V et F…

V : Je t’avais prévenu. Je ne voulais pas que tu soutiennes ton ex. Tu l’as fais, très bien. Je tweet que je soutiens son rival.

F : Tu ne peux pas faire ça ! ça va faire un gros bordel !

V : Trop tard, c’est fait. Tu n’avais qu’à pas la soutenir !

F : Mais tu as vu le bazar que ça met ? Tu me fragilises, comment peux tu me faire ça ?

V : C’est de ta faute, tu as pris tes responsabilité, je t’avais prévenu.

Hybris propose une place de marché de composants e-commerce – De l’avenir des solutions e-commerce

Hybris vient d’annoncer l’ouverture de leur place de marché, hybris-extend

C’est une super idée !

Pour faire modeste et simple, j’ai même eu le projet de monter une startup sur cette idée…

L’idée, c’est de dire qu’un seul acteur ne peut pas proposer une solution universelle, qui fait tout.

Donc, au lieu de vouloir tout faire, et le faire forcément moyennement partout, on propose des API avec une place de marché, et des acteurs spécialisés proposent leurs solutions, branchées sur les API.

C’est donc ce que propose Hybris.

C’est également l’approche de X.com, la plate forme e-commerce d’eBay.

C’est clairement l’avenir !

Je vais m’acheter un macbook air Retina display ;)

Dommage, il n’a pas été annoncé…

On a donc le choix entre un macbook air re-vitaminé, ou un superbe macbook pro retina display.

Le nouveau macbook pro a l’air superbe, pas de doute là dessus. Mais le prix… Et puis, il est trop grand et trop lourd pour moi qui bouge beaucoup.

Il apparait comme évident que le prochain macbook air sera donc retina display.

Heu, au fait, ai-je vraiment besoin d’un tel affichage ?

Et puis il marche très bien ce macbook air 13 pouces, de 2010.

Allez, un peu de (non) consommation raisonnée…

 

Architecture du système d’information e-commerce

Je vous propose plusieurs billets, sur l’architecture du système e-commerce.

D’abord, de quoi parle-t-on ?

Quand on lance le e-commerce, à la mode « garage », le système d’information est réduit à sa plus simple expression : on prend une solution SAAS type Oxatis, Rentashop, Wizishop, … et c’est tout.

La solution est composé, nativement, d’un front office : la boutique e-commerce.

Pour piloter l’activité, la solution propose un accès back office.
Ce back office permet de consulter ou modifier l’ensemble des données du site :

  • Catalogue : On peut modifier l’arborescence du catalogue, et mettre à jour les produits.
  • Client : On a accès à la base des clients, qui se sont inscrits sur le site.
  • Commande : On peut consulter les commandes passées par les clients, et les traiter.

Alors, heureux 😉 ?

Pourquoi parler d’un système d’information, quand on a tout sous la main dans une seule solution ?

En fait, même à ce stade, on peut déjà parler de système d’information e-commerce, avec différentes briques : vous avez nécessairement une compta, vous travaillez peut être avec un logisticien qui utilise un WMS et TMS, vous expédiez vos coli via un transporteur qui propose un logiciel, … Bref, vous avez de fait plusieurs briques. Simplement, elles ne sont pas inter connectés.

Encore une fois, pour se lancer, c’est une très bonne approche, pas de problème avec ça.

Les questions se posent soit quand on veut aller plus loin, soit quand le volume de commande dépasse un certain volume, soit si on est au sein d’une entreprise et qu’on doit synchroniser le système e-commerce avec le système d’information de l’entreprise.

Exemple : on veut réduire la charge lié à la comptabilité.

Avec notre premier système, composé d’une seule solution, on doit reporter à la main les commandes dans la comptabilité.
Quand on a 20 commandes par mois, la charge est raisonnable. A 200, c’est déjà une autre histoire.

On va donc développer une connexion entre le moteur e-commerce, et un module comptable.
On pourra ainsi charger automatiquement les commandes passées, du e-commerce vers la comptabilité.

Bien sûr, la charge comptable ne sera pas pour autant réduite à 0 : il restera toujours quelques opérations à entrer à la main, en particulier sur les cas « hors norme » : retour d’un produit, colis perdu, …

Là dessus, mon conseil est de partir sur des automatisations partielles.

Vouloir tout automatiser n’est en général pas une bonne idée : ça coûte cher, et ce n’est pas utile.
Ce qu’il faut, c’est automatiser les éléments les plus courants. Les cas limites doivent pouvoir être traités à la main.

