cohérence globale, et un usage agréable.

le e-commerce en chine – mythe et réalité

Le e-commerce est en croissance forte en France et dans le monde.

La chine est globalement en croissance forte.

Alors, le e-commerce en chine, ça doit « exploser tous les compteurs » ?

Peut être. J’ai vu différents chiffres circuler. Je vais essayer d’y voir plus clair.

Le Journal du net

Article ici.

Les chiffres sont les suivant :

  • 260 Milliard € sur un le premier semestre 2010.
  • Croissance de 60% par rapport à 2009
  • 410 Milliard € sur 2009
  • 420 Millions d’Internautes

Bon, ça semble intéressant comme marché.

Si on extrapole un brin, ça fait 650 Milliard € sur 2010 (croissance de 60% de 410 Milliard).

Hum.

On n’a pas, dans ces chiffres, d’estimation sur le nombre d’acheteurs. Mais si on prend l’hypothèse que 60% des chinois achètent en ligne, ça fait :

(260 Milliard * 2) / (420 Millions * 0,6) = 2000 €

Soyons clair : je n’y crois pas. Les chinois ne dépensent pas 2000 €, et il n’y a probablement pas 250 millions d’acheteurs en ligne.

Le bug vient, au moins en partie, du fait que le chiffre d’affaires représente l’intégralité des transactions, B2B et B2C.

Poursuivons la visite.

Business Immo

Article ici

L’article parle d’un rapport, avec les chiffres suivants :

  • Chiffre d’affaires total (B2B, B2C, C2C) 2010 : 510 Milliard €
  • 58 Milliard € sur le marché grand public (B2C etC2C)
  • 158 millions d’acheteurs en ligne
  • 450 Millions d’Internautes
  • 25 000 sites de vente en ligne
  • 22% de croissance par rapport à 2009

Cela fait donc, en moyenne :

58 Milliard / 158 Millions = 370 € par acheteur.

Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais je trouve ça très très élevé.

Cela fait, si le panier est de 50 €, 7 achats par acheteur en moyenne. Cela me semble encore trop élevé, surtout quand on voit le nombre de site, qui est, en proportion, très très faible (à comparer par exemple avec les 80 000 sites français).

Autre point que j’ai du mal à m’expliquer : c’est quoi les 450 milliard € de chiffre d’affaires B2B ?

Cela correspond à quel business ?

AFP / Yahoo News

Article ici

Troisième et dernier article analysé.

Cet article cite plus clairement sa source : un communiqué venant des autorités chinoises.

On retrouve a peu près les chiffres proposés par Business Immo

Mon grain de sel

Je pense que les chiffres sont probablement gonflés, mais cela ne change pas un élément fort : la chine représente une très grosse opportunité sur le domaine du e-commerce.

Maintenant, il serait intéressant d’en savoir plus sur des sujets bien opérationnels :

  • Quid de la livraison ?
  • Et le paiement en ligne ?
  • Quels sont les contraintes pour avoir le droit de vendre en chine ? Il faut probablement créer une structure chinoise.

Autre point : j’ai eu la chance de travailler pendant un an avec la chine.

Ce que j’ai vu, c’est qu’il y a deux chines : une classe aisée, et une classe (très) pauvre.

Savez vous qu’ils se dit que  la chine est le plus gros client pour les BMW série 7 (les plus chères) ?

Ce que je veux dire, c’est que la classe aisée est très aisée, et qu’elle achète les mêmes produits que nous, les mêmes marques.

Cette classe représente un faible pourcentage de la population chinoise, mais comme la population chinoise se mesure en milliard, ça fait un très gros réservoirs de clients « riches ».

Je ne suis pas sûr que le chinois qui travaille loin des villes soit réellement intéressé, aujourd’hui, par le e-commerce.

Après, ça peut changer vite !

Tunisie – Egypte : Solidaire !

Ce blog n’est clairement pas un blog politique…

Mais il me semble insupportable de parler d’ergonomie, de e-commerce, d’entrepreneuriat, … Comme si de rien n’était.

Donc, oui, ce blog va garder sa ligne éditoriale, mais je voudrais juste dire que je me sens « solidaire » de ce qui se passe en Tunisie et maintenant en Egypte.

