Antidot – AFS@STORE : moteur de recherche pour e-commerce

Tout site marchand un peu pro doit avoir une fonction de recherche.

Il ne faut pas prendre cette fonction à la légère, c’est une fonction centrale d’un bon site marchand.

Pourquoi ?

Parce que, comme le dit Google : « Ne classez plus, cherchez ! ».

Ce nouveau paradigme devient de plus en plus fort. Par exemple, on est de plus en plus nombreux à taper le nom d’un site dans Google plutôt que de gérer un catalogue d’URL.

C’est également vrai dans un site marchand.

Mais à l’intérieur du site, le moteur devient un véritable élément marketing.

Quels sont les critères pour un moteur de recherche ?

  • Il doit renvoyer des bonnes réponses, ni trop (bruit), ni trop peu (silence) ;
  • Il doit renvoyer des bonnes réponses, même quand la demande est imprécise. Il doit en particulier être tolérent aux fautes d’orthographes (pour les gars comme moi, c’est utile 😉 ) ;
  • Le marchand doit pouvoir paramétrer le système, en particulier pour gérer l’ordre des réponses.

Tout ces paramètres sont éminement marketing (mix technique et marketing, si vous voyez ce que je veux dire !).

Par exemple, le dernier point : l’odre d’affichage des réponses. Dans un site marchand comme sur la page Google, les Internautes cliqueront d’abord sur les premières réponses. Paramétrer l’ordre d’affichage des réponses est donc un choix marketing : quels sont les produits que je veux vendre le plus ? Ceux pour lesquels j’ai le plus de stock ? Ceux sur lesquels je fais la plus grosse marge ? Ceux en promotion ?

Il existe plusieurs moteurs de recherche sur le marché.

Antidot a développé un tel moteur : AFS@Store.

Ce produit traite l’ensemble des points évoqués ci-dessus.

Antidot propose son produit en mode SAAS : ils hébergent la solution sur leurs serveurs, et les sites marchands accèdent au moteur de recherche à distance, via des web services en particulier.

Ensuite, il faut paramétrer le moteur, et sur ce point, il ne peut pas y avoir de miracle : plus on y travaille, meilleurs seront les résultats !

Vous pouvez voir Antidot à l’oeuvre sur plusieurs sites : annoncesjaunes.fr, Discountéo (Hello Daniel),  King Jouet (Hello Benoit), Koodza…

Antidot peut être mis en oeuvre à partir de 400 € par mois.

Autre billet sur le même thème

m-commerce ?

Un sujet dont je n’ai presque pas parlé jusqu’à présent, c’est le m-commerce : m comme Mobile bien sûr.

C’est quoi le m-commerce ?

C’est l’idée qu’on peut utiliser le téléphone mobile pour faire du e-commerce.

Aujourd’hui, cet usage n’existe pratiquement pas…

Mais quels sont les usages que l’on peut imaginer ?

Les achats liés à la mobilité

Réserver sa place de cinéma en se promenant dans la rue : voila un scénario d’usage qui a vraiment du sens ! Les mobiles ont de plus en plus souvent des puces GPS. Donc, le service peut très bien proposer les salles les plus proches, puis il suffit de sélectionner la salle, et hop, le billet est acheté.

Comparer les prix : « je me balade dans un magasin, je vois un produit qui me semble très bien mais avant d’acheter, je voudrais savoir à quel prix je pourrais le trouver chez les concurrents, physiques ou on-line ». Ici, le service est donc un comparateur de prix sur mobile. L’identification du produit peut se faire en prenant en photo le code barre du produit : pas besoin de chercher le produit dans une longue liste !

On peut évidement imaginer tout un tas d’autres usages : Acheter son billet de train, chercher et réserver un hotel, un restaurant…

Le contexte…

Développer un service vraiment utilisable sur le mobile est vraiment un exercice difficile !

Il faut tout d’abord imaginer une interface très simple, très intuitive, avec un petit écran et 9 touches.

Cette interface doit être adaptée aux différents « formats » de mobiles : ceux qui ont un écran large, ceux qui ont un écran tactile, … (Wokup, le retour…).

Ensuite, si le service est parfaitement « basique », on peut alors développer un service WEB « classique », simplement allégé pour s’adapter à la taille du mobile.

Mais dans la plupart des cas (comme dans les exemples ci-dessus), on a besoin de faire plus : d’accéder à une fonction de paiement, de géolocalisation, on souhaite interagir avec la caméra intégrée… Bref, dans ce cas, le Web ne marche plus. Le premier réflexe dans ce cas est de compter sur Java.

C’est un bon réflexe, sauf que dans le monde mobile, ça ne marche pas bien. Les fonctions de base Java sont très réduites, et quand on veut accéder à des fonctions plus avancées, les mobiles compatibles se comptent sur les doigts d’une main…

De plus, quand on installe une application Java, la répétition d’écrans d’alertes rend l’usage de ses services plus difficile.

