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Un nouveau système d’enchères : BDaBD

J’avais fait un « teasing » dans ce billet, et je devais en parler dès vendredi… Mais voila, je ne suis pas encore parfaitement au point dans l’art du teasing… C’est donc avec un petit retard que je vous livre « la surprise » :

Logo BDaBD

C’est Florent qui m’en a parlé, et il est l’un des concepteurs du site.

Il s’agit donc d’une place de marché, spécialisée sur le marché très pointu des BD.

Ce site comporte un système d’enchère innovant.

Le principe est (à peu près) le suivant :

  • Soit un vendeur, il met à la vente une BD, à un prix donné (disons 20 €) ;
  • Un acheteur arrive, mais fait une contre proposition (par exemple 10 €) ;
  • Un autre acheteur est également intéressé, et fait une meilleure proposition (par exemple 13€) ;
  • Le vendeur baisse son prix initial, et accepte l’offre du deuxième acheteur : il y a « match ».

C’est donc un système complètement différent de celui d’eBay :

  • C’est un processus actif pour les deux côtés pendant l’ensemble du déroulement de l’enchère : acheteurs et vendeurs, à la différence d’eBay, où les vendeurs ne sont pas actifs ;
  • La gestion du temps est complètement différente : dans le système BDaBD, on ne connait pas à priori la durée de l’enchère. Il peut y avoir match très rapidement. C’est à mon sens un élément très important pour créer de l’animation autour d’une vente. A la différence d’eBay, si on est intéressé par un produit, on a intérêt à suivre de très près ce qui ce passe, du début à la fin de l’enchère (et pas simplement à la fin comme sur eBay).

A voir maintenant comment BDaBD va évoluer : le site est encore très jeune.

ARAOK! : à La frontière du marketing et de la technique

Quand j’ai commencé à travailler sur le positionnement d’ARAOK!, je me disais que la valeur était à la croisée du marketing et de la technique.

La technique, tout le monde comprend ce que je veux dire, ce terme n’est pas ambigüe.

Par contre, le mot marketing n’est pas forcément clair ou bien compris, en France en tout cas.

Donc, pour être précis, je parle de marketing au sens général du terme, c’est à dire le lien entre le produit (ce que le marchand vend) et le marché. Cela inclu donc le marketing stratégique, le mix-marketing, le marketing opérationnel, la communication…

Donc, je pensais que la valeur était à la frontière de ces deux mondes, parce que le e-commerce, c’est avant tout du commerce (produit, marché, prix, …) et c’est également de la technique, technique qui va permettre de faire le lien entre le commerçant et les clients.

Mais je me disais qu’il serait difficile de commencer une nouvelle activité, en expliquant qu’ARAOK! est ni une entreprise purement technique, ni une entreprise uniquement marketing. Je me disais que mes futurs interlocuteurs aimerait mieux savoir « dans quelle boite » me ranger.

Et bien, maintenant que les choses sont bien amorcées, je me rends compte que ce positionnement est bon, et bien compris par les marchands : il répond à un vrai besoin.

Les enchères sur Internet : quel avenir ?

Logo eBay FranceQuand on parle d’enchère sur Internet, on a forcément le modèle eBay en tête.

C’est LA place de marché mondiale.

Evidement, eBay, c’est une fantastique réussite commerciale.

Aujourd’hui, la réussite d’eBay passe surtout par sa position de leader mondial : la force d’eBay est la marque qu’elle représente, le « mindshare ».

Pour autant, eBay est loin d’être un système parfait.

J’en ai déjà parlé, le système d’évaluation des vendeurs et des acheteurs est bloqué : pour un utilisateur, en cas d’arnaque ou de problème, il vaut mieux ne rien dire que d’envoyer un avis négatif, avec pour concéquence d’en recevoir un en retour, et de perdre ainsi sa réputation.

Le système d’enchère n’est pas non plus très performant (j’en ai parlé ici) et favorise plutôt les acheteurs, car avec l’habitude, les acheteurs n’ont pas intérêt à enchérir avant les toutes dernières secondes.

Enfin, le fait qu’eBay n’offre pratiquement aucune garantie, ni aux acheteurs, ni aux vendeurs, pose également problème.

D’ailleur, des acteurs se glissent dans les insuffisances d’eBay. Je pense en particulier à PriceMinister, qui justement, propose un vrai rôle d’intermédiaire de confiance.