Ce vent de liberté, cette soif de changer, et en même temps, la brutalité de la répression en Egypte…

Alors espérons, espérons que ces peuples frères trouverons le chemin vers plus de liberté, plus d’armonie, sans s’entretuer.

Le prix du logiciel : par rapport à ce que ça coute ou par rapport à ce que ça fait gagner ?

Encore un billet sur le prix du logiciel 😉

Il faut dire que c’est un vrai sujet !

Du point de vue de l’éditeur, a la base, la réflexion est simple : il faut vendre le logiciel le plus cher possible.

C’est bien le but de toute boite, de maximiser ses revenus, pas d’état d’âme là dessus.

Donc, vous avez une solution différente de ce qui se fait sur le marché, vous répondez à un vrai problème chez vos clients, vous pouvez faire payer un prix, à l’échelle du problème traité chez le client.

C’est logique, ça se tient.

Cela peut même créer un « prix de marché » si vous êtes avant les autres, et les autres utiliseront votre référence pour s’aligner, se comparer.

C’est comme ça que l’industrie du logiciel a un « pricing » basé sur des critères plus ou moins rationnels…

Ce prix n’est pas lié aux coûts de productions, de R&D en par exemple.

Le problème, car il y a un problème, c’est que vous créez, mécaniquement, une opportunité.

Vous créez une opportunité car, si il y a un grand décalage entre le prix de vente du logiciel, comparé aux coûts de de productions, un autre acteur peut rentrer sur le marché, et « faucher plus raz ».

A l’extrême, c’est ce que font les éditeurs de logiciels « open source », qui proposent une solution non pas gratuite, mais bien moins cher que les autres solutions du marché (je pense à des Talend, Sugar CRM, …).

C’est une extrême, je trouve, car on se retrouve avec une autre distortion : on vend le logiciel à un prix très très faible, et on espère vivre sur le conseil, le service à haute valeur ajoutée.

Ca peut marcher (talend ou sugar crm…) mais c’est un peu « tordu ».

Je préfère, si j’ai le choix, un modèle plus « franc du collier », avec un prix en lien avec la R&D donc.

Là, on entre dans une autre discussion : comment répercuter le prix de la R&D sur du logiciel, puisque la vente de ce logiciel ne va pratiquement pas engendrer de coûts de production (ce qui n’est pas le cas, par exemple, pour une voiture 😉 ).

La réponse est simple :

On sait a qui on doit vendre son logiciel, la cible donc.

On estime la part du marché accessible, bref, on estime le nombre de licence qu’on va vendre.

A partir de là, on peut calculer le prix de vente du produit (R&D + coûts opérationnels + coûts marketing + marge).

Cela veut dire qu’il y a un lien entre la cible et le prix.

Et c’est logique : un logiciel distribué à des milliers de clients n’a pas le même prix que s’il est vendu à 3 exemplaires.

La flexibilité des prix, je trouve que c’est un sujet passionnant.

Regardez ce qui se passe sur les jeux pour iPhone :

Le prix des jeux était, en moyenne, pour les consoles, autour de 30 / 45 €.

Ce prix a complètement été revu, sur l’iPhone.

Les meilleurs jeux sont à moins de 10 € !

Mais les volumes ne sont pas les mêmes, la cible n’est pas la même, les circuits de distribution non plus.

Cette souplesse, cette réactivité, n’a pas été copié sur d’autres secteurs, qui devraient pourtant en prendre de la graine !

Boucheron et la réalité augmentée

Boucheron propose une expérience de réalité augmenté, pour tester, depuis chez soi, les produits :

Vous pouvez essayer ici.

J’avais déjà vu une telle expérience, pour un appareil photo.

Bon, c’est sympa, mais, de mon humble point de vue, ça reste très expérimental, et pas tellement orienté e-commerce :

Pas mal de manipulation pour arriver au résultat final : télécharger une application, imprimer et découper les supports papier, …

Le rendu reste assez moyen : on voit finalement moins bien le produit que sur une bonne photo.

Donc : une expérience sympa, un outil pour faire du buzz, mais peu de choses à en attendre au niveau e-commerce aujourd’hui.

Autres vidéos sur le sujet :

Une démo plutôt convaincante pour le Citroën C3 :

Autre exemple : une boite de Chocapic se transforme en jeux 3D interactif :

(Merci Alain)