Avec Pascal Podvin, de Compario, et Thomas Blard, de Décideur TV, on a lancé le « café du e-commerce ».
Si on tient la route, on devrait proposer un petit film tous les mois.
Voilà déjà le premier épisode, sur la problématique du multi-canal, avec Millesima :
Basiques pour la bourse
Souvent, j’entends quelqu’un dire un truc du genre : « telle entreprise, son action est à X, c’est super bas » (ou super haut, …).
Soyons clair : la valeur d’une action n’est surement pas un indicateur valable, et ne permet pas de dire si c’est élevé ou pas.
Le capital d’une entreprise est « découpé » en actions. La valeur d’une entreprise, c’est donc la valeur d’une action multipliée par le nombre d’actions.
La valeur est un indicateur beaucoup plus intéressant, qui permet en particulier de comparer les entreprises.
Voici quelques valeurs (en milliard, en prenant 1 $ = 1 €) :

OK, mais on fait quoi avec ça ? Est-ce une valorisation élevée ou pas ?
Pour répondre, il faut prendre en compte d’autres indicateurs.
Le chiffre d’affaires est évidement un indicateur clé (toujours en milliard) :

Que voyez vous ?
Ben que les valeurs ne sont pas tant que ça corellées au chiffre d’affaires !
Voici le ratio Chiffre d’affaires / Valorisation :

La vie est injuste : certaines entreprises sont valorisées bien en dessous de leur chiffre d’affaires, alors que Google est par exemple valorisé 11 fois son chiffre d’affaires !
Bon, on peut prendre un autre indicateur : la marge.
La marge pour faire simple, c’est la différence entre ce qu’une entreprise gagne et ce qu’elle dépense :

Faisons le ratio entre la marge et la valorisation :

Là encore, il y a de grands écarts, entre un ratio de 7 à un ratio de 86 !
Deux autres indicateurs me semblent fondamentaux : la trésorerie (l’argent dont dispose l’entreprise) et le niveau d’endettement.
Typiquement, ces indicateurs interviennent dans la performance de boite comme France Télécom (endetté) et Google (0 dette).
Pour mesurer la « santé financière » d’une entreprise, il faut prendre en compte tous ces paramètres (et pas un seul).
En fait, au delà de ces indicateurs, très utiles, il y a une autre grille d’analyse : le fond.
Le fond, c’est le métier de l’entreprise, la qualité de ce qu’elle produit, sa capacité à faire rêver, à s’adapter, à innover, à conquérir de nouveaux territoires, et enfin les hommes et leurs capacités à bien diriger « le bateau », même par mauvais temps.
Au final, ce qui explique la valeur d’une entreprise, c’est un mélange « informel » entre tous ces paramètres.
Alors, dans mon panel d’entreprises, lesquels vous semblent sur-valorisées et lesquels vous semblent sous-valorisées ?
La révolution 3D Secure – quel impact pour le e-commerce ?
Le paiement, un vrai sujet…
Commençons par le début. La situation aujourd’hui.
Un client achète sur votre site e-commerce et paye avec sa carte bleue.
Votre site se connecte sur le site de votre banque (la banque du e-marchand donc) :

Bon, dans la réalité, c’est un poil plus compliqué, parce qu’il faut séparer deux acteurs du paiement : la plate forme de paiement et la banque.
Si la banque valide le paiement, vous allez lancer le processus pour envoyer le colis à votre client.
Le propriétaire de la carte peut poser une réclamation à sa banque (dans les 70 jours !), pour ce paiement.
Cela n’a évidement aucun sens si l’acheteur est le propriétaire de la carte… Mais si la carte a été volée, ou si le voleur a juste copié les infos de la carte pour acheter sur Internet, ça change tout.
Dans ce cas, la banque du marchand rembourse la banque du propriétaire de la carte, et bien évidement, le marchand n’est pas payé.
A lui de prouver que l’acheteur est bien le propriétaire de la carte…
Ce scénario, bien connu des e-marchand, doit changer avec la norme 3D Secure.
3D Secure ajoute un élément de sécurité, puisque dynamiquement, pendant la transaction, la banque du e-marchand va dialoguer avec la banque du propriétaire de la carte, et afficher une pop-up pour demander un mot de passe à l’acheteur :

