Vous traitez comment la dépression des Internautes ?

J’ai eu une discussion passionnante avec une consultante, qui a une approche marketing du e-commerce très différente de ce qu’on entend habituellement.

Son crédo, c’est la relation psychologique, qui se crée entre l’Internaute et le site Web.

Elle m’a par exemple expliqué qu’un client peut avoir, juste après l’acte d’achat, et en fonction de son profil psychologique, une sorte de dépression, de sentiment de vide.

Le client, après l’excitation de l’achat, se retrouve « dans le vide ».

Mon interlocutrice m’a ensuite expliqué qu’on pouvait naturellement proposer des fonctions pour aider l’internaute dans cette phase « difficile » :

  • Envoyer un mail, avec un récapitulatif de la commande ;
  • Offrir la possibilité de suivre l’avancement du traitement de la commande.

Tout cela va dans le bon sens : l’Internaute est ainsi moins laissé « dans le vide ».

Ce qui est nouveau, ce ne sont pas les fonctions proposées, mais plutôt les motivations permettant de justifier le développement de ces fonctions.

Le collaboratif ne résiste pas à la pression

Vu sur 01Net : Des internautes ont manipulé Wikipedia pendant le débat Sarko / Sego

Cette news confirme que le collaboratif ne résiste pas aux pressions, politiques ou économiques.

Les systèmes de recommandations non modérés, non hiérarchisés, sont contournés, détournés.

Aux US : le clic s’achète 1$ (donc, un marchand paye 300$ pour avoir 300 avis positifs « spontannés »).

On connait les ingrédients de la riposte. Les plus importants :

  • Hiérarchiser les utilisateurs ;
  • Valider l’identité des internautes (OpenID devrait nous aider).

Ya plus qu’à…

La bataille Microsoft / Google

J’en avais déjà parlé dans ce billet : Windows Vista intègre nativement des fonctions de recherche, qui sont « naturellement » basées sur les services de Microsoft Windows Live.

Est-ce que cela a un impact sur la fréquentation de Google ?

Voici la photo via le service Alexa :

Graphe du trafic Google et Windows Live

En bas et en rouge, c’est la courbe du service Windows Live, et en bleu le service Google.

La tendance à la baisse semble se confirmer pour Google !

Le beurre et l’argent du beurre

Comme je l’explique dans ce billet, il est tout à fait fondamental de rendre son site accessible à sa cible.

Est-ce que cela veut dire qu’il faut freiner sa créativité, son désir d’innovation, et rester sur des standards et des classiques, pour atteindre 100% de ses utilisateurs ?

Non, et pour plusieurs raisons.

Premièrement, il est possible de faire un site qui respecte des contraintes d’accessibilité, tout en intégrant des fonctions pour faciliter la vie de l’internaute.

Ainsi, on peut très bien faire des sites qui intègrent de l’Ajax pour améliorer l’expérience utilisateur, et qui fonctionnent très bien sans ces fonctions.

Exemple : on peut intégrer un brin d’Ajax pour afficher des grandes images quand la souris survole une imagette. Cela n’empêche pas d’avoir accès à cette fonction d’affichage sans javascript (par exemple en cliquant sur l’imagette).

Pour les interfaces riches type Flash, RDF et Apollo, on peut avoir une autre approche, qui consiste à développer plusieurs sites pour vendre les mêmes produits.

On a donc un site web « classique » qui permet au plus grand nombre de consulter le catalogue et d’acheter.

Ensuite, il est tout à fait possible de développer d’autres sites, plus innovants, qui donnent à l’utilisateur une expérience différente, riche, sans rien retirer au site de base.

Ces nouveaux sites ne seront pas accessibles par tous. Si les sites utilisent Flex, seuls les utilisateurs ayant installé la dernière version de Flash y auront accès (65% des internautes aujourd’hui, probablement 90% avant la fin de l’année).

Les clients ont donc le choix, la liberté de choisir entre le site classique ou un site plus innovant.

« T’as vu ta tête sans javascript ? »

Pour avoir plein de visiteurs, qui se transformeront joyeusement en clients, qui passeront plein de commandes, il faut que le site marchand soit accessible au plus grand nombre.

Bien sur, il faut prendre en compte la cible visée par le site et pas forcément viser tout le monde. Cela dépend du produit.

Cela veut dire que le site doit être accessible sur des petits écrans (il y a encore des configurations 600 * 800) et pourtant rester agréable sur des grands écrans.

Il faut également que le site soit compatible avec les différents OS (Windows, Mac et Linux) et les différents navigateurs (Internet Explorer, Firefox,  Safari, Mozzila, …) avec pour chacun en général plusieurs versions.

C’est tout ?

Et bien non, ça serait trop facile !

Il faut également valider que le site garde un comportement raisonnable sans Javascript.

Pourquoi ? (style « SarkoBlog » : poser soi-même la question, pour donner du rythme, et simplifier l’écoute 😉 )

Pour deux raisons. Premièrement, certains utilisateurs sont allergiques au Javascript, et désactivent cette option depuis leur navigateur préféré.

