Archives de catégorie : e-marketing

Changer les prix au cours du processus achat : une technique de vente ou un bug ?

Je ne sais pas si c’est bon pour le business, mais Dell France s’en donne à coeur joie.

Exemple : quand on affiche la catégorie Inspirion, l’Inspirion 1501 est à 549 € :

Prix des portables Dell

Si on clique sur le portable pour entrer sur la fiche produit, on a alors le prix suivant :

Prix du portable sur la fiche produit

En un clic, entre la catégorie Inspirion et le produit, on est donc passé de 549 à 649 € !

Bien sur, en cherchant bien dans le configurateur produit, on trouve les options qu’il faut retirer pour revenir au prix initialement annoncé :

L'origine de la différence de prix : la garantie

En l’occurance, ici, c’est l’extension de garantie qui coûte 100 €.

J’ai vérifié : c’est une initiative française : sur le site US, le prix affiché au niveau de la catégorie est identique à celui affiché au niveau de la fiche produit.

Alors : bug ou stratégie commerciale de Dell France ?

Et si c’est une tactique de vente, est-ce une bonne idée ?

  • Pour : Essayer de forcer un peu la main des clients en poussant des options, et donc augmenter le panier moyen.
  • Contre : Risquer de perdre des clients, agacés par de telles pratiques.

Qui va gagner la bataille des RDA ?

Les applications RDA représentent un enjeu fondamental pour l’ensemble des acteurs. C’est particulièrement vrai dans le domaine du e-commerce :

  • Pour les Internautes, c’est la promesse de services beaucoup plus riches, beaucoup plus faciles à utiliser (voir l’expérimentation de la Fnac pour avoir un avant goût de tels services) ;
  • Pour les marchands, c’est la possibilité d’offrir un meilleur service aux clients, de mieux présenter les produits, de mieux valoriser les marques et les identités visuelles associées.

Dans un tel contexte, l’acteur qui réussira à imposer sa technologie gagnera très gros.

Dans cette bataille, il y a d’un côté Microsoft avec WPF (En anglais), et de l’autre Adobe avec Apollo (En anglais).

Plus d’infos sur Apollo ici. Plus d’infos sur WPF

Quels sont les atouts de chaque camp ?

Microsoft WPF

Microsoft dispose d’une force de frappe colossale, via la base installée Windows. Microsoft peut « bundler » WPF aux prochaines releases des produits Windows, et ainsi permettre un déploiement massif de cette technologie.

C’est bien comme ça qu’en quelques mois, Microsoft a battu Netscape…

Microsoft peut tenter de verouiller le marché, en développant un client universel, qui offre des fonctions exclusives sur les environnements Windows (pour le coup, c’est comme ça que Microsoft a écrasé des acteurs comme Borland). Dans cette hypothèse, WPF offrirait des fonctions sur Windows qu’Adobe ne pourrait pas offrir, n’ayant pas accès à certaines fonctions cachées du système.

Adobe Apollo

Adobe a prouvé sa capacité à déployer des formats réellements universels, avec en particulier le format PDF.

Adobe, ou plus précisément Macromedia, est l’inventeur du Flash, la technologie sous-jacente à Apollo.

C’est un point fondamental, car pour qu’un tel format se développe, il faut des contenus.

Ce format bénéficie d’une très grande communauté de développeurs (plus d’un million), qui savent créer des contenus Flash via les outils auteur Adobe.

Conclusion

D’autres critères vont intervenir dans les mois à venir :

  • Richesse fonctionnelle : si un des environnements devient beaucoup plus riche que l’autre, cela peut jouer ;
  • Terminaux cibles : avoir une technologie qui s’adapte à un plus grand nombre de terminaux peut être un avantage décisif. Exemple : les mobiles représentent un enjeu important ;
  • Sécurité : c’est un item fondamental pour ces applications, surtout vis-à-vis d’applications e-commerce. Pour l’instant, ces technologies ne sont pas assez mures pour qu’on puisse faire des comparaisons.

Enfin, le match va se jouer également au niveau de « l’execution » : la capacité à délivrer des bons produits, au bon moment.

C’est la bataille de deux poids lourds, pour un marché à l’évidence stratégique.

