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Quel business model pour Google Analytics ?

Des offres pour analyser le trafic, savoir d’où viennent les internautes, par où ils passent dans le site, …, de telles offres, il y en a pas mal.

Certaines sont payantes et d’autres sont gratuites. Google Analytics,  qui vient de se « relooker », est dans cette dernière catégorie.

Mas quel peut être l’intérêt pour Google d’offrir cette fonction gratuitement ?

A mon avis, c’est assez simple. Voici mon analyse :

Pour fonctionner, il faut insérer dans les pages du site un petit bout de code.

C’est ce petit bout de code qui permet à Google de suivre les Internautes à la trace.

Pour Google, offrir ce service gratuitement, c’est le moyen de récupérer encore plus de données sur ce que font les Internautes, au delà de l’utilisation du service de recherche.

Pour Google, ces données valent de l’or : elles permettent de connaître intimement le comportement des internautes, et par exemple d‘améliorer l’efficacité des campagnes de publicités Adwords, en proposant aux internautes des publicités toujours mieux ciblées.

La bataille Microsoft / Google

J’en avais déjà parlé dans ce billet : Windows Vista intègre nativement des fonctions de recherche, qui sont « naturellement » basées sur les services de Microsoft Windows Live.

Est-ce que cela a un impact sur la fréquentation de Google ?

Voici la photo via le service Alexa :

Graphe du trafic Google et Windows Live

En bas et en rouge, c’est la courbe du service Windows Live, et en bleu le service Google.

La tendance à la baisse semble se confirmer pour Google !

Amazon ou Amazon ?

Bon, en premier, une copie d’écran du site Amazon :

Page d'accueil du site d'Amazon France

Et maintenant, la même page d’accueil d’Amazon :

Page d'accueil du site d'Amazon Us

Bon, bien sur, la première image, c’est le site français, et la deuxième, c’est la version US du site.

Vous aviez remarqué, vous, à quel point les sites Français et US sont différents ?

D’abord, dans la version US, les boutons, les onglets ont un joli effet 3D.

La barre du haut de page a été considérablement aplatie, ce qui permet de gagner beaucoup de place… pour présenter plus d’informations dynamique à l’utilisateur : la barre française fait 220 pixels de haut, contre 118 pour la barre US : plus de 100 pixels économisés !

La colonne de gauche a également été fortement réduite : on est passé de 156 pixels à 109 pixels, soit une cure amincissante de 30% !

Qui en profite :  la zone centrale évidemment, qui a donc beaucoup plus de place pour afficher des promotions bien centrées, et les produits mieux mis en valeurs.

Ensuite, les catégories ont disparues dans la version US, et quand on passe la souris sur la zone Onglet : Voir toutes les catégories, une fenêtre popup s’affiche automatiquement (Merci Javascript) :

Poup des catégories sur le site Amazon US

Depuis ce popup,  on peut directement sélectionner la catégorie (parmi 40), alors qu’avec l’ancienne ergonomie (la version française), il faut d’abord sélectionner le premier niveau de catégorie puis le deuxième. On gagne donc un clic avec cette nouvelle interface !

Bon, il y a pleins d’autres petites différences …

Ce qui me marque, c’est l’introduction très subtile de ces nouvelles interfaces :

  • Un utilisateur peu habitué à ces nouvelles interfaces ne sera pas dérouté : il y a des boutons bien identifiés, sur lesquels on clique comme sur les bons vieux sites « 1.0 ».
  • Si un utilisateur à un navigateur trop ancien pour interpréter les scripts, pas de problème, l’ergonomie du site reste très acceptable.

Google achète DoubleClick !

L’affiliation, vous connaissez (je l’ai présenté dans ce billet, et j’en parle régulièrement).

Il y avait des rumeurs de rachat de DoubleClick, j’en avais parlé dans ce billet

Le racheteur favori semblait être Microsoft… Mais c’est Google qui achète finalement DoubleClick, pour 3,1 Milliard de $ en cash !

C’est une somme considérable (près du double du montant payé pour YouTube, et pour YouTube, Google a payé en actions).

Cette acquisition est parfaitement logique pour Google : un business de publicité sur Internet, utilisant une plate-forme technique comme plaque tourante entre les différents acteurs, c’est cohérent et complémentaire des solutions de publicités de Google.

Maintenant, l’affiliation en est à ses débuts, et les solutions pourraient être beaucoup plus puissantes : il suffit pour s’en convaincre de comparer l’offre d’affiliation d’Amazon et des autres plates-formes du marché : Amazon est loin devant ! On verra ce que Google fera de Doubleclick, et s’ils mettent le paquet pour distancer la concurrence.

Jérémie en parle également.

DoubleClick fait monter la pression !