Là, ça change tout, parce que c’est bien la banque du client qui valide que le porteur de la carte est bien son propriétaire.
Donc, ce processus améliore la sécurité des échanges pour tout le monde, mais en particulier, le e-commerçant ne devrait plus avoir à « financer » les arnaques à la carte volée.
Mais comment le client connait-il le mot de passe de sa carte ?
Si j’ai bien compris, la procédure est la suivante : lors de la première utilisation du service 3DSecure, la banque du client va demander à l’internaute de rentrer un mot de passe (à voir, cette procédure me semble très fragile, parce que si la première utilisation sur un site 3dSecure est faite par un voleur… ).
Je vous raconte tout ça parce que depuis le 1er octobre 2008, toutes les banques doivent être compatible avec cette norme.
Alors ? Pourquoi n’a-t-on rien vu ?
On a rien vu parce que c’est au e-marchand de mettre en place ce système.
Vous êtes e-marchand ? Vous allez mettre ce système en place ?
Normal d’hésiter !
- Combien va être facturé ce service ?
- Ce service, pas encore entré dans les mœurs, risque de faire peur à vos clients : l’ouverture de la popup, ou on demande un mot de passe, ça peut effectivement déstabiliser les clients ! (confirmation sur le billet de Daniel, lien en bas de ce billet : en Angleterre, lors de la mise en place du dispositif, augmentation de 40% des abandons de panier… ça fait réfléchir 😉 ).
Je pense que les choses vont « gentiment » se mettre en place. D’ailleurs, ce système est international et déjà bien répandu.
Une stratégie de migration pourrait être, par exemple, de proposer provisoirement les deux modes de paiements : garder la carte bleue classique et ajouter le logo 3dSecure.
Cela permettrait d’habituer les internautes à ce nouveau logo (euh, au fait, c’est quoi le logo ?)
Bien sûr, cette double procédure temporaire ne permettrait pas d’éviter les fraudes. Juste pour « éduquer » les clients donc.
Autres points à voir :
Ce système est bien sûr compatible quand le paiement se fait sur le site de la banque du e-marchand. Mais certains e-commerçants intègrent la procédure de paiement dans le site marchand. Cela sera-t-il possible avec 3dSecure ? Je crois que non, mais c’est à valider.
Bonnes lectures sur le sujet :
Umbilical Brothers
aucun rapport avec le e-commerce… Mais on est le we, non ?
Umbilical Brothers – video powered by Metacafe
(merci Olivier)
Boutiques Magento en ligne
Magento, vous en avez sûrement entendu parler !
En 2 mots (euh, 11 plutôt) c’est une solution open-source, PHP, pour gérer une boutique en ligne.
C’est donc l’un des successeurs d’OsCommerce, vieillissant.
Aujourd’hui, Magento est très jeune, et il y a pas mal de projets dans les cartons, mais peu de références en ligne.
Si vous voulez voir Magento en action, je vous suggère de regarder http://mycacties.com.

Intéressant de voir le moteur Magento dans « la vraie vie » !
Maîtriser son image avec l’affiliation ?
Gérer, maîtriser son image est un objectif évidement complètement légitime !
Certaines marques excellent dans cette maîtrise, qui permet beaucoup de choses, comme de vendre plus cher par exemple…
Alors, sur Internet, ou tout va si vite, certains n’osent pas l’affiliation, par peur de ne pas maîtriser son image.
Ce billet va être très court parce que la réponse est hyper simple :
On peut tout à fait faire de l’affiliation et complètement maîtriser son image.
Comment ?
C’est très simple.
Pour la plupart des e-commerçants, l’affiliation passe par un prestataire : une entreprise intermédiaire, qui se positionne entre le e-commerçant et les affiliés.
Et bien, pour maîtriser son image, un e-commerçant doit pouvoir sélectionner lui même les affiliés qui pourront diffuser les supports (kit emails, banières, …).
Dans ce cas, c’est donc bien le e-marchand qui sélectionne les canneaux (sites web, emailing…) sur lesquels seront diffusés les publicités.
Aurtres éléments clés :
- En tant qu’annonceur, vous n’avez aucun engagement dans la durée. Si un affilié pose un problème, si son image n’est plus en adéquation avec la votre, vous pouvez le retiré de votre programme, instantanément ;
- Pour les emails, vous pouvez (devez !) valider l’email avec un BAT (Bon A Tirer), que doit fournir l’affilié qui fait de l’e-mailing, avant l’envoie en masse.
Autres billets sur l’affiliation :
- Stratégie pour se lancer dans le e-commerce
- Affiliation : Le point de vue d’Effiliation
- Affiliation – plate-forme ou direct ?
- Du nouveau dans le programme d’affiliation d’Amazon
- JV Web : achète des mots clés pour vous !
- Quelques chiffres sur l’affiliation
- Petit jeu sur l’affiliation : quel business aujourd’hui en France ?
- Etude de cas d’affiliation : Promovacances & First Coffee
- Snapfish, Un exemple de stratégie d’affiliation “musclée”
- Vente directe et indirecte sur Internet
Mes lectures pro
Je m’achète pas mal de bouquins…

