e-commerce et mots de passes

En voilà un sujet sensible…

Au delà du e-commerce, sur Internet, on doit gérer un très grand nombre d’identifiant / mot de passe.

Le problème devrait être résolu si des solutions de type OpenID se généralisent… Mais c’est pas pour tout de suite (même si ça progresse).

Donc, aujourd’hui, on a autant d’identifiant que de sites sur lesquels on s’inscrit.

Comment fait on pour se souvenir de tout ça ?

Facile : on met les mêmes informations partout.

A peu près tout le monde fait comme ça, et comment voulez vous faire autrement ? On va pas mémoriser des centaines de mots de passes !

Cela veut dire qu’avec votre nom et votre mot de passe, on peut accéder à tout votre espace numérique : les comptes sur les sites marchands, mais aussi votre mail !

Bon, il ne faudrait pas que ces informations tombent entre de mauvaises mains.

Si les choses étaient gérées dans les règles de l’art, tout ça ne poserait pas vraiment de problème.

Sauf que c’est très rarement le cas. La plupart des sites marchands stockent les emails en clair dans une table de la base de données.

Risque : si le marchand est indélicat, ou si le site marchand est mal protégé contre les attaques, ces informations peuvent être accessibles !

Imaginez les concéquences, surtout sur des sites qui stockent les numéros de cartes bleue : un pirate pourrait alors passer des commandes, avec votre carte.

Quelles sont les solutions ?

Pour les Internautes, il faut se résoudre à utiliser plusieurs identifiants / mots de passes,  et en particulier utiliser un mot de passe spécial pour les sites pas forcément bien sécurisés.

Pour le e-commerce, il faut un peu plus de rigueur dans la gestion de la protection des données des clients.

Paroles de blogs - Episode 14

Dernier épisode en ligne, avec Eric, MrBoo, Daniel et Henri et moi.

On a parlé de  :

  • les pages de nos blogs seraient trop lourdes à charger ?
  • Google abandonne son partenariat publicitaire avec Yahoo
  • Mobuzz.tv qui fait un appel à souscription pour tenter de se relancer
  • les coups de cœur de la semaine

Tous les liens :

Manager en aveugle ?

Pour manager, que ce soit des équipes internes ou des prestataires, on peut se trouver dans deux situations :

  • Soit on en sait autant, voir plus que l’autre ;
  • Soit pas ;).

Si on en sait autant que celui qu’on manage, d’une certaine manière, c’est facile. On sait ce qu’il doit faire, comment on le ferait. On saura fixer les objectifs, valider que le travail est fait, et bien fait.

Bref, dans ce cas, on est à l’aise… L’autre peut être moins ;) : on risque dans cette situation de ne pas vraiment déléguer, de garder le sentiment : “j’aurais mieux fait” et ça se sent…

Et puis, on ne peut pas toujours être dans cette situation. Sinon, ça veut soit dire qu’on sait tout faire (bravo !), soit qu’on se limite, en refusant de travailler sur des sujets qu’on maîtrise moins bien, voir pas du tout.

Donc, fatalement, on va se retrouver à gérer des équipes sur des sujets qu’on maîtrise mal.

On se sent aveugle : comment fixer les objectifs ? Comment savoir si le travail est bien fait ? Comment savoir si le prix proposé par un prestataire est le bon ?

OK, ok, mais il y a une autre question à se poser : pourquoi certains y arrivent ? Et surtout, comment font ils ?

Voici, dans le désordre, quelques éléments de réponse :

D’abord, on doit toujours savoir fixer les objectifs. Effectivement, si a un moment donné on ne sait pas faire ça, c’est qu’on n’est pas prêt pour faire faire le job.

Savoir fixer les objectifs, ça ne veut pas dire savoir faire le travail, ça veut dire savoir mesurer la qualité du travail réalisé.

Exemple, pour la technique :

Je veux un site qui s’affiche correctement sur tous les navigateurs ;

Je veux que toutes les pages s’affichent avec un temps de réponse inférieur à XXX ms ;

Je veux …

Ce sont bien des objectifs, qui pourront être vérifiés, et qui sont important pour la réussite du projet.