Logo DoubleClickDoubleClick est une plate-forme d’affiliation (allez sur ce billet pour en savoir plus sur l’affiliation ou allez ici pour avoir la liste des billets sur l’affiliation).

Logo MicrosoftDoubleClick est pas mal dans l’actualité en ce moment, car il y a des rumeurs de rachat, initialement par Microsoft.

Logo de GoogleIl semblerait que Google soit également sur les rangs, ce qui serait à mon sens vraiment logique : Google est aujourd’hui LA régie de publicité du Web, et l’affiliation est une forme de publicité, avec un fonctionnement bien compatible avec les métiers de Google.

Dans ce contexte, DoubleClick vient de faire une annonce : ils veulent ouvrir un nouveau service, une place de marché de la publicité. Le principe, si j’ai bien compris, serait de mettre en concurence les annonceurs entre eux, avec un mécanisme d’enchère comme sur eBay. Ils annoncent que ce nouveau business devrait dépasser dans les cinq ans leur business actuel.

Quand on est sur le point de se faire racheter :

  • C’est toujours mieux si on peut avoir plusieurs sociétés intéressées ;
  • C’est le bon moment pour faire de bonnes grosses annonces commerciales.

C‘est bon pour la négociation autour de l’acquisition de DoubleClick : ça doit faire monter les enchères !

Autre remarque : cela montre à quel point le business sur Internet est encore mouvant : il y a des nouveaux modèles à inventer.

(Via ReadWriteWeb)

Quand il faut changer de paradigme…

Titre un peu mystérieux : C’est voulu !

D’abord une histoire qui me fascine.

Quand, en 1984, un inconnu du nom de Dell se lança dans la fabrication de PC dans son garage, avec un modèle de vente par correspondance, le monde des PC était dominé par des géants, IBM, HP, Compaq.

Pendant 7 ans (!) Dell a pu se développer sur son marché, sans qu’aucun des grands acteurs présents ne bougent : ils n’ont rien fait pour barrer la route à Dell pendant de nombreuses années.

Quand Compaq s’y est mis, il était trop tard, et ça a pris trop de temps.

On connait la suite, Dell est aujourd’hui leader mondial des PC et Compaq a simplement disparu, racheté par HP.

Pourtant, pas d’innovation technologique chez Dell : qu’est-ce qui a empêché les grands acteurs de s’adapter ?

Une seule chose quand on y réfléchit bien : changer de paradigme, sortir de la logique « on construit des ordinateurs, on les stoke et on les vend via des distributeurs » pour attaquer la vente sous un autre angle : « demander aux clients ce qu’ils veulent comme PC, le constuire à la demande et faire cette vente en direct, via Internet ».

Et la réalité, c’est que les entreprises ont énormément de mal à changer de paradigme.

Je raconte cette histoire car je pense qu’il est toujours intéressant de regarder ce qui c’est passé dans le passé pour analyser le présent et le futur.

Aujourd’hui, le e-commerce se développe à très grande vitesse, propulsé par plusieurs moteurs : l’ADSL pour tous, les technologies matures, …

Qui va prendre les meilleures places de cet eldorado ?

Michel de Guilhermier, dans ce très bon billet explique, à juste titre, que les acteurs de la grande distribution ont toutes les cartes en main pour prendre de bonnes places sur ce marché : les moyens financiers, le sourcing, la logistique…

En fait, il n’y a qu’un seul véritable obstacle : il leur faut changer de paradigme, et se mettre complètement dans la logique e-commerce.

Un sacré challenge pour ces acteurs !

Microsoft et la neutralité par rapport au navigateur internet

Normalement, on peut choisir son navigateur Internet sous Windows… Normalement.

Mais quand on utilise les produits Microsoft Office, on a intérêt à garder Microsoft Internet Explorer tout chaud, parce que quand on veut chercher des mises à jours pour office, si on est sous Firefox, on arrive au message suivant :

Message d'erreur qui demande d'utiliser Microsoft Intenet Explorer

Donc, clairement, on peut utiliser un autre navigateur Internet si on veut, et tant que c’est pas pour utiliser les services Microsoft…

Tout savoir sur microsoft : une mine d’informations à un clic

Comme tout le monde, je n’ai pas le temps de tout faire, d’aller à tous les endroits intéressants où j’aimerais aller…

Je trouve donc ça vraiment génial, d’avoir des vidéos assez complètes et assez bien faites sur des évènements type conférences, salons

On peut ainsi voir ou revoir les présentations des TechDays de Microsoft (personnellement, je n’avais pas eu le temps d’y aller).Le show TechDays

C’est une véritable mine d’information accessible ici.

Quelques vidéos intéressantes :

D’après Julien, il y a plus de 600 Webcasts disponibles : surement de quoi nourrir notre soif de savoir !

