Archives de catégorie : e-commerce

La « fraude familiale », la fraude qui coûte le plus !

Cet article est écrit par Christophe Davy, dirigeant de Brand Online Commerce, qui est « l’invité permanent » de François sur ce blog.

portefeuille cadenas

En relisant ce témoignage de Laurent Pavoine, l’excellent patron de Mageekstore, je me repose la question de l’impact de la fraude familiale sur le e-commerce.

Mais qu’appelle-t-on « fraude familiale » ? Tout simplement un achat réalisé avec un moyen de paiement à l’insu du titulaire de ce moyen de paiement (comme dans une fraude classique), mais avec un fraudeur qui est une personne de l’entourage du fraudé. En clair, le plus souvent, le fils ou la fille de la famille.

Les gros sites de e-commerce connaissent bien la fraude familiale, qui est de leur propre aveu (je l’ai entendu dans une conférence EBG en 2009) beaucoup plus dommageable que la fraude professionnelle. Et pour une raison très simple : elle est plus difficile à détecter.

L’ « avantage » avec les fraudeurs professionnels, c’est que comme tous professionnels ils ont mis au point des méthodes, et qu’ils les font systématiquement appliquer par des « collaborateurs » payés à acheter toute la journée des produits sur des sites marchands. Une fois la méthodologie cernée (montant du panier moyen, contenu du panier, structuration de l’adresse email,…), il est assez aisé de bloquer les commandes douteuses avant le shipping, et ainsi de ne pas être perdant dans l’affaire.

Avec la fraude familiale, il n’y a par définition pas de règle. Du petit jeune qui dépense 800 euros d’un coup (le cas Mageekstore) au plus futé qui essaime ses achats sur des petits montants dans l’espoir que cela passe inaperçu auprès de ses parents, la variété des méthodes est à l’image de l’amateurisme du fraudeur. Du coup, pour le marchand, le réveil est souvent douloureux lorsque tombe l’annonce du remboursement au client pour cause de « fraude à la carte bancaire ».

Et ce qui est le plus embêtant pour le marchand, c’est que lorsque le fraudé se réveille auprès de sa banque, il est de totale bonne foi ! Même un détecteur de mensonge ne broncherait pas ! Le marchand doit alors passer beaucoup de temps à expliquer au fraudé que cela pourrait venir de chez lui, preuves à l’appui (notamment l’adresse de livraison, souvent connue du fraudé, et l’e-mail du client – tiens, mais c’est l’e-mail de mon fils !). Parfois cela permet de récupérer les sommes, parfois pas. Dans tous les cas, cela coûte du temps, et donc de l’argent.

petit diable tirelireEt maintenant, le débit suspect que vous avez relevé il y a 6 mois sur votre compte, hurlant auprès de votre banquier que la sécurité des cartes bancaires était vraiment faible de nos jours, vous pourriez imaginer que cela soit votre petite tête blonde chérie qui vous a joué un tour ? La fraude familiale, ce n’est pas que chez les autres…

L’appel d’air…

Cela fait maintenant 4 ans qu’on est à Paris.

Super expérience, mais Paris « intra muros » à ses limites.

Déjà, c’est pratiquement impossible de s’acheter un appartement.

Sinon, bien sûr, il y a des tonnes de choses à faire, à voir, et on en a bien profité (j’ai eu, parmi mes cadeaux d’anniversaire, un abonnement au musé du Louvre 😉 ).

Mais la campagne est loin, la mer aussi. Et pour sortir de paris, c’est cher, long, et bien souvent galère.

Et puis, Léonard est un enfant qui a vraiment besoin d’air, d’espace… Moi aussi !

On s’est donc acheté une maison un peu à l’écart.

Vive le retour à la campagne. En quittant Paris, on a été jusqu’au bout du changement, en prenant une maison au bord d’une grande forêt.

Pour le travail, ça ne va pas révolutionner l’activité, juste demander quelques adaptations.

