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Choix de plate-forme e-commerce : les bonnes et les mauvaises raisons

Choisir une plateforme e-commerce, c’est tout sauf simple.

On parle ici de solutions e-commerce pour des projets relativement importants, inadaptées aux solutions « tout en un SAAS » du marché.

Il n’y a ni solution miracle ni solution universelle.

Alors, comment s’y retrouver ?

Commençons par les mauvaises raisons, c’est le plus facile ;).

Les mauvaises raisons

Nombre de tables dans la base de données

J’ai entendu un commercial me présenter sa solution, en mettant en avant, comme un critère, le nombre de tables.

Plus il y a de tables, plus la solution est complexe : ça c’est sûr. Après, on peut imaginer qu’il y a beaucoup de tables parce que la solution est riche… Mais il peut y avoir beaucoup de tables parce que la solution n’est pas très bien conçue.

La capacité qu’à une solution à résoudre une problématique donnée

Vous demandez à l’éditeur si la solution sait remplir telle fonction. La réponse est toujours : « oui ».

Le commercial est il un baratineur ?  Pas forcément !

En informatique, on peut toujours faire les développements pour adapter une solution à la demande.

Les raisons « pas forcément si bonnes que ça »

Qualité des interfaces des sites en lignes

On peut se dire qu’on va pouvoir juger une solution en observant comment sont réalisées d’autres boutiques.

C’est vrai que ça permet de voir certains aspects d’une solution… Mais pas tant que ça :

Les solutions professionnelles peuvent complètement être adaptées aux besoins et demandes de chacun.

Donc, ce que vous voyez, c’est avant tout la réalisation pour un site donné.

Les temps de réponses sur un site en ligne

Là aussi, ça peut sembler une bonne idée.

C’est un signal intéressant, si la plupart des boutiques motorisées par une solution donnée ont des problèmes de temps de réponses.

Par contre, la performance d’un site dépend de beaucoup de facteurs… Vraiment beaucoup : la conception des pages et leurs poids, l’utilisation ou non d’un système de cache réseau, la puissance des serveurs mis en œuvres, la bande passante achetée chez l’hébergeur, la bonne ou mauvaise configuration des serveurs…

Vous pouvez avoir une solution qui n’est pas très performante, mais qui est mis en œuvre par un pro de ces problèmes là : la solution peut répondre rapidement… Mais ça va coûter cher.

A l’opposé, vous pouvez avoir une solution qui est plutôt bien faite, mais qui est mise en œuvre « avec les pieds », et là, vous vous direz : cette solution, elle rame… Alors que le problème ne vient pas de là.

Richesse fonctionnelle

On peut imaginer qu’il est beaucoup mieux d’avoir une solution très riche fonctionnellement.

Oui et non… La solution e-commerce doit être excellente sur son cœur de valeur : gestion du catalogue, des processus achat, …

Après, pour certaines fonctions, si on veut être très performant, on a sans doute intérêt à assembler les meilleures briques du marché : Searchandising, CRM, …

Donc, pour un projet ayant une certaine taille, il vaut mieux un cœur fonctionnel super bien fait plutôt qu’une solution qui « fait tout » mais qui est moins bien conçue.

Le prix

Le prix est évidement à la base une excellente raison !

Le problème, c’est que pas mal d’éditeurs ont un peu de mal à proposer un prix simple et lisible.

Autre point, pour un site, ce qui compte, c’est bien le prix total, intégration comprise. Si une solution n’apparait comme pas trop cher à la licence, mais que l’intégration coûte les yeux de la tête, c’est pas forcément un bon deal…

Les bonnes raisons

La qualité de conception de la solution

C’est un facteur très important : une solution bien conçue sera plus facile à faire évoluer, il sera plus simple de corriger les problèmes, plus facile de trouver des développeurs… Bref, la vie sera plus facile.

Le problème, avec ce critère, c’est qu’il demande une analyse très fine de la solution pour savoir si le cœur est bien conçu ou non.

Une solution très appréciée par les utilisateurs

Une solution qui est très appréciée par ceux qui l’utilisent, c’est un point très positif.

