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Système d’information – Démêler le « plat de nouille »

Dès qu’une boite a une certaine taille, qu’elle a plusieurs canaux de distributions, un « historique » informatique, nécessairement, le système d’information vieilli, devient de plus en plus compliqué et de plus en plus cher à maintenir et à faire évoluer.

Ce système est pratiquement toujours composé de briques différentes, ERP, Compta, Caisse, Logistique, … et e-commerce 😉

Les connections entre les systèmes se sont faites au fil du temps.

Assez rapidement, on se retrouve avec plusieurs problèmes :

  • Les briques, individuellement, ont vieilli
  • L’interconnection du système est devenu anarchique, n’importe quel brique effectuant des échanges avec n’importe quel autre composant.

Comment faire évoluer un tel système ?

Comment sortir de cette logique infernale ?

On peut se dire : on va remplacer tel brique, par une autre plus moderne. Au fil du temps, on pourra remplacer toutes les briques et avoir un système « comme neuf ».

Cela ne va pas vraiment régler le problème, et le cout de cette greffe va être très élevé.

Et on sait bien que tout remettre à plat, c’est d’une part tellement cher qu’on ne le fera jamais, et d’autre part, même si on avait le budget, ça ne serait un pas une bonne idée, car le projet serait trop gros, avec tous les risques associés à ce type de « big bang ».

Alors, que faire docteur ?

Mon avis est que la seule solution raisonnable est de passer par une approche SOA.

Il faut, déjà, mettre fin aux échanges anarchiques entre les différentes briques.

Il faut donc définir des couches d’échanges, des API, qui déinissent des objets et méthodes métiers.

Les briques ne doivent dialoguer qu’au travers ces nouveaux composants.

Ces couchent doivent être bien faites : il s’agit de modéliser, le plus proprement possible, les objets métiers.

Exemple classique : les informations sur un client.

Dans bien des boites, la logique « full CRM » n’est pas en place (c’est un « graal », en ce sens que ce n’est jamais complètement possible de toute façon), et les infos sur le client sont en fait réparties dans différentes briques : e-commerce, ERP, solution d’emailing, application de call center…

Dans notre approche, on défini une couche abstraite permettant de modéliser le client, et toutes les informations associées à ce client.

En tant qu’utilisateur de cette couche, j’aurais une vision propre, un référentiel unique, cohérent

En fait, c’est cette couche qui doit « se débrouiller » avec l’existant, et aller piocher les infos là ou elles sont

Jusqu’au jour ou l’entreprise décidera de fair évoluer la couche CRM, qui pourra alors se brancher simplement « sous » cette couche.

L’avantage de l’approche, c’est qu’une fois une telle couche en place, les briques utilisatrices sont réellement indépendantes des couches sous jacentes, et les problèmes de modélisations « du dessous » ne remontent plus.

Toute la difficulté de l’approche est qu’il faut définir des objet avec le bon niveau d’abstraction, « comme si » les autres éléments étaient nickel.

Les difficultés de cette approche, c’est qu’elle n’est pas immédiatement rentable : on a un cout supplémentaire, pour définir, développer et utiliser cette couche, ce qui est bien plus long que d’aller chercher l’information directement à sa source.

C’est en fait toujours le cas avec les approches ou l’on recherche la qualité.

Prenons un simple développement web, pour une application quelconque. C’est bien plus rapide de faire un petit développement, sans aucune approche qualité, un petit programme qui pourra allègrement mélanger la couche présentation, les logiques métiers et la couche de données. bien plus rapide à développer (je dirais un facteur 3, pour fixer les idées). Le surcout vien ensuite : le petit programme est rapidement impossible à maintenir.

A mon sens, deux cas de figures : soit les responsables sont « convaincus », et on va pouvoir y aller, vendre cette approche.

Soit ce n’est pas le cas, les responsables n’ont pas de culture SOA. Dans ce cas, je pense qu’on peut quand même avancer, mais par étapes, et sans mettre en avant ce travail. Simplement, à chaque demande d’évolution, on prend un peu de temps pour définir et mettre en oeuvre une couche d’échange.

Bien sûr, le plus simple, c’est quand cette approche est sponsorisée par les chefs 😉

Un excellent article sur le sujet, par un gars qui a bossé chez Amazon, Google ;).

 

Enfin l’appareil photo de mes rêves ?

Depuis que le numérique existe, je rêve d’un appareil photo, avec des caractéristiques bien particulières.

En fait, pour faire simple, j’aimerais un Leica M8, mais je n’ai pas gagné au loto 😉

Je souhaite :

  • Une focale fixe, si possible autour de 40
  • Accès direct aux réglages diaphragme, vitesse, et mise au point
  • Un viseur optique, avec des infos complémentaires sur l’exposition, la vitesse, …

Je ne suis pas tenté par un réflex, que je trouve trop gros.

Et bien c’est peut être Fuji qui a sorti l’appareil de mes rêves avec le XPro1 :

Il a tout ce que je veux !

A voir, s’il tiendra ses promesses, et si le prix est raisonnable…

Bon, c’est pas encore Noël, et en plus, il n’est pas encore sorti 😉

Bon WE à tous !

