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e-commerce – Pas tous égaux !

Article de synthèse… fatalement réducteur et un peu « simpliste » !

On a tendance à parler de e-commerce comme si cela recouvrait une seule grande communauté…

Dans les fait, les choses sont très différentes suivant la situation « historique » de chacun.

On peut « segmenter » les e-commerçants en fonction de leur chiffre d’affaires ou du nombre de ventes par jours…

Mais une autre segmentation me semble tout à fait passionnante : le métier de l’entreprise qui porte l’activité e-commerce :

  • Pur-player ;
  • Distributeur « brick & Mortar » ;
  • Fabricant de produits ;
  • Marque ;
  • VAD (Acteur de la Vente A Distance).

Bon, cette segmentation est un parti pris : on pourrait regrouper tel ou tel groupe, ou au contraire créer plus de groupes…

Pour chacun, la réalité e-commerce est différente.

Pur Player

Par définition, pour le pur-player, le seul canal de vente est Internet.

Il est né avec, est construit pour vendre sur Internet.

Avantages

  • Normalement 100% adapté au Web, à tous les niveaux (hommes, processus, …) ;
  • Pas de conflits de canaux de distribution ;

Challenges

  • Le sourcing est évidement un élément clé de la réussite : avoir les bons produits, au bon prix…
  • Au démarrage, le challenge est de se créer un espace, tant au niveau de la marque que des moteurs de recherches ;
  • Bien souvent difficile de faire de la trésorerie : sur Internet, les marges sont rarement très élevées ;
  • Rêve de multi-canal : sortir un catalogue, avoir des points de ventes physiques.

Pour tous les autres acteurs…

Toutes les catégories suivantes ont des challenges en communs : elles doivent apprendre à « dompter » le nouveau canal e-commerce :

  • Ces entreprises doivent complètement s’approprier un nouveau métier : la vente sur Internet. S’il y a des points communs avec la vente physique, il n’en reste pas moins vrai qu’il faut réapprendre à vendre sur ce canal : e-marketing, SEO, merchandizing, …
  • Conflit de canaux : les canaux de ventes historiques ne vont pas nécessairement voir d’un bon œil ce développement… surtout si le point de vente en ligne bénéficie de règles différentes des autres canaux… Pourtant, les spécificités de la vente en ligne amènent nécessairement à adapter la politique commerciale…

Distributeur « brick & Mortar »

Cet acteur maîtrise un sourcing « d’enfer » et sait vendre sur des points physiques.

Maintenant, il ne peut pas rester les bras croisés, à regarder le e-commerce grignoter des parts de marché.

Le e-commerce apparait comme un eldorado… qui n’est pas si simple à atteindre…

Avantages

  • Maîtrise un soursing ;
  • Possède une marque qui va naturellement drainer des clients ;
  • A potentiellement les moyens de ses ambitions ;

Challenges

  • Le rêve du multicanal : une solution peut être d’avoir une approche multicanal. L’enseigne vend en ligne ou dans les magasins, et les différents canaux se complètent joyeusement. Un client arrive sur le net, choisi un produit, va le chercher dans le magasin le plus proche de chez lui, ou réciproquement… C’est un très bel objectif ! Mais dieux que c’est compliqué, long et cher à mettre en place… Donc, oui c’est une bonne idée d’aller dans cette direction, mais attention à ne pas y aller trop vite… Ma devise : de petites étapes simples pour avancer !

Fabricant de produits

Le fabriquant de produits n’a pas l’expérience de la vente directe auprès des clients. Il vend via différents distributeurs.

Le e-commerce lui apparait également comme un eldorado : la possibilité de recréer un lien directe entre lui, le fabriquant, et le client.

Avantages

  • Créer un lien direct avec les clients, raccourcir effectivement le chemin entre le producteur et le client, permettant de mieux maîtriser les marges et l’image de l’entreprise ;

Challenges

  • Quand on n’a pas la culture de la vente directe aux clients, le chemin est plus long… mais profitable !

Marque

La marque peut avoir l’expérience de la vente en directe, pour peu qu’elle ai ses propres magasins… Mais bien souvent, la plupart des ventes se font via des revendeurs.