(info trouvée sur le blog de Julien, ici)

Vers un monde ASP

Bon, vous en avez sans doute entendu parler : Google vient de sortir une offre, pour les entreprises, qui regroupe une suite logicielle de type ‘office’ avec, tout un tas d’applications pour chaque utilisateur (GMail, Calandar, Docs & Spreadsheets…) tout cela assorti de 10 Go de stockage par usager plus des API pour lancer un écosystème de partenaires, qui vont pouvoir enrichir l’offre de base et l’adapter à des besoins métiers particuliers.

La vrai nouveauté, c’est bien entendu le fait que ces applications sont en ligne, et donc ne nécessitent aucune installation sur le disque. C’est le mode ASP (Application Service Provider).

Quels sont les avantages de ce modèle ?

  • Pas d’installation sur l’ordinateur. Conséquence : pas de problème de compatibilité, de configuation, …
  • Mobilité : l’utilisateur peut changer d’ordinateur. Il retrouve son environnement quelque soit l’ordinateur sur lequel il travaille ;
  • Evolutivité : les applications en ligne évoluent sans que l’utilisateur n’ait à faire la moindre manipulation ;
  • Partage : comme les données sont gérées par le serveur, elles peuvent facilement être partagées entre plusieurs utilisateurs. Cela facilite donc le travail en groupe ;
  • Pas de frais d’administration : comme les applications ne sont pas installées localement, les entreprises n’ont donc pas de frais pour administrer ces applications.

Quels sont les inconvénients ?

  • Temps de réponse : Il faut disposer d’un réseau suffisamment rapide pour avoir un bon confort d’utilisation, avec des temps de réponse acceptables ;
  • Pas de mode off-line : on n’accède aux applications que quand on est connecté. Impossible donc d’accéder aux services distants quand on n’a pas de réseau ;

Mais surtout, il faut avoir confiance dans la société qui fournit les services :

  • Pour déléguer la gestion des données de l’entreprise ou données personnelles sensibles ;
  • Confiance également car on ne peut plus travailler si le service ne fonctionne pas ;
  • On doit également avoir la garantie qu’on ne sera pas prisonier d’un acteur particulier : on doit donc pouvoir récupérer ses données, dans un format « intelligible », et travailler avec un autre fournisseur de services.

Si on reprend les inconvénients, le problème du dimensionnement du réseau va de plus en plus s’estomper, avec des réseaux de plus en plus gros.

Pour le mode off-line, on voit déjà apparaitre les solutions, avec des applications en ligne, quand même accessible quand il n’y a pas de réseau (voir les technologies type Apollo ou WPF).

Le point clé, c’est donc la confiance. Est-ce un point bloquant ? Je ne crois pas. L’analogie avec la banque me semble bon : personne aujourd’hui ne gèrerait son argent sans une banque. Pourtant, c’est précieux, l’argent. Mais on délègue la gestion de ce bien, parce qu’on a confiance dans la banque.

Vous l’avez compris, je pense qu’à terme, les applications seront de plus en plus souvent gérées dans un mode « ASP évolué », intégrant un mode off-line. C’est le sens de l »histoire.

Bien sûr, le mode ASP est déjà utilisé par plusieurs sociétés, avec notamment Salesforce.com qui se développe plutôt bien depuis les années 2000 :

Croissance de Salesforce.com

La généralisation du modèle ASP va prendre un peu de temps (plusieurs années), le temps que les réseaux soient encore un peu plus « gros », que les technologies mixte on-line et off-line soient plus au point, et que les mentalités évoluent, tant côté fournisseur de services que côté utilisateur.

Vista empoisonne la vie de Google

Avec Windows Vista, Microsoft en profite pour pousser ses propres services, et en particulier le service de recherche Windows Live.

Pour un utilisateur de Vista, les options par défaut le pousseront à utiliser les services de Microsoft plutôt que ceux de Google.

Le trafic sur le site de Google s’en ressent-il ? Oui, d’après Alexa :

Impact de la vente de Vista sur les hits de Google

On voit bien que depuis la commercialisation de Vista aux US, le trafic de Google baisse (0,5%).

Ce n’est encore qu’un « micro signe ». Il faudra attendre quelques mois supplémentaires pour avoir une tendance vraiment claire.

Aujourd’hui, les « grands » moteurs de recherche se valent. Il n’est donc pas évident que les utilisateurs iront changer les options par défaut dans Vista pour remettre Google comme moteur de recherche par défaut.

A voir comment Google peut réagir :

  • Faire un procès anti-trust contre Microsoft (mais ça prend du temps !) ?
  • Sortir une innovation technologique pour mieux se différentier (mais il faut l’avoir !) ?
  • Continuer à enrichir les autres services (Maps, suite office en ligne, …) ?

(info trouvée sur readwriteweb)