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Le piège du prix à la performance

Quand on gère un site e-commerce, on se retrouve à acheter pas mal de prestations, dont certaines se payent à la performance.

L’achat de trafic est bien évidemment dans cette catégorie : vous payez au clic ou à la transaction, mais vous payez bien en fonction du volume des visiteurs.

Mais beaucoup d’autres prestations se basent également sur ce business model.

Vous pouvez ainsi payer à la performance :

  • Votre moteur e-commerce ;
  • Le moteur de merchandising, complémentaire du moteur e-commerce ;
  • La publication vers des places de marché (voir article sur Neteven) ;
  • …

L’avantage de ce modèle est qu’il permet de minimiser l’investissement initial. Pas besoin d’emprunter, vous payez en fonction de votre chiffre d’affaires.

Mais c’est un piège, qui attaque en fin de compte là ou ça fait mal : sur la marge.

A force de payer à la performance, le e-marchand prend le risque de bâtir une entreprise structurellement incapable de dégager le moindre bénéfice.

Et c’est pourtant un sujet sensible, la marge, dans le e-commerce !

Neteven ou comment maîtriser les ventes sur les places de marché

Pas mal de sites e-commerce sont aujourd’hui ouvert aux vendeurs tiers.

On appel ça les places de marchés.

Concrètement, vous avez des produits à vendre. Vous pouvez les mettre en vente sur eBay, PriceMinister, RueDuCommerce, Amazon, PixMania…

Pour avoir le maximum de visibilité, vous auriez intérêt à diversifier ces canaux de distribution…

Mais si vous vendez beaucoup de produits, l’administration peut devenir un vrai casse tête :

Si une vente est réalisée sur une plate forme, il faut enlever le produit sur toutes les autres plate formes.

Pas si simple non plus de créer les différentes fiches produits, sur toutes ces places de marchés.

C’est là qu’intervient Neteven.

neteven

Neteven permet de piloter la diffusion de tout ou partie d’un catalogue e-marchand, sur les différentes places de marché. La masse des clients atteints via ces différentes places de marché est simplement colossale.

Vue d’avion, ça semble simple… Mais quand on creuse, je peux vous assurer que la valeur ajoutée est réellement importante : gérer la mise en forme des annonces sur tous les sites, gérer le cycle de vie des ventes, …

Pour le marchand, deux solutions : soit il pilote les ventes depuis le back office de Neteven, soit il possède son propre système e-commerce. Dans ce deuxième cas, il conviendra d’interfacer Neteven avec ce système.

Combien cela coute-t-il ?

Le prix est à la performance : Neteven prend 2,5% du chiffre d’affaires généré. Neteven ajoute à son modèle de prix un plancher, à 250 € par mois, soit donc 10 000 € de chiffre d’affaires mensuel. Neteven ne s’adresse donc pas aux petits vendeurs.

Ce prix est à ajouter aux commissions prises par les différentes places de marchés.

Bon, sur ce type de vente, attention à la marge ! La tension « prix » est très forte, surtout sur certaines places de marchés… (Amazon pour n’en citer qu’une…).

Refaire le monde ou s’y adapter ?

J’essaye d’y voir clair sur les dernières évolutions du Web… Pas si facile : ça bouge vite, et pas dans des directions toujours très cohérentes…

Il me semble qu’on peut classer les comportements des boites en deux catégories :

  • Celles qui veulent refaire complètement le monde ;
  • Celles qui s’y adaptent.

Le très bon exemple en ce moment, c’est Facebook.

Facebook refait complètement le monde !

Facebook, c’est :

  • Un blog ;
  • Un flickr ;
  • Un twitter ;
  • Une messagerie ;
  • Une messagerie instantanée ;
  • Une plateforme pour développer des applications ;
  • Une régie de publicité.

J’en oublie probablement…

Et tout ça en interne, sans réutiliser les services tiers.

A l’opposé, je viens, comme tant d’autres, de créer un lien entre Twitter et mon compte Likedin. Linkedin a donc ajouter la possibilité de faire vivre son compte, à partir de twitter.

Ils auraient pu réinventer « l’eau chaude », mais non, leur logique, c’est de s’appuyer sur le service existant et de plutôt focaliser l’énergie sur ce qui fait leur différence.

Si je devais parier sur l’avenir, je parierais plus volontier sur une boite qui utilise intelligemment des services tiers plutôt que sur une boite qui réinvente tout…

Publicité comparative en pré-home !

