Salon des entrepreneurs : gigantissime !

Début d’année chargé : après le salon business online, et avant le salon emarketing, il y a donc le salon des entrepreneurs.

Salon des entrepreneurs

Il ne faut sans doute pas comparer… La taille de ce salon est très impressionnante : on est tant que ça à vouloir entreprendre ? Tant mieux !

Quand on est en phase de création, c’est un super moyen pour rencontrer tous les interlocuteurs en une journée : avocats, chambre de commerce, OSEO, …

Beaucoup de conférences, sur tous les sujets.

Des intervenants prestigieux, avec par exemple Bill Gates hier, qui nous a parlé de son expérience d’entrepreneur… Bon, en fait, je n’y suis pas allé (trop de monde, il fallait attendre plus d’une heure), mais la vidéo de son intervention est en ligne sur le site du salon.

Par contre, j’ai vraiment assisté à une conférence sur l’innovation : « De l’imagination débordante à l’innovation gagnante », avec Loic Le Meur, Oriane Garcia, Pierre Kosciusko-Morizet, Denis Payre (l’autre fondateur de Business Objects), Joël de Rosnay, et Henri de Maublanc côté entrepreneurs. Autres intervenants : le DG de l’OSEO (regroupement de l’Anvar et de la BDPME) : Michel Guilbaud et Pascal Lagarde, DG de CDC Entreprises, un fond de fond. Ouf, que du beau monde !

Qu’en est il sorti ? Le point qui m’a sans doute le plus marqué, c’est la différence de perception sur ce qu’est l’innovation, entre les entrepreneurs et les autres : pour tous les entrepreneurs présents, l’innovation ne se limite pas à l’innovation technologique, matérialisée par les brevets.

Plusieurs exemples :

  • Loic a rappelé l’exemple de LaFraise, où l’innovation est dans le processus de conception des produit : le produit est co-créé avec les clients.
  • Oriane est aujourd’hui sur une boite qui vend des lentilles de contact moins cheres.
  • Denis à pris comme autre exemple Dell (clairement pas d’innovation techno.) et Oracle, qui a « simplement » porté le concept de base de données relationnelle inventé par d’autres (IBM notament) sur d’autres plate-formes.

Pour les investisseurs et l’Oseo, les brevets, ça rassure, ça reste un élément clé de « garantie de valeur ».

Un autre élément intéressant : le contraste entre le développement « à la Web 2.0 » et la nécessité de faire un business plan sur trois / cinq ans…

Le développement « Web 2.0 », c’est le mode « beta permanent » qui permet de lancer le service très tôt et de l’améliorer en co-création avec les utilisateurs.

Alors, pourquoi et comment faire un business plan ? D’abord parce-que c’est le passeport universel pour tous les « institutionnels » : banque, Oseo, CCI, investisseurs. Ensuite parce que c’est un exercice utile. Même si on n’est pas sûr des réponses, ça permet de se projeter dans le futur, et de se poser pleins de bonnes questions. Enfin ça démontre la capacité de l’équipe de faire ce travail stratégique. C’est bête à dire, mais tous les gens raisonnables savent que dans nos domaines, le développement réel ne suit pratiquement jamais le business plan !

Allez, un dernier petit conseil, donné par Henri De Maublanc : « il vaut mieux vendre l’ours avant de l’avoir tué ! ».

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