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Sites e-commerce full flash – un choix délicat

Bien sûr, certaines grandes marques de luxe utilisent le flash pour réaliser leurs boutiques.

Mais :

  • L’objectif de ces grandes marques n’est pas nécessairement de maximiser le chiffre d’affaires ;
  • Ces grandes marques ont, par définition, une marque forte : elle partent avec un très bel actif (oh là, ça chauffe après une telle phrase 😉 ). Donc, elle peuvent capter du trafic, malgré un SEO moyen.

Si vous souhaitez vous lancer dans le e-commerce, il me semble que, sauf cas très particuliers, les sites full flash sont à proscrire :

  • Quoi qu’on fasse, le référencement sera moins bon qu’avec un site HTML ;
  • Le taux de transformation sera très difficile à optimiser, et vous aurez un mal de chien à arriver au niveau d’un site HTML ;
  • Quand vous voudrez faire évoluer votre site, globalement, cela vous coûtera plus cher.

Mon conseil est donc de faire un site plus classique, et si vous voulez enrichir le site, vous pouvez mettre du flash dans le site html.

C’est cela mon approche du rich commerce : pragmatisme avant tout !

Mon objectif n’est pas de faire du beau pour je ne sais quelles raisons : mon unique objectif est d’aider à vendre plus et mieux sur Internet.

Pourquoi ce billet me direz vous ?

Parce que j’étais ce matin au téléphone avec une lectrice de ce blog, qui m’a décrit sa situation. En quelques minutes, l’évidence m’est apparu : elle a perdu 15 000 €, en investissant dans une boutique full flash, qui ne transforme pas et qui ne transformera pas, à moins de très gros travaux… qui ne permettraient même pas d’atteindre ce que permettrait une boutique classique.

Ca m’a fait mal pour elle : toute cette énergie et cet argent dépensé… J’ai essayé de la consoler en lui disant que le point positif d’avoir cet avi maintenant est que je lui permets d’économiser les 10 000 € qu’elle aurait dépensé en pur perte l’année d’après… Je suis pas certain de l’avoir fait rire !

« Mais de quoi y cause ? »

Les deux vieux des muppetsMais de quoi il parle, ce blog ?

De e-commerce, de e-marketing.

Ah bon ? Moi, je trouve qu’il parle de tout et n’importe quoi !

Pourquoi tu dis ça ? Il y a pas mal de billets sur le e-commerce quand même…

T’as vu ça ou ? Par exemple, son dernier billet, il nous parle d’Android, de Nokia, de Motorola, de l’iPhone… Laisse le continuer comme ça et il va nous parler de ces vacances en Bretagne

C’est vrai qu’il parle de tout ça, mais ce que tu as pas compris, c’est qu’il y a un rapport entre tout ça et le e-commerce.

Un rapport ? Dans tes rêves !

Non non, il y a bien un rapport. L’usage de l’Internet va se déporter en partie sur des terminaux mobiles, itinérants. On a donc intérêt à suivre ce qui se passe sur ce marché.

Bah, moi, mes clients, ils achètent depuis un PC, éventuellement un mac, basta.

Oui mais faut regarder demain, l’avenir. Tout ça va évoluer.

En attendant, moi, je dois faire mon chiffre du mois. Et c’est pas android qui va me le faire. S’il continue, le le vire de ma liste, ce blog…

Et puis, il nous parle de logiciel…

Ah oui ! Parlons en de logiciel ! Moi, je vends, je fais du business. Je suis un marchand, pas un poète technophile, un geek. L’enjeux pour ma boutique, c’est pas son logiciel à deux balles : c’est la vente !

Oui mais pour vendre…

Pour vendre il faut du marketing, du bon, du vrai, du marketing je te dis !

Ah ? Et c’est quoi ton marketing ?

Exemple : Il faut « faire briller le sous » : mettre en valeur les produits, donner envie d’acheter.

Et comment tu fais ça ?

En présentant le produit sous son angle le plus favorable. Et puis, il faut faciliter la vie du client, qu’il puisse acheter en peu de clics, que tout ça soit fluide, intuitif…

Hé hé, tu serais pas en train de me décrire une belle application, bien faite, qui ne plante pas, qui apporte au client un vrai confort ?

Hey, je te vois venir, c’est pas du logiciel ça, c’est de la présentation, des belles photos…

… et une application bien faite. Ton truc s’écroule si le système informatique tient pas la route. Un site marchand, c’est aussi un système informatique.

Mais on s’en fout ! C’est pas un sujet. Ou plutôt, c’est un sujet dont on devrait même pas à avoir à parler. On en parle que quand ça marche pas !

