Archives de l’auteur : François

Le modèle de données bien particulier de Magento – EAV

Bon, de quoi parle-t-on ce coup ci ?

Le modèle de données, c’est quoi ?

Allons y 😉

Un système logiciel web est basé sur une base de données.

Cette base de données permet de stocker les informations : produits, clients, commandes, …

Le modèle de données, c’est la façon dont est organisé cette base.

Normalement, on a, par exemple, une table pour stocker l’ensemble des informations produit : prix, description, …

Le problème, c’est que, suivant les besoins, il peut être nécessaire d’ajouter des informations spécifiques.

Exemple : je vends des vélos.

Je veux ajouter, pour le rayon vélo : la taille du cadre, la taille des roues, le nombre de vitesses, avant et plateau, …

Vous voyez : on doit ajouter des attributs, spécifiques à certains produits.

On peut faire ça en modifiant la table d’origine, mais c’est pas simple :

Tous les produits n’ont pas les mêmes besoins (pour rester sur cet exemple « produit »).

Exemple : On ne peut pas ajouter la taille des roues, pour tous les produits. ça marche pour les vélos, pas pour les GPS.

De plus, cela fait modifier une table du coeur du système. Lors de la prochaine mise à jour, on va mettre à jour la table avec une nouvelle, et écraser les modifications apportée pour une boutique particulière.

La solution, proposée par Magento, est intéressante.

Ils ont appliqué le modèle EAV : Entity – Attribute – Value

Pour ceux qui veulent aller dans les détails, je vous propose d’aller voir l’article wikipedia (lien ci dessus).

L’idée est de déstructurer complètement les choses, et de coder le modèle dans les tables… Ce n’est pas très simple à expliquer simplement 😉

Bon, concrètement, dans un modèle EAV, les données sont regroupées non plus en fonction de critères d’organisation (produit, catalogue, …) mais en fonction du type de l’information stockée (entier, chaîne de caractères, …).

ça donne ça (petit bout du modèle de données) :

Ce modèle a comme immense avantage d’apporter une énorme souplesse : pour rester sur notre exemple de la base des produits, on peut définir des attributs spécifiques par produit, sans que cela impacte l’ensemble des produits de la base. Et ces modifications n’impactent pas la structure de la base : on fait ça sans ajouter de table, et sans modifier une table. On ne fait que « remplir » la base, avec les bonnes données.

Alors, c’est un monde parfait ?

Non, ça serait trop beau ;).

Ce modèle, et c’est assez évident quand on regarde le modèle général de Magento, est lourd : il « éclate » le modèle en pleins de tables. Cela a un impact sur les performances, et sur la complexité de mise à jour ou même d’accès aux données de la base.

Pour régler le problème des performances, Magento a d’ailleur introduit la notion de « table cache » qui permet de « pré calculer » certains éléments.

Update : d’après « une source bien informée », il semblerait que ce modèle EAV serait remis en question dans la prochaine release majeure : Magento 2. A suivre !

Le mobile 2 : The place to be pour tout savoir sur le m-commerce !

Le marché du mobile n’a pas fini de faire sa révolution.

L’IPhone a bien chamboulé ce marché, mais il reste beaucoup de « chantiers » en cours.

A quand le paiement par le mobile ?

La mode du 3D va-t-elle rapidement déferlée sur les mobiles ?

Mais c’est surtout au niveau logiciel qu’il va encore se passer beaucoup de choses.

Le m-commerce est une réalité, avec des leaders comme Amazon ou eBay qui ont bien ouvert la voie.

Vous ne pouvez pas resté indiférent !

Le Mobile 2.0 est l’évènement ou vous devez aller pour « sentir » les tendances, discuter avec les acteurs du domaine.

Cet évènement a lieu les 8 et 9 Mars.

Pour ma part, je devais y aller, et même animer une table ronde sur le m-commerce….

Malheureusement, j’ai du me désister… Mon planing est un peu chargé en ce moment 😉

Le courage et la lacheté…

Vous pensez que c’est simple, de reconnaître entre le courage et la lacheté ?

Moi pas 😉

Je pense, depuis longtemps, qu’en fait, c’est un peu comme le Yin et le Yang : les deux faces d’un même sujet !