Conception du site e-commerce – Quels critères pour décider ?

Concevoir un site, c’est, sur chaque page, sur chaque élément du site, se poser tout un tas de questions.

Doit on ajouter telle option sur telle page ?

Et si l’internaute veut faire ceci, ou cela ?

Si on est plusieurs autour de la table, les idées vont fuser, et cela permet d’être sûr de bien regarder les choses sur plusieurs angles de vues.

C’est très bien.

Sauf que…

Sauf que, si on avance comme ça, on va rajouter tout un tas d’options, de liens, de boutons.

Le site va être « boursouflé ».

Le site est conçu sans cohérence, sans ligne claire.

Surtout : on ne drive pas la conception en fonction de critères de performance : principalement SEO et performance commerciale.

Il est fondamental, dans cette phase, de définir et de garder ces objectifs en tête.

L’objectif n’est pas que l’internaute puisse faire facilement ceci ou cela.

L’objectif est de vendre plus ! (je sais, je suis un poète…)

Pour cela, on doit plutôt simplifier le site, de manière à ce que les choses apparaissent comme très claires, comme évidentes pour l’internaute.

Et, je le dis souvent, faire simple, c’est compliqué.

C’est compliqué parce qu’il faut arbitrer, arbitrer entre ce qu’on doit garder et ce qu’on doit retirer.

A ce stade, c’est souvent bien utile de faire appels à des pros ;).

Mais personne n’a la science infuse. Tout site doit faire ce travail de manière itérative.

Faire de manière itérative, cela veut dire bien mesurer ce qui se passe sur le site. Cela veut donc dire mettre en place les outils d’analytics… avec la mise en place d’indicateurs adaptés aux questions qu’on se pose (aller au delà du paramétrage par défaut donc).

Cela veut dire aussi, si possible, faire des tests AB.

Tout un programme !

 

 

Brève de comptoir. La vie Parisienne

Le taxi

Je sors d’une journée de travail, dans la banlieu de paris. Le bus doit passer dans 15 minutes, et je sais qu’après le bus, je vais devoir prendre le RER, puis le métro. Un taxi passe, je cède à la tentation, la facilité.

Dès que je monte, le chauffeur me dit :

Vous entendez la musique de la voiture de derrière ? Ils arrivent à me casser les oreilles d’une voiture à l’autre. Ce sont des noirs, j’en suis sûr.

Je réponds que sa remarque est raciste.

Une voiture démarre plus vite que lui. Il me dit alors : « ça, c’est un arabe ».

Bref, vous imaginez le trajet, entre coup de freins brusques, insultes toutes les minutes.

Au final, j’ai mis 1h20, soit a peu près le temps que j’aurais mis, « tranquillement », dans le RER.

Et j’aurais économisé 40 €… que ça me serve de leçon 😉

Mon fils

Mon fils fait son stage à Paris. On loge proche de Bastille. Il doit aller à Nation.

Je reçois un SMS, ou il me dit : « Je suis bloqué à Sablon. Plus que quelques stations pour arriver à La Défense. Je fais quoi après ? »

J’aurais du lui conseiller de prendre le taxi ? 😉

Vive Free, ça va booster le m-commerce :)

Free vient de lancer son offre :

Cela veut dire plus d’accès internet en mobilité pour moins cher.

La crainte, c’est que l’offre ne soit là que pour quelques mois, le temps de capter les clients, puis de changer cette offre.

Je ne crois pas du tout à ce scénario, qui n’est pas, il me semble, dans la culture de Free. Il n’y a qu’à voir ce qu’à fait Free sur l’accès Internet, avec un prix « cassé » qui a tiré, depuis pas mal d’années maintenant, les prix vers le bas.

Donc, plus d’internet en mobilité.

Et ça, c’est une excellente nouvelle pour le développement des services mobiles en général, et du m-commerce en particulier !

Cela contrarie bien la mauvaise tendance, qui commençait à émerger, d’un retour à « l’octet payant », qu’on a malheureusement connu dans les années 2000.

Donc, vive Free, qui a bien secoué le petit monde des opérateurs.

Bon, évidemment, difficile d’accéder à la page d’abonnement, même à minuit :

Les soldes : 3 2 1…

Le métier du e-commerce est un métier, pour la plupart des cas, saisonnier.

L’affluence des clients, des commandes, varient énormément, en fonction des moments forts de l’année.

Les serveurs chauffent, les équipes logistiques sont doublées, triplées, pour gérer l’afflu de commandes à traiter.

Il n’est pas rare d’avoir un écart de 1 à 10 entre une période « normale » et Noël, ou les soldes.

Les soldes, justement, c’est encore pire, parce que le début est une date et une heure fixe.

Encore, Noël, ou la Saint Valentin, les ventes sont réparties, quelques semaines à l’avance.

Les soldes, c’est « top départ ».

Justement, cette année, c’est mercredi 11 janvier, à 8h.

Bien sûr, certains sites tricheront, et lanceront les soldes à minuit.