Autre règle : il ne faut pas être complexé par rapport à son “incompétence”. On doit être à l’aise, avec le fait de gérer des équipes qui en savent plus que vous. Au contraire, on doit valoriser ces équipes, qui en savent tant…

Par contre, on doit se mettre en phase sur un langage commun. Un gars qui, pour expliquer la non atteinte d’un objectif, vous donne une explication incompréhensible ne joue pas le jeux. C’est à vous de lui dire que vous comprenez pas la réponse, et à lui de s’adapter.

Enfin, nécessairement, il faut “trianguler”, croiser les informations.

Exemple : vous faites faire par une société un développement. Il est indispensable de faire faire plusieurs devis.

C’est un point délicat mais important :

Délicat parce que les devis peuvent être complètement différents, avec des budgets très éloignés, sans qu’il y ai arnaque.

Donc, cette approche peut être déstabilisante.

En fait, il faut rester zen, et creuser pour comprendre.

Une société ne vous donne pas d’explications claires ? C’est mauvais signe pour la suite, cela montre son incapacité à s’adapter à vous.

Bref, que ce soit un prestataire ou une personne en interne, la règle est simple : on doit se comprendre.
Donc, “l’autre” doit être fort dans son domaine, mais en plus, il doit être capable de communiquer clairement avec vous.

Bon, à suivre probablement dans d’autres billets, il est tard ;)

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Yes…

We can !

Yes !

Yes !

e-commerce : Maîtriser la technique ?

C’est donc la suite logique de ce billet sur les systèmes d’information.

La question est finalement assez ancienne par rapport à l’informatique : doit on maîtriser le système que l’on met en place, ou pas ?

Plus précisément, jusqu’à quel niveau de maîtrise doit on aller ?

Revenons à notre domaine favori : le e-commerce.

Pour les “petits marchands qui démarrent”, il y a pas mal de solutions en mode SAAS : Oxatis, Power Boutique, …

Typiquement, pour ces solutions, qui gèrent un front office (le site e-commerce donc) et un back office pour suivre les commandes et gérer le catalogue, la maîtrise technique est “hors sujet”. Il s’agit de solutions pas chères, “clé en main”, et avec aucune maîtrise technique.

Vous êtes donc, avec ces solutions, dépendant du fournisseur. Vous avez besoin d’une adaptation spécifique ? Pas le choix : vous demandez à votre fournisseur SAAS le prix de l’adaptation, et quand il pourra la faire…

Ces solutions peuvent être adaptées pour démarrer une activité e-commerce, mais la question que vous devez vous poser est : comment je pourrais “en sortir” ? Proposent-ils des solutions pour migrer vers des solutions plus “lourdes” ? Il s’agit de ne pas perdre, au moment de la migration, tout l’actif du référencement naturel !

A l’opposé, vous pouvez opter pour une solution open source (Prestashop, Magento par exemple).

Là, vous avez le code source du logiciel, donc à priori le contrôle sur la technique…

Mais comment passer du code source à votre boutique ?

Vous pouvez passer par un intégrateur ou une société de service, qui va “capter vos besoins” (avec un cahier des charges ?) et les mettre en œuvre dans le produit open source choisi.

Vous pouvez également monter une équipe technique, pour faire les modifications “en interne”.

Entre les deux solutions, société de service ou équipe interne, le choix n’est pas simple :

  • Aurez vous assez de travail pour l’équipe technique, dans la durée ?
  • Comment recruter l’équipe technique ?
  • Si vous faites faire le travail par une société de service, comment s’assurer que le travail est bien fait, et que vous pourrez ensuite facilement faire évoluer votre solution ?

Un site marchand doit être vivant, et évoluer en continue.

A mon sens, quand on est au delà du démarrage, on doit garder un minimum de maîtrise technique.

Vous pouvez donc tout à fait faire faire les développements par une société externe, mais si vous sous traitez 100% des développements, vous n’avez plus de contrôle sur le travail réalisé.

Les “bonnes pratiques”, comme on dit, disent qu’on doit avoir un minimum de 30% de l’équipe technique en interne.

Google : la “stupide” impasse

En y réfléchissant, cette conclusion m’est apparue comme une évidence

Mais reprenons depuis le début.