La principale différence, par rapport au segment précédent, c’est un gros avantage : les clients connaissent directement la marque.

Pour ces acteurs, le e-commerce est un moyen d’augmenter le chiffre d’affaires bien sûr, mais également d’augmenter la part des ventes directes.

Avantages

  • Augmenter donc les ventes directes aux clients, et mieux maîtriser l’image de la marque ;

Challenges

  • Ces entreprises ont bien souvent des marketings « hypertrophiés » ! Internet apparait donc naturellement comme un canal de communication… Et pour vendre, il faut changer de point de vue.

VAD

Ah un « drôle » de cas pour la fin.

La VAD, n’est-ce pas le segment des précurseurs ?

Oui bien sûr ! Ces acteurs maîtrisent des éléments fondamentaux du e-commerce : la logistique, le travail de segmentation de la base client, le SAV…

Mais parfois la proximité joue des tours…

Pour ces acteurs, la vente sur Internet risque de n’être perçue que comme un simple canal d’acquisition des commandes : on peut en effet commander par formulaire, glissé dans le catalogue, par téléphone ou par … internet.

Finalement, ce sont bien les acteurs de la VAD qui doivent le plus se réinventer. Pas sur les métiers communs bien sûr, mais sur tout le commerce en fait : la segmentation des clients (ce ne sont pas nécessairement les mêmes qui achêtent sur Internet ou par catalogue), les outils pour vendre, l’analyse et le positionnement de la concurrence, …

Perspectives 2009…

Normalement, cette période de l’année permet de faire de petits billets, sur une vision du future, avec des prévisions sur les choses à venir.

Je ne l’ai toujours pas fait !

Pourquoi ?

Et bien, je trouve que dans le contexte actuel, avec un ciel bien nuageux quand même, ça me semble décalé de parler de nouveautés technologiques ou marketings, alors que l’important ne sera sans doute pas là…

Alors, bien sûr, 2009 va apporter son lot de nouveautés, d’évolutions :

  • Apple va sortir un iPhone V3, et peut être de nouveaux terminaux (un tablet pc ?)
  • Les constructeurs vont rivaliser d’intelligence pour mettre encore plus de fonctions dans moins de place (deux écrans dans un portable, allez…)
  • Les fabriquant de mémoire vont aller un cran plus loin, et on aura des clés USB de 128 Go, les disques SSD vont continuer leur progression
  • Les livres électroniques vont arriver à maturité, et le marché va commencer à bien se structurer de ce côté là (Merci Amazon et Sony)
  • Google va, malgré les difficultés, continuer à pousser ses pions, sur plusieurs directions (services liés à la géolocalisation, services multimédias & réseaux sociaux, couches logicielles (Chrome), …)

Mais parler de 2009 sans parler de la crise, et de son impact, ça serait pas très sérieux.

Le problème, c’est que je n’ai pas de boule de cristal. Je ne sais pas plus ce qui va se passer.

Ce que je sais, c’est que la crise est profonde, et qu’on a probablement pas encore tout vu.

Mais je sais également que les crises ont une fin !

Et bien sûr, ceux qui pourront et qui sauront s’adapter s’en sortiront grandi. Il a y avoir des perdants et des gagnants.

Au final, je pense que les crises sont inévitables : elles sont liées, à mon humble avis, à la psychologie de l’homme et à son comportement « grégaire » : pour faire changer « significativement » de direction une société, il faut un évènement fort… La nature humaine fait que l’homme et les sociétés s’installent dans une routine que seuls les crises réveillent vraiment. J’aimerais bien sûr qu’il en fut autrement : ces crises peuvent être très dangereuses, car elles peuvent être récupérées par quelques dangereux extrêmistes…

Publicités Google sur YouTube

Je ne l’avais pas remarqué jusqu’à aujourd’hui (même si on en parlait depuis longtemps…) : Google a ajouté des publicités, intégrées dans les vidéos (sur le site Youtube et même quand les vidéos sont affichées sur des sites tiers) :

Le format est donc simplement un bandeau statique, qui semble se généraliser.

