Archives de catégorie : e-commerce

Les langages de programmation : aujourd’hui et demain ?

J’ai trouvé cette image sur un blog :

Je ne sais pas comment est calculé le graphique ci dessus.

Un autre copain m’a envoyé un lien vers un autre article, qui parle de l’avenir des langages de programmation.

Mon point de vue est le suivant :

Les langages de programmation n’évoluent pas beaucoup ces derniers temps. Il y a des framework qui sortent, mais pas grand chose d’innovant au niveau langages.

La programmation est, et restera encore quelques décennies, un métier. Je ne crois pas du tout que le développement de nouveaux paradigmes de programmation peuvent rendre la programmation tellement simple qu’elle devient accessible à tous. Pourquoi ? Parce que ce qu’on doit faire, quand on programme, c’est prévoir une grande combinaisons de cas, et que, intrinsèquement, c’est complexe.

Je n’ai jamais été fan de la programmation graphique. C’est une idée sympathique, mais je ne crois pas que ça soit une vrai solution industrielle. Ca peut par contre être un bon moyen pour appendre.

Par contre, je crois en l’intérêt d’un « package » complet et cohérent : un framework.

L’enjeu n’est donc pas d’écrire un langage, mais de proposer une solution complète. Ce qu’à plutôt bien fait Microsoft avec .Net.

Ce qui manque, à mon avis aujourd’hui :

  • Un langage résolument orienté Web. Je pense que le web est suffisamment spécifique pour nécessiter un langage, et tout ce qui va avec, spécifique. Considérer que n’importe quel langage peut faire n’importe quoi n’est pas, à mon sens, la bonne approche.
  • Une programmation par couche : c’est une idée qui me trotte dans la tête depuis bien longtemps. L’idée est de découper la programmation en plusieurs couches, en se disant qu’un même programme doit résoudre des aspects différents d’un problème. En fait, quand on programme, on commence par aller très vite pour régler le ‘cas normal’. Ensuite, on passe beaucoup de temps à traiter tout le reste : les cas limites, les cas d’erreurs, … Et tout cela est mélangé ce qui fait, qu’au bout du compte, on ne sait plus ce que fait le programme dans le cas normal. Mon idée, que je n’ai jamais vue mise en oeuvre, est de proposer une programmation « par calques », comme sur Phtotoshop. Chaque calque traite un aspect du problème.
  • Considérer les formats du web (html, css, js) non comme du texte, mais comme un arbre (DOM) dans lequel on peut naviguer. Le langage de programmation pourrait manipuler cet arbre, pour ajouter des bouts, en supprimer d’autres… Le texte ne serait que le résultat final. Avantage : on peut complètement optimiser le flux de sorti, pour avoir des temps de chargement beaucoup plus court. Quand j’étais étudiant en informatique, des chercheurs travaillaient sur un langage dont la structure de base est un arbre (dérivé de l’idée du lisp, ou la structure fondamentale est une liste. Je ne sais pas ce que ça a donné.
  • Considérer que certains aspects doivent être traités par le framework et pas par le programmeur : les sessions et le garbage collector par exemple.
  • Un système intégrant nativement la persistance des données, et pas via un SGBD relationnel, mais plutôt avec une modélisation fondamentalement objet.

Tout cela devrait permettre :

  • Beaucoup moins de ressource côté serveur. Je suis toujours impressionné par les besoins en ressources serveurs avec les solutions actuelles.
  • Une programmation plus facile, plus propre, et donc plus facile à maintenir, plus évolutive.

Si j’avais du temps, je bosserais bien là dessus 😉

 

Bargento 2011 – C’est le 20 Juin !

Le Bargento cuvée 2011, c’est le 20 juin, toujours à cap 15, 3 quai de grenelle, paris, 15ème.

C’est un super évènement, avec pas mal de choses intéressantes cette année.