C’est là que tu te trompes. Le e-commerce, c’est le juste mélange entre tous les ingrédiants : du commerce, du marketing, du sourcing, de la logistique, de la finance, et de la technique.

Bah, on dira ce qu’on voudra, la technique, c’est de la technique, c’est pas intéressant. A la technique de faire ce qu’on lui dit, et basta

Oui mais ça marche pas comme ça, les sujets sont entre-mélés. Exemple : il y a des choses que sait faire la technique, d’autre pas. Si tu prends pas ça en compte, tu te plantes…

Affiliation : Le point de vue d’Effiliation

Suite à mon billet sur l’affiliation sans plate forme, François Deltour, PDG d’Effiliation a répondu. Je pense que sa réponse « mérite » le statut de billet.

Voici donc sa réponse « in extenso » :

En tant que représentant d’une plate forme, je ne peux qu’avoir une opinion restrictive de cette approche.

Plus exactement, c’est bien parce que nous ne croyons pas durablement à ce modèle que nos avons crée une plateforme en ASP.

Ce choix a été fait très tôt chez Effiliation alors que nombre d’acteurs de l’époque (2000, oui je sais c’est loin) militaient pour des solutions telles que celle-ci.

Ces acteurs sont tous morts. Paix à leur âme.

En quelques années, les métiers de l’affiliation se sont professionnalisés. Les techniques se sont sophistiquées.

Je suis donc absolument convaincu que l’intervention et partant, le rémunération de la plateforme est totalement nécessaire et justifiée.

Une plate forme digne de ce nom (et c’est le cas de la plupart des acteurs majeurs du marché français) est un acteur décisif de la relation affilieur/affilié.

Elle ne se contente pas de tracker la relation, elle l’anime, elle l’incarne, elle est au coeur des stratégies d’affiliation gagnantes par sa capacité à innover à proposer les meilleures pratiques, à créer de la valeur pour les deux parties.

Voilà quelques semaines, nous avons récupéré un programme jusque là “géré en interne”. Belle marque, très forte notoriété sur le secteur.

Les affiliés existants sont ravis: “enfin quelqu’un pour s’occuper de nous”.

Le client aussi: Son C.A affiliation a été doublé en quelques semaines, la progression continue.

Alors oui, la tentation de l’internalisation revient de manière récurrente chez certains annonceurs ou marchands. Comme dans tout secteur, il y a souvent un malin pour dire “pourquoi on achète alors qu’on pourrait le faire nous même”.

99 fois sur 100 au bout de quelques temps (semaines, mois), un patron vraiment malin, lui, intervient, lucide, pour dire “ce n’est pas notre métier, confions cela à des pros”.

Alors, gagnons du temps et travaillons ensemble, c’est plus efficace et cela marche mieux.

Francois “PLATEFORME PRIDE” Deltour

Google Trends pour suivre le trafic Internet

Il faut vraiment jouer avec pour saisir la puissance de cet outil : Google Trends.
Je vous propose quelques exemples, liés bien sûr au e-commerce.

Google Trends #1

La preuve en image de la place dominante de cdiscount chez nous.

Google Trends #2

La monté en puissance étonnante de Twenga…

Google Trends #3

Google Trends #4

L’irrésistible montée de Facebook.

Google Trends #5

Deux poids lourds du e-commerce…

Google Trends #6

Nos amis les bloggeurs !

Allez, je lance une chaîne !

Fred, Benoit (qui devrait blogger plus), Olivier, Daniel, Capitaine Commerce , Olivier: dites nous ce que vous allez comparer !

Et vous, vous allez comparer quoi ?

Chiffre d’affaires : X2 en 6 mois !

C’est le magnifique retour que m’a fait un client (hello C.) : en travaillant ensemble sur son site marchand, en 6 mois, les ventes ont été multipliées par 2 !

La clé d’une telle réussite ?

Un mixe entre plusieurs paramètres. On a retravaillé complètement le parcours du client, de manière à rendre ce parcours aussi fluide que possible.

On a également complètement revu l’ergonomie : « faire que l’internaute comprenne, instantanément, ce qu’on attend de lui, à chaque instant ».

On a également travaillé sous l’angle de l’ergonomie incitative : que le client soit guidé pour pouvoir acheter très simplement, sans avoir à se poser des questions.

On a enfin travaillé la fiche produit, avec des produits très bien mis en avant, bien mis en scènes.

Une belle référence, et un beau témoignage. Celà donne du courrage pour la suite !

Fil d’ariane : trop fort !