Normal que Google avance dans cette direction : on sait bien que la pub est le business model de ce service de video gratuit.

Mais Google nous avait habitué à des pubs discrètes, qui n’empiétaient pas tant que ça sur les services (la pub sur GMail par exemple, est quand même tout à fait supportable).

Là, c’est carrément une bonne partie de la vidéo qui est masqué par de la pub : c’est bien plus intrusif.

Potoroze passe à la video interactive

Vous avez déjà vu ces vidéos interactives, ou c’est vous qui « commandez » le mannequin, pour lui dire ce qu’il doit faire : quel vêtement porter, avancer, reculer, tourner ?

Potoroze vient de lancer un tel service :

Vous choisissez votre profil (le mannequin qui correspond le plus à vos mensurations, ou à vos goûts).

Vous choisissez le vêtement à essayer.

C’est parti, vous pouvez voir le vêtement, en mouvement, sur le mannequin sélectionné.

Vous pouvez également interagir et « piloter » le mannequin !

Cerise « 2.0 » sur le gâteau : vous pouvez exporter la vidéo dans un blog ou tout autre site.

Le modèle économique est simple : Potoroze propose ce service en marque blanche, pour tout annonceur intéressé.

Vous pouvez contacter la société ici.

Le multi canal…

Voilà un sujet vraiment important.

Je compte en parler dans plusieurs billets.

Ce concept recouvre en fait des situations très diverses, puisque l’idée est que si vous vendez par plusieurs canaux, vous faites du multicanal !

Bon, mon sujet étant le e-commerce, je m’intéresse plutôt aux cas ou, parmi les canaux, il y a le web bien sûr.

Mais là encore, on peut avoir des cas de figures bien différents :

  • Un « pur player » internet souhaite diversifier les façons de vendre. Il décide par exemple d’éditer un catalogue, d’ouvrir un magasin…
  • A l’opposé, un distributeur décide de se lancer dans le e-commerce

L’idée du multicanal est de créer un maximum de synergies entre les canaux.

Exemples :

  • J’achète en ligne, et je peux rapporter le produit dans un magasin proche de chez moi ;
  • J’achète en ligne, et je peux aller chercher le produit dans un magasin ;
  • Le magasin propose des bornes, pour commander en ligne les produits de la collection, qui ne sont pas en stock.
  • La carte de fidélité est opérationnelle, sur tous les canaux.

C’est bien évidement une bonne idée ! Pour le client, une marque est unique, et il sera bien sûr très réceptif à la cohérence de l’offre, sur tous les canaux.

Mais dans la pratique, c’est pas forcément simple, ni au niveau management, ni au niveau organisation, ni au niveau des systèmes d’informations.

Bien évidement, cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas y travailler.

Bref, mon objectif dans ce billet est de faire passer des messages simples :

  • Oui, le multicanal est une bonne idée, et dans bien des cas, le sujet mérite d’être traité, et peu permettre d’augmenter le chiffre d’affaires de l’entreprise ;
  • Araok aide plusieurs entreprises dans la réflexion et la mise en place de stratégie multicanal ;

A suivre donc…

Criteo améliore le ciblage des publicités

Vous êtes passé voir ce blog…

Puis vous avez navigué, sur d’autres sites.

Peut être avez vous vu une de ces bannières ?

Que c’est il passé ?

Comment Critéo peut savoir que vous êtes passé sur mon blog ?

Explication !

Donc, vous êtes passé par mon blog (bravo, saines lectures 😉 ).

J’ai ajouté un petit script, qui dépose un cookie sur votre PC.

Quand vous êtes allé sur d’autres sites affichant des espaces publicitaires achetés par Critéo, le moteur critéo a pu vérifier si vous étiez passé par l’un de ces clients (donc moi dans l’exemple) et hop, afficher cette publicité.

Mais a quoi ça sert ?

Imaginez maintenant le scénario, non plus avec un blog, mais avec un site e-commerce (par exemple, hein).