Je suis certain que de nouveaux acteurs vont émerger dans les années à venir, et proposer de nouveaux modèles plus performants.

Bien sur, pour réussir, il faudra bien choisir son marché de niche.

Une des innovations pourra venir de nouveaux systèmes d’enchères…

Dans le marché physique, il existe tout un tas de systèmes d’enchères. Pourquoi ne pas les utiliser sur Internet ?

A suivre, vendredi…

(du moins j’espère, si j’arrive à me connecter : je serais en Bretagne !)

Augmenter le panier moyen

Tout commerçant souhaite augmenter son chiffre d’affaires.

Une solution consiste à augmenter le panier moyen en poussant les clients à dépenser plus à chaque visite.

Les supermarchés connaissent bien ces techniques, en particulier en travaillant le parcours des clients dans le magasin.

On peut s’inspirer de ces techniques dans le e-commerce, mais dans certaines mesures uniquement : il y a de vraies différences entre le e-commerce et le commerce.

Le principe est simple : il s’agit de proposer au client des produits complémentaires, à ajouter dans le panier.

Le commerçant peut pousser différents types de produits :

  • Des accessoires, utiles pour un produit déjà choisi, comme des housses, des piles, des objectifs pour les appareils photos, …
  • Des produits complémentaires, qui ont une cohérence avec les produits sélectionnés, comme une cravate qui s’armonise avec une chemise, …

On peut faire ça tout le long du parcours du client :

  • Dès la fiche produit, avant même que le produit ne soit ajouté au panier ;
  • Lors des différentes étapes du processus achat (validation de l’adresse, choix du mode de paiement, …) ;
  • Après la validation de la commande.

Alors, pourquoi s’en priver ? Et bien en poussant ainsi de nouveaux produits, on prend le risque de « dévier » l’attention du client.

En fait, cela dépend du type de produits que l’on pousse.

Si on pousse un accessoire, comme une housse pour un appareil électronique, le risque est minime, car alors, l’attention du client reste focalisée sur le produit principal.

Mais si on pousse par exemple un pantalon, pour aller avec une chemise, on prend le risque que le client change d’avis, et « butine » ainsi de produits en produits.

Une solution, mise en oeuvre par plusieurs boutiques, consiste à limiter au maximum que le client change de fiche produit, en proposant de consulter des informations sur le produit complémentaire sans quitter la page en cours. Cela passe en général par des popups (fenêtres ou gérés en Javascript).

Une autre solution consiste à laisser le client terminer sa commande, puis à lui proposer de la compléter avec d’autres produits, après le paiement donc.

On peut stimuler l’intérêt de telles offres en proposant que cette option soit financièrement intéressante pour le client (pourcentage de réduction, pas de frais de ports complémentaires, …) avec un temps limité.

Il y a bien entendu d’autres solutions, comme la possibilité de proposer des packages de plusieurs produits. C’est un autre sujet…

Dans tous les cas, il est important d’avoir un système d’information bien en phase avec cette approche marketing. Par exemple, il ne s’agit pas de pousser des produits qui ne sont pas en stock !

Le bug de la livraison

J’y reviens, parce que c’est, j’en ai la conviction, un élément clé.

J’ai à faire en ce moment, en tant que client, à un service de livraison « Garantie 24h ».

Donc, au moment de l’achat, le client peut cliquer sur une option « livraison garantie en 24h ».

C’est pas cher (quelques euros de plus) et ça semble bien intéressant, d’être livré si vite.

Sauf que…

Sauf qu’ensuite, on entre dans le n’importe quoi !

L’arnaque, car il s’agit vraiment d’une arnaque, est à plusieurs niveaux :

  • Le délai de 24 h commence à partir du moment ou le site marchand a livré le produit au service de livraison. Si le site marchand met trois semaines, trois mois à livrer le colis, ce n’est pas en contradiction avec le délai de livraison 24h !!!
  • Ensuite, ni le marchand ni le service de livraison ne tiennent au courant le client du moment de la livraison.

Donc, en ce qui me concerne, j’ai reçu un premier coup de fil le 11 juillet, où le livreur m’a dit que bon, j’étais pas là, et qu’il ne pouvait pas livrer. Il m’a proposé de livrer samedi.

J’ai reçu un autre coup de fil ce matin, et je n’étais toujours pas là (et on n’était pas samedi d’ailleur !). Ce coup ci, le livreur me propose de repasser l’après midi.