Dans l’exemple du e-commerce et de la compta, on traitera donc à la main, dans la compta, les cas limites.

La suite au prochain épisode 😉

La fin de Google et Facebook dans 5 ans ?

Un article fait du bruit en ce moment.

Il s’agit d’un article prédisant la mort prochaine de deux des plus grandes boites de l’internet : Google et Facebook.

L’analyse, pour simplifier, c’est qu’il y a des ruptures dans l’internet, et que les boites, en fonction de leurs cultures, ne peuvent pas forcément passer ces étapes.

Les grandes ruptures du web, d’après l’article, c’est :

  • Le Web 1.0, avec la naissance des grands acteurs historiques : Yahoo, Google, Amazon, …
  • Le Web 2.0, ou le web devient social. C’est évidement Facebook qui est le porte drapeau de cette génération là
  • La suite, ça serait l’internet sur les mobiles et les tablettes. Bref, ça ne sera plus du web, mais des applications.

Chaque entreprise à une culture, qui, comme l’ADN pour le vivant, structure a peu près tout (commercial, marketing, opérations, …), ce qui fait que les entreprises ont du mal à évoluer, et à franchir les ruptures.

C’est un thème qui m’est particulièrement cher. Quand j’accompagne des entreprises, pour ouvrir le canal e-commerce, c’est souvent le sujet : le e-commerce est, pour la plupart des entreprises, une sacré rupture.

Pour revenir à nos moutons, cet article est intéressant, en ce sens qu’il se pose la question, légitime, des grandes évolutions d’Internet, et de la capacité qu’auront les acteurs, à évoluer pour être adapté aux nouveaux paradigmes.

Je trouve déjà que les phases sont trop macro.

De mon point de vue, les générations d’Internet seraient plutôt :

  1. L’internet historique. Ce sont les premiers acteurs, qui ont posés les premières briques. Le web est alors statique, composé de pages et de liens.
  2. Le temps des portails et des moteurs de recherche de première génération. C’est la grande époque de Yahoo, Alta Vista, Aol. Le web devient dynamique, avec des photos.
  3. Le temps du web des moteurs de recherche de deuxième génération et des applications en ligne. C’est bien sûr Google le porte étendard de cette génération. Le web devient bien plus dynamique, et  multimédia.
  4. Viennent ensuite plusieurs ruptures : le web temps réel, et le web social. Facebook symbolise bien sûr le web social, et Twitter le web temps réel.

Les ruptures à venir en cours sont :

  • Le développement du HTML 5, qui fait du web un environnement applicatif très riche, bien éloigné du web composé de pages qui s’enchaînent
  • Les usages d’Internet, sur les terminaux qui ne sont plus des PC : les tablettes et les smartphones, bien sûr, mais aussi la télé (annonce demain de l’Apple TV ?)

Par rapport à ces ruptures, certaines entreprises tracent leur route, et progressent, comme si la route était « droite ». Je pense bien sûr à Amazon, qui, jusqu’à présent, s’en sort très bien, et n’a pas un seul concurrent crédible (même si d’autres acteurs comme Rakuten doivent être observés avec attention).

D’autres acteurs sont plus secoués, comme Yahoo ou eBay, qui ont du mal à se réinventer… A franchir les ruptures.

Alors effectivement, Google est en risque, sur plusieurs axes :

  • Les internautes vont sur Google parce que les réponses proposées sont de bonne qualité : on trouve en général assez vite ce qu’on cherche via Google. Cette qualité était basé principalement sur l’analyse des liens pointant vers une page donnée, et sur l’analyse du contenu de la page. Ces notions explosent, avec l’arrivée du HTML 5 et du web temps réel.
  • Le modèle de publicité de Google fait que, de plus en plus, le contenu des pages de Google est un résultat basé sur les publicités, plus que sur autre chose.

De plus, Google n’a pas, pour l’instant, réussi à se positionner sur les réseaux sociaux. Google+ n’a pas encore fait ses preuves. Et pourtant, il est évident qu’il y a des liens forts entre réseaux sociaux et moteurs de recherche.

Si les internautes passent beaucoup de temps sur les réseaux sociaux, ils sont moins sur d’autres services, ils vont donc moins cliqués sur les publicités de Google.

De plus,  les internautes peuvent prendre l’habitude de moins chercher, mais plutôt d’utiliser des liens recommandés par les réseaux sociaux.