Je continue bien sûr à partager les bureaux avec Brand Online Commerce, à Paris.

Je ferais donc quelques allez-retours. La maison est à 2h de Paris.

Voilà, vous avez une idée assez précise de l’occupation de mes vacances d’été. Le déménagement d’une famille de 5 personnes, c’est pas rien…

trafic comparé entre priceminister, ebay et leboncoin

Résultats sur Google Trends :

(problème sur Google Trends : je ne suis pas sûr de la façon dont Google trends sépare ou pas le trafic de annonces.ebay et shop.ebay)

Résultats sur Alexa :

(Problème sur Alexa : c’est des résultats niveau monde)

C’est assez différent tout ça…

(idée suite à un twit de Jonathan Belgourari)

Quand le e-commerce récupère un buzz inattendu !

Cet article est écrit par Christophe Davy, dirigeant de Brand Online Commerce, qui est « l’invité permanent » de François sur ce blog.

Joachim Low

Joachim Löw est le sélectionneur de l’équipe nationale allemande (toujours en lice dans le Mondial 2010 au moment où j’écris ces lignes). Le succès de son équipe lui sourit : déjà qu’il est plutôt beau gosse (dixit la gente féminine de Brand Online Commerce), il est en passe de devenir une icône de mode outre-Rhin !

Bon, les footballeurs allemands, à la base, on ne compte pas forcément dessus pour donner les tendances de la mode. Historiquement, ils font même plutôt peur (même si la coupe cheveu long dans le cou appartient, à tout seigneur tout honneur, au patrimoine tchécoslovaque).

Footballeur allemandFootballeur allemandFootballeur allemand

Et donc, le peuple allemand est tombé sous le charme… du pull bleu de Joachim Low !

Le fournisseur officiel, la marque Strenesse, a bien récupéré le buzz sur sa boutique en ligne, et ce dès la homepage, avec une très belle photo plein écran de Joachim Löw tout sourire au bord du terrain :

Homepage Strenesse

Le plein écran, on le sait, c’est bon pour le e-commerce, alors Strenesse le réutilise sur la page produit du fameux pull bleu :

Pull J. Low Strenesse

Et la fonction de zoom donne encore dans la bonne pratique, en l’occurrence une photo grand format du fameux pull :

Zoom pull J. Low Strenesse

Bon, il y a quelques mauvaises pratiques également sur ce site, à commencer par la position très étrange du panier (au milieu du menu, sur la gauche de l’écran) et la faible visibilité du bouton « Ajouter au panier » (« In den Warenkorb »). Mais là n’est pas le sujet de mon billet.

Le pull étant évidemment en rupture de stock, il est annoncé sur le bandeau rouge (bien visible sur le produit) qu’un délai de 4 semaines est nécessaire pour sa livraison. Bonne pratique là aussi : étant donné le buzz autour de ce produit, il aurait été idiot d’en désactiver la possibilité d’achat même si les stocks sont vides. Les ventes seront sans nul doute très fortes sur ce produit malgré le long délai de livraison.

Autre bénéfice du buzz incroyable autour de ce pull : la marque Strenesse en profite pour ne pas le solder, au contraire du reste du site !

Bon maintenant on attend avec impatience de voir cet été les touristes allemands en sandales, short et pull cachemire bleu…

L’app Store d’Apple piraté : analyse

L’App Store d’Apple aurait donc été piraté.

Le problème est très embarrassant pour Apple.

Pourquoi ?

Simplement parce que Apple stocke notre numéro de carte bleue.

Pour accepter de laisser une information aussi sensible sur iTunes, les internautes doivent avoir une confiance totale en la capacité d’Apple de bien gérer la sécurité, la fiabilité de son système.

Là, justement, la confiance est, disons, un brin écornée ?

