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Magento 3 ?

J’ai eu une discussion très intéressante avec un amis, sur Magento, ses qualités et ses défauts.

Voici mon point de vue (a compléter, je compte sur vous 😉 )

Le pour :

  • Solution assez propre ;
  • Solution basée sur un framework lui même plutôt bien structuré (Zend)
  • Fonction Merchandizing assez avancées (règles de promo, mise en avant des produits, …)
  • Multi boutiques assez avancé
  • Back office assez bien fait, avec la possibilité de créer des groupes d’utilisateurs, et des vues associées
  • Énorme communauté, qui donne une très grande vitalité au produit
  • Equipe derrière très bien : a l’écoute, bonne expérience, vision intéressante…
  • La licence entreprise est une bonne réponse pour les entreprises qui ont besoin d’avoir un interlocuteur professionnel, avec des garanties.

Le contre :

  • Reste très gourmand au niveau des ressources pour avoir de très bons temps de réponse. Ok, ce point est amélioré dans la dernière version, mais ça reste un point de vigilance (et il ne faut pas lésiner sur l’architecture serveur…).
  • Par défaut, le back et le front sont sur la même base, et c’est donc une architecture un peu fragile (je navigue dans le back, et le front ne répond plus)
  • Le CMS n’est pas très simple à utiliser… C’est un point clé, parce que pour beaucoup de sites, le site, c’est un mélange de e-commerce et de contenu…
  • Pas de solution simple pour administrer les migrations vers de nouvelles versions.
  • Le modèle de données, et plus généralement l’ensemble du système demande un vrai temps d’apprentissage avant d’être à l’aise avec cet outils
  • Le multi catalogue (catalogue adapté pour différentes boutiques) n’est pas très souple : soit les produits sont rangés « partout pareil », soit on doit complètement recréer l’arborescence des catégories par boutique… Dommage !

En synthèse, je dirais que c’est vraiment une base intéressante, mais qu’il reste du chemin pour avoir un outil vraiment bien taillé.

Ah là là, le système e-commerce parfait n’existe pas ;).

Barcamp Magento – c’est la semaine prochaine !

Juste un petit « reminder » : le barcamp Magento, c’est mardi prochain !!!


Le programme a été mis à jour pour « faire de la place » à Roy qui nous rend (encore 😉 ) visite :
09h00 – 09h30 : Introduction Magento par Roy Rubin (CEO de Varien)
09h30 – 10h15 : Présentation général de Magento et de la version CE par Sébastien Lepers
10h15 – 11h00 : Présentation de la version Enterprise Edition de Magento par François Ziserman
11h00 – 11h15 : Pause
11h15 – 11h45 : Conférence communautaire par SeL, Gabriiel et Anthony, Philippe
11h45 – 12h30 : Magento, performance comparées des version 1.2, 1.3 avec et sans Zend server, par Zend & NBS System
12h30 – 14h00 : Coupure déjeuner
14h00 – 14h45 : Magento et les projets à fort degré de personnalisation par SQLI
14h45 – 15h30 : Les bonnes pratiques des modules et du webservice par Fabrice Beck (Fia-Net)
15h30 – 16h00 : Pause
16h00 – 16h45 : Intégration de fonctionnalités spécifiques et SEO dans Magento, Baobaz (en anglais)
16h45 – 17h30 : Retours d’expérience de sociétés déjà Magentisées
17h30 – 18h30 : Prise de contacts & échanges de cartes

Il y a en plus des ateliers barcamp qui s’annoncent sympas :

Présentation du vente privée suisse (Profileo)
Débat sur l’implémentation de la fiscalité FR & EU dans Magento (Ekinos)
Solution et garantie de payement (Fia net)
Desktop application de suivi des ventes en temps réel (Hitomi Studio)
Portefeuille internet (Money bookers)
et de nombreux autres sujets,que vous ou des invités souhaiterez aborder.

Bonus

Bonus 1 : Les 190 premiers inscrits auront une clef USB 1 Go, au format carte de crédit, logoté aux couleurs de Bargento 2.
Bonus 2 : service de boissons (soft uniquement) compris durant l’évènement

INSCRIPTION >>>

Système d’information e-commerce – centralisé ou pas ?

Bon, le système d’information e-commerce, ça commence par un site e-commerce ;).

