Fond de e-commerce à vendre !

Atelier de la mode est un site e-commerce qui propose un modèle hybride, avec des ventes privées et des collections permanentes.

Le site est rentable, a déjà organisé 600 ventes, compte plus de 80 000 inscrits.

Ce site a été monté par Jonathan Lipfeld, un jeune entrepreneur passionné par la mode.

Et bien se site est à vendre, et la vente est organisée par ecommerce-live vendredi 26 octobre à 14h.

(bravo Pierre Henri pour cette initiative !)

 

Keynote RBS Change

Je vous ai parlé la semaine dernière, RBS est un éditeur de solution e-commerce.

Aujourd’hui, RBS a organisé une présentation, avec pas mal d’actualité.

Voici quelques notes :

  • Le produit existe depuis 7 ans, 200 clients
  • Le produit cible des sites « moyen à grand », B2B & B2C
  • Cross canal, International
  • Avec des besoins CMS
  • Le modèle, c’est un coeur gratuit, et des extensions payantes : 20 extensions payantes, de 500 à 8000 € l’extension, plus une maintenance de 20% par an
  • Les partenaires : NBS en particulier, hébergeur spécialisé dans le e-commerce, avec une offre Magento, Prestashop et RBS Change donc
  • Références : Aubert, Phox, Rossignol, Manfield, …
  • Une offre packagée pour les partenaires, avec formation, accès au help-desk, 20% de commission sur les licences : 8995 €
  • Partenaires intégrateurs : Smile, Synolia, Bysoft, …
  • Focus sur Smile justement : Smile met en avant la rapidité de l’outil, la qualité (modularité en particulier) : 10 développeurs formés, 2 projets menés à terme et un en cours (Solaris, Ma boutique Régime Dukan)

Annonce de la V4 !

  • Objectif : devenir leader mondial d’ici fin 2015 sur son segment de marché
  • Core : 30% plus compact
  • Respect des nouveaux standards du marché (PSR-0 et 1)
  • Mise à jour des designs patterns
  • API simplifiée
  • PHP 5.3 – 5.4
  • Basé sur Zend Framework 2 !!!
  • Disponible sur Github
  • Qualité vérifiée via Travis-ci
  • Documentation en anglais
  • Ouvert aux contributions externes
  • Le Back office de la V3 est sur XUL (propriétaire Firefox), le nouveau back office est en HTML5
  • Avec une interface responsive, qui permet de gérer le back depuis une tablette

Copie d’écran du nouveau back office :

  • Fonctions avancées pour l’international : instances pilotées (super 🙂 )

  • Date de sortie : Q2/Q3 2013 (un peu de patience 😉 )
  • Garantie du support éditeur de la 3.6 jusqu’en 2015

Et voilà, c’est la fin de cette présentation !

Le terrain de jeu

La plupart des gens sont « bien câblés ».

Ils ont un « espace » de compétence, et sont heureux de pouvoir les mettre en pratiques.

Un architecte technique ne sera jamais plus heureux que quand il peut concevoir une belle architecture, qui donnera satisfaction à tout le monde (quelle reconnaissance !)

Un responsable SEO aura à coeur de faire du bon boulot : faire remonter son site sur Google.

Ect… Vous avez compris l’idée 🙂

Mais bien sûr, les choses ne se passent pas toujours comme ça, ça serait trop simple !

Au delà du savoir faire « technique » ou métier de chacun, on doit tous comprendre quel est le terrain de jeux sur lequel on joue.

Le terrain de jeu, c’est défini par ce qu’on peut faire, et surtout ce qu’on ne peut pas faire.

La plupart du temps, on apprend sur le terrain (justement 😉 ) quel est le réel terrain de jeu sur lequel on peut opérer.

Il peut même y avoir un sacré écart entre ce qu’on vous dit et la réalité !

Les limites du terrain, ce sont des histoires de territoire (tu ne peux pas faire ça, c’est de la responsabilité de l’équipe machin), d’égo (si tu dis ça, bidule va mal le prendre), de management « décalé » (le chef a dit Truc, on va faire Truc, même si on prend conscience que c’est pas ce qu’il faudrait faire).

Il y a aussi bien sûr des critères très objectifs : moyens financiers, humain, techniques en particulier.

Autant dans une petite boite, tout cela doit être plutôt simple, autant il faut vite apprendre à naviguer avec ces paramètres, explicites et implicites, dans une grosse boite.

tout cela est vrai en général, et est particulièrement fort pour les métiers liés au software, parce que ces métiers sont encore jeunes, et pas forcément bien maîtrisés par les décideurs.

Alors, c’est quoi votre terrain de jeu ?

Des outils intelligents pour aider à choisir les produits ?

Comme il n’y a pas de vendeur dans un site e-commerce, c’est pas mal d’ajouter de l’intelligence dans le site et de proposer des solutions pour aider l’internaute à choisir le produit qu’il souhaite.

Le problème est que de mon point de vue, les outils proposés ne sont pas très bien fait. Je m’explique.

Pour le client, il y a plusieurs cas de figures.

Le client peut avoir une idée précise de ce qu’il souhaite acheter. Dans le meilleur des cas, il sait précisément le produit qu’il veut.

