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Comment l’entreprise doit s’organiser pour réussir sa mutation e-commerce ?

Prenez une entreprise, qui fabrique de bons produits, peut être depuis de nombreuses années.

Les canaux de distribution sont rodés, et les équipes marketing et commerciales connaissent leur affaire : une équipe pour la vente directe, une équipe pour la vente indirecte, …

Le e-commerce ?

Son rattachement dans l’entreprise dépend bien souvent non d’une vision stratégique, mais de la volonté d’une petite équipe, voir d’une personne.

Le e-commerce peut ainsi se retrouver rattaché à :

  • La direction informatique : « logique : c’est elle qui s’occupe des systèmes informatiques, et un site e-commerce, c’est bien un système informatique, non ? » ;
  • La direction marketing : « le Web est un outil marketing, bien pris en main par ces équipes. Le e-commerce c’est naturellement retrouvé rattaché aux équipes qui gèrent les sites Web. Normal, le e-commerce, c’est bien un site web, non ? » ;
  • La direction commerciale « un site marchand, c’est bien un canal de vente, non ? ».

Mais pour la plupart des entreprises, le e-commerce est une vrai rupture.

Une vrai rupture car c’est un vrai nouveau canal de distribution, avec ses propres règles, un marketing particulier, des processus à mettre en place…

Comme tout nouveau canal, il va commencer par ne pas rapporter tant que ça, moins que les canaux existants, et dans le même temps, il va falloir investir.

C’est pour ça qu’à mon sens, le e-commerce doit absolument être attaché à la direction générale, directement.

On peut même aller un cran plus loin en filialisant carrément l’activité e-commerce (tout celà dépend bien entendu de la taille, de l’organisation et du métier de l’entreprise).

Pourquoi rattacher le e-commerce à la direction générale ?

Parce que :

  • Le e-commerce doit être guidé par une vision stratégique (Exemple : « dans 5 ans, on doit faire 30% de notre chiffre d’affaires via le e-commerce ») ;
  • Seul la direction générale peut faire les arbitrages, entre les canaux de ventes (« pourquoi investir autant dans le e-commerce, alors que c’est le canal le moins rentable ? »).

Maintenant, c’est aux directions générales de prendre leurs responsabilités, et si cela ne se passe pas comme ça chez vous, à vous d’évangéliser, de devenir le « champion du e-commerce ». Tenez bon et soyez convainquants, pédagogues ! L’avenir vous donnera raison !

Gérald est « taquin » et il a raison !

Gérald est designer (entre autre), c’est le patron d’Adlib, société qui a par exemple réalisé tout le design pour Wokup!, puis pour Araok.

J’avais demandé à Gérald s’il pouvait s’occuper de l’impression de mes cartes de visites.

Il avait trouvé un petit imprimeur sympa, négocié les prix, et m’avait envoyé une proposition, à 90 €.

Avant de dire oui, j’avais regardé combien ça me coûterait, d’imprimer la même quantité sur Internet. J’avais trouvé à 25 €. Il n’y a pas de petites économies, m’étais-je dit, et j’avais donc décliné la proposition de Gérald, et fait ma commande en ligne.

Finalement, je me suis fait avoir comme un « bleu » : les 25 €, c’était un prix d’appel. Quand j’ai réellement passé la commande, en mettant toutes les options nécessaires, j’en ai finalement eu pour 75 €.

Mais la plus grande « surprise », si on peut dire, c’est quand j’ai reçu mes cartes : mal découpées, mal imprimés, avec des couleurs moches, et un papier de qualité moyenne…

Vendredi, quand j’ai déjeuné avec Gérald, je lui ai sorti une carte, ça l’a bien fait rigolé…

Finalement, je lui ai demandé de me les imprimer ces cartes, chez son imprimeur.

Demain, le Web sémantique : quel impact pour le e-commerce ?

Le web a été construit à partir du HTML : chacun peut mettre en ligne des documents, texte à l’origine, qui pourront être lues partout dans le monde.

Le coeur du Web actuel est toujours basé sur ce paradigme : partager des documents (même si la notion de document est bien « tordue » avec l’utilisation du web actuel pour mettre en ligne des applications… mais c’est une autre histoire).

Le W3C travaille sur un autre niveau de partage de l’information : les données elles même, avec à la tête de ce développement un certain Tim Berner Lee, le « papa » du Web.

C’est un peu comme si on allait, demain, permettre de naviguer dans des bases de données structurées, mondiales.

Exemple ?

On peut prendre le domaine du tourisme :

Chaque acteur du domaine (hôtel, agence de voyage, compagnie aérienne, Agence de location de voiture…) pourrait donner accès, non plus à des documents ou des applications en ligne, mais directement aux données.