Rue Du Commerce propose de la publicité comparative en pré home :

Publicité comparative en pré-home de Rue Du Commerce

Bon, je me lance 😉 :

  • Je ne suis pas convaincu par cette réalisation : je trouve qu’on met un certain temps à la « décoder ». En regardant rapidement, on lit plutôt que c’est 16% moins cher à la Fnac 😉 ;
  • D’ailleurs, en allant voir à la Fnac, j’ai trouvé le produit à 131 €, soit effectivement moins cher que chez RueDuCommerce ! Comme on me l’a fait remarqué sur Twitter, ces prix ont été validés par huissier, mais j’imagine que les concurrents de RdC ont trouvé que c’était une bonne idée de baisser les prix.

Au final, je pense que mettre le prix des produits concurrents peut être une bonne idée, mais sur Internet, il vaut mieux mettre une info dynamique.

Le CPC et le CPA, vue des deux côtés du monde

Premier côté du monde : j’ai un site d’audience

Je suis un passionné de décoration intérieure (c’est un exemple, vraiment un exemple, hein 😉 ).

J’ai un site avec pas mal de trafic sur ce sujet.

Je gagne un peu d’argent en mettant de la publicité sur mon site.

Je mets un peu d’Adsense par ci par là.

Je mets également des liens vers des produits, que je trouve sur des sites marchands ou sur des moteurs de shopping.

Je gagne de l’argent soit au CPC : au coup par clic, soit au CPA : au coup par action.

Typiquement, Adwords me rapporte de l’argent au CPC. Chaque fois qu’un internaute clique sur une annonce Google, gling, je gagne quelques centimes d’euros.

Par contre, sur les produits mis en avant, je gagne de l’argent soit au CPC soit au CPA.

Exemple : sur un produit donné, je gagne de l’argent si le client va jusqu’à acheter le produit.

Moi, en tant qu’éditeur de mon site, qu’est-ce que je préfère ?

Je vais vous le dire : de manière générale, je préfère le CPC.

Pourquoi ?

Parce que le clic, je le maîtrise, d’une certaine manière.

Si le produit choisi est bien en phase avec le contenu de la page, si le produit est beau, si le prix est intéressant : ça va cliquer ! Et ces paramètres, je les maîtrises : a moi de trouver les bons produits pour mes chers lecteurs.

Par contre, si le site marchand est mal fait, et si le client n’achète pas, j’y suis pour rien !

Deuxième côté du monde : j’ai un site marchand

J’ai monté un site qui vend des objets de déco.

Bien sûr, pour vendre, je fais de la publicité, via Adwords, et via des plate formes d’affiliation, qui publie mes annonces sur différents sites.

Moi, je n’aime pas payer au clic.

Je n’aime pas, car le clic ne m’intéresse pas beaucoup.

Ce qui m’intéresse, c’est que le client achète mes produits.

Je préfère donc largement payer au CPA qu’au CPC ! Même si, bien sûr, un CPA coute bien plus cher qu’un CPC.

Compilez vos Javascript pour augmenter le taux de transformation !

Google vient de mettre à disposition des outils, pour mieux coder les applications Web.

Essayez le compilateur javascript.

Bon, c’est pas un vrai compilateur. Pour info, un compilateur permet de passer d’un langage à un autre.

Ici, c’est plutôt un programme qui nettoie le code, l’optimise, pour que le transfert sur le réseau soit plus rapide, et que l’interprétation soit boosté également : il faut savoir que quand le javascript arrive dans le navigateur, le temps pour passer du format texte au format exécutable est bien souvent ce qui prend le plus de temps. Réduire le nombre de caractères, c’est réduire ce temps.

J’ai fait quelques essais, ça a l’air assez efficace !

Cela permet d’avoir des pages plus légères, qui seront donc plus rapide à s’afficher… Facteur clé pour optimiser le taux de transformation !

(vu sur Silicon.fr)

un nouveau langage pour Internet ?

On réalise des sites dynamiques en programmant… Avec un langage de programmation donc.

Si, théoriquement, on peut faire des services internet avec n’importe quel langage, en réalité, il existe pas tant que ça de solutions :