Dans ce cas, pas besoin d’outil intelligent. Il faut tout au plus (mais c’est déjà pas mal) un moteur de recherche efficace de manière à trouver le produit recherché, même si l’internaute fait des fautes de frappes.

Mais bien souvent, le client n’a pas une idée très précise. Il a donc besoin de conseils, il a besoin d’être guidé.

Ce sujet n’est pas nouveau.

Pixmania propose des assistants, avec des vidéos, et quelques questions permettant de cadrer le besoin du client

Je dois dire que je ne suis pas 100% convaincu par cette approche, parce qu’elle me semble trop réductrice. L’idée qu’on puisse définir le bon produit à partir de 4 questions pré définies n’est pas forcément adapté. Le client peut avoir une contrainte forte sur le prix, ou alors une contrainte précise liée à l’usage…. Bref, un questionnaire donné correspondra bien au contraintes d’un client et pas à un autre.

Ce que propose Amazon n’est pas très différent en fait, mais avec une présentation plus basique :

Le point positif c’est d’afficher en temps réel les résultats de la sélection.

Mais les critères sont là aussi bien trop fixes, bien trop limités.

Exemple :  j’ai une idée du budget, mais avec un peu de souplesse sur ce critère. Là, le moteur ne me permet pas cette élasticité.

Autre exemple : on me demande de choisir la taille de l’écran pour choisir un PC, alors que là encore, mon idée c’est de prendre entre 14 et 15 pouces. Vous voyez ce que je veux dire ?

Une autre solution pour répondre à ce problème est la mise en place d’outils de searchandising, qui proposent des filtres dynamiques pour aider à choisir le « bon produit ». Je pense qu’effectivement les filtres peuvent permettre à guider le choix, mais je pense que cette façon de répondre au problème reste intéressante mais partielle avec ce type d’outils.

Alors j’ai pas pu m’empêcher de réfléchir au sujet et j’ai conçu un outils d’aide au choix multi critères.

Avec la solution que j’ai imaginé, l’internaute peut choisir ses critères de choix, et définir pour chacun la plage de valeurs qu’il souhaite.

Bon, je n’ai rien à vous montrer parce que c’est un exercice très « amont » à ce stade.

La question que je me pose est la suivante : bonne ou mauvaise idée ?

J’ai conçu l’outil en me disant : « puisque les outils actuels ne me semblent pas satisfaisant, qu’est-ce que j’aimerais bien ? »

J’ai donc essayé de faire un outil que j’aimerais bien utiliser. Je sais bien que cela ne veut pas forcément dire que « ça serait bien pour plein de monde ».

Mais comme j’ai, sans fausse modestie, une bonne expérience sur ce genre de sujet, je crois que la piste que j’ai creusée devrait plutôt bien marcher 😉

Et vous, vous trouvez que les outils d’aide au choix sont bien fait ou qu’il faudrait proposer d’autres choses plus évoluées ?

RBS Change – Solution e-commerce open source évoluée

La brique e-commerce est évidemment un élément clé du système d’information e-commerce !

Vous ne connaissez peut être pas RBS Change, et c’est une erreur 😉

RBS Change est une solution e-commerce, open source, portée par un éditeur français.

La solution est intéressante parce que construite par une équipe expérimentée.

A la base (2005), RBS avait de l’expérience dans le CMS, et la solution a donc ces éléments là dans ses gènes.

Un CMS avancé, cela permet, outre bien sûr l’édition de pages, de gérer des notions avancées comme des droits d’accès au back office, du workflow, de la gestion de version…

Le workflow par exemple est une fonction très importante dès qu’on sort du mode garage :

L’idée c’est de définir des rôles pour les personnes qui vont animer le site. Ensuite, on peut définir, justement via le gestionnaire de workflow, des étapes, permettant d’aller de la création à la mise en ligne d’un élément du site.

Exemple : une personne A crée un contenu, et c’est une personne B qui doit valider ce qui a été fait et qui a la responsabilité d’appuyer sur le bouton GO.

A partir de ce CMS, RBS change a fait évoluer les choses en prenant le virage du e-commerce (2007).

Par la suite, la solution a encore pas mal évoluée, avec  la réécriture du coeur pour avoir une solution plus efficace, puis enfin le changement de modèle, avec un coeur en open-source et une vrai stratégie d’éditeur.

Petit détail qui a son importance : la solution possède un module SOLR qui permet d’enrichir le moteur avec les fonctions de navigation à facette et la recherche avancée, tout cela parfaitement intégrée dans la solution.

Aujourd’hui, la solution en est à la version 3.6.2.

Vous pouvez la tester directement sur le site de RBS.

Cette solution est plutôt stable, et motorise de beaux sites e-commerce.

Le modèle de licence est de ne rien payer pour le coeur de la solution et de payer pour les modules périphériques.

Tout cela est déjà très bien… Mais en plus, RBS va faire des annonces mardi prochain.

Que va proposer RBS ? Une nouvelle release ? Des innovations technologiques ? Stay tuned 😉

Sokult propose une interface responsive et immersive

Sokult est sur le marché de la vente de chaussures en ligne.

