Archives par mot-clé : Web 2.0

L’avis des utilisateurs ?

C’est une fonction dont on parle souvent dans les sites marchands : profiter de l’interactivité du media Internet pour donner la parole aux clients, directement dans le site marchand.

Aujourd’hui, on trouve tous les cas de figure :

  • Les sites qui n’ouvrent pas cette fonction ;
  • Les sites qui mettent en avant des avis d’utilisateurs, mais qui sont manifestement « bidonnés » : les avis sont tous de 10/10, et au lieu d’avoir un avis, on a en fait une description technique du produit !
  • Les sites jouent le jeu, avec de vrais avis d’utilisateurs : content / pas content.

Il existe tout un tas de fonctions qu’on peut mettre en oeuvre pour gérer ces avis. Notamment :

  • Modération, a priori ou a postériori (indispensable !) ;
  • Mettre une note d’évaluation sur le produit ;
  • Mettre plusieurs notes, pour différents critères (performance, facilité d’utilisation, satisfaction générale…) ;
  • Mettre une note d’évaluation sur l’auteur de la note, un peu à la manière de eBay et de l’évaluation des vendeurs ou des acheteurs ;
  • Mettre une note sur l’utilité du commentaire : les autres lecteurs votent pour les commentaires les plus utiles ;
  • Permettre que les commentaires se transforment en véritable forum, avec la possibilité de répondre à un commentaire et de faire donc de véritables fils de discussions ;

Pour un marchand, mettre en oeuvre une telle fonction n’est pas forcément une décision facile :

  • Est-ce que les utilisateurs vont utiliser cette fonction (sinon, risque de mettre en avant le fait que le site n’est pas très fréquenté ?) ?
  • N’y a-t-il pas un risque que les concurrents utilisent ce canal pour polluer le site ?
  • Ne risque-t-on pas de surtout donner la parole aux « grincheux » qui risquent de donner une image négative à des produits et du magasin ?

Derrière cette fonction se cache en fait l’une des vrais dynamique du Web 2.0 : l’animation d’une communauté.

Réussir à animer une communauté à l’intérieur du site marchand est certainement générateur de valeur : les clients viendront chercher l’information sur les produits dans le site marchand, plutôt que sur celui des concurrents

Mais avant de mettre en oeuvre un tel système, il est fondamental de bien définir ses objectifs et la stratégie à mettre en oeuvre pour les atteindre.

Enfin, il faut naturellement évaluer le coût de mise en oeuvre, d’abord au niveau du système informatique, puis au niveau exploitation. Comme la modération et l’animation sont tout à fait fondamentales, les coûts d’exploitations seront donc linéairement dépendant du nombre de clients (et dans une moindre mesure du nombre de produits) : plus on a de clients, plus ils commentent, et plus il faudra des ressources pour animer ces espaces d’expressions (mais en même temps, plus le chiffre d’affaire croît).

Pixsta : recherche et navigation visuelle pour sites marchands

Info trouvée sur ReadWriteWeb.

Pixsta propose un moteur qui permet de naviguer dans l’arborescence des produits par un nuage d’imagettes.

Exemple avec le site Elle.uk.com :

Visual Search avec Pixsta su le site Elle.uk.com

Quand on clique sur une catégorie (en haut à gauche), le nuage d’imagettes est mis à jour.

On peut directement voir une grande image du produit en passant la souris sur l’imagette correspondante.

Autre fonction : on peut recentrer la recherche en cliquant sur un produit.

Exemple avec les sacs à main :

Visual Search avec Pixsta su le site Elle.uk.com

En cliquant sur une imagette, on ouvre un popup qui permet de voir le produit en grand, de mettre le produit dans le panier, ou de recentrer la recherche sur des produits similaires :

Visual Search avec Pixsta su le site Elle.uk.com

Cela fait un site très sympa, avec une navigation simple et intuitive, et surtout très rapide.

Google OS : vous y croyez, vous ?

J’ai lu quelques news récentes sur l’idée que Google pourrait sortir un OS, en particulier ici.

Google OS

Vous y croyez vous ?

Bon, je n’ai pas d’infos secrètes, ce ne sont donc que des réflexions personnelles.

En fait, oui, j’y crois, ça me semble parfaitement logique, vu les situations respectives de Google et de Microsoft.

L’enjeu, pour les deux géants, c’est d’avoir le plus de pixels sur les écrans des utilisateurs. Oui, c’est bien l’enjeu des widgets, des navigateurs, des applications et de l’OS : avoir le plus de visibilité sur les écrans, parce que nos écrans valent de l’or.

