Archives de catégorie : e-commerce

Résultats et perspectives pour Price Minister

Price Minister m’a (gentiment) envoyé quelques informations sur leurs résultats 2009 et perspectives 2010.

Quelques éléments de ce bilan 2009

Près de 11 Millions de membres

Proportion des vendeurs, qui passe en un an de un sur quatre à un sur trois (un client sur trois est un vendeur).

Les clients : 46% de femmes, 78% de provinciaux, 17% de 50 à 65 ans

Progression du chiffre d’affaires en 2009 : 25%

Rubriques en forte croissances :

  • Mode : +80%
  • Livres : +50%
  • Articles de sport : +60%

Part de pros : 40%

Part des produits neufs : 30%

Perspectives 2010

Pour PKM, l’objectif est tout simplement de faire de Price Minister le premier site Français, en terme d’audience.

Deuxième axe stratégique : accélération du développement international.

Au niveau marketing, les évolutions seraient de renforcer l’aspect « communautaire » (avis clients…), ainsi qu’un travail pour augmenter la notoriété de la marque.

A suivre donc !

La peau dure : entre persévérance et aveuglement

Par affinité, j’ai souvent l’occasion de croiser des entrepreneurs.

J’aime également écouter les histoires des entreprises : ce snt des histoires d’hommes et d’aventures.

Bien souvent, quand on creuse un peu, les histoires sont très loin d’être des longs fleuves tranquilles.

Vous êtes entrepreneur, vous passez par des hauts, des bas, et des périodes de doutes : vous n’êtes pas seul.

Un élément qui m’a marqué est, pour ceux qui ont vraiment réussi (je ne parle pas de ceux qui disent avoir réussi… il y a une nuance) : c’est l’incroyable force de la persévérance, par tous les temps.

Une expression assez bien adapté, c’est « avoir la peau dure ».

Les résultats ne sont pas à la hauteur, le « board » veut virer le patron, les équipes grognes et secouent, … Le gars résiste à tout.

Cela ne veut pas dire qu’il n’en souffre pas, mais il tient bon, avec de l’agilité, surement de la ruse aussi.

Un exemple amblématique, c’est bien sûr Steve Jobs, prêt à tout quand il est écarté par Sculley (il avait dit être prêt à « nettoyer les choittes » si il le falait…) et qui revient aux manettes, des années plus tard, sur un strapontin au début, et finalement bien à sa place un peu plus tard.

Mais en France aussi j’ai rencontré des fondateurs entrepreneurs, des patrons, bien secoués, et qui ont tenus bon.

Maintenant, quand on est « secoué », que tout va mal, la limite entre « tenir bon » et « s’aveugler » est super fine.

Ma conviction, c’est qu’en fait il n’y a pas de limite.

Le gars tient, il y crois, par dessus tout.

Après, c’est l’histoire. Celui qui réussi, après coup, on dit qu’il a eu la peau dure et visionnaire.

Le même, qui est resté jusqu’au bout, mais qui a eu moins de chance, peut être moins de flair, lui, on dira qu’il s’est aveuglé, qu’il a « trop tiré ».

Lost on my C1

Il est 5h30.

Je mets mon sac dans le top-case de mon C1.

J’installe mon iPhone sur un support, près du tableau de bord du C1.

Mon casque Bluetooth sur les oreilles : Madona – Music. Le GPS de l’iPhone me transmettra les informations de direction si besoin.

Je tourne la clé, les gestes sont automatiques, précis.

C’est parti « lost on my C1 ».

Le légo e-commerce

Vouloir monter une plateforme e-commerce à partir d’un éditeur ou d’une solution unique est un leurre, un fantasme.

Bon, je parle des gros sites. Pour se lancer, on peut tout faire avec une solution SAAS type Oxatis, Powerboutique, RentAShop, 42Stores, Wizishop

Donc, pour un site au delà d’une certaine taille, il va falloir jouer du « légo » : assembler des composants pour construire son système e-commerce.

Typiquement, il va falloir assembler :

  • Un moteur e-commerce : qui va gérer le catalogue, la génération des pages du site, le processus achat, le compte client ;
  • Un moteur CRM : qui va gérer l’ensemble des données clients et permettre une relation de qualité, pour l’ensemble des canaux de communication (mail, téléphone…). Le CRM peut tout à fait servir de base pour le SAV ;
  • Un CMS : qui va gérer tous les contenus que ne gère pas (ou mal) le moteur e-commerce
  • Une brique de « searchandising » qui va apporter trois choses : un moteur de recherche avancé, un moteur de navigation par facettes, et un moteur de merchandising ;

Bon, avec tout ça, on a déjà un beau morceau. Mais bien souvent, il faut aller au delà :

Il va en effet falloir brancher tout ça avec les autres systèmes : ERP, comptabilité.