Un hôtel pourrait par exemple mettre en ligne la base des chambres, avec pour chaque chambre, la taille, le descriptif, le prix à la journée, les périodes de disponibilités, des photos, des films…

C’est un changement complètement radical : il deviendrait alors très simple de faire des applications vraiment intelligentes, pour construire son voyage en ligne, effectuer les réservations, …

C’est ni plus ni moins l’ensemble des métiers de l’intermédiations qui serait complètement bouleversé : la comparaison entre les offres des hôtels, pour rester sur cet exemple, deviendrait complètement « trivial ».

Qui a intérêt que ce nouveau réseau se développe ?

Certains acteurs risquent de perdre gros, et d’autres gagner gros : comme pour toute révolution, cela rebelote le jeu….

Toujours sur notre exemple, l’hôtel peut avoir intérêt à jouer le jeu, si cela lui rapporte plus de business.
Par contre, les moteurs qui agrègent les données des hôtels seront fortement touchés, car une bonne partie de leur valeur ajouté (agréger des données) sera désormais très facile à faire.

Ce type de situation, avec des enjeux contradictoires, va se répéter un peu dans tous les secteurs.

Pour le e-commerce, c’est évidement un enjeu complètement fondamental.

Les e-marchands peuvent avoir intérêt à publier des données précises sur les produits vendues, les services offerts, les stocks, …. un peu comme cela est fait aujourd’hui, via les plate-formes d’affiliation.
Cela permettra d’augmenter la visibilité, parce que ces données seront utilisées par tout un tas d’acteurs, qui pourront proposer des milliers de nouveaux services, amenant de nouveaux clients.
Mais il faudra alors réinventer le métier de l’affiliation !

A ma connaissance, le W3C ne travaille pas sur des modèles économiques comparables à ce qu’on trouve aujourd’hui sur les plate formes d’affiliation (CPA ou CPC). A voir quels modèles économiques pourront se greffer sur ce nouveau réseau…

Les briques pour le développement de ce nouveau Web sont pratiquement en place : XML, Web Services, RDF, DOM….
A voir comment cette révolution peut prendre, et par quel côté elle peut vraiment démarrer.

(article écrit après la lecture du dernier La Recherche sur ‘le future de l’Internet’)

Facebook peut-il mourir de son succès ?

Je discutais avec de jeunes entrepreneurs, qui m’ont expliqués qu’ils ont « interdit » facebook à l’un des fondateurs, parce qu’il passait trop de temps sur Facebook.

Trop de temps ?

Oui, car, m’ont ils expliqués, dans certains réseaux (universités, écoles, …), le réseau va tellement vite qu’on se retrouve super rapidement avec des centaines « d’amis ». Et comme sous facebook, on peut contacter des amis, ou des « amis d’amis »… par mail, et bien dans ce genre de situation, on se retrouve à répondre à des dizaines de sollicitations par jours.

Objectivement, la plupart des sollicitations sont faites par des personnes que vous ne connaissez pas…

en y réfléchissant, je me suis dit que c’était un vrai danger pour Facebook. Le danger que le réseau d’amis, de relations, se transforme en immense « machine à spam ».

La poche de valeur, entre les e-marchands et les clients…

Je le dis et le répète régulièrement : il y a une poche de valeur, entre les commerçants et les clients, cette poche représente déjà de beaux business : l’unité de mesure, au niveau mondial, c’est le milliard de $ (Kelkoo, Shopping.com, Shopzilla, …), et cela va encore augmenter dans les années à venir.

Pourquoi ?

Parce qu’il y a tout un tas de services, complémentaires des services apportés par les e-marchands, et qui sont très importants pour les consommateurs : comparer les prix, les services, les produits…

Attention, je ne dis pas que les e-marchands n’apportent pas de services aux clients, c’est tout le contraire en fait ! Un e-commerçant doit développer des services de qualité, afin de déplacer la bataille, des prix vers le service. Et justement, un commerçant apportant de vrais bons services aux clients sera identifié comme un e-commerçant sérieux, par les moteurs de shopping, et aura ainsi plus de clients… 

Ce marché (des moteurs de shopping) reste très jeune, et de nouveaux modèles vont émerger, apportant plus de valeur pour les clients.

C’est un marché difficile, car les enjeux financiers sont très importants, et pour apporter un service de qualité, il faut un service le plus neutre possible.

Un e-marchand important me racontait que, quand un avis de consommateur lui déplaisait, sur un moteur de shopping, il n’avait qu’à passer un coup de fil et hop, le message était discrètement supprimé…

Une question clé, c’est : qui finance le service ?

La réponse « primaire » est : le e-marchand, qui reverse de l’argent, au trafic ou à la transaction (CPC ou CPA).

Mais c’est bien le consommateur qui au final alimente la machine, en achetant le produit !

C’est toute la difficulté de ce business d’intermédiaire : il faut apporter un service de qualité aux clients, la qualité sera là si le service est neutre vis à vis des e-marchands. Et comme ce sont les marchands qui financent les moteurs de shopping, la neutralité est un véritable challenge. Et comme les sommes en jeux sont énormes, cette neutralité est mise à rude épreuve…

Présenter un projet de startup sur Dailymotion, ça vous semble un bon deal ?