Les raisons sont très simples :

  • Avoir la main sur l’écran, c’est avoir la main sur les applications que l’utilisateur va lancer, celle qu’on peut lancer en un clic (et pas en fouillant dans des menus compliqués).
  • C’est également être en position de force pour pousser de la publicité (d’accord, on dit maintenant liens sponsorisés).

La publicité, c’est le vrai métier de Google (et d’autres gands acteurs comme Yahoo…).

De plus, Google a vraiment les moyens de sortir un OS avec une suite applicative de type Office vraiment simple (ce que ne sont pas encore les suites Linux).

Alors, un Googlos pour 2007 ou 2008 ?

Après les tee shirt et les chaussures, les voitures ?

Un des axes du « Web 2.0 », c’est la co-création : le produit n’est pas complètement fini : c’est le client qui dit ce qu’il veut. A l’entreprise de le faire ensuite !

Il y a déjà pas mal d’exemples : LaFraise et ses tee shirts, les chaussures Nike, …

Je n’avais pas encore vu ça pour les voitures !

Tout commence par une pub interactive :

Pub Twingo

Quand on clique sur la pub, on arrive sur un site qui effectivement, propose de complètement dessiner l’extérieur de la voiture :

Twingo

On peut :

  • Choisir la couleur ;
  • Choisir les motifs à poser sur la voiture ;
  • Pour chaque motif, on peut les faire tourner,changer leur couleur et leur taille ;

Il faut faire ça pour tous les côtés de la voiture.

Ensuite, Renault nous propose de faire voter ses amis. Celui qui aura le plus de vote gagnera un iPod, puis de voter pour les voitures faites par d’autres :

Twingo

Twingo

Je ne sais pas si Renault est le premier, mais je trouve ça vraiment intéressant, de voir que les idées de co-créations sont reprises par des grosses boites.

Naturellement, on aimerait pousser l’idée un brin plus loin : dessiner l’intérieur par exemple…

Allez, « just for fun » : pouvoir complètement dessiner la forme de sa voiture ! Qui se fera faire la voiture de Batman ?

Voiture de Batman

Côté technique, tout celà est réalisé en Flash / Flex. Les temps de chargement sont raisonnables, mais les formulaires, en Flash, n’ont pas (encore ?) la qualité d’ergonomie de ceux en Ajax / javascript (pour peu qu’ils soient bien faits, ce qui n’est pas souvent le cas).

Marier Ajax et Flash / Flex

Google a sorti un service de suivi des cours de bourse : Google Finance.

Le site est intéressant au niveau de l’ergonomie et des technologies choisies : il mixe de l’Ajax avec du Flash dynamique (Flex).

Voici ce que ça donne :

Google Finance

Quand on veut ajouter un cours de bourse, on tape les premiers caractères. La zone utilise l’auto-complétion, et propose dans un popup, une liste de sociétés qui correspondent aux lettres saisies. Ça, c’est la partie Ajax.

La zone du bas, qui affiche les cours des actions est en Flash / Flex. Cette zone est très riche au niveau de l’interface : on peut zoomer, choisir un intervale de temps…

Cet exemple me semble intéressant, car il met bien en valeur la complémentarité entre les solutions pour faire des interfaces riches :

  • Pour les zones de saisies, les formulaires : Ajax permet en général de faire des choses plus vite
  • Pour les espaces graphiques interactifs, ou les interfaces plus innovantes, Flash / Flex n’a pas de limite… au dela du temps et du prix !

Conférence e-commerce et Web 2.0

Toujours sur mon salon, j’ai assisté à une conférence sur le Web 2.0 et le e-commerce.

Sympa de retrouver des têtes connues : bonjour Jean Michel !

Cette conférence a attiré beaucoup de monde, la salle était clairement trop petite, et pas mal d’auditeurs ont dû écouter la conf à l’extérieur de la salle. C’est bon signe, les commerçants se sentent concernés par le Web 2.0, et ils ont raison !

Autre point : pratiquement personne n’était « technique » (ni les invités, ni les auditeurs), ce qui fait que quand on a demandé aux uns et aux autres de définir le Web 2.0, tous ont plus ou moins convergé vers la même idée : l’Internaute maître du jeu, avec plus de libertés, plus de pouvoirs.

Le message clair pour les marchands est qu’il est impossible aujourd’hui de faire comme s’il ne se passait rien : les règles changent, il faut s’y adapter :

Les Internautes ont tous les outils pour échanger sur les produits (blogs, espaces d’expression dans les sites marchands, …) :

  • 44% des Internautes se disent prêt à renoncer à un achat, à la lecture d’un commentaire négatif.
  • 62% de ces mêmes Internautes se disent prêt à suivre les recommandations positives des Internautes.