  • C# dans .Net : proposé par Microsoft, c’est un très bon langage, avec un environnement de développement pil poil. C’est du propre : compilé, typé… Le problème est que quand on met un doigt là dedans, on en sort « full microsoft » avant d’avoir compris ce qui se passait… Et la facture licence peut faire peur…
  • Java : Solution normalement aussi propre que C#, avec l’avantage d’avoir des outils gratuits… Bon, la réalité est que, bien souvent, les architectures Java sont un peu lourdes, un peu verbeuses… On a rapidement des « délires UML » cher à développer et à maintenir.
  • PHP : LA solution Web par excellence. Langage simple à prendre en main, bien adapté à la production de pages dynamiques. Tout est fait pour faciliter l’écriture de petits programmes… Mais le contexte à bien changé depuis les débuts du langages. Ce langage est en fait utilisé par un nombre incroyablement grand de sites web (30 % ?), et PHP motorise donc des petits sites, mais également quelques monstres (comme Flickr !). Le fait que la plupart des hébergeurs proposent des solutions PHP clés en main accélère la diffusion de ce langage.
  • Autres langages interprétés (Python, Perl, Ruby…) : il existe pas mal d’autres langages, orientés Web. Ruby est par exemple une solution assez puissante pour produire des sites avec peu de ligne de code (ce qui est un critère de qualité : moins de ligne, mois de bug 😉 ).
  • C et C++ : Ce sont des langages bien solides, qui permettent de faire des applications excessivement rapides… Mais finalement, aujourd’hui, peu de monde utilise ces langages pour développer des sites web… Bon, quand même : les éléments clés des algos de Google sont développés en C…

Le PHP joue donc un rôle clé dans le développement du Web aujourd’hui.

Sa flexibilité, la taille de la communauté, la gratuite, … Beaucoup de facteurs ont poussé son développement, et aujourd’hui, la communauté PHP est juste phénoménale.

Mais aujourd’hui, je trouve la situation un peu paradoxale :

Qu’un site qui se lance parte sur PHP, je comprends : coût de développement réduit, pas de frais de licences, …

Mais ces contraintes changent complètement quand un site est plus important. Pour un gros site, la qualité devient un élément fondamental. Il faut donc être certain que le programme va bien produire le résultat attendu. Et pour ça, rien ne vaut un langage compilé, avec un typage stricte.

La solution actuelle consiste à rajouter des couches sur PHP, avec Zend Framework, …

Mais je pense, surtout après ma discussion avec Zeev, que l’avenir passera à moyen terme par l’émergence d’un nouveau langage.

Le cahier des charges est, à mon avis :

  • Langage compilé et typé ;
  • Langage orienté Web : disposer de syntaxes très simple pour produire des pages HTML ;
  • Peut être intégrer dans le langage une solution native pour gérer les sessions (et arrêter de charger la base de données avec des infos qui n’ont rien à y faire) ;
  • Langage objet bien sûr, pour faire de beaux modèles 😉 ;
  • Langage open source et gratuit, parce que c’est la clé de la diffusion sur Internet, et, comme PHP, parfaitement intégré à Apache.

La barrière à l’entrée est assez élevé, parce qu’il y a pas mal de choses sur le marché…

NB : ce billet est un billet de « projection ». A court terme, on peut très bien développer de bons services avec les outils actuels. On remplace les insuffisances de tels ou tels langage par de la méthode et des outils !

L’utilisation de l’iPhone au quotidien

L’iPhone a donc enfin démocratiser l’accès à l’Internet mobile en France.

Pour ma part, j’avais parié sur cette révolution en 1999, soit pil poil 10 ans trop tôt…

Mais bon, passons…

Donc, on fait quoi avec un iPhone ?

Pour ma part, c’est assez structuré en fait :

J’ai toute une page d’applications qui aident à mieux voyager, sur terre, mer, dans les airs…

p2_voyage

J’ai également pas mal d’applications pour « rester connecté » : WordPress, Twitter, Facebook, Linkedin…

p3_connect

J’ai des applications pour jouer (hum, on dira que c’est pour mes gamins 😉 ):

p7_jouer

D’autres pour faire de la musique :

p6_music

Et puis naturellement, il y a toutes les « applications fondamentales », pour travailler : l’agenda, le téléphone (et oui), les messages (mails et sms) :

p1

Et puis bien sûr, il y a les applications m-commerce !

p5_acheter

(en fait, je fais beaucoup de veille sur ce sujet, donc sur cette page, c’est pas forcément des applications que j’utilise vraiment…)

Et vous, vous faites quoi avec votre iPhone ?

Live from Bargento

Ouverture par NBS puis Roy Rubin, le CEO de Varien.

Vision

« Secouer » le monde des solutions e-commerce, du côté de l’open source, mais plus globalement secouer l’ensemble des solutions du marché : ATG, IBM, …

Réalité

1,3 Million de téléchargement

35 k boutiques en ligne

25 milliard de transactions en 2008

La plupart des boutiques basées sur la version gratuite bien sûr…

Références

Nespresso, 3M, Lenovo, TheNorthFace, …

Plateforme

Bundle entre Magento et Zend Server

Magento Academy: certification Magento, formations, …

Version 1.4

Démo de Sel, nouvelles fonctions présente d’ici la fin de l’année.