Quand les clients quittent le site, ils vont retrouver des publicités du site marchand, permettant de les encourager à revenir.

Et alors ? et alors les résultats sont simplement excellent : si le client est venu sur votre site, c’est probablement qu’il y cherchait quelquechose. Le lui rappeler, un peu plus tard, ça permet d’augmenter significativement les ventes.

Transformer du CPM en CPC

C’est ça la nouvelle offre de Critéo : transformer des espaces vendu au CPM en CPC. Et comme, avec cette technique, les taux de transformation sont bon, tout le monde s’y retrouve : l’annonceur, qui gagne en performance, et Critéo, qui gagne « a la marge », entre le prix de vente au CPM et le CPC.

Vous voulez en savoir plus ? Contactez Critéo de ma part !

Salon e-Marketing de Paris

Vous voulez en savoir plus sur le e-marketing ?

Vous cherchez des prestataires, et vous ne voulez pas perdre de temps à « booker » plusieurs rendez-vous aux quatre coins de la France ?

Le forum e-marketing est une bonne solution à vos problèmes ;).

C’est l’occasion de rencontrer pas mal d’acteurs du secteur, soit pour apprendre, soit pour faire de la veille, soit pour faire du business…

Je dis ça comme ça, hein, je n’ai ni action, ni commission…

Ce salon, c’est le 27 et 28 Janvier.

En savoir plus :

Vie et mort des entreprises : CircuitCity

CircuitCity est une entreprise américaine, qui commercialise des équipements électroniques, des ordinateurs, des logiciels…

C’est une société avec une histoire, commencée il y a 60 ans…

Cette société possède des supermarchés aux US sur ce secteur, de 1 400 à 4 000 m2 !

Ils ont également des magasins au canada (près de 800 !).

Et bien entendu, CircuitCity vend en ligne.

Vend ?

Non, vendait ! La société vient de déposer le bilan.

Plus de 43 000 employés sur le carreau !

Que c’est il passé ?

Comment une société sur un secteur aussi porteur que l’électronique grand public a pu en arriver là ?

Pourtant, la société innovait sur plusieurs axes :

  • Nouveau plan pour les supermarchés, permettant aux clients de voir et d’acheter plus de produits, sur un même niveau ;
  • Stratégie multi-canal ;
  • Et même vente sur SecondLife !

Bon, il semble que depuis pas mal d’années, les actionnaires et dirigeants ont accumulés plusieurs erreurs : espace immobilier inutilisé (100 000 m2 quand même !), valse des dirigeants, manque de vision, de stratégie…

Et puis bien sûr, il y a la concurrence féroce d’autres acteurs, comme Amazon, avec une guerre des prix sans merci.

Le climat actuel a donné le coup de grâce, faisant fondre les actifs immobiliers, et faisant fuir tout repreneur potentiel.

Cette histoire m’inspire plusieurs choses, dont celle ci :

Mal conduite, une stratégie multicanal est potentiellement extrêmement dangereuse.

J’y reviendrais…

(Voir notament l’article sur la CircuitCity de Wikipedia)

THE eCommerce Place To Be – 3 février à Lyon

Avec Olivier et Altics,  on a décidé d’organiser régulièrement des réunions « entre pros » du e-commerce.

La première édition à lieu à Lyon, histoire qu’on vienne pas nous dire que Paris est le centre du monde ;-).

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Altics et Araok lancent les « e-Commerce Place To Be », un lieu d’échange et d’analyse sur le e-Commerce.

L’eCommerce Place To Be est une réunion régulière destiné aux e-Marchands :

  • De vraies discussions entre professionnels du e-Commerce ;
  • Un travail de synthèse et d’analyse réalisés par Altics et Araok, diffusé aux participants ;
  • Un moment de convivialité autour d’un buffet.

Thème de la première édition : Pilotage eCommerce en temps de crise

1 – C’est la crise ? Quels impacts sur votre business ? Tour de table et retours d’expérience

2 – Audience : attirer un maximum ou apporter de l’audience qualifiée ?

Inscription à 150 €

Pour vous inscrire, c’est tout simple : envoyez moi un mail !

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