Il faut faire ce travail, de prise de référence, très au sérieux. Pour avoir un avis complet, il faut pouvoir discuter avec plusieurs interlocuteurs : responsable, équipe technique, … Chacun a un point de vue par rapport à la solution, et c’est la « compilation » de ces interviews qui permet de se faire une réelle bonne idée sur la solution. Autre point à prendre en compte : quand un décideur a choisi une solution, il n’est pas forcément dans la position d’expliquer qu’il c’est trompé…

Alors, on fait comment ?

Ce qui est sûr, c’est qu’au minimum, on prend des références sur la solution présenti.

Si on a le temps, c’est une très bonne chose que de « soulever le capot » et de regarder un peu comment la solution est réellement réalisée.

Si on n’a pas le temps, on peut se tourner vers des spécialistes !

Enfin, et je n’insisterais jamais assez sur ce point : le choix de l’intégrateur est finalement bien plus important que le choix de la solution. C’est avec lui qu’il faudra vivre pendant plusieurs années (normalement 😉 ). Il doit faire du bon travail, des développements de qualités.

C’est fondamental, mais c’est pas si simple (non plus) à qualifier… Mais ça sera l’objet d’un autre billet !

La bonne vieille technique du pied dans la porte, ou l’art de la promesse qui fait rêver, avec ZiJob

Je suis passé voir le service ZiJob, de l’ami Thibault.

Le site est super propre, et rend le service très très simple, ce qui est une super bonne idée.

Autre bonne idée, la promesse : mettre en ligne son annonce pour 1 €.

C’est une très belle promesse, en droite ligne d’une approche marketing de « pied dans la porte ».

L’idée est d’attirer le client avec une promesse très attractive, peu engageante.

Des études ont montré que peu de monde change d’avis, une fois qu’on a choisi de s’engager, même si les conditions sont, in fine,  différentes de ce qu’on pensait initialement.

Le monde numérique et les pizzas

J’ai eu la chance de croiser Serge Soudoplatoff : on était ensemble chez Orange, et on a créé presque ensemble une entreprise : HighDeal pour Serge, Wokup pour moi.

C’est un personnage !

Si vous deviez ne retenir qu’une explication de Serge, ça serait, à mon avis, son explication sur la différence entre le monde physique et le monde numérique :

Dans le monde physique, quand on partage, on divise. C’est une économie de la rareté.

Exemple : vous achetez une pizza, vous la partagé en quatre : chacun en a un quart. Le partage entraine donc une perte de valeur.

Dans le monde numérique, le partage multiplie. C’est une économie de l’abondance.

Exemple : vous téléchargez un morceau de musique, et vous le transmettez à 3 de vos amis, qui eux même… Et chacun a le produit, dans son intégralité.

Je trouve l’explication lumineuse.

Et dans cette économie de l’abondance, plaquer les règles de l’économie de la rareté ne peut pas marcher.

Je me souviens d’une discussion, avec un responsable d’une très grosse boite, me disant que le partage numérique, c’est de la « destruction de valeur ».
J’ai essayé d’expliquer qu’à mon sens non, c’est une rupture, et que, comme son nom l’indique, ça « secoue », il y a l’avant et l’après, et il peut y avoir des morts au passage…

L’excellence Prestashop avec newquest

Prestashop est une super solution e-commerce, qui est à la base bien conçue, et qui permet donc de réaliser de beaux sites e-commerces.

Newquest est une société de service informatique, qui a, entre autre, une expertise très forte sur Prestashop, et qui a donc réalisé de biens belles boutiques.

Cela fait quelque temps qu’on travaille avec cette agence, et ça se passe toujours très très bien. Newquest a toutes les qualités : compétence, passion, sympa…

De gauche à droite : Matthias, Benjamin, Yann, Cyrille et … moi, qui devrait arrêter de manger des Pizzas ;).

On a passé un peu de temps aujourd’hui ensemble. Un très bon moment !

L’un des sujets a été : quid de Prestashop ou de Magento.

Newquest a un avis très orienté sur le sujet, la discussion a donc été passionnante. Quelles sont les cas ou Magento est plus adapté que Prestashop ? A écouter Newquest, c’est pas souvent le cas… Discussion à poursuivre en tout cas !

Et si tout changeait sur Internet ?

Internet est un nouveau média, et les règles peuvent changer très vite.