Horaire ConfÈrenciers Sujet
9h00 Magento Inc & la team Bargento Ouverture de Bargento 2011
9h30 Yohan Ruso Places de marchÈ et stratÈgie multi-canal
10h15 Ilan Benhaim & Gabriel Bouhatous Gestion de grands projets E-commerce
11h20 Zeev Suraski & Philippe Humeau Lancement officiel du Zend Cloud
13h45 Diane Mullenex et Annabelle Richard Marketing online : Attention aux piËges lÈgaux !
14h30 X.Bouteiller & un haut fonctionnaire Lutte contre la fraude et la cybercriminalitÈ
15h40 Emmanuel Haardt & Christophe le Bot B2B : La face cachÈe de Magento
16h25 MM. Gourlet & Croissant (Pictime) RÈussir le cross-canal (digital,magasin,catalogue)

Plusieurs intervenants clés seront présents pour animer cet évènement :

  • Ilan Benhaïm (co-fondateur de Vente Privée),
  • Yoan Ruso (PDG d’Ebay Fr),
  • Zeev Suraski (Co-fondateur de Zend/Php),
  • Roy Rubin, Bob Schwartz et Yoav Kutner (Magento Inc)

Et enfin, bien sûr, pas mal de choses à voir, avec 23 ateliers thématiques. Je dois en animer un d’ailleurs 😉

Alors, on se retrouve le 20 ?

Point rachète Paybox

ça bouge sur le marché des PSP (Paiement Service Provider).

Paybox vient d’annoncer son rachat, par Point.

Point est une solution de paiement électronique européenne.

Paybox, créé en 2000, est une solution de paiement sur Internet, avec 15 000 clients et 10 millions de transactions par mois, via une vingtaine de moyens de paiement.

Concrètement :

  • Paybox reste une entreprise française
  • L’équipe de management reste en place
  • Paybox devient le service e-commerce du groupe Point (présence dans 11 pays)

Cette acquisition va permettre à Paybox d’accélérer son développement européen.

Le e-commerce en 2020

Les équipes de Catherine Barba m’ont interviewé, longuement, sur ma vision du e-commerce en 2020.

Voici a peu près ce que j’ai dit (j’étais en voiture, c’était donc de l’impro 😉 ):

Au niveau marché

On devrait être en fin de croissance forte telle qu’on la connait aujourd’hui. Le e-commerce devrait être au niveau de ce qu’il est en Angleterre ou en Allemagne, soit plus de 250 000 sites en lignes.

En 2020, la croissance devrait donc être moins forte.

Cela ne veut pas dire que le marché n’évolue plus, mais on n’est plus dans un contexte de croissance rapide, et pour se faire une place, il faudra se battre plus.

e-commerce depuis quel support ?

Mon hypothèse est que la diversification des terminaux d’accès : ordinateur, téléphone, tablette, … va s’accélérer.

En fait, en 2020, l’accès depuis un ordinateur commencera à bien se réduire.

C’est la suite logique de la révolution, initiée par Apple, d’abord avec l’iPhone, puis transformée avec l’iPad et les autres tablettes Androïd : on accède à internet depuis un « truc » qui n’est pas un ordinateur.

Cela va se poursuivre, et sera donc bien développé en 2020.

La conséquence est que cette diversification des modes d’accès est un challenge fort ! Comment publier le service, avec une expérience de qualité, sur tous les supports ?

Il y aura probablement des solutions techniques apparues en 2020, mais cela restera, j’en suis convaincu, un sujet clé, pour plusieurs années encore !

Bon, c’est évident mais ça va mieux en le disant : l’accès mobile, à haut débit, va poursuivre son développement, boosté par l’arrivée de la 4G.

du e-commerce plus immersif

Le HTML 5 arrive… En 2020, il sera mature, généralisé.

Cela veut donc dire des sites plus immersif, plus interactifs, plus multi média.

Regardez tout ce qu’on peut imaginer sur l’iPad pour avoir une idée de ce qu’on peut faire !

e-commerce et multi canal

On parle ici de canal de vente : vente en ligne, vente en magasin, via un catalogue papier, via un call center…

C’est un thème qui se sera sans doute bien développé, parce que cela correspond à un vrai besoin du marché. Pour le client, la marque qui vend est unique, et le client souhaite donc une expérience cohérente, qu’il soit en ligne ou dans un magasin.

Maintenant, il n’y a pas a attendre de réponse miracle : c’est un sujet intrinsèquement complexe… et passionnant.

e-commerce local

C’est là aussi une grande tendance : le web, d’une manière qui peut sembler paradoxale, va se développer avec la prise en compte de plus en plus forte de la géolocalisation.

Cette tendance est boosté par l’intégration d’une puce GPS dans les terminaux d’accès à Internet. Puisque le terminal sait ou il est, on peut adapter le service en fonction du lieu du client. Google ne s’y est pas trompé en investissant massivement sur ce sujet.

C’est une tendance très lourde à mon avis, rendue encore plus importante par la nécessité de prendre en compte le facteur « vert »…

e-commerce et écologie

La Fevad avait fait faire une étude, sur l’emprunte carbone du e-commerce.