Exemple : Bernard Moitessier, qui est parti, faire près de deux fois le tour du monde en solitaire et sans escale : courage ?

Oui, bien sûr ! Magnifique courrage, quelle avanture : c’est l’Aventure avec un grand A.

Mais pas seulement.

Je ne suis bien sûr absolument pas là pour juger, mais Moitessier, c’est aussi l’histoire d’un homme qui a quitté femme et enfants, et qui n’est jamais revenu.

C’est aussi (je vais me faire détester par ses fans 😉 ) donc, d’un autre point de vue, l’histoire d’une « certaine » lacheté.

Le plus grand courage pour Moitessier, ça aurait peut être été de rester avec sa famille ?

Quand on lit ses livres, on sent bien que pour ce gars là, pas besoin de rassembler son courage pour prendre le large.

Vous voyez mon point de vue : le courage est super variable, suivant les personnes.
Le courage, c’est faire quelque-chose malgré la peur qu’on a au ventre. Pour certain, c’est prendre le large quand pour d’autres, c’est rester au port.

Dans l’entreprise, dans notre quotidien, c’est la même chose : Pour certains, le courage, c’est de rester fidèle au poste, alors que pour d’autres, ça sera de changer.

Le manager doit « sentir » ces choses là, et s’adapter.

e-commerce et réseaux sociaux – le livre

Julien s’est passionné sur le « mariage » entre le e-commerce et les réseaux sociaux.

De cette réflexion, il en a fait un livre :

Le livre de Julien est le fruit d’un vrai travail de fond.

C’est une très bonne idée de prendre un peu de recul sur un tel sujet, avant de se laisser manger tout cru par Facebook 😉

Vous apprendrez surement pleins de choses ! En tout cas, moi, je suis en train de le lire et je me régale.

Bonne lecture !

Yourtour vous amène en balade

La promesse de Yourtour est simple : organiser, pour vous, une balade, des vacances.

Vous donner votre point départ, d’arrivée,les dates, et hop, vos vacances sont organisées :

le site vous propose le circuit, les endroits à voir, et les détails pratiques : hotel, restaurant.

Si les choix réalisés par le site ne correspondent pas à vos attentes, vous pouvez affiner vos goûts :

J’ai trouvé tout ça plutôt bien fait.

Actuellement, le système marche pour la France, l’Espagne et les US, mais on imagine bien que ça va s’enrichir rapidement.

Le site a signé un deal avec lonelyplanet ce qui est quand même une référence pour ce type de projet !

Au niveau revenus, j’ai pas fouillé, mais on imagine bien que les hotels et autres produits recommandés par le site pourront reverser des commissions, de type affiliation.

C’est d’ailleurs, à mon sens, un risque pour ce type de projet : vaut il mieux conseiller le meilleur hotel ou celui qui reverse le plus de commissions pour le site ?

Dilemme cruel : maximiser la satisfaction des clients ou les revenus 😉 ?

La révolution Facebook

Témoignage sur ce qui se passe en Egypte : une personne, interrogée dans la rue, explique comment cette révolte a commencée sur les réseaux sociaux.

Internet a été, d’après ce témoignage, un véritable accélérateur.

Bien sûr, ce n’est qu’un outil.

Mais c’est un outil qui a permis d’accélérer la communication, de fédérer les énergies, bien plus rapidement qu’avec d’autres médias.

Ergonomie et processus achat pour… une station essence

Ne vous êtes vous jamais demandé pourquoi les automates des stations essence ont une ergonomie mal fichue ?

Moi, oui 🙂

Et bien, ce We, j’ai été agréablement surpris, par une station bien faite.

Exemple : on ne me demande pas le carburant (suivi de deux écrans de confirmations), celui si est sélectionné automatiquement quand je décroche le pistolet.

Détail ? Peut être, mais l’ergonomie, c’est bien un ensemble de détails, qui, mis ensemble, permettent de créer une cohérence globale, et un usage agréable.

le e-commerce en chine – mythe et réalité

Le e-commerce est en croissance forte en France et dans le monde.

La chine est globalement en croissance forte.

Alors, le e-commerce en chine, ça doit « exploser tous les compteurs » ?