On se retrouve donc rapidement à devoir faire une application « native », développée pour un système particulier. Sur les mobiles, il y a Symbian et Windows Mobile (ok, il va y avoir également Mac OS mobile). Mais les mobiles qui utilisent ces systèmes ne représentent qu’une toute petite partie des mobiles du marché (moins de 10%).

Au delà de ses aspects techniques, il y a la situation « business ». Concrètement, comment fait on pour créer un service, qui sera accessible simplement depuis le mobile ?

Sur le mobile, encore plus que sur le PC, l’application doit être accessible avec le moins de clics possibles.

Qui décide quelles sont les applications sur le mobile ? Aujourd’hui, ce sont les opérateurs, qui achètent les mobiles, et les « customisent » pour mettre des applications « maison ». Cet équilibre est en train de changer, on le voit bien avec l’iPhone, ou le maître du jeu, pour les applications, c’est le constructeur.

Dans ce contexte, le m-commerce ne décolle pratiquement pas. Il y a quelques exceptions notables, comme les services d’achats de sonneries pour mobile et les services « roses » sur Mobile (en particulier sur Gallery).

Quel avenir pour le m-commerce

A mon sens, le m-commerce est promis à un bel avenir, mais il faut que le contexte change : que la technologie s’armonise et se simplifie, que les équilibres de l’écosystème changent.

Tout cela va arriver, nécessairement. La seule vrai question est : quand ?

C’est une question essentielle !

Update – Jeudi 18 Octobre, 22h

Yann m’a envoyé le lien vers cet article. Intéressant !

Comme dans du beurre…

…Ou du pouvoir de la publicité.

Il faut tout d’abord savoir que chez nous, on ne regarde pratiquement jamais la télé « en direct » : on regarde des DVD.

Donc, nos enfants ne voient presque pas de publicité à la télé.

Mais voila, l’autre matin, Léonard, le « petit dernier » de 5 ans a regardé quelques dessins animés, entre-coupés de publicités.

Arrive le repas, il nous a dit : « On mange chez Quick, c’est super bon chez Quick ».

Voilà comment la publicité entre « comme dans du beurre » dans un petit cerveau « tout neuf ». Vous, je sais pas, mais moi, ça m’a impressionné !

L’autre acteur de la vidéo pour le e-commerce : VideoMark

Logo Videomark

VideoMark est positionné, comme Brainsonic, sur le marché de la vidéo, comme support pour la vente sur Internet.

Concurrent à Brainsonic alors ?

Non, car l’approche de VideoMark est très différente :

VideoMark est spécialisé dans la production et la mise en ligne de vidéo pour présenter des produits.

Présentation d'une cafetière, via l'outil Videomark

En fait, via Videomark, la présentation du produit est un espace complet, avec des onglets (fiche technique, …), et une vidéo, bien entendu, mais chapitrée : l’Internaute peut aller directement sur le thème qui l’intéresse.

La stratégie de Videomark est également très différente : VideoMark prospecte directement les entreprises qui fabriquent les produits, pour qu’elles produisent une « présentation produit videomark ». Ensuite, cette présentation pourra être intégrée par les e-marchands dans les pages produits des sites marchands.

Pour le « business model », j’ai bien compris qu’il y avait du paiement au clic (le marchand paye au clic à VideoMark ?), mais je n’ai pas plus de détails, il faudra que j’en reparle avec les fondateurs…

Dit, c’est quoi ton métier ?

Dans cette phase active du recrutement, je dois régulièrement expliquer le métier d’Araok!.

Araok est une société de conseil, 100% focalisée sur le e-commerce.

Araok est en même temps focalisée sur le e-commerce, et généraliste, puisqu’on couvre tous les aspects du e-commerce.

Pourquoi Araok ?

Aujourd’hui, une entreprise qui veut vendre sur Internet doit appréhender entre 10 et 20 métiers différents, suivant la taille du projet (e-marketing, référencement, affiliation, CRM, moteur e-commerce, sociétés de services informatiques, sociétés de communication, intégrateurs, designer, hébergeurs, solutions de paiement,  logistique, transport, …).

  • Comment identifier les acteurs adaptés à ma problématique, métier par métier, sur quels critères ?
  • Comment identifier les solutions qui répondront le mieux à mon contexte ?
  • Comment faire travailler ces différents acteurs ?
  • Comment les faire travailler ensemble ?
  • Dans quel ordre faut-il prendre les questions ?

Araok aide les entreprises sur l’ensemble de ces questions.

L’analogie avec le batiment permet de mieux préciser ce positionnement :

Pour le commun des mortels, il n’est pas raisonable d’envisager un projet immobilier sans passer par un professionnel (maître d’oeuvre ou architecte).