Google, donc.

Google démarre par une révolution technologique : un moteur de recherche, qui présente en priorité les pages les plus pertinentes.

Pertinentes ? Sur quels critères ?

L’idée de Brin et Page, c’est qu’une page qui reçoit pleins de liens est une page qui suscite l’intérêt, donc qui doit être intéressante. C’est la base du PageRank.

On est maintenant 10 ans après le début de l’aventure.

L’algo a bien entendu été mainte fois affiné, modifié, mais au fond, la logique est à peu près celle des débuts.

En 10 ans, on a tous appris à “chercher plutôt que trier”. Fini les bookmarks, puisqu’il suffira de taper quelques mots clés bien choisis pour retrouver l’info, la page.

Mais en 10 ans, Internet est devenu un marché important avec une croissance forte et régulière.

Les enjeux du résultat d’une requête sur Google sont donc très importants. Pour beaucoup d’entreprises, être bien référencé représente une part importante du chiffre d’affaires.

Dans ce contexte, de nombreuses entreprises se sont positionnées en intermédiaire, pour optimiser le référencement sur Google (le référencement naturel donc, ou SEO).

Quels sont leurs leviers, leurs méthodes ?

Analyser le comportement du moteur Google, et adapter le contenu des sites, pour s’adapter et obtenir le meilleur classement.

Oui, mais cette activité va à l’encontre de la logique de base de Google, pour qui le critère de tri n’est pas l’optimisation par rapport à ces algos, mais la pertinence de la page par rapport à la recherche.

Pour Google, l’enjeu est tout à fait vital, parce que ce sont les fondamentaux du service de Google qui sont en jeux : a savoir, la qualité des réponses.

C’est donc une course perpétuelle entre Google et les professionnels du SEO. Google change son algo régulièrement, et les pros analysent les changements, et adaptent leurs recommandations en fonction des évolutions imposées par Google.

Qui gagne ? La réponse est pour moi complètement évidente : les pros du SEO !

Il est aujourd’hui impossible d’apparaitre bien positionné sur Google sans faire un véritable travail de SEO.

Autre syndrome : chercher une information sur un produit et regardez le résultat : comme il est difficile de trouver une information de fond parmi toutes les offres commerciales.

Les gens de Google sont malin, ils ont très bien analysé ce problème.

Mais la ou ça devient absurde, c’est que leurs réponses ne fait qu’agraver la situation !

En effet, ils mettent en place des “punitions”, appliqués à ceux qui essayeraient de “truander” le système de tri.

Que croyez vous qu’il arriva ?

Simple : les vrais pros du SEO analysent ces nouvelles règles, et s’y adaptent.

On a donc un résultat inverse de celui escompté : les vrais pros du SEO s’en sortent toujours mieux, et certains sites, qui n’ont rien fait de malhonnête, mais qui n’ont pas forcément les moyens de se payer les conseils de vrais pros sont pénalisés.

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Du site e-commerce au système d’information…

Bien souvent, quand on pense à un site e-commerce, on pense au site web, à l’interface que va voir le client.

C’est vrai que cette interface (le front) est importante.

Mais le système à mettre en place pour vendre va bien au delà du front.

Il y a bien sûr toute l’interface “Back office” pour administrer la boutique : gérer le catalogue, suivre les commandes.

Puis, quand la boutique est un brin plus grosse, que le marchand doit gérer de nombreuses commandes par jour, le système doit s’enrichir :

  • Comptabilité ;
  • Aide à la préparation des commandes ;
  • Lien électronique avec les livreurs (impression automatique des étiquettes de livraison, pour ne pas à avoir à ressaisir les adresses, …) ;
  • Gestion des stocks ;

Enfin, pour les entreprises qui ont d’autres activités que le e-commerce, il faut bien synchroniser le site avec le reste du système d’information de l’entreprise.

Bref, le “petit site en ligne” devient un véritable système informatique d’entreprise, un ERP quoi.

Naturellement, il faut avancer étape par étape, il n’est pas question de tout faire d’un coup.

Et puis, une application à une durée de vie. 3 ans est une durée raisonnable. En dessous, il y a eu un dysfonctionnement… ou une croissance très très forte ;).