Au début, ça va bien. On ne comprend même pas forcément quels sont les autres sujets…

Et puis, quand on en a assez de traiter les commandes par mail, de ressaisir toutes les commandes dans les interfaces des transporteurs, et de ressaisir toutes les infos dans la comptabilité, on pense à mieux s’équiper.

En général, les choses se font petit à petit.

On rajoute une brique par ci, un module par là.

On se retrouve rapidement avec un système… un système quoi !

Il a poussé comme il a pu, et surtout, les connexions entre les composants ont été développées au fil de l’eau…

Il est temps de se poser la question de la pérennité du système, de faire un audit précis de ce système pour identifier les points faibles, et faire gentiment évoluer tout ça.

L’une des questions clé est de bien traiter les données. Pour toutes les briques (ERP, CRM, e-Commerce, …), l’élément clé est bien la base de données.

On est à peu près tous d’accord, entre « pro », pour dire que, quand on doit auditer un système, on peut faire 80% du travail en analysant les tables de la base de données.

Donc chaque brique à sa propre base.

Les données ne sont donc pas centralisées dans ce cas : chaque brique gère sa partie du modèle de données global à l’entreprise.

Quels sont les problèmes :

  • Les mêmes informations sont dupliquées, entre chaque module ;
  • Ces données ne sont pas nécessairement bien synchronisées. On a donc bien souvent des structures proches, mais avec des valeurs différentes. Exemple : on a bien une table de clients dans le CRM et une autre dans l’ERP, mais ces deux tables ne contiennent pas les mêmes valeurs, et il n’est pas évident du tout de resynchroniser tout ça !

Bon, on doit donc remettre un peu d’ordre dans tout ça.

D’où la question du titre : faut il concevoir un système avec un modèle de données centralisé, ou peut on faire un modèle de qualité, avec un modèle de données décentralisé ?

Mon avis est que le modèle centralisé est un mythe… Pas très réaliste.

C’est le mythe d’un monde simple, ou on pourrait modéliser l’ensemble des données de l’entreprise dans une seule base. Disons le… C’est un peu le mythe de l’ERP.

Dans la pratique, les ERP sont bien pratiques bien sûr, mais force est de constater qu’ils n’arrivent jamais à modéliser toutes les données de l’entreprise, pour tous les métiers.

Outre le fait que le modèle est utopique, il a de plus une certaine fragilité : que ce passe-t-il si le référentiel « tombe » ?

L’ensemble de tous les systèmes de l’entreprise repose sur le bon fonctionnement d’un seul module…

Autre point qui me semble clé : pour mettre en place un tel système, il faut une refonte très « brutale » du système d’informations.

Cette refonte coûte très très cher, prend beaucoup de temps… Et n’apporte pas toujours le résultat attendu (on revient à la promesse difficile à tenir…).

On peut donc raisonnablement réfléchir à un modèle moins « dictateur », plus décentralisé :

L’idée, c’est que chaque application est bien une application autonome, qui gère donc ces données, et qui les partage avec les autres briques.

Ce qui modélise l’ensemble du système d’information, ce n’est pas une application, mais l’ensemble des applications de l’entreprise.

Belle idée, mais la réalité est un brin plus complexe.

D’abord, les applications ne communiquent pas si simplement que ça les unes avec les autres.

Ensuite, si on ne fait rien de plus, on se retrouve de fait avec la situation de départ : on ne sait plus ou sont les données.

Il fout donc ajouter deux éléments clé à ce modèle :

  • Il faut définir pour chaque type de donnée quelle est l’application qui possède la référence.
  • Il faut ensuite travailler sur les échanges de données.

Pour le premier point, c’est un travail d’analyse. En fait, les choses se mettent en place assez naturellement. Si on reste sur l’exemple du diagramme, on pourrait dire que le e-commerce possède la référence du catalogue. Le CRM est la référence pour les données clients, …

Pour le deuxième point, c’est un peu plus technique.

Nos applications doivent donc dialoguer les une avec les autres :

Ah là là, notre beau « monde » est devenu un enfer de liens dans tous les sens… (bon, d’accord, j’ai un peu exagéré, mais la réalité est souvent pas si loin que ça…).

Comme je l’ai dit dans un autre billet, les liens constituent, entre les modules, un vrai sujet !

Le mieux est donc de penser à mettre en place une architecture à base d’ESB !