Vous avez surement vu, la proposition de Pierre Chappaz, qui lance un concours, en vue de sélectionner et d’aider un projet de startup, en utilisant la vidéo comme vecteur.

Pas de business plan compliqué : il suffit juste de présenter son projet en deux minutes sur dailymotion.

Vous allez le faire vous ?

Je trouve l’idée sympatique, je suis convaincu que Pierre est sincère. De temps à autres, j’irais surement voir les vidéos des projets : c’est toujours intéressant d’être à l’écoute des idées des autres…

Mais personnellement, je n’irais pas utiliser un tel concours pour un de mes projets.

OK, c’est très bien de parler de son projet, de le confronter aux uns et aux autres… mais dans des rendez vous en face à face, pas en public !

De tels projets sont nécessairement très « amont », et donc avec peu de barrière à l’entrée.

e-commerce 3D « immersif » avec Kinset

Kinset est une nouvelle startup, qui propose une technologie permettant de créer des boutiques 3D.Logo Kinset

Le système fait un peu penser à Second Life : il faut télécharger un logiciel spécifique (uniquement sur PC…) qui permet ensuite de naviguer dans des espaces marchands 3D.

Exemple d'espace 3D avec Kinset

Exemple d'espace 3D avec Kinset

Comme le montre ces images, un des problèmes majeur de ces espaces virtuels, c’est de rendre ces espaces vivants. Pour l’instant, les allées sont bien vides, on se sent vite très seul !

L’autre point délicat, c’est évidement la 3D elle même : comment naviguer simplement, comment manipuler les objets que l’on veut acheter…

Aujourd’hui, je dois dire que je suis plus convaincu de l’intérêt de ces technos pour présenter les produits, voire de les manipuler, dans un site web classique… Je vous présenterais dans un tout prochain billet une boite française qui propose une solution qui va dans ce sens…

Quelques réflexions sur l’avenir du e-commerce

Demain, je vois une verticalisation du e-commerce

Verticalisation car un spécialiste sur Internet est plus fort qu’un généraliste.

L’acteur vertical fait un site nécessairement mieux référencé, il enchérie sur les bons mots clés.

Il fait un site mieux adapté au produit.

Enfin, comme il vend nécessairement moins d’articles (catalogue plus petit), on y accède beaucoup plus vite, ça transforme donc mieux.

Mais faire un site complet, avec un haut niveau de service, ça coûte chère…

Oui, aujourd’hui, certaines fonctions clés ne sont accessibles qu’à de gros sites, car ces fonctions sont chères.

On peut imaginer deux réponses :

1) Soit cette verticalisation est une apparence, parce qu’en fait, derrière ces sites hyper spécialisés, se cachent des gros acteurs. Ces gros acteurs ont soit compris l’intérêt de la verticalisation du « Front », soit ils l’ont compris trop tard, et ont alors construit ce modèle par acquisition.

2) Les outils s’adaptent, et les solutions aujourd’hui réservées au gros acteurs se démocratisent… C’est tout l’intérêt du modèle SAAS !

La réalité sera sans doute un mélange de ces deux hypothèses…

Les nouveaux « intermédiateurs » se développent

La poche de valeur, entre les client et les e-commerçant, va continuer à croitre.

C’est la position actuelle des Google, Kelkoo, Shopping.com, …

C’est également tout le business de l’affiliation.

Cette poche ne peut que croitre, parce qu’elle contient en elle beaucoup de valeur pour les consommateurs, et cette valeur ne peut pas être directement « gérée » par les marchands ou les fabriquants de produits.

Cette poche va également beaucoup bougé, on est au tout début de cette histoire.

Il ne s’agit pas simplement de comparer les prix, mais d’apporter un service de qualité, indépendant des marchands.

Le problème est que les enjeux sont énormes, et il faudra donc développer des services d’une grande maturité…

Widget UPS pour suivre, depuis son bureau, l’acheminement des colis

Avez vous les publicités pour le Widget UPS ?

Pub pour le widget UPS

Pour ma part, je l’ai vu sur un bus parisien.

Copie d'écran d'accueil pour télécharger le Widget UPS

Dommage, il n’est pas compatible Mac…

Sinon, je trouve que c’est une bonne idée d’avoir en direct, sur son bureau, l’état des livraisons en cours.

Mais idéalement, je souhaiterais un service beaucoup plus « transversal » :

  • Pouvoir suivre le processus d’acheminement de mon achat, avant même qu’il soit entre les mains du service de livraison : qu’il n’y ai pas de rupture entre le suivi du processus chez le marchand et chez le livreur ;
  • Pouvoir suivre ce processus pour tous les e-marchands ;
  • Pouvoir suivre les livraisons, qu’elles soient UPS, Chronopost, …

Je ne sais pas quels sont les widgets qui auront l’honneur de trôner sur nos bureaux, mais un tel service aurait assurément une place de choix !