La crise, Internet et la politique

Ce billet est un peu la suite du podcast.

Il faut dire que, dans un tel format, on n’a pas le temps de développer ces idées, et c’est normal mais frustrant !

On est donc à un moment pas facile : les clients vont moins dépenser, les banques moins prêter, …

Pourtant, dans ce contexte, il y a un secteur qui devrait croitre : c’est Internet.

Le potentiel de croissance reste très fort, porté par plusieurs vecteurs (population connecté, technologie, …).

Bien sûr, le microcosme Internet ne va pas être épargné par le climat actuel : les startups vont avoir plus de mal pour trouver des sous, …

Mais la révolution profonde apportée par le numérique est bien trop profonde pour être arrêtée par une crise financière.

Donc, dans un contexte difficile, il y a un secteur qui va croitre, et donc apporter des revenus et créer de l’emploi (ok, pas toujours…).

Le politique devrait tout faire pour accompagner ce développement, et permettre ainsi à la France de mieux se sortir de cette période, et de prendre des positions clés sur le monde numérique.

eBay internalise son affiliation

Initialement, l’affiliation eBay passait par TradeDoubler.

Ce programme ferme, il faudra maintenant passer par eBay Partner Network.

Le programme se veut simple, facile d’accès, vous avez même un mode d’emploi video :

Le programme d’affiliation propose les outils classiques, plus une API, qui permet d’accéder en temps réel au catalogue eBay et d’en faire… ce qu’on veut.

Concrètement, l’API, c’est le moyen le plus puissant (mais aussi le plus complexe) pour l’affiliation, puisque le programmeur peut manipuler les données comme il le souhaite, et donc intégrer les offres d’eBay dans le site affilié avec une trés grande souplesse.

L’autre acteur qui propose cette approche, c’est… Amazon.

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La loi hadopi est une mauvaise chose

Voilà, je voulais un titre explicite, je crois que c’est le cas ;).

La loi

Elle vise à enrayer (ou du moins essayer…) le téléchargement de la musique, des films.

Pour ce faire, les FAI seront chargés d’identifier les “coupables”, puis il y a la “riposte graduée” : mail, lettre recommandé, et après, c’est en discussion : coupure internet ou, c’est nouveau, amende (en cours de discussion si j’ai bien compris).

Cette loi sera inefficace

Je suis près à prendre le pari avec qui veut que cette loi n’inversera pas le cours de l’histoire. Les jeunes (et les autres) ne vont pas se précipiter dans les magasins pour acheter un CD ou un DVD…

Si les échanges ne peuvent plus se faire sur Internet, ils se feront sur d’autres support, par exemple avec ce que j’appelle les “disque dur party” : on s’échange directement ses bibliothèques de musique ou de film, d’ordinateur à ordinateur. L’efficacité est très grande : on peut en quelques minutes récupérer plusieurs giga octets de média.

Pendant ce temps, la France prend du retard…

Parce qu’il faut bien comprendre que le tout numérique change complètement la donne. Je ne dis pas que c’est bien ou que c’est mal : c’est comme ça.

Et en freinant ces nouveaux usages, la France ne pourra mécaniquement pas être à la pointe.

Il est clair que le monde ou l’on paye le support physique d’un média est en train de disparaitre.

Quels sont les nouveaux équilibres qui vont apparaitre ? Comment les artistes vont pouvoir vivre de leurs créations ? Je n’ai pas de réponse à ces questions importantes. Mais ce n’est pas en construisant un “barrage contre le pacifique” ou “une ligne maginot” qu’on va faire avancer les choses !

Opposition “réel / virtuel” dépassée

Je ressens très fort derrière cette loi, et d’autres annonces du gouvernement (l’histoire du travail le dimanche par exemple), une vieille opposition, entre le monde dit réel, et le monde virtuel, numérique, internet.

Je pense qu’il est très dommage que le gouvernement se laisse entrainer vers une telle logique, manipulé par de vieux lobby trop puissants…

Il est tellement évident que l’espace numérique est globalement créateur de valeur !

Peut être devrions nous réfléchir à accroitre la puissance du “lobby numérique” ?