J’ai du mal à croire que les deux solutions peuvent cohabiter longtemps : il y aura un vainqueur et un vaincu.

Difficile de dire qui va gagner.

Si je devais faire un pari, je miserais sur Adobe, dont la culture me semble plus adaptée pour réussir ce challenge.

A lire également, les billets toujours passionnants de Fred sur les RDA

On a le sens du business chez eBay

J’en avais parlé ici : eBay développe une application avec Apollo.

Image de l'application

Je me suis inscrit pour être dans le programme de beta-test.

J’ai reçu un mail ce matin qui me donne quelques infos :

  • La mise en ligne d’une FAQ ;
  • L’annonce de l’ouverture rapide du programme de test.

Mais surtout, ils proposent la mise en vente sur eBay de la place de « premier testeur » de l’application !

Je suis allé faire un tour sur eBay : le prix de l’enchère est actuellement de plus de 200$ !

Vous pouvez aller voir par vous même ici. Encore 4 jours pour enchérir !

Le petit plus des produits d’Apple

Quel est le secret de la réusite des produits d’Apple ?

Pour simplifier ce billet, je ne parle que des produits, et pas du marketing.

Ont ils une recette magique pour faire des produits parfait ?

Non. Si on prend l’exemple des iPod : ils sont fragiles, n’ont pas de radio FM, ni d’enregistreur, et on ne peut pas facilemement changer la batterie. Ils n’intègrent pas le Bluetooth ni le Wifi.

Ce ne sont donc pas les produits les plus puissants.

iPodPour moi, ce qui caractérise les produits d’Apple, c’est :

  • Un design très travaillé, très épuré ;
  • Une ergonomie là également très travaillée ;
  • Des fonctions choisies avec soin. Il ne s’agit pas de vouloir tout mettre, mais de mettre juste ce qu’il faut ;
  • Une gamme de produit très travaillée, et très réduite, là encore, juste les produits qu’il faut ;
  • Un soupson d’innovation, là ou il faut, bien souvent au service de l’ergonomie.

Dans un livre que j’avais lu sur Steve Jobs dans les années 90, l’auteur racontait que Steve Jobs était un maniaque de « l’esthétique par le vide », « zen ». On voyait par exemple des photos de sa maison de l’époque, avec une très grande pièce de 400 m2, complètement vide.

Ce qui marque quand on compare un iPod avec un concurrent, c’est bien cette recherche de simplicité, poussée très loin.

C’est évidement ce qui saute aux yeux quand on regarde l’iPhone :

iPhone

Il ne sera pas le plus puissant (a priori pas de 3G, un appareil photo plutôt moyen, pas de clavier intégré…).

Mais ce sera clairement le plus travaillé au niveau design et ergonomie.

Et ce produit reste dans la tradition d’Apple : de l’innovation au service du design et de l’ergonomie avec l’écran multi-touch.

Le lien avec le e-commerce me semble très intéressant. Par exemple :

  • Ne pas chercher à vendre trop de produits, mais choisir les bons produits ;
  • Faire un site simple et dépouillé ;
  • Proposer les bonnes fonctions au bon moment.

L’angoisse de la livraison

On le sait tous, l’un des maillons faibles du e-commerce, c’est la livraison.

Le commerçant n’a plus vraiment la main, et c’est pourtant une étape clé !

Pour l’achat de mon Mac, Apple propose le tracking des commandes. Super.

Hier matin, le site indiquait que le colis devait être livré le jour même.

En fin de journée, n’ayant rien reçu, je suis allé voir ce qu’indiquait le site de tracking : il indiquait que la livraison était reportée au lendemain. Aujourd’hui donc. Bon, pas de problème, on n’est pas à une journée près.

Ce matin, le site indique que le transporteur à fait une tentative de livraison hier. Là, je doute que cela soit vrai : à l’adresse de livraison, il y a une équipe de gardiens très sympas. Ils savent que j’attendent mon colis et en plus, ils notent tous les évènements.

Je suis donc parti à la recherche de mon colis : chercher un contact sur le site d’Apple, les appeler, récupérer le numéro du transporteur, les appeler…

Le livreur m’a dit que mon colis devait arriver cet après midi. Peu après, j’ai reçu un mail du service de tracking d’Apple, qui me dit que la livraison a échoué.