Si l’entreprise gère elle même la logistique, il va falloir mettre en place d’autres outils, de WMS et de TMS.

enfin, si vous voulez un truc un peu pro, il va également falloir se poser la question de la gestion des processus. Vous prendrez bien une petite louche de BPM ?

Bien souvent, la meilleure solution est de mettre en place une vrai logique d’urbanisation, avec un ESB pour assurer la connexion entre tout ce petit monde sans faire un plat de nouille (« Nouille Less » pourrait on dire ?).

Heu, c’est le métier d’Araok de concevoir ou d’aider à concevoir un tel légo.

Les mauvaises fréquentations, suite

Trouvé en bas, tout en bas de la page de création de compte d’un site e-commerce :

XXXX est responsable de la collecte et du traitement des données à caractère personnel que vous avez bien voulu nous confier. Les informations nominatives obligatoires collectées par XXXX  sont nécessaires au traitement de votre commande et à la gestion de nos relations commerciales. Conformément à la loi « Informatique et Libertés », vous disposez d’un droit d’accès, d’interrogation, de rectification et d’opposition aux données vous concernant.
Par notre intermédiaire, vous pouvez être amené à recevoir par e-mail les offres XXXX , si vous ne le souhaitez pas, cochez la case suivante
ou cliquez sur le lien de désinscription figurant en bas de chacune de nos offres.
Vous pouvez être amené à recevoir par courrier des offres XXXX, si vous ne souhaitez pas, cochez la case suivante
et/ou de nos partenaires, si vous ne le souhaitez pas, cochez la case suivante
.

Hum. C’est une façon assez particulière d’obliger les clients à s’abonner, non seulement aux mails de la marque, mais également aux mails des partenaires.

Évidement, aucun client ne lira ce texte, bien caché tout en bas…

Régionéo innove avec le « crowd VC »

Regioneo est un service sympathique porté par une équipe tout aussi sympathique.

Concrètement, Regioneo est une place de marché, qui met en relation des producteurs locaux et des clients, locaux ou pas.

C’est un peu le Price Minister des produits de nos régions.

Et bien Regioneo propose une levée de fond « 2.0 » : vous pouvez tous devenir investisseur.

J’ai choisi d’en être, parce que :

  • Je trouve que le projet et le service proposé à du sens ;
  • L’équipe est compétente ;
  • Le projet est déjà bien lancé, avec des résultats encourageants ;
  • Le ticket d’entrée est somme toute raisonnable.

Après, comme pour toute startup, il peut se passer beaucoup de choses pour Regioneo !

Les mauvaises fréquentations

Allez, un exemple à ne pas suivre pour cette rentrée :

C’est une belle marque française, qui dit ne pas avoir besoin d’accompagnement.

Voici le formulaire de demande d’abonnement à la newsletter :

C’est bien, hein ?

Tout est parfait, la présentation, la demande de désinscription quand on demande de s’inscrire…

Bon, allez, quand on est bon, on ne s’arrête pas là. Voici le mail reçu suite à une inscription :

Là encore, tout est parfait : le titre du mail avec un message de bienvenue (434c4…), le style du message, les explications techniques.

Et que croyez vous qu’il se passe quand vous cliquez sur le lien d’abonnement ?

Vous arrivez sur cette page :

C’est beau, non ?

Ah c’est sûr, ça n’a pas coûté cher !

(merci Christophe pour cette pépite, Christophe a comme un flair pour dénicher ce genre de trucs 😉 )

La preuve par la photo ? J’ai des doutes

J’ai lu sur Macworld la présentation d’une boite qui propose des photos certifiés.

L’idée, c’est de mettre des systèmes de protections, permettant de garantir que la photo a bien été prise à un endroit donné, à une date donnée.

ça, ok, mais si on me présentait une telle preuve, ma réaction serait assez simple : qu’est-ce qui me garanti que la photo est une photo « directe » ou qu’il s’agit d’une photo de photo ?

Et oui, rien n’interdit de placer une photo devant l’appareil.

La seule solution pour empêcher ça serait d’ajouter des informations sur la profondeur de champ par exemple, sauf que je ne pense pas que l’Iphone permette cela, pas plus que les autres mobiles.