Cet après midi, comme rien ne venait, j’ai appelé le service de livraison.

Super musique d’attente, qui vous indique que ce service de livraison est ISO-9001 et que la plupart des clients sont satisfait. Pas moi !

Après une très très longue attente, je suis tombé sur une personne manifestement débordée, qui m’a dit de rappeler un peu plus tard.

C’est ce que j’ai fait, et re-attente interminable.

J’ai fini par pouvoir discuter avec une personne (iso-9001 peut être, mais je n’ai jamais su à qui j’avais à faire…).

J’ai expliqué que soit on me livrait mon colis sans me prévenir, soit on me proposait des dates de livraisons qui n’étaient pas tenues.

Elle m’a tranquillement expliqué que ce n’était pas à eux, service de livraison, de prévenir les clients des livraisons. Eux, ils livrent, car ils ont un engagement de 24h !

La situation est parfaitement absurde, car le marchand n’a pas le système permettant de prévenir le client des dates de livraisons !

Pour mon colis, ma charmante hotesse me propose une livraison semaine prochaine. Je ne suis pas disponible la semaine prochaine ? Pas de problème, mon colis retournera chez le marchand !

Conclusions

  1. Méfiez vous des offres de livraison rapide ! Ca peut prendre vraiment beaucoup de temps…
  2. Les normes ISO-9XXX, ça ne veut vraiment rien dire, quand à la réelle qualité du service client. En l’occurence, ce service de livraison est nul, mais il doit y avoir des process très rigoureux pour gérer cette nullité !
  3. Comme je l’ai déjà dit, de tels pratiques ouvrent le champs à de nouveaux business. La plupart des clients n’accepteront pas longtemps de tels pratiques, et les commerçants et les services de logistiques qui sauront trouver des solutions plus respectueuses des clients gagneront des parts de marché.

Des interfaces riches pour multiplier les canaux de ventes

On perçoit facilement les interfaces riches comme des gadgets, pour « geek boutonneux ».

Pourtant, je suis convaincu que ces nouvelles interfaces vont se généraliser et rentrer dans les usages, permettant ainsi de booster les ventes via une multiplication des canaux de ventes.

Je m’explique, par l’exemple… d’Amazon.

Amazon propose des accès à pas mal de ses données internes, via des services web.

Un développeur peut ainsi accéder au catalogue d’Amazon, gratuitement.

Amazon a également développé sa propre plate forme d’affiliation, permettant à tout auteur du Web de mettre des produits d’Amazon en vente sur son site, et de gagner de l’argent si un produit est vendu via ce site.

Des nouveaux services apparaissent, permettant de naviguer dans le catalogue Amazon via des interfaces riches, bien différentes du magasin traditionnel d’Amazon.

Ainsi, LivePlasma propose une interface, tout en Flash, permettant de naviguer graphiquement dans le catalogue produit :

LivePlasma en image

Dans ce service, quand on sélectionne un produit, on revient vers le site marchand d’Amazon, pour acheter le produit.

Autre exemple : Flowser. L’apparence est assez différente de liveplasma, mais l’idée est fondamentalement la même : donner une nouvelle expérience de navigation dans le catalogue, plus intuitive, plus riche, plus graphique :

Flowser en action

Troisième exemple : Browse Goods. A la différence des deux exemples précédents (Flash), ici, c’est une interface Ajax :

Browse Goods

Ici, la métaphore est un peu différente, puisque l’idée est de tout présenter sur une carte, sur laquelle on peut zoomer, jusqu’à arriver sur le produit lui même.

Quatrième exemple, TuneGlue. Retour sur une interface en Flash, pour naviguer dans le catalogue musical d’Amazon :

Image de Time Glue

Et toujours le même principe, quand on trouve un produit intéressant, un clic sur « Buy now » et hop, on est dans la boutique Amazon, sur la fiche produit.

Enfin, le cinquième exemple : Coverpop. Encore une interface Flash, pour naviguer ce coup ci dans la collection DVD d’Amazon :

Image de Cover Pop

Le principe m’a fait un peu pensé au projet milliondollarhomepage… On est devant une mozaïque de pochettes vidéos. On peut sélectionner un thème (Western, fiction, …). ensuite, la page s’anime automatiquement et si on clique sur une pochette, on arrive… dans le site d’Amazon. Surprise !