L’idée est simple :

On ne fait plus des liens entre les modules, mais on met en place un vrai système de patage d’information.

Bon, il est tard, je vous en dirais plus… plus tard.

Bidonner les avis consommateurs sur iTunes ?

Je regardais les avis d’une nouvelle appli sur iTunes.

J’ai pas la preuve bien sûr, mais il semble que les avis positifs soient bidons :

Ce qui me laisse penser ça ?

Principalement l’écart type : très peu de notes moyennes. Soit les gens détestent, soit ils adorent.

C’est louche 😉

Et comme les arguments négatifs sont assez clairs, ça laisse à penser que des stagiaires marketing sont passé par là pour « pisser des pages de commentaires positifs »…

C’est l’un des vrais sujet de tout ces mécanismes : comment empêcher ce type de comportement, inévitable : il y a de l’argent en jeux…

La valeur du lien

Le lien est le cœur de la valeur de l’internet.


Linked Originally uploaded by deannedaffy

C’est tout simple comme réflexion.

D’ailleurs, l’élément fondateur de l’Internet, c’est bien le lien hyper-texte.

Aujourd’hui, l’explosion des réseaux sociaux, c’est également l’explosion d’autres types de liens : les liens entre les personnes.

Mais il y a encore bien d’autres liens à explorer…

3Dsecure chez Pêcheur.com

Cela fait un bout de temps qu’on parle de 3DSecure… Sans vraiment en voir « la tête ».

Je viens d’en parler avec Olivier, qui a mis 3DSecure en œuvre, depuis bien longtemps, puisque c’était en place pour les ventes internationales avant même l’ouverture de 3DSecure en France.

Comme j’aime bien voir les choses par moi même (un petit côté saint thomas ?), j’ai fait un achat sur Pêcheur.com.

Surprise, on m’a rien demandé, ni ma date de naissance, ni l’âge du capitaine…

On peut donc faire un achat 3DSecure sans le savoir ;).

En fait, côté Pêcheur.com, le contrat est effectivement 3DSecure. Cela veut dire que s’il y a un problème de paiement, c’est la banque qui gère, pas Pêcheur.

Après, comme la fonction 3DSecure fait intervenir la banque de l’acheteur, ce qui se passe dépend de la banque en question, et de la carte.

Suivant les banques, la fenêtre qui s’ouvre peut être différente, ainsi que les questions posées (date de naissance pour certaines, code spécifique à créer puis à réutiliser pour le Crédit Agricole, question sur le nom de jeune fille de votre mère, …).

Enfin, certaines cartes ne sont pas compatibles 3DSecure. Je devais sans doute rentrer dans ce cas de figure.

Olivier, avec qui on a un peu parlé de tout ça, m’a donné des infos intéressantes :

Pour lui, 3DSecure n’a pas impacté les résultats. Il a bien conscience que ce résultat peut être atypique, pour plusieurs raisons :

  • Les clients de pêcheur.com sont des passionnés. Ils connaissent la marque, font confiance, et vont jusqu’au bout ;
  • pêcheur.com a mis en place deux moyens de paiement par carte bleue. Olivier pense que ça a joué : les clients essayent une banque. S’ils sont troublés par la popup de la banque, ils essayent l’autre.

A ce propos, intéressant l’idée d’Olivier de mettre deux banques CB en ligne !

La raison principale est très simple : c’est un moyen pour être certains que les ventes pourront se poursuivre, même si l’une des plateformes de paiement est « off », ce qui arrive régulièrement est déjà arrivé.

eMails et e-commerce

Pas mal de raisons d’envoyer des emails quand on fait du e-commerce :

  • Confirmer la création du compte ;
  • Valider l’enregistrement d’une commande ;
  • Tenir le client au courant de l’état de la commande puis de la livraison ;
  • Répondre à une demande de renseignements (avant vente) ;
  • Echanges suite à un problème lié à une commande (SAV) ;
  • Confirmer l’abonnement à la news letter ;
  • Envoyer des news pour tenir au courant de l’activité commerciale (la news letter justement) : nouveaux produits, promotions super top, …

Habituellement, on sépare les emails en deux catégories : transactionnels pour tout ce qui est lié à l’activité e-commerce et marketing pour le reste.