Peut être. J’ai vu différents chiffres circuler. Je vais essayer d’y voir plus clair.

Le Journal du net

Article ici.

Les chiffres sont les suivant :

  • 260 Milliard € sur un le premier semestre 2010.
  • Croissance de 60% par rapport à 2009
  • 410 Milliard € sur 2009
  • 420 Millions d’Internautes

Bon, ça semble intéressant comme marché.

Si on extrapole un brin, ça fait 650 Milliard € sur 2010 (croissance de 60% de 410 Milliard).

Hum.

On n’a pas, dans ces chiffres, d’estimation sur le nombre d’acheteurs. Mais si on prend l’hypothèse que 60% des chinois achètent en ligne, ça fait :

(260 Milliard * 2) / (420 Millions * 0,6) = 2000 €

Soyons clair : je n’y crois pas. Les chinois ne dépensent pas 2000 €, et il n’y a probablement pas 250 millions d’acheteurs en ligne.

Le bug vient, au moins en partie, du fait que le chiffre d’affaires représente l’intégralité des transactions, B2B et B2C.

Poursuivons la visite.

Business Immo

Article ici

L’article parle d’un rapport, avec les chiffres suivants :

  • Chiffre d’affaires total (B2B, B2C, C2C) 2010 : 510 Milliard €
  • 58 Milliard € sur le marché grand public (B2C etC2C)
  • 158 millions d’acheteurs en ligne
  • 450 Millions d’Internautes
  • 25 000 sites de vente en ligne
  • 22% de croissance par rapport à 2009

Cela fait donc, en moyenne :

58 Milliard / 158 Millions = 370 € par acheteur.

Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais je trouve ça très très élevé.

Cela fait, si le panier est de 50 €, 7 achats par acheteur en moyenne. Cela me semble encore trop élevé, surtout quand on voit le nombre de site, qui est, en proportion, très très faible (à comparer par exemple avec les 80 000 sites français).

Autre point que j’ai du mal à m’expliquer : c’est quoi les 450 milliard € de chiffre d’affaires B2B ?

Cela correspond à quel business ?

AFP / Yahoo News

Article ici

Troisième et dernier article analysé.

Cet article cite plus clairement sa source : un communiqué venant des autorités chinoises.

On retrouve a peu près les chiffres proposés par Business Immo

Mon grain de sel

Je pense que les chiffres sont probablement gonflés, mais cela ne change pas un élément fort : la chine représente une très grosse opportunité sur le domaine du e-commerce.

Maintenant, il serait intéressant d’en savoir plus sur des sujets bien opérationnels :

  • Quid de la livraison ?
  • Et le paiement en ligne ?
  • Quels sont les contraintes pour avoir le droit de vendre en chine ? Il faut probablement créer une structure chinoise.

Autre point : j’ai eu la chance de travailler pendant un an avec la chine.

Ce que j’ai vu, c’est qu’il y a deux chines : une classe aisée, et une classe (très) pauvre.

Savez vous qu’ils se dit que  la chine est le plus gros client pour les BMW série 7 (les plus chères) ?

Ce que je veux dire, c’est que la classe aisée est très aisée, et qu’elle achète les mêmes produits que nous, les mêmes marques.

Cette classe représente un faible pourcentage de la population chinoise, mais comme la population chinoise se mesure en milliard, ça fait un très gros réservoirs de clients « riches ».

Je ne suis pas sûr que le chinois qui travaille loin des villes soit réellement intéressé, aujourd’hui, par le e-commerce.

Après, ça peut changer vite !

Tunisie – Egypte : Solidaire !

Ce blog n’est clairement pas un blog politique…

Mais il me semble insupportable de parler d’ergonomie, de e-commerce, d’entrepreneuriat, … Comme si de rien n’était.

Donc, oui, ce blog va garder sa ligne éditoriale, mais je voudrais juste dire que je me sens « solidaire » de ce qui se passe en Tunisie et maintenant en Egypte.

Ce vent de liberté, cette soif de changer, et en même temps, la brutalité de la répression en Egypte…

Alors espérons, espérons que ces peuples frères trouverons le chemin vers plus de liberté, plus d’armonie, sans s’entretuer.