A suivre donc, pour savoir ce qui c’est passé réellement, et voir comment Apple va réagir :

  • Apple va-t-il rembourser les personnes qui ont été volées ?
  • Comment Apple va communiquer sur cet incident ?
  • Quelles mesures vont être prises pour empêcher que cela se reproduise ?

l’iPad, pour les séniors, les pros, l’éducation et les apple maniac ?

A qui peut bien servir l’iPad ?

Pour pas mal de monde, l’iPad est très loin d’être indispensable, trop proche, finalement, de l’ordinateur portable.

Les usages qui me semblent particulièrement adaptés pour l’iPad :

Les séniors

Pour la population qui a du prendre en main l’informatique tard, manipuler l’ordinateur reste un challenge.

Dès que la fenêtre d’une application passe devant une autre, nos séniors peuvent être rapidement perdus…

L’iPad, avec son interface simplifiée, me semble particulièrement adapté.

Les pros

L’iPad me semble vraiment parfait pour ce type d’usage.

Exemple : le commercial peut faire sa présentation via l’iPad, bien plus classe que le catalogue papier.

L’éducation

Beau domaine pour Apple à ce niveau là, ça me semble clair.

Là encore, l’interface simplifiée et intuitive peut permettre de développer des applications « énormes » !

Les « apple Maniac »

Bien sûr, il y a toujours une frange de la population qui achètera tout ce qui aura une pomme…

Donc ?

Je ne suis toujours pas convaincu de l’usage réellement grand public pour ce terminal, pas bien adapté à la mobilité (il faudrait pouvoir le plier en deux).

Maintenant, cela n’empêche pas d’imaginer pleins d’usages !

Et vous ?

AG de la Fevad

L’AG de la Fevad est l’occasion de faire le point sur un an de e-commerce.

Retrouvez :

Les documents

Chiffres clés 2010
rapport activité fevad 2010

Les études présentées

sur le thème « L’e-commerce a tout changé !
Consommer ne sera plus jamais comme avant »

  • Résultats de la 6ème édition du Baromètre sur le comportement d’achat des Français sur internet réalisée par Médiametrie//NetRatings pour la Fevadprésentée par Benoît CASSAIGNE, Directeur des mesures d’Audience, Médiamétrie
  • Analyses et commentaires libres de Serge SOUDOPLATOFF, chercheur et écrivain.

> Voir toutes les présentations et les résultats

> Voir également le communiqué de presse publié à cette occasion.

Les vidéos

L’assemblée générale …

Plus de 350 acteurs du e-commerce et de la vente à distance ont participé à la dernière édition qui s’est tenue le 10 juin. La Fevad remercie tous les participants et intervenants qui ont pris part à cet événement

Voir l’intégralité de la vidéo …

Serge Soudoplatov

Serge Soudoplatoff évoque, avec recul, sa vision du e-commerce et des ruptures engendrées par internet dans le comportement des consommateurs

Voir l’intégralité de sa conférence …

Témoignages d’adhérents …

François Momboisse fevad Catherine barba Xavier court

2 ans avec Magento, l’expérience Brand Online Commerce

Cet article est écrit par Christophe Davy, dirigeant de Brand Online Commerce, qui est « l’invité permanent » de François sur ce blog.

Magento

La plateforme e-commerce Magento est un véritable phénomène (de mode ?) sur le marché, tout le monde en veut, tout le monde en fait.

J’entends le mot « magento » dans la bouche de tout le monde, y compris parfois chez des dirigeants qui ne sont pas censés en connaître l’existence. Toutes proportions gardées, je trouve des similitudes avec la façon dont est vu SAP dans les entreprises. Pour plagier l’ami Seguela, « si tu ne diriges pas une entreprise utilisant SAP avant 50 ans, c’est que tu as raté ta vie ». Et maintenant, « si tu n’as pas mis en place un e-commerce avec Magento avant 50 ans, c’est que tu as raté ta vie ».