J’avais déjà exprimé mes doutes aux fondateurs de cette startup. Ils m’avaient répondu que je devais être particulièrement tordu pour imaginer un tel scénario ;).

Alors, la preuve électronique est une bonne idée, mais l’iPhone n’est sans doute pas le support idéal, et je doute que de tels supports fassent foi devant la justice. en tout cas, ça ne remplace certainement pas un huissier.

Peut être que, pour faire cette application, il vaudrait mieux partir d’un appareil photo connecté et intégrant un GPS ?

Le panier en haut à droite ?

Sur la plupart des sites marchands, le panier est en haut et à droite.

Exemple avec Timefy :

Autre exemple avec Amazon :

Et pour quelle raison faudrait il toujours mettre le panier à cet endroit ?

D’ailleurs, certains sites ne respectent pas cette règle, comme Crate Barrel :

Bon, vous remarquerez que le panier est en bas de la fenêtre, mais que le bouton Checkout est bien repris en haut ;).

Autre exemple de site ayant un panier en bas : Chanel, dont nous avons déjà parlé dans ce billet.

Alors, faut il absolument mettre le panier en haut à droite, ou est-ce du pur dogmatisme, et peut on le mettre là ou l’on veut  ?

Si vous avez peu de temps, alors la réponse est : mettez le en haut à droite ;-).

Si vous avez plus de temps, alors on peut en discuter.

C’est un sujet qui nous a valu une discussion en interne, chez Araok!.

Au delà du panier, c’est toute la question du respect de standards de fait qui est posée. Faut il respecter ces règles, communément utilisées, ou est-il raisonnable de « tout casser » ?

En fait, a mon sens, c’est surtout une question de performance commerciale que l’on doit se poser.

Vos clients fidèles feront sans doute l’effort de chercher, de comprendre, votre site « innovant ».

Mes les nouveaux clients risquent de ne pas chercher très longtemps, et d’avoir un avis mitigé sur un site ou ils ne retrouvent pas leurs repères.

Tout le problème est bien là : les clients ont maintenant leurs habitudes, et ce n’est pas très commercial de tout changer.

C’est donc un compromis, entre la créativité, l’innovation, et la performance commerciale.

Si vous êtes e-marchand établi, et que l’envie vous prend de changer un tel élément, comme le panier, la barre de recherche, …, je serais vous, je ne le ferais pas sans le tester via de l’AB Testing. Au moins, là, vous saurez exactement l’impact d’une telle « révolution ».

Et si vous vous lancez, faites simple, et respectez les standards de fait !

Maintenant, pour ceux dont la performance commerciale n’est pas LE critère, alors là, vous pouvez bien vous « amuser » à tout déstructurer !

Paris 2.0 – Table ronde sur le e-commerce et les réseaux sociaux – ANNULEE

Paris 2.0 organise un évènement, sur 5 jours :

« Mieux comprendre l’impact des nouveaux médias interactifs sur nos métiers »

Je participe devais participer à une table ronde, sur les réseaux sociaux et le e-commerce.

Les réseaux sociaux sont-ils l’avenir du e-commerce ?

Comment les boutiques en ligne exploitent, communiquent et échangent sur les réseaux sociaux pour trouver de nouveaux acheteurs et relais d’opinion?

Laurent Evain (Leroy Merlin)

François Ziseman (Araok!)

Mark Tamis (Net-7)

Muriel Niciejewski (3 Suisses)

Paul Choppin de Janvry (2xmoinscher.com)

Vous voulez vouliez venir ?

C’est était Mercredi 10 Mars, à 14h, à l’espace Kiron, 10 Rue la Vacquerie 75011 PARIS

Pour vous inscrire, c’est par ici.

Mise à jour

En fait, cette table ronde est annulée, l’organisateur étant parti suite au bad buzz autour de cet évènement. Dommage.

Deuxième mise à jour

J’ai reçu un coup de fil, de Jérémy Dumont, m’expliquant que mon billet arrive en 3ème position quand on tape « PARIS 2.0 » et que son contenu va faire fuir les visiteurs.

Jérémy m’a donc demandé de « prendre mes responsabilité ».

J’ai reçu ce coup de fil ce midi, et cet après midi, sur les pistes, je me suis demandé ce que ça voulait dire, « prendre mes responsabilités ».

J’en ai conclu que la meilleure solution était cette mise à jour, pour dire que l’évènement aura bien lieu, avec un programme adapté.