On a pris certaines habitudes…

Il y a pas mal de liberté derrière tout ça.

Mais ça pourrait changer très vite.

Pour prendre une analogie, on est peut être dans la situation des routes, juste avant les obligations, de limitations de vitesse, de radars, de ceintures de sécurité obligatoires et de contrôles techniques.

On aurait dit, en 1950, que tout ça allait venir sur les routes, on l’aurait sans doute pas cru, et on aurait parlé de répression, …

C’est peut être ce qui nous attend sur Internet, avec des poussées locales type Hadopi Loppsi en France, mais surtout ACTA, qui serait en cours de négociation au niveau international.

L’idée derrière tout ça ?

Mettre fin aux échanges de médias non payés. Clairement, ce sont les lobby des majors qui œuvrent pour essayer d’endiguer ces comportements.

Pour moi, c’est une cause perdue, parce que :

  • La copie numérique permet une copie sans perte de qualité ;
  • Le support de stockage devient e plus en plus petit (clé USB de 64 Gb…) ;
  • Les Internautes trouveront toujours des moyens pour échanger les fichiers, que ça soit par Internet, ou via des « disque dur party ».

Pour ma part, au risque de choquer certains, je suis pour une police internationale de l’Internet, simplement parce qu’Internet est aussi un outil au main des mafias de tous bords et autres terroristes.

Mais je crois que c’est anti productif que de laisser les lobby des médias agir sur ce terrain.

Que risque-t-on ?

Si j’ai bien compris, un des risques majeur est de rendre responsable les hébergeurs et autres fournisseurs de services, des contenus qu’ils mettent à disposition.

Cela changerait tout, car pour mettre en œuvre les contrôles nécessaires, ces acteurs devraient dépenser beaucoup d’argent. Argent qui viendrait forcément de quelque part… Internet deviendrait beaucoup moins ‘gratuit’, les services seraient beaucoup plus chers…

Et après ?

ça secouerait grandement le modèle actuel, c’est sûr.

C’est d’ailleur sans doute ce qui devrait freiner la mise en application de tels règles. Internet, et l’innovation associée, est sans doute un moteur important pour les US… Prendront-ils le risque de le gripper ?

Mais bon, si c’est quand même appliqué, alors l’internet que nous connaissons serait complètement changé.

A partir de là, on peut imaginer que des Internet parallèles pourraient se développer… Scénario intéressant, mais complexe à creuser. ça serait sans doute intéressant d’en discuter par exemple avec le sieur Jean Michel

Et vous, qu’en pense vous ?

Pour en savoir plus sur Acta : ici et .

Et une petite vidéo en prime :

Magento boucle un tour de table de 22,5 M$ !

Magento vient de boucler un très beau tour de table (surtout si le montant est confirmé 😉 ).

Le site de Varien parle bien du tour de table, mais le montant n’est pas précisé.

J’ai récupéré l’info sur le montant de ce tour de table sur Twitter, et sur TechChrunch.

Tout le chemin parcouru par Varien / MAgento sans lever des fonds est déjà impressionnant (Varien existe depuis… 9 ans).

Cet argent peut les aider, j’imagine, au niveau commercial et à poursuivre l’effort sur la R&D.

Magento dit avoir 60 000 sites en ligne…

L’aventure Magento ne fait que commencer ?

Salon du transport et de la logisque, du 23 au 26 mars 2010

SITL, c’est le salon ou il faut être si vous voulez tout savoir sur la logistique et le transport, sujet clé du e-commerce !

Sujet clé parce que c’est une étape essentiel pour apporter un service de qualité tout en maîtrisant les coûts.

C’est à Paris Nord Villepinte, Hall 6.

ARAOK! cherche des stagiaires motivés !

ARAOK! recherche des stagiaires.

Benjamin à mis en ligne une annonce sur Remix Job.

