ça dépote chez Spartoo :
Un pic de 22 commandes à la seconde
10 000 commandes la première heure
800 000 visiteurs uniques sur les deux premières heures
Soit une progression de 70% par rapport aux soldes 2011 !
(Source Spartoo)
François Ziserman : entrepreneur, IA et ébénisterie
ça dépote chez Spartoo :
Un pic de 22 commandes à la seconde
10 000 commandes la première heure
800 000 visiteurs uniques sur les deux premières heures
Soit une progression de 70% par rapport aux soldes 2011 !
(Source Spartoo)
Je sors d’une journée de travail, dans la banlieu de paris. Le bus doit passer dans 15 minutes, et je sais qu’après le bus, je vais devoir prendre le RER, puis le métro. Un taxi passe, je cède à la tentation, la facilité.
Dès que je monte, le chauffeur me dit :
Vous entendez la musique de la voiture de derrière ? Ils arrivent à me casser les oreilles d’une voiture à l’autre. Ce sont des noirs, j’en suis sûr.
Je réponds que sa remarque est raciste.
Une voiture démarre plus vite que lui. Il me dit alors : « ça, c’est un arabe ».
Bref, vous imaginez le trajet, entre coup de freins brusques, insultes toutes les minutes.
Au final, j’ai mis 1h20, soit a peu près le temps que j’aurais mis, « tranquillement », dans le RER.
Et j’aurais économisé 40 €… que ça me serve de leçon 😉
Mon fils fait son stage à Paris. On loge proche de Bastille. Il doit aller à Nation.
Je reçois un SMS, ou il me dit : « Je suis bloqué à Sablon. Plus que quelques stations pour arriver à La Défense. Je fais quoi après ? »
J’aurais du lui conseiller de prendre le taxi ? 😉
Free vient de lancer son offre :
Cela veut dire plus d’accès internet en mobilité pour moins cher.
La crainte, c’est que l’offre ne soit là que pour quelques mois, le temps de capter les clients, puis de changer cette offre.
Je ne crois pas du tout à ce scénario, qui n’est pas, il me semble, dans la culture de Free. Il n’y a qu’à voir ce qu’à fait Free sur l’accès Internet, avec un prix « cassé » qui a tiré, depuis pas mal d’années maintenant, les prix vers le bas.
Donc, plus d’internet en mobilité.
Et ça, c’est une excellente nouvelle pour le développement des services mobiles en général, et du m-commerce en particulier !
Cela contrarie bien la mauvaise tendance, qui commençait à émerger, d’un retour à « l’octet payant », qu’on a malheureusement connu dans les années 2000.
Donc, vive Free, qui a bien secoué le petit monde des opérateurs.
Bon, évidemment, difficile d’accéder à la page d’abonnement, même à minuit :
Le métier du e-commerce est un métier, pour la plupart des cas, saisonnier.
L’affluence des clients, des commandes, varient énormément, en fonction des moments forts de l’année.
Les serveurs chauffent, les équipes logistiques sont doublées, triplées, pour gérer l’afflu de commandes à traiter.
Il n’est pas rare d’avoir un écart de 1 à 10 entre une période « normale » et Noël, ou les soldes.
Les soldes, justement, c’est encore pire, parce que le début est une date et une heure fixe.
Encore, Noël, ou la Saint Valentin, les ventes sont réparties, quelques semaines à l’avance.
Les soldes, c’est « top départ ».
Justement, cette année, c’est mercredi 11 janvier, à 8h.
Bien sûr, certains sites tricheront, et lanceront les soldes à minuit.
Comme chaque année, certains sites vont tomber sous le poids des visiteurs.
Bonnes ventes à tous !
Quand on « regarde de loin », on peut s’imaginer qu’un site e-commerce, cela permet « d’un coup » de vendre dans le monde entier !
Le site est visible pour tous les pays !
Oui, c’est vrai… Mais pas tout à fait ;).
En fait, pour vendre dans le monde entier, il faut y aller… étape par étape.
Le site déjà, ne peut pas être le même pour tous les pays.