Après, entre acheter et lire, il y a du chemin…
Certains terminent comme ça :

Oui, vous voyez, entre le bureau et le deuxième écran : de bons gros bouquins pour caler l’écran…
e-commerce et capital risque
Vous avez développé votre site e-commerce.
Mois après mois, votre business se développe.
Vous vous êtes positionné sur une une niche, suffisamment grande pour permettre de la croissance, mais suffisamment à l’écart pour ne pas être écrasé par des mammouths.
Votre activité se développe donc, mais vous êtes à l’étroit.
Pour booster le développement, il faut refondre le système informatique, investir dans un système logistique. Pour gagner de nouveaux marchés, il faut également investir plus en publicité.
Tout cela coûte cher, et bon, le business se développe, mais les marges sont étroites…
Comment financer tout ça ?
Les banques atteingnent vite leurs limites, parce qu’elles prêtent sur les actifs et pas sur le potentiel.
C’est là que peuvent intervenir des capitaux risqueurs (Venture Capitalist en Anglais).
Leur métier, c’est d’investir de l’argent dans des sociétés en forte croissance.
L’argent est mis au capital de la société, et est donc disponible pour financer des investissements.
En échange, le capital risqueur a récupéré des actions de l’entreprises, actions qu’il compte revendre, dans 3 à 5 ans.
Naturellement, il espère revendre les actions beaucoup plus cher que ce qu’il les a payées.
Pour le capital risqueur, tout est donc dans le prix d’achat des actions, et dans le prix de revente. Il doit y avoir une grosse perspective de plus-value entre les deux opérations.
Comme la valeur d’une entreprise est en général lié au chiffre d’affaires, le capital risqueur va s’intéresser aux revenus actuels, et surtout au potentiel de l’entreprise : aux perspectives de croissance.
Quels sont les entreprises e-commerce qui se sont développées avec du capital risque ?
Voici quelques exemples pêle-mêle de sociétés ayant utilisé ce levier pour se développer :
- Amazon évidement, pure startup californienne !
- RueDuCommerce
- Achat VIP : 3,5 M€
- Pecheur.com : 1 M€
- 24h00 : 6 M€
- Photoways
- Sarenza
- Spartoo
- BrandAlley : 5 M€
- PriceMinister
- …
Avantage d’une telle stratégie : de l’argent, rapidement, pour accélérer le développement.
Inconvénient : partage du gâteau. Votre entreprise est un peu moins la vôtre, il faut la partager avec les investisseurs, qui auront leurs mots à dire sur la stratégie.
On ne peut pas donner de règle générale, et dire si c’est bien ou pas de faire appel au capital risque.
D’abord, bien évidement, les investisseurs ne s’intéressent pas à toutes les entreprises, il faut qu’ils aient confiance dans le potentiel de l’entreprise, sur tous les axes (marché, équipe, …).
Et puis du côté du marchand, c’est un choix, un vrai choix stratégique : accélérer le développement et « partager le gâteau » ou rester complètement maître chez soi, et se débrouiller avec moins d’argent.
Enfin, dans la plupart des cas, faire venir des investisseurs, cela veut également dire qu’il faudra une sortie dans les 3 à 5 ans. L’investisseur voudra revendre ces actions et il faut en tenir compte : revendre la société ou aller en bourse…
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On entend de ces c….
J’étais à une conf aujourd’hui, ou un gars a dit :
« Les gars qui aiment Apple sont des inconditionnels de la marque. Ils deviennent aveugles. Par exemple, il est évident que le HTC Diamond est meilleur que l’iPhone, mais les passionnés d’Apple ne le voient pas »
Meilleur ? Sur quels critères ?
Peut être que le HTC a des perfs techniques plus avancées : il y a peut être plus de « puces » dans la bête.
Mais un mobile, c’est un package, qui comprend certe du hard, mais également du soft, et des services.