Le site est … différent de ce qu’on trouve sur les sites « normaux »

La page d’accueil par exemple :

Si vous cliquez sur un autre style, vous obtenez ça :

Le site s’adapte à la largeur de l’écran. Exemple avec la page liste :

Sur un petit écran :

Sur un écran large :

Le fonctionnement de la liste est également intéressant. Si on choisi « Homme », on arrive sur la liste de toutes les chaussures homme, puis on peu filtrer les produits que l’on veut avec un ensemble de filtres affichés en haut de la page.

Petit détail sympa : chaque chaussure tourne légèrement au passage de la souris.

Autre détail : on peut choisir la taille de la chaussure dès la page liste.

La page produit présente bien sûr le produit  avec un très grand visuel, ainsi qu’une fonction 360. La taille du visuel s’adapte là encore à la taille de l’écran.

La page propose aussi une fonction zoom particulièrement bien faite :

Bien sûr le site n’est pas parfait, mais l’expérience est intéressante. On voit bien qu’il y a une volonté forte de faire un design épuré pour proposer une expérience client de qualité.

 

Des couches avec des API pour avoir une vie plus douce

ça c’est du titre, non ? 😉

Un système d’information e-commerce pour un site ayant de gros volumes gère des sujets très variés : relation client, site e-commerce, logistique, processus de commande, gestion des stocks, comptabilité…

Il n’est pas question de tout mettre dans un seul paquet. ça, ça marche en mode « garage », quand on démarre.

On va donc avoir plusieurs modules, chacun chargé de géré en ensemble « cohérent » de fonctions.

La bonne approche consiste à définir des API métiers pour échanger les informations entre les modules.
Il faut bien voir qu’une API, c’est bien plus riche qu’une base de données.
Une API, c’est un ensemble de fonctions, qui, ensembles, donne une vue sur un module donné.

L’interface API ne doit pas être un mapping direct de la base de données (sinon, ça ne sert à rien, autant se brancher sur la base).
Il faut faire un vrai travail « métier » pour définir la vue… métier justement.

Il faut faire des ateliers, avec quelques interlocuteurs internes métiers, pour définir cette vue (pas trop de monde non plus, sinon, on rentre en « réunionite »)

De mon expérience, il est important de définir cette vue non pas à partir de ce que fait le programme, mais à partir d’une vue idéale sur un sujet donné.

Si, par exemple, on cherche a définir la vue Client, on va se poser toutes les questions sur ce qu’est un client, vu du SAV, du service avant vente, vu comme un client pour un magasin ou un client vu du site e-commerce, vu de l’équipe chargé des programmes de fidélité, …

Ensuite, bien sûr, il faut faire le mapping entre l’API et ce qu’on a « en magasin ». On peut bien sûr avoir des cas ou on demande plus que ce qu’on peut faire. L’API n’est pas forcément réalisable a court terme, avec les modules actuels.

Je pense que c’est normal d’être dans cette situation, et c’est même relativement sain. Cela donne une vision « moyen terme » de ce qu’il faut construire.

L’API doit quand même être utilisable rapidement, et pour ça, on se débrouille : certaines fonctions ne sont pas implémentées (« not yet implemented »).

Mais la plupart du temps, on trouve un moyen pour collecter les données, quitte à aller chercher les informations sources dans plusieurs modules.

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui. Il est tard (et oui, les billets sont écrit le soir et programmés, merci WordPress 😉 ). Mais il y aura bien sûr d’autres billets sur ce thème, parce que c’est un sujet majeur, sur lequel il y a beaucoup à faire de mon point de vue 😉

Je me rends compte que le billet ne répond pas vraiment au titre : on ne voit pas vraiment pourquoi on va avoir une vie plus douce ;). ça sera donc l’occasion de faire une suite !

Dis papa, c’est quoi l’innovation ?

C’est quoi l’innovation ?

Qui a réellement innové ? Les inventeurs d’Unix (Ken Thompson et Dennis Ritchie), ou même les inventeurs de l’informatique comme Alan Turing  ou de l’ordinateur comme John Atanasoff ?

Steve Jobs a-t-il été réellement sur ce crédo de l’innovation ?

Twitter, ou Facebook peuvent ils être taxés d’innovants ?

Cela dépend bien sûr du point de vue de celui qui se pose la question.

On peut se poser la question d’un point de vue marketing, d’un point de vue technique, ou encore d’un point de vue « spécialiste des brevets », ou encore du point de vue du chercheur.

Et, suivant ces angles de vues, la conclusion ne sera bien sûr pas du tout la même.

D’un point de vue marketing, un produit comme l’iPhone a été une innovation, et même une innovation en rupture.

Mais pas sur les autres angles de vues : les écrans multi touch existaient déjà, ainsi que la pluspart des fonctions intégrées dans l’iPhone. Donc, l’iPhone n’a sans doute pas apporté grand chose au niveau technique.

D’un point de vue recherche, Twitter ou facebook n’ont sans doute rien apportés…

Alors, avant de répondre à la question « innovant ou pas », il me semble bien de définir de quoi on parle 🙂