On peut faire une première étape, en gardant un seul site, avec deux versions :
Si, lors de la création du compte, on peut sélectionner le pays de livraison, c’est déjà un premier pas.
C’est un tout petit pas en fait ;).
Pour réellement vendre dans un pays, il sera bien plus efficace d’avoir un site adapté à chaque pays.
Cela permet d’adapter l’offre au marché.
Cela permet également de proposer un site en phase avec les habitudes de chaque pays.
Exemple : pour réellement vendre en Allemagne, mieux vaut mettre en place le payement préféré des Allemand : l’ELV (prélèvement).
Toujours dans l’esprit de bien adapter l’offre, il faut également revoir les conditions commerciales. Le droit du e-commerce n’est pas (encore ?)harmonisé, entre les pays. Il faut donc, par pays, définir les conditions d’annulations, de retour d’une commande.
En fait, il faut prendre tous les métiers du e-commerce, et se poser la question de comment adapter le métier au pays.
Il faut donc se poser la question pour le transport et la livraison, pour les conditions et le mode opératoire des retours, pour le call center…
Pareil pour le e-marketing, le SEO.
Pour réellement développer un site dans un pays, il faut travailler tous les sujets e-marketing localement : emailing, SEO, SEM, affiliation…
Bon, entre l’idée d’un site universel et la réalité, il y a une sacré marche, non ? ;).
J’étais en déplacement ce week end.
Une bonne occasion pour tester quelques applications mobiles.
La bonne nouvelle c’est qu’il y a du travail, on sait quoi faire ;).
Ce que je veux dire, c’est que les applications que j’ai testées ne sont pas très au point au niveau ergonomie.
Deux exemples :
Premier exemple : Voyages-sncf. L’application est plus tôt pas mal pensée.
Mais pourquoi tout réinitialiser en cas de problème de connexion lors de la dernière étape ?
Plus grave : l’affichage d’une erreur, sur la saisie d’un champ, décale la page, et m’empêche de voir ce que je tappe dans le champ du formulaire !
Le choix du type de réduction, avec un widget joli mais pas du tout ergonomique est également à revoir.
Autre exemple : AlloCiné. J’ai créé un compte depuis l’application mobile. Première page, pas de problème. J’arrive sur la deuxième page, qui me demande de renseigner un Captcha. Là, je reçois un message d’erreur… qui concerne en fait la page précédente… Incompréhensible pour un internaute « lambda ».
Pourtant, il ne s’agit pas de petites applications, mais bien d’applications « pro ».
Bien développer des applications mobiles demande un savoir faire très particulier.
Si on doit être obsédé par la qualité d’un formulaire sur le web, il faut être carrément psycho-maniaque pour une application mobile. La recette prend ici toute son importance.
C’est d’autant plus dommage qu’une application mobile doit justement être faite pour offrir une expérience « fluide » aux internautes qui ont une attache suffisemment forte avec une marque pour télécharger l’application !
Discussion enflammée (comme toujours 😉 ) avec Benjamin ce midi.
Benjamin :
Au final, seul l’exécution compte.
Tu prends une mauvaise idée. Bien mise en oeuvre, ça donne quelque chose.
Par contre, tu prends une bonne idée, avec une mise en oeuvre pourrie, ça donne rien.
Ah là là ce que je ne suis pas d’accord 😉
C’est pourtant un truc qu’on retrouve souvent.
L’autre façon de dire ça, c’est un truc du genre :
L’idée c’est 5%, 95%, c’est l’excecussion.
Ce que je pense, c’est que cette séparation entre idée et exécution est complètement artificielle et je ne vois pas du tout pourquoi on minimise comme ça l’importance d’être créatif pour bien mener une aventure entrepreneuriale.
Pour moi, une bonne exécution doit nécessairement être alimentée, en continu, par des idées. Des idées pour se développer face à des acteurs plus gros, plus riches. Il faut donc faire « malin ». Il ne s’agit donc pas de « dérouler » un programme, une « excecussion ».
