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Vous traitez comment la dépression des Internautes ?

J’ai eu une discussion passionnante avec une consultante, qui a une approche marketing du e-commerce très différente de ce qu’on entend habituellement.

Son crédo, c’est la relation psychologique, qui se crée entre l’Internaute et le site Web.

Elle m’a par exemple expliqué qu’un client peut avoir, juste après l’acte d’achat, et en fonction de son profil psychologique, une sorte de dépression, de sentiment de vide.

Le client, après l’excitation de l’achat, se retrouve « dans le vide ».

Mon interlocutrice m’a ensuite expliqué qu’on pouvait naturellement proposer des fonctions pour aider l’internaute dans cette phase « difficile » :

  • Envoyer un mail, avec un récapitulatif de la commande ;
  • Offrir la possibilité de suivre l’avancement du traitement de la commande.

Tout cela va dans le bon sens : l’Internaute est ainsi moins laissé « dans le vide ».

Ce qui est nouveau, ce ne sont pas les fonctions proposées, mais plutôt les motivations permettant de justifier le développement de ces fonctions.

Le collaboratif ne résiste pas à la pression

Vu sur 01Net : Des internautes ont manipulé Wikipedia pendant le débat Sarko / Sego

Cette news confirme que le collaboratif ne résiste pas aux pressions, politiques ou économiques.

Les systèmes de recommandations non modérés, non hiérarchisés, sont contournés, détournés.

Aux US : le clic s’achète 1$ (donc, un marchand paye 300$ pour avoir 300 avis positifs « spontannés »).

On connait les ingrédients de la riposte. Les plus importants :

  • Hiérarchiser les utilisateurs ;
  • Valider l’identité des internautes (OpenID devrait nous aider).

Ya plus qu’à…

Le beurre et l’argent du beurre

Comme je l’explique dans ce billet, il est tout à fait fondamental de rendre son site accessible à sa cible.

Est-ce que cela veut dire qu’il faut freiner sa créativité, son désir d’innovation, et rester sur des standards et des classiques, pour atteindre 100% de ses utilisateurs ?

Non, et pour plusieurs raisons.

Premièrement, il est possible de faire un site qui respecte des contraintes d’accessibilité, tout en intégrant des fonctions pour faciliter la vie de l’internaute.

Ainsi, on peut très bien faire des sites qui intègrent de l’Ajax pour améliorer l’expérience utilisateur, et qui fonctionnent très bien sans ces fonctions.

Exemple : on peut intégrer un brin d’Ajax pour afficher des grandes images quand la souris survole une imagette. Cela n’empêche pas d’avoir accès à cette fonction d’affichage sans javascript (par exemple en cliquant sur l’imagette).

Pour les interfaces riches type Flash, RDF et Apollo, on peut avoir une autre approche, qui consiste à développer plusieurs sites pour vendre les mêmes produits.

On a donc un site web « classique » qui permet au plus grand nombre de consulter le catalogue et d’acheter.

Ensuite, il est tout à fait possible de développer d’autres sites, plus innovants, qui donnent à l’utilisateur une expérience différente, riche, sans rien retirer au site de base.

Ces nouveaux sites ne seront pas accessibles par tous. Si les sites utilisent Flex, seuls les utilisateurs ayant installé la dernière version de Flash y auront accès (65% des internautes aujourd’hui, probablement 90% avant la fin de l’année).

Les clients ont donc le choix, la liberté de choisir entre le site classique ou un site plus innovant.

« T’as vu ta tête sans javascript ? »

Pour avoir plein de visiteurs, qui se transformeront joyeusement en clients, qui passeront plein de commandes, il faut que le site marchand soit accessible au plus grand nombre.

Bien sur, il faut prendre en compte la cible visée par le site et pas forcément viser tout le monde. Cela dépend du produit.

Cela veut dire que le site doit être accessible sur des petits écrans (il y a encore des configurations 600 * 800) et pourtant rester agréable sur des grands écrans.

Il faut également que le site soit compatible avec les différents OS (Windows, Mac et Linux) et les différents navigateurs (Internet Explorer, Firefox,  Safari, Mozzila, …) avec pour chacun en général plusieurs versions.

C’est tout ?

Et bien non, ça serait trop facile !

Il faut également valider que le site garde un comportement raisonnable sans Javascript.

Pourquoi ? (style « SarkoBlog » : poser soi-même la question, pour donner du rythme, et simplifier l’écoute 😉 )

Pour deux raisons. Premièrement, certains utilisateurs sont allergiques au Javascript, et désactivent cette option depuis leur navigateur préféré.

Deuxièmement, les mal-voyants utilisent des logiciels qui, nécessairement, suppriment les scripts.