Comme chaque année, certains sites vont tomber sous le poids des visiteurs.

Bonnes ventes à tous !

Un site e-commerce mondial

Quand on « regarde de loin », on peut s’imaginer qu’un site e-commerce, cela permet « d’un coup » de vendre dans le monde entier !

Le site est visible pour tous les pays !

Oui, c’est vrai… Mais pas tout à fait ;).

En fait, pour vendre dans le monde entier, il faut y aller… étape par étape.

Le site déjà, ne peut pas être le même pour tous les pays.

On peut faire une première étape, en gardant un seul site, avec deux versions :

  • Une version Française
  • Une version internationale, en anglais

Si, lors de la création du compte, on peut sélectionner le pays de livraison, c’est déjà un premier pas.

C’est un tout petit pas en fait ;).

Pour réellement vendre dans un pays, il sera bien plus efficace d’avoir un site adapté à chaque pays.

Cela permet d’adapter l’offre au marché.

Cela permet également de proposer un site en phase avec les habitudes de chaque pays.

Exemple : pour réellement vendre en Allemagne, mieux vaut mettre en place le payement préféré des Allemand : l’ELV (prélèvement).

Toujours dans l’esprit de bien adapter l’offre, il faut également revoir les conditions commerciales. Le droit du e-commerce n’est pas (encore ?)harmonisé, entre les pays. Il faut donc, par pays, définir les conditions d’annulations, de retour d’une commande.

En fait, il faut prendre tous les métiers du e-commerce, et se poser la question de comment adapter le métier au pays.

Il faut donc se poser la question pour le transport et la livraison, pour les conditions et le mode opératoire des retours, pour le call center…

Pareil pour le e-marketing, le SEO.
Pour réellement développer un site dans un pays, il faut travailler tous les sujets e-marketing localement : emailing, SEO, SEM, affiliation…

Bon, entre l’idée d’un site universel et la réalité, il y a une sacré marche, non ? ;).

Applications mobiles : il reste du travail ;)

J’étais en déplacement ce week end.

Une bonne occasion pour tester quelques applications mobiles.

La bonne nouvelle c’est qu’il y a du travail, on sait quoi faire ;).

Ce que je veux dire, c’est que les applications que j’ai testées ne sont pas très au point au niveau ergonomie.

Deux exemples :

Premier exemple : Voyages-sncf. L’application est plus tôt pas mal pensée.

Mais pourquoi tout réinitialiser en cas de problème de connexion lors de la dernière étape ?

Plus grave : l’affichage d’une erreur, sur la saisie d’un champ, décale la page, et m’empêche de voir ce que je tappe dans le champ du formulaire !

Le choix du type de réduction, avec un widget joli mais pas du tout ergonomique est également à revoir.

Autre exemple : AlloCiné. J’ai créé un compte depuis l’application mobile. Première page, pas de problème. J’arrive sur la deuxième page, qui me demande de renseigner un Captcha. Là, je reçois un message d’erreur… qui concerne en fait la page précédente… Incompréhensible pour un internaute « lambda ».

Pourtant, il ne s’agit pas de petites applications, mais bien d’applications « pro ».

Bien développer des applications mobiles demande un savoir faire très particulier.

Si on doit être obsédé par la qualité d’un formulaire sur le web, il faut être carrément psycho-maniaque pour une application mobile. La recette prend ici toute son importance.

C’est d’autant plus dommage qu’une application mobile doit justement être faite pour offrir une expérience « fluide » aux internautes qui ont une attache suffisemment forte avec une marque pour télécharger l’application !

 

L’idée et l’exécution…

Discussion enflammée (comme toujours 😉 ) avec Benjamin ce midi.

Benjamin :

Au final, seul l’exécution compte.
Tu prends une mauvaise idée. Bien mise en oeuvre, ça donne quelque chose.
Par contre, tu prends une bonne idée, avec une mise en oeuvre pourrie, ça donne rien.

Ah là là ce que je ne suis pas d’accord 😉

C’est pourtant un truc qu’on retrouve souvent.

L’autre façon de dire ça, c’est un truc du genre :

L’idée c’est 5%, 95%, c’est l’excecussion.

Ce que je pense, c’est que cette séparation entre idée et exécution est complètement artificielle et je ne vois pas du tout pourquoi on minimise comme ça l’importance d’être créatif pour bien mener une aventure entrepreneuriale.

Pour moi, une bonne exécution doit nécessairement être alimentée, en continu, par des idées. Des idées pour se développer face à des acteurs plus gros, plus riches. Il faut donc faire « malin ». Il ne s’agit donc pas de « dérouler » un programme, une « excecussion ».

Bien sûr, je suis bien d’accord avec certains éléments inclus dans cette assertion : si l’exécution n’est pas bonne, on ne crée rien. Il faut être bon sur tout un tas de choses très opérationnelles: le management, l’organisation, …

Donc, pour moi, réussir c’est concilier les deux axes : de bonnes idées, sur les différents items et la capacité à bien mettre en oeuvre.

J’ai vu des boites bien mal se porter avec des personnes qui pourtant savaient « exécuter »…