Vendre la peau de l’ours avant…

Henri de MaublancHenri De Maublanc, Fondateur dirigeant d’Aquarelle et de l’ACSEL, aime bien répéter que, contrairement à ce qu’on nous enseigne en France, il vaut mieux vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué.

Il en a parlé ici, lors d’une conférence au salon des entrepreneurs.

Lors d’une interview réalisée par ZDNet, Il l’a répété dans ce podcast.

Que veut il dire par là ?

Ce que dit Henri de Maublanc, et qui est à mon avis très important, c’est qu’il ne faut pas commencer par monter des projets techniquement trop ambitieux, trop complexes, avant d’avoir commencé à vendre.

Ce point n’est absolument pas contradictoire avec un autre point clé : l’excellence logicielle : il est tout à fait possible de commencer par faire des choses simples et peu coûteuses, et de les faire bien.

On a tous en mémoire les échecs retentissants de sociétés comme Boo : à quoi cela sert-il de mettre en place une infrastructure très lourde, alors que la société ne vend rien ?

Commencer par faire simple et pragmatique n’empêche absolument pas d’avoir une vision à 3 / 5 ans. C’est là que doit intervenir le processus de road-map produit (produit au sens produit logiciel).

Sans ce travail, l’entreprise risque fort de devoir régulièrement tout refaire à zero. Pourquoi ? Parce que si on ne sais pas où l’on va, il y a peu de chance que l’on fasse les bon choix technologiques. Le système informatique risque de ne pas être évolutif et de ne pas être adapté au contexte de demain.

La road map produit, c’est la solution qui permet de voir loin, d’aller loin, en faisant des « petits pas » réalistes.


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