En conclusion

Tous ces exemples dévoilent une petite partie de ce qu’on peut faire avec des interfaces riches et de l’imagination.

Pour le site marchand (amazon dans cet exemple), c’est autant de nouveaux canaux de vente.

Amazon peut développer directement des nouvelles interfaces, ou laisser des partenaires le faire. Dans ce deuxième cas, on a un partage des risques et des revenus, on est sur un modèle d’affiliation : l’affiliation via les interfaces riches.

Bien sûr, tout le monde n’est pas Amazon, et tous les catalogues n’ont pas le même attrait. Il n’empêche, je suis convaincu que ce modèle va se développer. On peut imaginer de tels services, regroupant des produits de plusieurs sites marchands.

Pour le marchand, c’est une approche « beurre et argent du beurre » :

  • Le marchand vend des produits à partir de son site marchand classique ;
  • Il peut ajouter des sites « satellites », avec des nouvelles interfaces, des paradigmes de navigations complètement différents ;
  • Il peut ouvrir l’accès à son catalogue à d’autres acteurs, et permettre à des tiers de revendre ses produits.

Quel est l’acteur français qui le premier, ira dans cette direction ?

Librement inspiré de ReadWriteWeb (gb).

Le bord de la fenêtre…

Cela fait assez longtemps que j’ai ce billet en tête…

Le sujet, c’est une réflexion sur l’avenir des navigateurs Internet et de nos bureaux électroniques.

Donc, au début, on avait d’un côté un navigateur Internet, permettant d’afficher du texte, des liens et des images, et de l’autre des applications « lourdes », qu’on pouvait installer directement sur le bureau de l’ordinateur.

Aujourd’hui, les choses sont beaucoup moins simples :

Dans le navigateur…

Dans le navigateur, on fait aujourd’hui tourner de véritables applications, avec leurs propres fenêtres. La fenêtre du navigateur est devenu un bureau dans le bureau.

Premier exemple significatif : Meebo, avec les fenêtres qu’on peut déplacer, retailler :

Fenêtre de Meebo, dans le navigateur

Deuxième exemple, évidement, Netvibes. Ici, on a un espace plus structuré (colonnes prédéfinies), mais avec une vrai liberté pour composer l’espace (déplacer les fenêtres, changer l’apparence, …) :

Fenêtre de Netvibes, dans le navigateur

Dans ces deux exemples, la richesse applicative, dans le navigateur, est impressionnante.

Cette évolution, vers des applications de plus en plus riches, rend certaines fonctions du navigateur obsoletes, comme le bouton « Back », qui bien souvent, n’a plus aucun sens.

Sur le bureau de l’ordinateur…

Le bureau de l’ordinateur est l’espace pour faire tourner les applications locales…

Mais c’est bien évidement un espace fort convoité, par tous les grands acteurs.

Sun, avec Java, a tenté de banaliser ce bureau, en proposant des applications « universelles », capable de tourner sur tous les ordinateurs.

Aujourd’hui, l’espace du bureau est convoité par Google, qui, au delà de Google Desktop, prépare un Google OS.

Enfin, Adobe avec Air, propose un modèle finalement assez proche de Java, en cherchant à ajouter une couche, permettant de rendre les applications complètement indépendantes de l’ordinateur.

Ces tendances convergent vers un point : faire tourner sur le bureau des applications :

  • Riches visuellement ;
  • Qui peuvent utiliser des données et des ressources locales (disque, périphériques audio, video, …) ;
  • Qui peuvent utiliser des données distantes (mode connecté ou déconnecté).

Le bord de la fenêtre…

Le bord de la fenêtre du navigateur, c’est la limite très fine qui sépare ces deux tendances.

La présentation du p’tit déjeuner du 3 Juillet, sur le e-commerce

Comme vous le savez, Ysance et ARAOK! ont organisé un petit déjeuner sur le e-commerce.

La Fevad nous a également donné un bon coup de main, merci Bertrand !

On y a parlé de marketing, de technique (partie d’Ysance) et de retour expérience (Achat VIP).

Voici ma présentation :

Merci à Ysance et Abileo pour le travail réalisé.Evidemment, sans les commentaires, c’est moins drôle : c’est pour ça qu’il faut venir 😉

On va remettre ça ! Il y a encore tellement à dire.

eBay sur votre bureau

San Dimas est un projet porté par eBay (j’en avais parlé ici, et j’avais promis d’en reparler. Promesse tenue !).