Le plus simple est que vous essayez vous même. Désactivez l’option Javascript de votre navigateur, et allez voir sur vos sites marchands préférés… Pour certains, ça se passe plutôt bien (Amazon, toujours…), mais pour d’autres, c’est beaucoup plus délicat, même parmi les grandes enseignes !

Un détail ? Perdre deux ou trois pour-cent de clients : est-ce vraiment négligeable pour vous ?

Le moteur de recommandations d’Amazon

Amazon est loin devant les autres ecommerçants sur beaucoup de sujets.

En particulier, leur moteur de recommandation est à mon avis un exemple à suivre.

Quand on arrive sur la page d’accueil, pour peu qu’on n’ait pas nettoyé « sauvagement » les cookies, Amazon nous identifie :

Bandeau du haut de page du site amazon France

Petite remarque hors sujet : Je suis frappé par la sobriété de cet entête !

Ensuite, en plein centre, on me propose des articles personnalisés :

Sur la boutique amazon : espace ou l'on me propose des articles personnalisés

Cette première zone me propose en premier les articles que j’ai déjà regardés sans les commander, et propose également des produits « proches » (Quel est le lien entre The Queen et Rox et Rouky 2 ??? Le moteur est probablement perfectible !)

Juste en dessous, Amazon me propose d’autres recommandations :

Sur la boutique amazon : espace ou l'on me propose des articles personnalisés

Pour chaque produit recommandé, Amazon propose un lien, pour expliquer pourquoi ce produit est proposé. Par exemple, pour le livre de Joël de Rosnay, ça donne :

Explication sur le pourquoi des recommandations Amazon

En un clic, je peux noter les produits que j’ai déjà ou retirer un produit.

Bon, si on revient sur la page principale, ce n’est pas fini, il y a un autre espace :

Encore une zone de recommandation sur la page d'accueil d'Amazon

C’est donc trois espaces personnalisés qui sont mis en avant sur la page d’accueil, et ce n’est surement pas par hasard.

Pour faire des recommandations, Amazon utilise toutes les informations dont il dispose :

  • Les produits que j’ai achetés ;
  • Les produits que j’ai dit déjà avoir ;
  • Les produits que j’ai consultés ;
  • Les liens entre les produits, extrapolés à partir des listes d’achats, créées par l’ensemble des clients.

Autre élément remarquable : à la moindre action, cet espace est « rebeloté », et de nouveaux articles sont proposés. C’est donc une véritable animation commerciale qui est proposée en plein centre de la page d’accueil.

e-commerce et écologie

C’est quoi le rapport ?

Dans les années 60-70, le modèle d’aménagement du territoire était basé sur l’utilisation de la voiture.

Exemple marquant : les centres commerciaux sont éloignés des habitations. On est donc obligé de prendre sa voiture pour faire ses courses.

On est toujours sur ce modèle… mais je pense que ça va changer.

J’ai la conviction que le développement du e-commerce est une partie de la réponse.

Le e-commerce permet de rationnaliser les déplacements. Même si la camionette qui effectue les livraison n’est pas écolo, le bilan écologique est à l’évidence meilleur que quand chaque consommateur prend sa voiture.

Je pense qu’on est au tout début du e-commerce, qu’il va poursuivre sa croissance à deux chiffres sur pas mal d’années, et que cela va profondément bouleverser le commerce et notre façon de consommer.

Le marketing viral en action avec Barnes & Richardson

Le marketing viral, l’idée est simple : on souhaite diffuser un message, et au lieu de cibler directement, disons 100 000 personnes, on en cible une petite partie (par exemple 10 000) et ce sont ces 10 000 premiers contacts qui vont relayer le message, vers leurs amis, leurs réseaux. L’idée est de créer une réaction en chaîne exponentielle (si en moyenne chaque contact diffuse le message à plus d’une personne, on atteint très vite une très grande cible).

J’ai vu ce matin une présentation de Barnes & Richardson, par son fondateur, Cédric Reinote.

B&R est une boite spécialisée sur le marketing viral, qui a été rachetée par EMailVision il y a tout juste un an.

Donc leur métier, c’est de construire des campagnes de marketing viral, et les exemples cités m’ont semblé vraiment intéressants.

Quel est le moteur qui fait qu’une personne qui reçoit un message va non seulement le lire, mais également le « forwarder » à ses amis ?

Et bien, le moteur principal, c’est le fun : un jeu, une blague qu’on fait à un ami, un collègue, …

Bien sûr, pour certaines campagnes, il y a des lots à gagner, mais je pense que même dans ces cas là, le levier, c’est le fun de participer à un concours, avec ses amis.

Exemple concret

B&R est consulté, pour diffuser une campagne pour une voiture (objectifs : diffuser le message, élargir la base de contacts, et « fourguer » des brochures sur la voiture et des essais).