Le bilan était clair : le e-commerce est moins polluant que le commerce traditionnel.

Mais on peut, on va aller beaucoup plus loin, en particulier grâce au e-commerce local : les deux aspects (géolocalisation du web et e-commerce écologique) sont donc complètements liés.

Je trouverai sympa de définir un label vert, pour les sites, en fonction des efforts pour limiter l’impact écologique : limiter la consommation d’emballage, optimiser les livraisons, optimiser les serveurs pour consommer moins, …

Développement de vrais services d’intermédiation

Aujourd’hui, entre les marchands, et les clients, les services restent assez limités.

C’est là que sont positionnés les moteurs de shopping (voir ce que j’en pense ici).

Je suis convaincu que de nouveaux services, plus sociaux, vont se développer à ce niveau là, parce que c’est un bon endroit pour créer de la valeur pour les clients.

Qui vend en ligne ?

Ca c’est une bonne question ;).

Par rapport à ce qui se passe actuellement, on peut imaginer deux évolutions différentes :

1) Les gros mangent les petits et représentent 90% des ventes : le marché se consolide, et l’avenir appartient à des « supermarchés en ligne ». Plus de place pour le petit e-commerce de proximité, ou en tout cas une place très limitée.

2) Le marché reste très diversifié, même si bien sûr quelques très gros acteurs existent.

La différence entre ces deux scénarios : les outils ! (voir Offre logicielle, plus bas) : le e-commerce est complexe, et ça va pas s’arranger, en particulier avec le multi canal et le multi support. Pour répondre à ces enjeux; il faut des solutions très performantes. Si ces solutions se développent bien, le « petit » e-commerce à ses chances, sinon, on assistera à une très forte concentration du marché.

Logistique et transport

Gros enjeux sur ce sujet bien sûr ! L’offre doit évoluer pour accompagner la croissance. On devrait voir se généraliser des offres de plus grande qualité : meilleur suivi, créneaux de livraisons plus précis, à des heures plus compatibles avec les horaires des « gens normaux ».

Offre logicielle

Bon, si vous me connaissez un peu, vous savez que c’est mon dada 😉

C’est l’un des plus gros enjeu de ce secteur. Il faut que des solutions, très pro, se développent, pour permettre à tous les marchands de vendre en ligne « plus et mieux ».

Bien sûr, il existe pleins de solutions, mais ma perception est qu’il reste beaucoup, beaucoup à faire :

  • Les offres sont très morcelées. En même temps, il ne faut pas espérer sur des solutions tout en un, pour des sites d’une certaine ambition : les besoins sont trop larges pour être couvert par un seul acteur ;
  • Beaucoup d’offres restent très marketing, avec peu de valeur quand on creuse un peu…
  • Les besoins évoluent très vite, parfois plus vite que les offres !
  • Beaucoup de besoins restent sans solution, en particulier pour certains acteurs du marché.

Je pense que les choses vont évoluer avec :

  • Des offres SAAS (voir ce que propose demandware pour avoir une idée de solutions SAAS évoluées)
  • Des offres ouvertes (voir salesforce pour comprendre ce que c’est que le SAAS ouvert)

Il faut s’attendre à plusieurs choses sur ce marché :

  • Plus de concentration : elle est souhaitable, de manière à avoir des offres suffisamment solides et suffisamment complètes
  • De nouvelles solutions : souhaitable également pour mieux répondre aux nouveaux besoins d’un marché qui bouge vite

Paradox ?

Peut être… En tout cas, ça sera l’un des sujets passionnant à suivre pour les 10 prochaines années.

Des évolutions ou des ruptures ?

Quelles peuvent être les vrais ruptures à venir ?

Dans tout ce que je viens de dire, on parle plutôt d’évolutions, pas de révolution, pas de vrai rupture.

Je n’ai fait que prendre les tendances actuelles, et à les projeter, les développer.

Par définition, les vraies ruptures sont difficile à prévoir.

Surtout, on peut prévoir des choses, mais il est très très difficile de prédire le timing !

Prenez l’internet mobile. En 1997, on savait bien que ça viendrait, mais il était impossible de prédire la date d’arrivée sur le marché. En ce qui me concerne, je me suis trompé de 10 ans sur ce sujet ;).