Deuxièmement, les mal-voyants utilisent des logiciels qui, nécessairement, suppriment les scripts.

Le plus simple est que vous essayez vous même. Désactivez l’option Javascript de votre navigateur, et allez voir sur vos sites marchands préférés… Pour certains, ça se passe plutôt bien (Amazon, toujours…), mais pour d’autres, c’est beaucoup plus délicat, même parmi les grandes enseignes !

Un détail ? Perdre deux ou trois pour-cent de clients : est-ce vraiment négligeable pour vous ?

Fini la théorie : jouez vous même avec Apollo !

Apollo, j’en ai déjà parlé à plusieurs reprises (dans ce billet par exemple, vous pouvez accéder à la liste des billets qui en parlent ici).

Vous pouvez également aller voir sur le blog de Fred qui en parle souvent…

J’étais hier avec Michaël Chaize, qui travaille pour Adobe France sur Flex et Apollo.

Il m’a montré des démos vraiment sympa, qui permettent de voir la puissance de ces technologies.

J’ai pu par exemple jouer avec une application Apollo pour eBay.

Résultat : Génial ! L’application est super sympa, et permet une expérience utilisateur vraiment différente, très agréable et surtout terriblement efficace !

Par exemple, quand on est sur la liste des produits en vente, la colonne qui affiche le temps qui reste est mise à jour en temps réel : les secondes défilent. Ainsi, si la liste est triée en fonction du temps d’enchère qui reste, on voit les premiers articles arriver au bout de l’enchère… : trop tard pour acheter ! Je suis certain qu’au delà de l’utilité, c’est très stimulant pour la vente !

Chacun peut aujourd’hui essayer Apollo : il est possible de télécharger l’application Apollo (En anglais) qui permet ensuite de jouer avec des démos directement sur son PC (ou mac) : ce sont des fichiers avec l’extension « .air ».

Le moteur de recommandations d’Amazon

Amazon est loin devant les autres ecommerçants sur beaucoup de sujets.

En particulier, leur moteur de recommandation est à mon avis un exemple à suivre.

Quand on arrive sur la page d’accueil, pour peu qu’on n’ait pas nettoyé « sauvagement » les cookies, Amazon nous identifie :

Bandeau du haut de page du site amazon France

Petite remarque hors sujet : Je suis frappé par la sobriété de cet entête !

Ensuite, en plein centre, on me propose des articles personnalisés :

Sur la boutique amazon : espace ou l'on me propose des articles personnalisés

Cette première zone me propose en premier les articles que j’ai déjà regardés sans les commander, et propose également des produits « proches » (Quel est le lien entre The Queen et Rox et Rouky 2 ??? Le moteur est probablement perfectible !)

Juste en dessous, Amazon me propose d’autres recommandations :

Sur la boutique amazon : espace ou l'on me propose des articles personnalisés

Pour chaque produit recommandé, Amazon propose un lien, pour expliquer pourquoi ce produit est proposé. Par exemple, pour le livre de Joël de Rosnay, ça donne :

Explication sur le pourquoi des recommandations Amazon

En un clic, je peux noter les produits que j’ai déjà ou retirer un produit.

Bon, si on revient sur la page principale, ce n’est pas fini, il y a un autre espace :

Encore une zone de recommandation sur la page d'accueil d'Amazon

C’est donc trois espaces personnalisés qui sont mis en avant sur la page d’accueil, et ce n’est surement pas par hasard.

Pour faire des recommandations, Amazon utilise toutes les informations dont il dispose :

  • Les produits que j’ai achetés ;
  • Les produits que j’ai dit déjà avoir ;
  • Les produits que j’ai consultés ;
  • Les liens entre les produits, extrapolés à partir des listes d’achats, créées par l’ensemble des clients.

Autre élément remarquable : à la moindre action, cet espace est « rebeloté », et de nouveaux articles sont proposés. C’est donc une véritable animation commerciale qui est proposée en plein centre de la page d’accueil.

e-commerce et écologie

C’est quoi le rapport ?

Dans les années 60-70, le modèle d’aménagement du territoire était basé sur l’utilisation de la voiture.

Exemple marquant : les centres commerciaux sont éloignés des habitations. On est donc obligé de prendre sa voiture pour faire ses courses.

On est toujours sur ce modèle… mais je pense que ça va changer.

J’ai la conviction que le développement du e-commerce est une partie de la réponse.

Le e-commerce permet de rationnaliser les déplacements. Même si la camionette qui effectue les livraison n’est pas écolo, le bilan écologique est à l’évidence meilleur que quand chaque consommateur prend sa voiture.

Je pense qu’on est au tout début du e-commerce, qu’il va poursuivre sa croissance à deux chiffres sur pas mal d’années, et que cela va profondément bouleverser le commerce et notre façon de consommer.