Nouvelle version de gestion de la TVA.

CMS:  CMS Wiziwig

Possibilité d’éditer directement dans un éditeur type « word » dans le back office

Possibilité d’insérer un widget : insérer une donnée dynamique directement depuis l’éditeur (lien vers une catégorie, …).

Les widgets pourront être proposés par des boites (via Magento Connect)

PHP – Zend

Zeev Suraski, fondateur et CTO Zend !

Plus de 30% des sites Web motorisé via PHP !

Zend studio : environnement de développement.

Zend Server : environnement de production.

Composants pour booster les performances.

Annonce : Package regroupant Zend Server & Magento

Installation en quelques minutes d’un environnement complet.

Basé sur les solutions gratuites de chaque éditeur.

Autre annonce : Magento va participer pour enrichir Zend Framework.

zend.com : site e-commerce basé sur Magento, depuis Juillet 2009.

Performance :

Comment avoir des temps de réponses très courts ?

3 secondes pour afficher une page il y a 1 an.

Aujourd’hui : 0,5 seconde.

Comment obtenir de tels performances ?

  • Identifier d’ou vient le problème, avec des outils de monitoring ;
  • Mettre en place une politique de cache « full page caching ». Zend Server sait créer automatiquement le cache associé à une page, ayant des paramètres.
  • Mise en place de la compression des pages (GZip).
  • Utilisation de Optimizer+
  • Mise en place du cache Magento
  • …

Future :

Révolution PHP 6 : basée sur unicode, pour facilité le développement d’applications internationales. Difficile de sortir car difficile de garantir la compatibilité avec les versions anciennes. Impossible d’estimer la date de sortie.

Probablement une nouvelle version de PHP 5 en attendant.

D’autres annonces à venir entre Magento et Zend : « Stay Tuned ».

Intégrer le e-commerce et le CRM

Samuel d’Ysance.

Liens entre la relation client et le e-commerce :

  • Prospection
  • Communication personnalisée
  • SAV

Il faut intégrer les données e-commerce et CRM.

Faire un « bundle » entre Sugar-CRM et Magento.

Sugar CRM :

  • Communauté de 18 millions de personnes !
  • Porté par une société solide (200 prs)

Pont entre les deux :

  • Création d’un compte, depuis Magento vers Sugar
  • Stocker les paniers dans le CRM
  • Stocker les achats (prospect –> client)

Permet de connaitre le taux de conversion.

Une personne qui ne finalise pas ses achat : permet de le relancer depuis magento.

Démo en live pour brancher Magento et Sugar : Samuel a dégainé son SSH 😉

La démo vise à montrer que, grâce à un composant open source proposé par Ysance, on peut interconnecter Sugar CRM et Magento en quelques minutes…. Hum, disons quelques heures pour les « non samuel » ;).

Magento Academy

Garantir la qualité du service autour de Magento.

Risque pour magento si les intégrateurs font du mauvais boulot !

Soutenu par Varien.

Actions : Formation, certification.

Moteur de recherche Solr

Présenté par Smile.

Solr : solution basée sur Lucene, open-source, full-text.

Assez riche fonctionnellement, mis en oeuvre par le Furet du Nord.

S’appuie sur son propre index, ne sollicite donc pas les bases de données Magento.

Pourquoi Solr ?

Au début, utilisation de Lucene du Zend Framework : plus de 36 h pour indexer les 1,3 millions d’articles du Furet.

(je discute avec notre capitaine, qui m’empêche d’écouter 😉 )

Indexation passe à 15 minutes (au lieu de 36h) –> Indexation lancée toute les nuits.

Chaque action du back office génère un évènement pour mettre à jour la base de donnée Solr.

Autre activité : intégrer le nouveau search dans Magento.

Gros gain de performance, avec un temps de réponse très acceptable (120 ms pour le temps pris par le moteur de recherche).

A tester sur le site furet.com

Possible de mettre en place des règles métier, pour trier les produits (stock, …).

Autres pistes :

  • Utiliser Solr pour améliorer la navigation par facette ;
  • Branchement d’un Thésaurus pour ajouter des synonymes ;
  • Améliorer la pertinence des résultats, en mettant en avant les produits « best sellers » ;
  • Indexation d’autres pages (de CMS par exemple).

Mes questions :

Pourquoi ne pas partir d’une solution industrielle (type Endeca).

Réponse :

  • Pas de coût de licence.
  • Pas de base de synonyme, donc pas de coût de maintenance.
  • Vrai maîtrise technique de la solution.

(bon, je m’arrête là, on passe dans 5 minutes avec Olivier…)

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