Google est par contre très bien positionné sur plusieurs axes clés : les services géo-localisés, avec leurs données associées (Google Maps), et et le mobile, avec Androïd.

Autre atout pour Google : Google a construit une barrière à l’entrée très impressionnante : il s’agit de son infrastructure, unique, composé de près d’un million de serveurs (!!!).

Mais le développement de Facebook, très rapide, nous a montré à tous qu’en s’y prenant bien, on pouvait déployer un service, au niveau mondial, en quelques années.

Donc, oui, Google est challengé aujourd’hui.

Pour Facebook, est-ce que le développement des usages, vers les terminaux autres que PC, constitue un vrai danger, une barrière difficile à franchir ?
Je ne le pense pas. Ce que nous a appris l’échec de Google+, c’est que les utilisateurs ont un lien finalement très fort à Facebook, et ce, pour une raison simple : on y retrouve la plupart de ces amis.
Cela reste vrai sur les mobiles, ou sur une tablette.
Donc, je pense qu’effectivement Facebook pourra être challengé, par un acteur qui proposera quelque chose de bien mieux, encore plus viral, mais je ne suis pas convaincu que le mobile soit infranchissable pour Facebook.
Donc, pour conclure, je pense que l’article soulève un point intéressant : les entreprises sont toutes mortelles, et peuvent décliner, après avoir brillé haut.
Mais pour autant, au delà de cette généralité, je ne suis pas convaincu plus que ça par l’analyse. Je pense qu’il faudrait affiner l’analyse, en prenant plusieurs axes : usages, technologies, …. Cela permettrait, je pense, de mieux comprendre pourquoi certaines entreprises franchissent plus facilement que d’autres les ruptures.
Et vous, qu’en pensez vous ?

Le jeu de rôle dans l’entreprise

Quelle attitude avoir dans l’entreprise ?

Doit on être nature ?
Peut on dire les choses, comme on les penses, au moment ou on les penses ?
Doit on tout dire ?

La question peut paraître naïve et la réponse évidente :

Non : on ne doit pas tout dire, pas n’importe quand, pas devant n’importe qui.

Cela vous semble évident ?

Pourtant, je vois souvent des conflits, des tensions qui pourraient être évitées avec un peu de réflexion, sur ce qu’il convient de faire ou de dire à tel ou tel moment.

Ce qui doit aider à savoir quoi dire et quoi faire, c’est de prendre comme repère le rôle qu’on joue dans l’entreprise.

Exemple classique :
Mettons deux équipes face à face sur un projet e-commerce.
La première équipe est en charge de définir les fonctions à mettre en oeuvre sur le site.
La deuxième équipe est en charge de la réalisation, du développement de ces fonctions.

Ce que n’a pas le droit de dire la première équipe, c’est des trucs du genre :

  • Ca doit pas être difficile à faire
  • Tu dois pouvoir développer ça en quelques heures

Dans l’autre sens, l’équipe technique ne doit pas dire des trucs comme :

  • C’est nul de rajouter ça, on va le faire mais…
  • Ce que vous nous demandez, ce n’est pas bien pour les utilisateurs : ça ne sert à rien.

La question n’est pas si ces objections sont vraies ou pas.
Le point, c’est qu’elles « sortent » du jeux de rôle, et ne peuvent que blesser l’autre, et le mettre sur la défensive.
De telles assertions détruisent la relation avec l’autre, qui sera, de plus en plus, sur la défensive.

 

Derrière l’agilité, la brutalité

On loue souvent l’agilité d’une entreprise, sa capacité à changer de modèle, rapidement.

Apple a commencé par encourager le développement de distributeurs.

Ce sont des boites indépendantes, qui ont choisi de distribuer les produits d’Apple.

Comme Apple a un égo un peu sur dimensionné, il fallait plutôt montrer pâte blanche pour faire partie du club des revendeurs, et ne pas trop vendre autre chose.

Mais voilà, le vent à tourné.

Apple a décidé d’ouvrir ses propres magasins.

Du point de vue d’Apple, c’est objectivement une très belle évolution : agile, intelligente, efficace.

Pour les revendeurs historiques, c’est la panique.

J’imagine que cette évolution est vécue comme une véritable trahison : le fournisseur d’hier devient le concurrent implacable d’aujourd’hui, et en plus, le fournisseur partial, qui favorise les boutiques maisons.

La vie industrielle est cruelle et injuste !