Bien sûr, je suis bien d’accord avec certains éléments inclus dans cette assertion : si l’exécution n’est pas bonne, on ne crée rien. Il faut être bon sur tout un tas de choses très opérationnelles: le management, l’organisation, …
Donc, pour moi, réussir c’est concilier les deux axes : de bonnes idées, sur les différents items et la capacité à bien mettre en oeuvre.
J’ai vu des boites bien mal se porter avec des personnes qui pourtant savaient « exécuter »…
Il existe plusieurs solutions, permettant de créer un site e-commerce en quelques clics, de manière complètement gratuite.
TinyPay.me est l’une de ces solutions.
Voici un exemple de boutique, avec moins de 10 produits en vente :
Un clic sur un produit :
La présentation est simple et de bon gout, avec un bouton « Acheter » qu’on ne peut pas ne pas voir ;).
Un clic sur ce bouton permet d’entrer dans le processus achat :
Le format du formulaire est particulièrement bien fait :
Quand un champ a le focus, une bulle d’aide s’affiche au dessus.
C’est une très bonne idée, bien complémentaire par rapport au format choisi : les champs ne sont pas présentés par un texte extérieur. Ce texte est collé à l’intérieur du champ. Avantage : gros gain de place. Inconvénient : quand l’internaute a commencé à taper quelque chose, il ne voit plus ce texte. Ici, la bulle bleue règle ce problème.
Le processus est en deux étapes : une fois ce formulaire rempli, on est envoyé sur la page de paiement Paypal.
Simple et efficace.
Bon, après, il faut bien avoir en tête qu’une telle boutique ne permettra de vendre que si on fait venir du trafic !
Aider l’internaute à trouver le bon produit, voilà un bon sujet 😉
Il n’y a pas une bonne façon de faire. On ne sera jamais dans la tête de l’internaute, et le « chemin mantal » qui conduit l’internaute à choisir, au final, tel ou tel produit dépend de chacun.
Autre élément évidemment clé : le catalogue. Le problème n’est pas le même si vous avez 100 produits ou 10 millions.
Bon, mais au delà de ces généralités, certaines pratiques se sont bien développées, et permettent d’aider l’internaute.
Les filtres sont un bon moyen pour guider le client.
Les filtres sont présent sur pas mal de sites.
Sur la plupart des sites, les filtres sont affichés en colonne de gauche.
Exemple avec Fredhopper sur Alinéa :
Exemple avec Endeca, sur Vertbaudet :
Mais on trouve aussi, sur certains sites, les filtres en ligne, en haut. Exemple avec Compario, sur Milonga :
Au fait, on n’a pas forcément besoin de prendre un outil de searchandising pour faire ça. Exemple sur Lepape, qui propose pas mal de filtres, avec Magento :
On peut filtrer sur… pas mal de choses : le prix, la marque, la disponibilité, les avis consommateurs, la couleur, …
Mais si tout cela à l’air bien rodé, il se cache en fait derrière ces notions, des choix, qui, s’ils sont bien fait, permettent d’augmenter significativement le taux de transformation.
Déjà, l’ordre d’affichage des filtres est important. Quels sont les filtres à faire apparaitre en premier ?
Autre point important : bien choisir les filtres. Si on propose trop de filtres, l’internaute risque de s’y perdre. Pas assez de filtre, et il ne trouvera pas ce dont il a besoin.
Enfin, doit on permettre d’appliquer une recherche sur plusieurs valeurs pour un même critère ?
Exemple : je cherche un tee shirt, soit noir, soit marron.
Sur la couleur, je veux donc pouvoir ajouter deux valeurs. En terme informatique, il s’agit donc de pouvoir faire un « OU » : je cherche du noir OU du marron.
Certains sites proposent cette option. Exemple sur Sears, qui permet de sélectionner plusieurs valeurs pour les critères (marques dans l’exemple) :
Détail ? Non !
Ce sont bien ces détails qui permettent à l’internaute de trouver ce qu’il cherche rapidement.
En ce début d’année, c’est un bon moment pour essayer de prendre un peu de recul, et d’anticiper les futures tendances.