Ce projet vise à développer une application eBay. Une application eBay ? Oui, accéder au service eBay, mais pas depuis le navigateur Internet mais depuis une application installée sur votre ordinateur.Dock avec l'application San Dimas

C’est ce qu’on appele une RDA (tous les articles sur le sujet ici)

  • Quel est l’intérêt d’une application plutôt qu’un service dans le navigateur ?
  • Quels en sont les inconvénients ?

Plutôt que de faire de la théorie, je vous propose de réfléchir à ces questions en jouant avec l’application d’eBay.

La première phase, c’est l’installation de l’application.

Premier bon point, l’application San Dimas, d’eBay, développée avec la technologie AIR d’Adobe, s’installe d’un seul clic.

C’est pas mal pour Adobe car en l’occurence, sur mon Mac, l’environnement d’exécution d’AIR n’était pas installé. Adobe a donc installé AIR et l’application San Dimas d’un seul coup.

Ensuite, l’application se lance comme n’importe quelle application bureautique.

Image d'accueil du projet San Dimas

On peut ensuite :

  • Naviguer dans les produits en vente, avec différents modes de recherche ;
  • Suivre les enchères sur de produits sélectionnés (Watching) ;
  • Poser des enchères ;

Bref, cette application permet-elle des choses complètement nouvelles par rapport à l’utilisation d’eBay « classique » ?

Non, et ce c’est pas ce qu’il faut attendre des RDA. Les navigateurs ont tellement progressés qu’on peut déjà, avec les différentes technologies (Ajax, Flash, Silverlight…), développer des interfaces bien évoluées.

Alors, ça apporte quoi d’avoir une RDA eBay ?

L’expérience est différente. La première chose qui marque, c’est la vitesse de chargement. Comme l’ensemble de l’interface est stockée dans l’ordinateur, et que seuls les données dynamiques sont chargées (phots et descriptions des produits, …), tout va beaucoup plus vite, et quand on effectue une action, le résultat est quasi immédiat.

Ensuite, l’interface est plus cohérente. eBay a pu penser une ergonomie complète, sans les contraintes artificielles du navigateur (bouton back, …).

Enfin, la sensation d’immersion est beaucoup plus forte : on est chez eBay, et on n’est pas à un clic de la concurrence comme dans un navigateur classique…

Quels sont les enjeux ?

Comme on l’a vu, une telle application permet d’améliorer l’expérience de l’utilisateur, et d’augmenter la proximité entre le commerçant et le client.

Une fois qu’on a gagné sa place sur le bureau des internautes, c’est une place de choix pour proposer intelligemment des nouveaux services et donc de vendre plus.

L’enjeu est donc important pour les marchands !

Maintenant, pour gagner sa place sur le bureau de l’Internaute, il faudra développer de très bonnes applications, tant au niveau fonctionnel qu’au niveau de l’ergonomie.

Qui aura les moyens de faire ça ? Le petit site marchand ou Amazon & co ?

Comment feront les petits sites ? Comme ils ne pourront pas développer eux même les meilleures applications, ils passeront nécessairement par des intermédiaires.

D’ailleur, pour les utilisateurs, il ne sera pas gérable d’avoir autant d’applications que de sites marchands. Donc, pour les utilisateurs, on peut imaginer de nouvelles applications marchandes, regroupant plusieurs petits marchands… Ce ne serait pas ça la réintermédiation Internet ?

Michaël Chaize (« Flex Evangelist » chez Adobe) m’a dit qu’il ne pouvait rien dire de précis, mais qu’il y avait une dizaine de projets type « San Dimas » dans les cartons d’AIR.

Amazon ? On prend les paris ?

Pourquoi le système d’enchère d’eBay marche-t-il ?

Quand on connait le système des enchères d’eBay, il me semble qu’il est évident qu’il ne faut pas enchérir, et juste poser son enchère dans les toutes dernières secondes.

Comment se fait-il que les acheteurs agissent différemment, en posant des enchères bien avant la fin de celle-ci ?

Est-ce parce qu’il y a suffisamment d’acheteurs inexpérimentés ?

Est-ce parce qu’il y a pas mal de personnes qui posent des enchères sans réfléchir ?

Qu’en pensez vous ?

Ceci étant dit, aujourd’hui, on peut vendre sur eBay en dehors du système des enchères (prix fixe).