D’ailleurs, bien souvent, les emails sont envoyés par différents outils :

  • La plateforme e-commerce envoie directement certains emails transactionnels ;
  • La plateforme logistique envoie les emails de préparation de la commande et bien souvent ceux liés au transport ;
  • Une solution type « eMailing » ou CRM est réservé à l’envoie des emails marketings ;
  • Enfin, une solution d’emails plus classique est souvent utilisé pour les échanges avant vente ou après vente.

Est-ce un problème ?

Oui et non.

Non parce que le besoin fonctionnel est rempli : on a bien les échanges qu’il faut, dans les différentes situations.

Mais cette façon de faire est loin d’être parfaite, pour plusieurs raisons :

Les emails ne sont pas envoyés de manière homogène. On prend le risque d’envoyer des emails avec des paramètres différents et des formats hétérogènes.

Pourtant, pour le client, tous les mails viennent d’une seule et même source : le vendeur, la marque.

Et puis, si on y réfléchi bien, cette séparation en différents type d’emails est artificielle.

Exemple : le mail de confirmation d’une commande n’est il pas un excellent support pour faire un brin de marketing, et pousser des produits complémentaires ?

Enfin, plusieurs outils, cela veut également dire qu’on aura pas une vue complète sur les échanges avec les clients. Chaque outil a une vue parcellaire de la relation client, et personne n’a « une vue 360° ».

Il vaut donc mieux essayer de mutualiser tout ça.

Mix commerce lève 5,5 M€

Bravo à Philippe et à toute son équipe, pour cette belle levée de fonds, avec Xange et Innovacom.

C’est incontestablement une belle prouesse, dans un contexte ou les levées de fonds restent difficiles.

C’est également la preuve que les investisseurs croient dans le potentiel du e-commerce délégué.

Petit rappel sur le e-commerce délégué :

Il s’agit de proposer, à des marques qui souhaitent développer le canal e-commerce mais qui ne peuvent / veulent pas le faire en interne, de prendre en charge l’ensemble du e-commerce :

  • Réalisation du site e-commerce et de l’infrastructure associée
  • Prise en charge de la relation client e-commerce (avant et après vente)
  • Prise en charge de la logistique
  • Prise en charge du e-Marketing

En général, le e-commerce délégué se paye « a la performance », en fonction des ventes donc.

Bonne route Philippe !

NB : c’est un sujet sur lequel je ne suis pas neutre, puisque je travaille au sein de l’équipe Brand Online Commerce, dont je vous donnerais des nouvelles bien vite !

Luxe et Internet

Les marques de luxe ont un savoir faire particulier :

Faire que le prix des produits ne soit plus du tout en relation avec le prix de fabrication.

Comment arrivent elles à ce résultat « magique » ?

C’est tout l’art du marketing, au sens le plus complet du terme.

Ces entreprises ont donc comme point commun d’avoir un « marketing hypertrophié ».

Concrètement, cela veut dire que pour ces marques, le marketing a un pouvoir important, justifié par tout ce travaille d’image.

Le modèle a plutôt bien marché.

Et voilà qu’Internet arrive.

Internet peut être vu comme un canal de communication… Donc, tout naturellement pour ces marques, Internet est entré dans le domaine du marketing.

Jusqu’ici, tout va bien.

Et puis Internet est devenu un nouveau canal de vente, avec le e-commerce.

Pour les marques de luxe, ce canal est un moyen privilégier pour avoir un lien direct avec les consommateurs.

Et puis, un nouveau canal de vente, c’est aussi un moyen d’augmenter le chiffre d’affaires.

Donc, beaucoup de ces marques se mettent à vendre sur Internet.

Et là, ça devient plus compliqué…

Le même média, Internet donc, se retrouve à être utilisé pour plusieurs objectifs, différents : communiquer et vendre. Pas si simple à gérer… Sauf que si le e-commerce est géré par le marketing, qui par construction est plutôt orienté communication, la balance va naturellement pencher vers la communication, au détriment du e-commerce.

La concéquence de tout ça, c’est que bien souvent, les sites e-commerce des marques de luxe ne sont pas très orienté « transformation ».

Ce sont bien souvent des sites ou la communication a dominé la réflexion… et les ventes s’en ressentent.

Mais je suis convaincu que les choses évolueront, et chacun retrouvera sa place, avec des espaces pour communiquer et des espaces orientés vente, tout simplement.