Description de la société :

Araok est une société de conseil 100% spécialisée sur le e-commerce. Nous intervenons sur l’ensemble des problématiques du e-commerce et à différentes étapes de la vie d’un e-commerce :

  • Rédaction de cahier des charges ;
  • Conception ergonomique ;
  • Assistance à maîtrise d’ouvrage ;
  • Audit d’utilisabilité ;
  • Accompagnement stratégique ;
  • Étudede marché ;

Description du poste :

  • Accompagnement sur les missions pour nos clients : aux côtés des consultants et du directeur de l’agence vous serez investi(e) dans les missions de conseils pour nos clients (rédaction de cahier des charges, benchmark, conception ergonomique, … ).
  • Organisation d’événements thématiques : vous aurez en charge l’organisation d’événements thématiques sur des sujets en rapport avec l’e-commerce (séminaires, petit-déjeuners, … ). De l’idée à la réalisation de l’événement vous assisterez le directeur à l’organisation complète de l’événement.

Description du candidat recherché :

Passionné par l’internet et le e-commerce, vous avez une forte affinité avec les services web et un grand sens du client. Vous avez une formation commerciale et un goût prononcé pour le marketing en ligne. Une expérience dans l’e-commerce serait un plus.

Alors, intéressé ? Envoyez vos candidatures à job [at] araok.com

Salon de la relation client – du 16 au 18 Mars

Le salon de la relation client et du CRM ouvre ses portes porte de Versailles, à partir de demain.

Si vous avez un site e-commerce, vous ne pouvez qu’être intéressé !

Le programme des conférences est ici.

J’espère bien que vous me raconterez, pour ma part, je n’ai vraiment pas le temps d’y aller… Dommage !

Multi Canal : mythe et réalité

En voila un titre ambitieux !

Bon, d’abord, de quoi parlons nous ?

Quand on parle de multi-canal, on peut parler de plusieurs choses :

  • Publier un site, un service sur plusieurs canaux (Web et mobiles par exemple)
  • Offrir un service commercial sur plusieurs canaux (Web et magasins physiques par exemple)

Dans ce billet, nous parlons du deuxième contexte, en nous concentrant sur l’exemple donné, vente en ligne et vente en magasin.

C’est un point stratégique, pour beaucoup d’enseignes, beaucoup d’entreprises.

La demande à la base est simple : donner au client un service cohérent, sur le web ou dans les magasins.

Mais concrètement, cela veut dire quoi ?

Cela veut dire potentiellement plusieurs choses :

  • Avoir une expérience d’achat cohérente
  • Avoir un service après vente homogène sur tous les canaux

Expérience d’achat cohérente

Pour faire cela, il faut déjà que le catalogue, en magasin ou en ligne soit le même.
Cela peut parraître simple, mais ça ne l’est pas forcément tant que ça, pour plusieurs raisons. Exemples :

  • Certains produits peuvent ne pas être simple à vendre en ligne (transport, conservation)
  • Il peut être judicieux de « packager » les produits différemment suivant les canaux
  • Enfin, la construction du système informatique peut avoir conduit à avoir plusieurs catalogues, non synchronisés

En fait, la raison principale qui peut amener à avoir une offre différente, au delà des problèmes techniques, c’est la performance commerciale.

Et oui, comme l’espace concurrentiel n’est pas du tout le même, entre la vente en ligne et les magasins physiques, il est normal que l’offre soit spécialisée par canal.

On est donc en face d’un dilemme :

  • Soit on vise avant tout la cohérence de l’offre, et dans ce cas, on sait qu’on va perdre des parts de marchés ;
  • Soit on vise l’excellence commerciale, par canal, et l’on sait que dans ce cas, on va devoir adapter l’offre, par canal.

C’est bien sûr aux dirigeants de trancher, mais ma conviction, c’est que la deuxième piste est tout à fait jouable : prioriser la performance commercial et adapter l’offre à chaque canal, et maintenir une « perception de cohérence ».

Service après vente homogène

Le plus simple pour appréhender ce point, c’est de partir de scénarios concrêts :
Premier exemple : Le client achète le produit en ligne, et ramène son produit à son magasin le plus proche.
Deuxième exemple : le client achète en magasin, et contacte le SAV en ligne s’il a un problème.

Ca n’a peut être l’air de rien, mais ces exemples ne sont pas si simple à traiter.
En tout cas, il faut y avoir pensé avant.

Et ensuite ?

Bon, ce billet n’est naturellement qu’une introduction à ce sujet, qui pourrait mériter un blog à lui tout seul…

A suivre donc !