Le contexte est difficile, il faut regarder ça en face.
En Inde, nos interlocuteurs ont déclarés qu’il y avait 70% de tourisme en moins. 70 % !
L’économie mondiale est instable, et la France est dans la tourmante.
Cela n’a pas de sens, il me semble, que de parler de perspective, sans prendre cet élément en compte.
Bien sûr, personne ne sait vraiment ce qui va se passer.
les choses peuvent se tasser, comme en 2008. Un peu de mauvais temps, quelques mesurettes, et hop, c’est reparti.
Mais ça peut aussi « taper dur »…
Dans ce contexte, les consommateurs sont prudents, et on ça se comprend.
Alors, fin de la croissance du e-commerce ?
Pas sûr !
Quand chacun doit faire attention à ce qu’il dépense, Internet est un bon moyen de « dépenser mieux » !
Quelle solution permet, à part le e-commerce, de comparer les offres des marchands, en quelques minutes ?
Quelle solution permet de choisir une offre moins cher, sans faire des km ?
Alors bien sûr, la tension sur les prix va être plus forte.
Bon, le décor étant planté, voici comment je vois les choses :
Je pense donc qu’on peut tabler sur une croissance du e-commerce en 2012.
Les principales tendances déjà amorcées vont se poursuivre :
Le multi canal va bien sûr rester un sujet central pour beaucoup d’acteurs, ayant des magasins, et cherchant à maximiser la valeur entre les différents canaux, pour offrir une expérience cohérente et riche.
Bon, ça, se sont des tendances, finalement peu impactées par le contexte.
Au niveau des solutions du e-commerce, je pense que le contexte « tendu » va encourager des solutions du type SAAS. Pourquoi ? Parce que cela permet d’opérer des sites e-commerce en limitant les équipes internes, les risques (pour peu qu’on choisisse bien sa solution 😉 ). Au delà du SAAS, je suis convaincu que des solutions de type « bus e-commerce », à la X-Commerce, vont se développer. 2012 ? 2015 ? Je ne sais pas, mais ça va venir ;).
Autre tendance, les avis clients. Dans un contexte ou on doit « faire les bons achats », les consommateurs vont accorder encore plus d’importance aux avis consommateurs. C’est d’ailleur complètement en lien avec le f-commerce… Bref, pour revenir sur les avis consommateurs, ses avis sont importants et donc la tentation est grande de les bidonner. Cela existe, bien sûr. Il y a un marché pour ça. C’est combien d’euros pour un avis bidon ? Les offres sont plus ou moins qualitatives, mais on peut faire confiance aux « créatifs » : si rien n’est fait, le web sera rempli d’avis bidons, tuant la valeur de ces avis. Je pense que, assez naturellement, pour contrer cet effet, des solutions vont se généraliser, permettant d’avoir des avis « certifiés ».
Au final, pour les e-commerçants, un contexte tendu, c’est un moyen de gagner des parts de marchés, de renforcer sa position.
Pour beaucoup, l’exercice va être « faire plus avec moins ».
et ce n’est pas un mauvais exercice !
Au delà de ces tendances, quels sont les évènements qui peuvent apporter des ruptures plus franches ?
Certains gros acteurs peuvent changer la donne, avec des offres en ruptures.
Amazon peut booster l’offre « légo » et augmenter sa prise sur le marché e-commerce et logistique.
Google… Ah google. On peut quand même difficilement parler tendances et ne pas parler de google. La situation de Google n’est plus si confortable que ça. Les conflits d’intérêts apparaissent de plus en plus évidents. Comment tout ça va-t-il évoluer ?
En tout cas, aujourd’hui, Google reste l’acteur majeur à prendre en compte pour travailler l’acquisition de trafic.
A voir à ce sujet les perspectives SEO proposées par des pros (exemple : blog.axe-net.fr/seo-tendances-2012 ou encore webrankinfo.com/dossiers/conseils/referencement-2012).
Et vous, vous voyez quoi comme tendances et ruptures pour 2012 ?
Et bien sûr : Bonne année à tous !