Le fil d’ariane, vous savez, c’est le « chemin », l’enchaînement des pages, qui permet à l’internaute de s’y retrouver, de savoir ou il est dans le site.

Je suis tombé sur ce fil :

Fil d'ariane, avec une erreur 404 au milieu !

Pas mal non ? Il faut d’abord passer par une page d’erreur, pour trouver la catégorie courante (valise en l’occurrence).

Le plus sympa, c’est que la page « Erreur 404 » du chemin est cliquable : on peut aller sur cette page en un clic !

Affiliation – plate-forme ou direct ?

Pour la plupart des marchands, l’affiliation, ça passe par une plate-forme.

Une plate-forme est une entreprise, qui s’est centré sur ce métier, d’intermédiaire et de « banquier ».

Intermédiaire entre les marchands et les sites qui vont faire de la publicité sur leurs sites.

Banquier, pour gérer les micros paiements (au clic ou à la transaction).

Très peu de marchands font de l’affiliation en direct donc.

C’est pourtant possible, en particulier parce que vous pouvez utiliser des solutions logicielles SAAS prêtes à l’emploie (comme celle de Digital River).

Passer en direct offre plusieurs avantages :

Une gestion directe des principaux affiliés, qui doivent devenir de véritables partenaires (il est donc important de traiter directement avec eux).

Amélioration du référencement naturel : comme les liens vont directement de l’affilié vers le site marchand, cela améliore mécaniquement le référencement !

en fait, cette approche ne doit pas être mise en opposition avec les plate-formes du marché. On peut ainsi gérer quelques affiliés en direct, et gérer l’ensemble des autres affiliés via une ou plusieurs plate-formes.

en savoir plus sur l’affiliation :

Publicité sur site e-commerce : bonne idée ?

L’une des difficulté du e-commerce, c’est la marge.

Comme la comparaison de prix est facile (à un clic), beaucoup de marchands se retrouvent à se faire la guerre des prix. Conséquence : une marge très très faible.

Alors, comment avoir d’autres revenus avec une marge forte ?

Certains marchands ont trouvé une solution : vendre de la publicité !

L’idée est simple : vous avez une certaine notoriété, donc du trafic, donc vos espaces publicitaires ont de la valeur.

On peut effectivement facilement imaginer que la publicité va augmenter les revenus… dans un premier temps !

Mais pour un site marchand, la mission est de vendre, et cette vente passe par le site e-commerce.

Vendre de l’espace, c’est perdre de l’espace pour la promotion de ses propres produits.

De plus, si les publicités sont bien faites, un certain pourcentage de clients vont cliquer dessus, et donc quitter le site marchand.

Au final, pour dire les choses clairement, je pense que faire de la publicité pour des tiers dans son site n’est pas une bonne idée.

L’importance du détail pour les interfaces

La qualité d’un site passe par multitude de détails.

Des détails ?

Des détails qui impactent directement le taux de transformation du site. Des détails qui pèsent lourd donc !

Exemple : les boutons.

En premier lieu, le bouton doit avoir une forme sans équivoque, qui sera reconnu par l’Internaute comme un élément appelant le clic.

Un bouton bien clair : on veut cliquer dessus !

La couleur ressort bien du contexte, le libellé est clair. L’effet relief rajoute l’envie de cliquer.

En deuxième point, il me semble qu’on apporte un signal encore plus clair et « incitatif » en changeant la couleur ou la forme du bouton au survol de celui-ci par la souris :

Bouton Up (exemple d'Amazon)

Bouton Down (exemple d'Amazon)

(exemple extrait d’Amazon)

C’est bon ? Oui, mais je pense qu’on va aller dans un avenir proche un cran plus loin.

Je pense en effet qu’on pourrait améliorer l’expérience utilisateur en lui signifiant clairement, après le clic, qu’on a bien pris en compte sa demande.

En effet, le temps de traitement, qui suit le clic, est très variable, en fonction du débit de l’internaute, de l’engorgement du réseau, du taux de charge du serveur, …

Donc, il faut faire patienter l’internaute.

L’interface gagnerait en clarté si, après le clic, un signal visuel indiquait à l’internaute que sa commande est en cours de traitement. On pourrait par exemple ajouter sur le bouton, qui devrait être avoir un code couleur pour signifier que l’utilisateur a bien validé l’option, une animation représentant l’attente, dans le genre :

Représentation de l'attente

Je ne crois pas qu’on puisse faire ça en html / css standard. Il faut un brin de Javascript.

Je n’ai pas vu de site mettant ça en oeuvre (le dernier point je veux dire). Et vous ?