Le travail de ce professionnel, c’est bien de faire le lien entre le client et les prestataires (les artisants et les entreprises), qui vont réaliser le projet.

C’est le même positionnement qu’Araok, pour le e-commerce : Araok n’est pas en rupture entre les prestataires et les clients, Araok aide à cadrer le projet, aide à sélectionner les bons acteurs, et aide à suivre le projet, afin que tout soit parfaitement coordonné.

Et comme l’architecte n’est ni un bon plombier, ni un électricien, Araok n’est en concurrence avec aucun corps de métier du e-commerce.

Des pubs incroyables : Wilkinson

Comme Internet devient un vrai média de masse, une partie des énormes budgets de la pub arrivent sur Internet, et permettent de créer des publicités très travaillées, très réussies, et parfaitement adaptées au média Web.

J’ai vu ce matin la nouvelle pub Wilkinson :

Page d'accueil de l'espace publicitaire Wilkinson

Le film d’introduction est époustouflant, drôle, créatif (les pères et les bébés sont en compétition pour avoir des calins).

Après, pour télécharger le jeu, il faut remplir un formulaire : c’est bien l’un des but de cette campagne, diffuser une pub sur le produit, et récupérer des contacts « opt-in » qualifiés.

Domage que les créateurs n’aient pas pensé au Mac, je n’ai pas pu jouer…

Pour un « Small Business Act » européen ?

On dit souvent que c’est plus facile de développer une boite (logiciel ou Internet) aux US qu’en Europe.

Plusieurs raisons sont souvent évoquées :

  • La culture, surtout dans la Silicon Valley, très orienté « logicielle »  et innovation ;
  • La taille du marché américain.

Il est clair que pouvoir vendre son produit sur un marché aussi grand que le marché américain, c’est un atout clé.

Mais il y a autre chose, il y a le « small business act ».

Concrètement, c’est une loi, qui oblige les administrations (et peut être les grands groupes ? à vérfier) à travailler, pour une petite part, avec des petites boites, des startups.

L’idée, c’est que, sans contrainte de ce type, les grosses boites ne travaillent pas naturellement avec les toutes petites, parce qu’une toute petite boite, c’est un choix toujours plus risqué.

Ce mécanisme est un moteur très puissant pour aider le développement de nouvelles boites.

Ma question est simple : pourquoi ne pas importer ce mécanisme en europe en général, et en France en particulier ?

Vers quel monde logiciel ?

L’aquisition en cours de Business Objects par SAP nous rappelle que le monde du logiciel devient affaire de gros acteurs, de très gros acteurs.

La logique ?

  • La capacité à délivrer, dans le monde entier, un service complet (commercial, support, marketing…) ;
  • La force de frappe d’un grand acteur, pour mettre les moyens nécessaires aux développements des nouvelles versions (le logiciel devient vite affaire de gros investissements…).

Pour autant, les grands groupes ont du mal à innover, alors ils achètent l’innovation, sur le marché des startups ou, comme pour Business Objects, sur le marché des éditeurs, les gros mangeant les plus petits.

Alors, aujourd’hui, monter un éditeur, c’est nécessairement pour se faire racheter ?

N’y a-t-il pas la place pour de nouveaux grands leaders ?

Y aura-t-il un jour de grands éditeurs français, rivalisant avec Microsoft, Oracle, Google ou IBM ?

Allez, on est encore au tout début de cette histoire, il y aura encore des révolutions, des nouveaux Google.

Enorme : SAP achèterait Business Objects

Je viens de tomber sur cette news : SAP serait sur le point de racheter Business Objects !

Le mariage de l’ERP et de la business intelligence… Cela a théoriquement du sens (certainement plus que Compaq et HP…).

L’offre vient de SAP, qui souhaite ainsi élargir son offre.

Ce genre d’acquisition reste un exercice très délicat : comment faire co-exister deux cultures aussi différentes ?

Pourquoi Apple est si fort sur le marché du baladeur MP3…

Et pourquoi c’est pas prêt de s’arrêter !

Je suis toujours étonné de voir qu’à mon avis, les concurrents d’Apple (Samsung, Thomson, …) n’ont pas bien pris la mesure de la situation.

Oui, un constructeur pourrait concurrencer Apple, mais il faut se battre avec les bonnes armes.

Toute personne qui commence à utiliser iTunes va encoder sa musique en AAC.

Cette musique pourra être lue sur le PC ou le Mac, échangé entre internautes (par clé USB ou Torrent…) et écoutée sur un iPod.

Ensuite, impossible de changer de baladeur MP3 : a ma connaissance, seul Apple propose des lecteurs permettant de lire les fichiers audio AAC.

Mais pourquoi aucun autre constructeur n’accepte ce format ? C’est à mon sens la condition nécessaire pour espérer bousculer Apple !

Qui le comprendra le premier ?