Le « fun » qu’ils ont inventé, c’est de « piéger » des collègues et des amis.

Le scénario était le suivant :

Vous recevez un mail, qui semble provenir de la police, et qui vous avertit que vous avez commis une infraction. Tout y est : vos informations personnelles, votre voiture, …

Je ne sais plus trop comment, mais à ce moment là, un « inspecteur » vous appelle sur votre mobile. Le message est tellement réaliste que vous croyez vraiment dialoguer avec un inspecteur (un message enregistré en fait). Forcément, comme vous êtes accusé d’une faute que vous n’avez pas commise, vous êtes en colère… Et ce que vous ne savez pas, c’est que la conversation est enregistrée, et sera envoyée en mp3 à la personne… qui vous a piégé !

Quand vous aurez découvert la supercherie, vous aurez sans doute envie de piéger vos collègues, vos amis… et la boucle est bouclée !

Cédric Reinote nous a dit que cette campagne, ils ont du l’arrêter au bout d’une seule journée, parce que la police avait reçu plusieurs centaines de plaintes !

Cédric nous a donné tout un tas d’autres exemples, avec des résultats qui semblent impressionnants.

Par exemple, pour une campagne pour du fromage, les chiffres donnés sont les suivants, à partir d’une base initiale de 30 000 contacts et de deux mois de campagne :

  • 750 000 visites
  • 150 000 personnes ont participé au jeu proposé
  • La base de contacts a été enrichie de 70 000 contacts (double opt’in)
  • Tout ce « buzz » a permi de générer 15% de ventes en plus le premier mois, puis 20% le deuxième !

Combien faut il payer pour lancer une telle campagne ?

Très variable. Dans l’exemple précédent, Cédric dit que le prix était de 0,2 € par mail acquis. Comme ils ont acquis 70 000 contacts, on doit pouvoir extrapoler un coût de : 14 000 €.

Cédric a parlé d’un prix plancher de 6000 € et d’un budget pouvant aller jusqu’à 200 000 €.

Pour B&R, c’est important de connaître la fourchette de prix au démarrage, de manière à cadrer le travail dès le début (budget pour des films ou pas, …).

L’avis des utilisateurs ? Pas pour tous les sites

Avec la mode 2.0, pas mal de sites marchands intègrent la fonction « avis des utilisateurs ».

Pour aller droit au but je pense que cette fonction n’est pas forcément adaptée à tous les sites marchands.

A mon sens, avant d’ouvrir cette fonction, il faut se poser quelques questions :

  • A-t-on le trafic permettant d’alimenter ces commentaires ?
  • Aura-t-on les moyens de modérer les commentaires ?
  • Est-on prêt à écouter vraiment ce que disent les clients, et adapter l’offre en conséquence ?

De plus, cela dépend du modèle de vente. Par exemple, quand un commerçant achète à bon prix tout un stock d’un produit, s’il ouvre les commentaires sur ce produit, et que ce produit est critiqué par les utilisateurs, la situation sera difficile à gérer…

Sur Internet plus qu’ailleurs, une réputation met du temps à se construire, alors qu’une image négative se diffuse très très vite !

C’est pourquoi je pense qu’il ne faut pas prendre cet item à la légère, et encore moins chercher à « tricher ».

Pour faire simple, je pense que, d’une manière générale, il vaut mieux ne pas faire que de mal faire.

La stratégie d’Amazon pour les formulaires

J’en parlais déjà dans ce billet, la taille des formulaires est un élément clé.

C’est tout simplement du taux de transformation dont on parle : un formulaire trop long ou mal fait, et les utilisateurs qui abandonnent une commande en cours sont plus nombreux.

Pour répondre à ce problème, le site Amazon a mis en place une tactique simple : réduire au maximum la taille des formulaires et retarder le plus possible la demande d’informations.

Ainsi, sur le site d’Amazon, il n’y a presque pas d’informations facultatives demandées, et à la différence de la plupart des sites, dans les formulaires d’Amazon, par défaut, les champs sont obligatoires (les champs facultatifs sont indiqués comme tels  :

Exemple de formulaire de création de compte sur Amazon

Le formulaire ci dessus contient l’ensemble des champs pour la création d’un compte ! Trois champs obligatoires et un champ facultafif : qui dit mieux ?

Bien sur, pour finaliser une commande, il faudra demander d’autres informations (l’adresse, le n° de carte bleue, …) mais la stratégie d’Amazon est claire : demander à l’utilisateur de rentrer les informations le plus tard possible.

Cela permet :

  • De bien expliquer à l’utilisateur pourquoi on lui demande une information ;
  • D’avoir des formulaires plus petits et donc moins rébarbatifs.