Mais on n’influence pas si facilement que ça les communautés :

  • Microsoft a distribué aux US des PC équipés de Vista, à des bloggeurs influents : la réaction n’a pas été très bonne, car le geste de Microsoft a été interprété comme une tentative de manipulation.
  • Certains sites « bidonnent » les commentaires des utilisateurs : on imagine les équipes marketings tapant des commentaires positifs au km… Personne n’est dupe (je reviendrai sur ce sujet important).

En respectant certaines règles, on peut s’appuyer sur ces communautés pour vendre plus et vendre mieux. Exemple : Netvibes demande en permanence à ses utilisateurs quelles sont les fonctions qu’il faudrait ajouter, ce qu’il faudrait améliorer. Les utilisateurs deviennent actifs et s’impliquent dans le processus d’amélioration du produit.

Le logiciel : Industriel ou artisanal ?

Certains vous disent que l’informatique (ou le logiciel) est entrée dans l’âge industriel.

Ils veulent vous rassurer, vous assurer qu’aujourd’hui on fait du logiciel comme on construit des voitures ou des immeubles : le risque est maîtrisé, la qualité sera au rendez-vous.

Méfiez vous de ceux qui portent ces messages !

La vérité est toute autre. Le logiciel c’est de l’artisanat.

Concrètement, ça veut dire quoi ?

  • Le résultat final dépend principalement de la qualité de l’équipe technique. Cette équipe doit maîtriser son métier, comme, par exemple, un bon ébéniste doit maîtriser son domaine.
  • La qualité d’une entreprise informatique (société de services ou éditeur de logiciels), ce sera donc pour beaucoup son savoir faire dans le recrutement des meilleurs, et sa capacité à animer cette équipe.
  • Bien entendu, des méthodes et des outils permettent de faire des logiciels de meilleure qualité (un bon artisan a de bons outils)

La qualité, pour un site marchand, c’est fondamental :

  • Moins de bugs et donc moins de clients perdus et donc plus de revenus
  • Un site qui pourra évoluer plus facilement et plus rapidement
  • Un site plus robuste qui résistera mieux au « stress »de l’environnement (erreurs d’autres logiciels connexes, …)

La qualité se paie bien sûr : les meilleurs informaticiens sont payés plus chers.

La qualité, c’est donc un investissement initial, qui est vite rentabilisé.

Petit point complémentaire par rapport au WEB 2.0 :

Les techniques du Web 2.0, l’Ajax et le Javascript en particulier, sont délicates à mettre en oeuvre.

Dans ce contexte, la qualité est encore plus importante !

Contradiction 2.0 ?

Dans le Web 2.0, il y a l’idée que ‘tout le monde peut être acteur‘. Comme le dit Pierre Chappaz, C’était d’ailleurs l’une des idées fondatrice du Web. C’est donc juste que ça met un peu de temps à ce mettre en place.

Donc, dans ‘tout le monde est acteur’, on peut comprendre que tout le monde peut, en particulier, être vendeur.

Et c’est vrai qu’il y a quantité de moyens et d’outils pour faire ça :

  • On peut vendre des produits depuis son blog (voir ce précédent billet).
  • On peut très facilement ouvrir une boutique, soit avec Zlio, soit avec eBay, soit avec Amazon… Soit avec tout un tas d’autres outils que l’on trouve par-ci par-là.

Le Web 2.0, c’est également des nouvelles technologies (bon, d’accord, pas si nouvelles que ça…) comme Ajax, qui permettent de faire des sites (en particulier marchands) plus jolis, plus interactifs, plus simples, plus attractifs (voir l’excellent billet de Fred, ici). On a beaucoup parlé ces derniers temps de endless par exemple, mais ce n’est bien entendu pas le seul

Ces technologies, si elles apportent un réel gain pour l’utilisateur, sont assez délicates à mettre en oeuvre, et pour obtenir un résultat de bonne qualité, il faut y mettre le prix.

C’est une des contradictions actuelle :

  • Tout le monde peut créer assez facilement un site marchand, mais ce sera dans bien des cas un site « basique ».
  • Pendant ce temps, les grands acteurs, qui ont les moyens, préparent la suite, et se différentieront de plus en plus grâce à des sites beaucoup plus conviviaux.

Pour conclure

Je pense que cette contradiction n’est que temporaire.