Et allez, zou : re-appelle, re-attente éternelle sur un numéro probablement sur-taxé…

Bon, je vais probablement recevoir mon Mac cet après midi, mais tout celà ne laisse pas une impression de qualité.

Conclusions :

  • Je me demande s’il n’y a pas, derrière tout ça, une arnaque des livreurs vis à vis des marchands pour faire payer plusieurs tentatives de livraison (à valider, en se renseignant sur les contrats) ;
  • Mettre un service de tracking, c’est bien, mais je suis convaincu qu’il faut aller plus loin, avec une hot line efficace pour rassurer le client et lui donner des infos fiables.

Achat raisonné ou achat impulsif ?

Dans nos sociétés, notre rapport à l’argent et à la consommation révèle plein de choses, très intimes, très instinctives.

Suivant notre profil psychologique, notre rapport à l’argent et notre façon de consommer ne sont pas les mêmes.

C’est évidemment important de bien comprendre ces mécanismes quand on fait du commerce.

Dans le commerce « brick & mortar », l’expérience commerciale « physique » joue. On dit d’un bon commerçant qu’il a « le sens du client ». Cela veut dire que, plus ou moins instinctivement, le commerçant cherche les leviers du client, et les utilise ensuite pour pousser la vente.

Dans le e-commerce, point de contact physique. C’est à « la machine » d’avoir les bons réflexes et de s’adapter aux différents profils psychologiques.

Alors, comment vous comportez vous quand vous achetez ?

  • Etes vous du genre à rationnaliser l’achat ? A définir les besoins et à faire des tableaux comparatifs des produits ?
  • Etes vous plutôt impulsif, à « subir » une irrésistible envie de consommer ?
  • Avez vous besoin d’être rassuré, « cocooné », pour acheter sereinement ?
  • Cherchez vous méticuleusement à acheter le produit le moins cher possible ?

Les psy « Freudien » parlent de profil Anal, oeudipien, oral….

Les Psy « Youngien » parlent de types : intuition, pensée, sensation et sentiment.

Amazon achète DPReview. Analyse

Comme probablement beaucoup d’entre vous, j’aime bien suivre l’actualité des nouvelles technologies en général, et de la photo numérique en particulier.

Je lis les articles de plusieurs sites & blogs, dont DPReview (En anglais) :

Exemple d'article de DP Review

C’est un site très bien fait, avec des revues très complètes sur les nouveaux produits.

Amazon a acheté DPReview (on en parle ici En anglais).

Pourquoi ?

On peut imaginer plusieurs réponses :

  • Cela donne à Amazon un centre d’expertise sur l’audiovisuel, un peu comme le centre de test de la Fnac.
  • Un tel site draine un trafic important d’utilisateurs très qualifiés (7 millions de visiteurs uniques par mois). Amazon a donc aujourd’hui un canal d’information vers ces utilisateurs, et peut en particulier espérer vendre plus de produits audiovisuels via ce canal.

Un tel investissement peut être intéressant pour Amazon, mais le retour sur investissement n’est pas garanti :

Les utilisateurs viennent car ils savent qu’ils vont trouver de l’information de qualité, à jour, provenant d’une source indépendante. Si la ligne éditoriale change, les utilisateurs peuvent aller voir ailleurs…

Garder la ligne éditoriale, c’est donc un enjeu clé pour Amazon. En général, ce genre de site, c’est surtout le travail d’un auteur. Il faut donc qu’il souhaite rester (ce qui n’est pas forcément le cas quand on vient de gagner de l’argent suite à un rachat), et qu’il trouve dans la nouvelle structure, un espace d’expression compatible avec ses ambitions.

Autre question : comment utiliser ce site pour vendre ?

L’idée semble simple, mais la mise en oeuvre me semble délicate.

Aujourd’hui DPReview affiche un tableau comparatif de différents sites marchands proposant le produit testé :

Comparateur de prix intégré dans DPReview

Que peut faire Amazon ?

  • Supprimer ce tableau et renvoyer uniquement vers les offres du site Amazon.com ?
  • Garder cette fonction, et simplement ajouter Amazon à la liste ?