Il peut y avoir deux types de ruptures :

  • L’arrivée brutale d’un nouveau « truc » qu’on n’avait pas vu venir. C’est le cas par exemple avec l’arrivée, presque d’un coup, des écrans tactiles multi point.
  • Le développement d’un élément, qu’on a bien vu venir, mais quand son développement devient très fort, qu’il bouleverse tout, ça devient une rupture.

Donc, de nouveau, cette question : quelles peuvent être les vraies ruptures sur notre marché ?

Ah, pourquoi faut il que je me pose cette question en fin d’article ? C’est la question forcément la plus difficile…

 

Maintenant, certains grands acteurs du domaine peuvent bouleverser pas mal les choses…

  • Apple peut surement encore nous étonner, encore innover, avec d’autres équipements, encore plus simple à utiliser
  • Google peut réussir avec son PC Chrome, qui sonne le glas des système d’exploitations, tels qu’on les a connu ces 30 dernières années
  • Amazon peut compléter son légo, et proposer des solutions très innovantes pour construire son système d’information e-commerce

Et vous, vous voyez quoi, au delà de ces évolutions, comme révolution à venir ?

 

Mettez un turbo dans votre boutique Magento

Magento est une solution connue pour avoir une certaine richesse fonctionnelle.

C’est également une solution avec une architecture logicielle évoluée : basée sur Zend Framework, très évolutif, …

Le prix à payer est que Magento est plutôt lent, et gourmand en ressources serveurs. Deux impacts : ça coûte cher au niveau serveur, et les taux de transformations peuvent être pénalisés si les pages se chargent trop lentement.

La solution, c’est de mettre une grosse puissance de calcul sur les (je dis bien LES) serveurs Front Office.

Bon, Seb me dit que j’exagère un peu ;). Si votre boutique n’a pas trop de produits, pas trop de visiteurs, pas la peine de dupliquer les serveurs Front !

Nitrogento vise à corriger tout ça :

Cette solution est un module Magento, qui met en place un certains nombre d’optimisations.

Les résultats sur les tests effectués sont plutôt (très) bons :

  • 6 fois moins de requêtes HTTP (grâce à l’utilisation de sprites)
  • 0,8 secondes pour charger une page d’accueil, au lieu de 2,5 sans le module Nitrogento

Vous pouvez voir tous les résultats des tests réalisés ici.

Les gains permettent principalement d’avoir un site qui répond plus vite, ce qui permet, mécaniquement, d’améliorer le taux de conversion, sans exploser la facture hébergement.

Derrière Nitrogento, il y a des équipes bien connues :

  • NBS, hébergeur spécialisé sur Magento,
  • La e-commerce Academy, spécialiste en formation sur Magento,
  • DnD, agence spécialisée en réalisation de sites Magento

Des équipes qui connaissent très bien Magento donc.

Vous pouvez acheter le module pour moins de 500 € par an.

Une solution à suivre de près ! A voir en particulier comment cette solution s’en sort, si on utilise magento avec une solution de searchandising, qui rend le contenu de la page bien plus dynamique.

Facebook et e-commerce. Bon, on fait quoi ?

Le développement des réseaux sociaux en général et de Facebook en particulier change la donne.

Quand on fait du e-commerce, on se dit que nécessairement, on doit s’intéresser a ce qui se passe sur Facebook.

Et c’est vrai 😉 !

On doit s’y intéressé, parce que les internautes, les clients, y passent du temps, et que c’est un moyen, parmi d’autres, de faire du e-marketing : d’échanger avec les clients, de voir ce qui se dit sur votre marque, …

Mais mon sentiment, partagé par plusieurs collègues avec qui j’ai échangé sur le sujet, est que certaines idées ne sont pas forcément les bonnes.

En particulier, je ne suis pas convaincu par l’idée de vendre directement sur Facebook.

Bon, comme toute généralité, on pourra trouver des contres exemples. Et on peut effectivement se dire que, pour certains produits, très « sociaux », ce type de mise en vente peut avoir du sens. Un « La Fraise » sur Facebook, c’est vrai que ça peu se défendre.

Mais pour les autres, non !

Pourquoi ?

Pour plusieurs raisons !

La première est qu’il n’y a pas de raison de faire ça !

Les internautes passent du temps sur FaceBook, mais ils n’ont aucun problème à cliquer sur un lien et aller sur un site marchand, qui pourra proposer une expérience d’achat bien plus riche (sans jeu de mots).

Deuxième raison : c’est une erreur stratégique ! Ceux qui font ça se privent simplement de toutes les données autour de l’acte d’achat. Ces données sont généreusement transférées à FaceBook !