J’ai donc voulu apporter un témoignage concret et issu d’un vécu quotidien, en l’occurrence celui de mon entreprise Brand Online Commerce. Brand Online Commerce est sur le marché du e-commerce délégué, elle opère la chaîne de valeur du e-commerce pour le compte de marques haut-de-gamme (beauté, mode, luxe). Des sites comme narscosmetics.co.uk, sequoiaparis-usa.com, sergelutens.com ont été créés et sont gérés au quotidien par Brand Online Commerce.

Tous nos sites ont un point commun, ils tournent sous Magento.

Nous avons choisi Magento à l’été 2008, à la création de l’entreprise. Ce choix, que je considère comme très judicieux, a été réalisé avec l’ami François (le taulier du blog sur lequel vous êtes en train de me lire).

Pourquoi judicieux ? Parce que nous avons systématiquement une problématique internationale dans tous nos contrats. Nous gérons ainsi 3 boutiques en Europe pour les cosmétiques Nars avec 2 langues et 2 devises, 5 boutiques pour Sequoia Paris (4 langues et 1 devise en Europe, 1 langue et 1 devise aux US), etc…, etc…

Dans un tel contexte, Magento répond efficacement à notre besoin. Une fois le set-up technique bien fait, on peut facilement (oui, le set-up est « long », mais après la maintenance est « facile ») gérer le catalogue produit en lui appliquant toutes les contraintes inhérentes à un e-commerce international, et notamment :
– une gestion de prix différents pour un même produit par langue et/ou par pays,
– dans une ou plusieurs devises,
– une gestion de l’affichage du catalogue par langue et/ou par pays (tel produit disponible au UK ne l’est pas en France),
– des listes de best-sellers différentes par langue et/ou par pays,
– des règles de discount, gift with purchase, free shipping différentes selon des critères classiques (liste de SKU, seuil de commande, offre ciblée sur une référence,…) croisés avec les langues et/ou les pays (free shipping à 80£ sur telle boutique, et à 100 € sur telle autre, et pas de free shipping sur une troisième).

A titre d’illustration, on retrouve une partie de ces contraintes exprimées dans les blocs promotionnels actuellement en place sur les site Nars Cosmetics en Europe :

bloc homepage site Nars UK bloc homepage site Nars FR bloc homepage site Nars EU

Ma comparaison avec SAP, encore une fois toutes proportions gardées, vaut aussi sur un autre point : un programmeur met beaucoup de temps à faire le tour de Magento, et il lui faut plusieurs mois (mois, pas semaines) pour être vraiment opérationnel. Magento est tellement complet et paramétrable, que la montée en puissance d’un programmeur se fait nécessairement module par module. Je ne parle pas du simple fait d’apprendre comment cela marche en théorie, mais d’être compétent jusque dans la maintenance et dans le fonctionnement au day-to-day des différentes mécaniques techniques.

Par exemple, la maîtrise des règles de gestion des promotions est en soi déjà une compétence longue à acquérir. Il ne m’étonnerait donc pas de voir, avec la montée en maturité de l’écosystème Magento, les programmeurs Magento se spécialiser sur tels ou tels modules de Magento. Exactement comme pour SAP, où les experts sont toujours spécialisés sur des modules, jamais sur la totalité de la solution.

Quant à « l’Apple Store » de Magento, Magento Connect, il contient aujourd’hui 2500 applications… Qui peut dire « je les ai toutes auditées, et je sais ce dont j’ai besoin » ? Chez Brand Online Commerce, comme je pense chez tout le monde, on ne passe pas assez de temps à regarder ce qui est proposé sur Magento Connect. Là aussi, je me demande si l’on ne verra pas émerger prochainement un nouveau type d’acteur dans l’écosystème Magento, le consultant-programmeur chargé d’auditer les besoins et de repérer les modules Magento déjà disponibles pour ce besoin ; ses honoraires étant plus que financés par la réduction de la charge de développement technique de la solution.