Adapter son site aux tablettes et aux mobiles

Les parts de marchés des terminaux « autre que PC » augmentent, et il devient de plus en plus critique d’avoir un site bien adapté à chaque terminal.

Pour les tablettes, le problème est le suivant :

Il faut prendre en compte le fait que la tablette peut être tenue horizontalement et verticalement.

Si la tablette est en mode vertical, on a bien moins de pixels en largeur. Il faut donc un site qui s’affiche correctement, avec une petite largeur.

Si la tablette est tenue en mode paysage, on est pratiquement sur une largeur standard… Mais même là, ça se discute : la tablette est quand même un petit écran, et il n’est pas raisonnable d’avoir la même version du site, pour un ordinateur qui a un écran de plus en plus grand, et une tablette, qui a un écran compris entre 7 et 10 pouces.

Bon, mais au delà ces éléments, le problème majeur, c’est d’adapter l’ergonomie à la tablette.

Avez vous remarqué qu’avec une tablette, ou un smartphone d’ailleurs, on n’a pas de souris ?

On remplace le clic par le doigt, ça, c’est bon.

Mais par contre, on n’a rien pour remplacer le déplacement de la souris.

Donc, toutes les fonctions accessibles via ce déplacement ne fonctionnent plus.

Exemples : plus de menus déroulants qui s’ouvrent au survol de la souris, ni d’image qui change, ni de zoom automatique, …

Bref, un site bien fait pour un PC ne fonctionne plus sur ces environnements.

La solution ? Pas le choix, de mon point de vue : il faut une déclinaison spécifique du site.

Dans cette déclinaison, on va travailler l’adaptation du contenu à l’écran, et en plus, on va repenser la navigation, de manière à ce qu’elle soit agréable à utiliser depuis une tablette tactile.

Au niveau technique, on n’est pas obligé de tout refaire. Si la boutique est bien développée, avec en particulier une architecture MVC, cela permet d’adapter principalement la partie Vue, et moins les autres développements.

Alors, quelle est l’utilisabilité réelle de votre boutique en ligne sur une tablette ?

 

Google Shopping évolue et devient payant

Ce n’est pas une petite nouvelle !

Google Shopping évolue.

Première évolution, et pas une petite évolution : Google Shopping va devenir payant.

Deuxième évolution : la présentation des produits sur les résultats de recherche va être modifiée.

Présentation actuelle :

Demain, le moteur de recherche devrait supprimer le bloc issu de Google Shopping (qui était gratuit donc), et le remplacer par un bloc, sous le bandeau de publicités, contenant les produits enregistrés sur Google Shopping :

Ces changements devraient intervenir assez vite aux US, puis dans le monde dans les mois à venir.

C’est donc un sacré changement, et cela met en évidence la pression qu’à Google sur l’augmentation des revenus, et des risques que cela lui fait prendre.

En effet, la partie référencement naturel devient de plus en plus petite, et en bas des pages. En « poussant un peu le trait », Google devient une grosse page pleine de publicités.

Bon, la situation de Google est clairement de plus en plus en situation d’abus de position dominante, puisque Google favorise son moteur de shopping, intégré à la page de recherche, et défavorise donc les autres moteurs de shopping, quelque soit leurs qualités.

Les articles qui en parlent :

(via Alexandre)

Une brève histoire des interfaces

Philippe Dewost a mis en ligne une présentation sur les interfaces, qui prend du recul :

Une Brève Histoire d’Interfaces – 2012

A propos des interfaces, je discutais hier avec d’anciens collègues, qui me parlaient des problèmes de la 3D.
Si vous vous demandez pourquoi regarder un film 3D fait mal à la tête, il y a une réponse : la 3D « trompe » le cerveau : l’image est projeté à une distance précise, et le cerveau doit faire la mise au point sur cette distance. Les images en 3D envoient des informations « fausses » au cerveau, en « lui faisant croire » au relief. Résultat, le cerveau est un peu perdu.
Tout ça pour dire que la 3D, c’est pas encore réellement au point. Pour réellement innover, il va falloir trouver autre chose 😉
Toujours à propos des interfaces, cette vidéo est vraiment sympa :

Mais au delà de l’aspect sympa, cela fait se poser la question du réel et du virtuel par rapport aux enfants et à l’éducation.

La nouvelle fracture numérique c’est inversée. Les enfants des classes favorisées sont protégés de trop de virtuel. On les fait jouer avec du bois, de la farine, de l’eau.

Les enfants moins favorisés ont 36 écrans sous les mains…