Clairement, la deuxième option est la seule créatrice de valeur !


Au delà du cas « Amazon – DP Review », ce qui m’intéresse, ce sont les relations qui se créent entre les sites marchands et les sites « prescripteurs ».

Les marchands souhaitent étendre leur térritoire vers ces sites. Est-ce l’avenir ?

Vendre du luxe sur Internet : l’exemple Hermes

Les entreprises qui vendent des produits de luxe ont bien du mal à s’adaper au e-commerce.

Ces entreprises font de magnifiques vitrines, qui permettent de donner une très grande proximité avec le produit.

Super, mais ce n’est pas du e-commerce !

Hermes est à ma connaissance l’une des premières marques à avoir une approche réellement orientée e-commerce.

Accueil du site marchand Hermes

J’ai réellement été impressionné par la qualité du site.

La qualité des photos, tant sur le fond que sur la forme est remarquable.

La navigation dans les catégories est également très bien faite.

Catégorie Cravate sur le site Hermes

On peut choisir la collection en fonction de la couleur via le nuancier sur la droite.

En survolant une cravate, une imagette affiche un détail du motif (Merci Ajax).

En cliquant sur une cravate, on arrive sur la « fiche produit » :

Fiche produit Cravate sur le site Hermes

En survolant la cravate, on affiche une loupe, qui permet de voir en détail la cravate.

Bon, la suite (processus Achat) est à mon humble avis un peu moins travaillé.

A voir également si ce site est bien conçu par rapport au référencement…

Ce que nous montre Hermes, c’est qu’on peut respecter l’univers d’une marque, et faire du commerce sur Internet.

(via capt’ain commerce)

Le business de l’écologie vue par Yahoo

Le climat de la terre est-il en train de changer et de se réchauffer ?

Ce réchauffement est-il du à notre activité de terrien ?

Je n’ai pas de certitude, n’étant pas spécialiste du domaine. Je dois donc m’en remettre à des experts… qui ne disent pas tous la même chose…

Ceci étant dit, comme beaucoup de monde, je pense que la réponse est oui aux deux questions.

Et comme beaucoup de monde s’intéresse à ces questions, cela fait un bon « creuset » pour développer de nouvelles opportunités de business.

C’est bien ce qu’a compris Yahoo qui lance un « portail vert », Yahoo Green (En anglais) :

Portail Yahoo Green

Dès aujourd’hui, on peut, entre autre :

  • Suivre des animations flash pour voir comment économiser de l’énergie ;
  • Aller sur la liste des voitures « écolos » ;
  • Enregistrer son propre programme écolo.

On peut facilement imaginer que, si la « sauce » prend, le service va s’enrichir !

Tout cela est naturellement orienté Web 2.0, avec des interfaces Ajax et Flash, du drag & Drop, …

Quel est l’intérêt pour Yahoo ?

  • Donner une image très positive de Yahoo grâce à l’écologie ;
  • Se positionner au coeur de la communauté « verte », et capter une part du trafic des services internet « vert » ;
  • En profiter pour générer de nouveaux revenus de publicité, bien entendu !

D’ailleurs, le vert, c’est également la couleur …

Image d'un billet d'un Dollar US

Du dollar !

Quel business model pour Google Analytics ?

Des offres pour analyser le trafic, savoir d’où viennent les internautes, par où ils passent dans le site, …, de telles offres, il y en a pas mal.

Certaines sont payantes et d’autres sont gratuites. Google Analytics,  qui vient de se « relooker », est dans cette dernière catégorie.

Mas quel peut être l’intérêt pour Google d’offrir cette fonction gratuitement ?

A mon avis, c’est assez simple. Voici mon analyse :

Pour fonctionner, il faut insérer dans les pages du site un petit bout de code.

C’est ce petit bout de code qui permet à Google de suivre les Internautes à la trace.

Pour Google, offrir ce service gratuitement, c’est le moyen de récupérer encore plus de données sur ce que font les Internautes, au delà de l’utilisation du service de recherche.

Pour Google, ces données valent de l’or : elles permettent de connaître intimement le comportement des internautes, et par exemple d‘améliorer l’efficacité des campagnes de publicités Adwords, en proposant aux internautes des publicités toujours mieux ciblées.