D’autre part, je pense qu’on n’est pas obligé d’utiliser ces nouvelles interfaces pour réussir son site : celà dépend du produit, du marché, de la stratégie et des moyens que l’on a.

Dans tous les cas, il faut cibler « l’excellence » : si le budget est limité (d’accord, il l’est toujours !) et qu’on a peu de temps, il vaut mieux rester sur des classiques très bien fait.

e-commerce 2.0 : ça va chauffer !

Vendre 2.0 : un vrai sujet pour les mois, les années à venir. Je suis convaincu que ce qu’on appelle le Web 2.0 (le marketing, les technos) va avoir un impact très fort sur le e-commerce. On est au tout début de cette révolution, beaucoup de choses restent à inventer !

Un exemple significatif : Zlio.

Zlio permet à chacun de créer sa propre boutique « en 3 clics ». Tout le monde est marchand ! Le modèle me semble très intéressant car tout le monde est gagnant :

  • Pour les utilisateurs, c’est la possibilité de « jouer au marchand » très facilement, et pour certains, de gagner de l’argent de manière significative.
  • Pour les marchands partenaires de Zlio, c’est une démultiplication très puissante des canaux de distributions. Et ces nouveaux canaux ont une grande force : celle du « conseil d’amis ». En effet, dans la plupart des cas, un marchand Zlio va pousser des produits qu’il aime.
  • Pour Zlio, c’est simple : une petite commission au passage.

Un autre exemple proposé par Amazon que nous connaissons bien : la possibilité d’ajouter dans son blog un lien vers des produits que l’on aime bien et que l’on souhaite ainsi recommander à ses lecteurs.

C’est un peu la même idée : l’auteur du blog devient vendeur, pour ‘son réseau’, et la force de persuasion est très grande, parce que, si on lit un blog, c’est qu’on a plutôt confiance en l’auteur, et qu’on est donc plutôt enclin à écouter ces conseils.


exemple de conseils de lectures, issu du très bon blog de Francis Lelong

Dans ces exemples, ce qui me semble tout à fait important, c’est le côté viral. Sur le deuxième exemple : un lecteur lit un blog, trouve une recommandation sympa : il peut alors très simplement mettre cette recommandation sur son propre blog, et ainsi de suite… Chacune de ces recommandations fera sans doute un faible nombre de vente, mais comme on dit, les petits ruisseaux font les grandes rivières.

On peut également développer ce côté viral avec Zlio, en mettant des recommandations dans des blogs, qui pointent sur des boutiques Zlio.

Il y a naturellement pleins d’autres voies à explorer…

Popup ou pas ?

C’est a mon sens une question fondamentale d’ergonomie pour un site marchand : doit on tout afficher dans la fenêtre du navigateur, ou doit on afficher certaines infos dans des fenêtres « filles », dite popups ?

Dans l’exemple classique ci-dessus (extrait du site BuyDig) , l’utilisateur peut voir l’article, en l’occurence un appareil photo, plus en détail.

Les popups peuvent être utilisés pour plusieurs fonctions :

  • Voir un produit en détail (exemple ci-dessus)
  • Finaliser une commande, voir son panier
  • Afficher de l’aide, plus ou moins contextuelle

Bon, autant le dire tout de suite : je ne suis pas convaincu par cette ergonomie.

  1. Les utilisateurs ont encore bien souvent des écrans de taille moyenne (17 pouces), et sur de tels écrans, on n’a pas beaucoup de place pour afficher plusieurs fenêtres. Les fenêtres sont donc nécessairement superposées.
  2. (j’hésite à le dire mais…) Pour les utilisateurs pas trop expérimentés, pas trop à l’aise, la gestion de plusieurs fenêtres est plus difficile : certains sont rapidement perdus.
  3. Même pour les utilisateurs expérimentés, c’est pas le plus simple, ni le plus convivial, parce que, quand on veut acheter, on veut voir le produit et regarder en même temps les caractéristiques, les réactions d’autres clients, …

Tous les sites n’utilisent pas les popups et les alternatives sont possibles. Ajax ou Flash sont naturellement de la partie
Exemple : endless, la nouvelle boutique d’Amazon pour vendre des sacs à mains et des chaussures :

(merci Fred pour l’info, trouvée ici)

L’image du sac à main de gauche est l’image classique du produit vendu. Quand on balade sa souris dessus, la zone de droite permet de voir un zoom autour de la souris (plus facile de regarder directement ce que ça donne sur le site…).

On est donc bien dans une interface parfaitement « plate », sans popup.

Naturellement, c’est plus cher à développer… On n’a rien sans rien !