D’ailleurs, j’ai l’impression que Julien Codorniou est en phase avec ça.

Enfin, il y a pleins d’autres choses, bien plus maline, à faire avec Facebook ;). Petit teasing…

4 minutes…

Comme vous j’imagine, j’ai écouté les rapports, suite à l’analyse des boites noirs de l’airbus Paris – Rio

Ce qui ressort, c’est qu’apparamment,  l’avion était en état de marche, moteurs opérationnels, commandes ok, mais l’indicateur de vitesse donnait des informations erronées.

Je trouve ça dingue qu’un avion puisse se cracher dans de telles circonstances.

Bon, il y avait de l’orage, ça devait bien secouer.

Mais quand même : pourquoi les pilotes n’ont ils pas pu redresser l’avion ?

4 minutes, le temps de la chute, c’est court… et long à la fois : moteurs à fond (100% du régime), en tirant sur le manche :

  • Pourquoi la chute n’a pas pu être enrayée ?
  • Pourquoi n’y a-t-il pas d’autres calculateurs de vitesse dans un avion à ce prix (GPS par exemple) ?

Voici un commentaire, posté sur le parisien, par un gars connaissant manifestement le sujet :

Ce qui est avéré, c’est que suite au givrage des sondes de Pitot, l’avion a décroché pour une raison inconnue, et n’a pas pu être rattrapé par l’équipage avant l’impact avec l’océan… L’explication la plus plausible, mais génante est la suivante: Le commandant de bord a pris en charge les operations de la phase de décollage jusqu’à la mise en configuration de vol de croisière à 38000 pieds sur pilote automatique, puis a cédé la main aux copilotes… Ce que le BEA ne dira pas au grand public, c’est que pour faire des economies de carburant, la majorité des compagnies aériennes ont recours à une pratique qui consiste une fois l’atitude de croisière atteinte sous pilote automatique à décaler le centrage des masses de l’avion sur l’arrière, en ballastant du carburant vers l’arrière. Cela a pour effet de reduire la trainée de l’empennage arrière. L’avion passe alors d’une configuration de vol « autostable » avec un empennage arrière fonctionnant en déportance, à une configuration de vol « instable » avec un empennage arrière devenant neutre ou porteur. Cette configuration est quasimment impilotable en manuel, seul le pilote automatique est assez précis pour assurer un vol rectiligne. C’est à partir de cette configuration que tout s’enchaine: Les copilotes pilotent un avion qu’ils n’ont pas eux même ballasté, ou seulement un des deux y a participé. La zone orageuse traversée monte à une altitude peu courante, avec des turbulences sérieuses. Survient alors le givrage des sondes de Pitot à une altitude ou l’air est habituellement sec, et donc inhabituelle pour ce type d’incident. S’ensuit le déclenchement des alarmes de vitesse, ce qui amène les copilotes à repasser en manuel. Ils se font « turbuler » aux commandes d’un avion totalement instable, et, réflexe de moyennes ou basses couches ou ce type de conditions est plus courant, ils réduisent les gaz… Mais à 38000 pieds, l’air raréfié remonte la vitesse de décrochage à une valeur proche de la vitesse de croisière… L’avion part alors en décrochage, et celui ci ne pourra être rattrapé en poussant le manche pour le faire piquer et reprendre de la vitesse qu’une fois les masses recentrées en reballastant le carburant vers l’avant… Si cela est bien géré et sans délai, pendant le temps nécessaire à cette opération l’avion va chuter « seulement » de 3000 à 4000 mètres avant d’être récupérable.. Et c’est cette opération de ballastage que les copilotes vont totalement zapper, en panique à cause des alarmes vitesse, cramponnés au manche et à la commande des gaz d’un avion qui ne répond pas…Le décrochage va se poursuivre irrémédiablement jusqu’a l’impact avec l’océan… Ce qui est dérangeant c’est de savoir que tous les longs courriers modernes, grace au pilotage géré par électronique sont volontairement placés en vol de croisière dans une configuration totalement instable pour economiser du carburant, quitte à risquer le gros pépin en cas de problème, cisaillement de jet stream par exemple…

Faut il s’intéresser à la technique pour faire du e-commerce ?

Petit billet, en réponse à plusieurs articles, lues récemment sur ce sujet…

La question est :

Peut on faire du e-commerce sans ne rien comprendre à la techno ? Sans s’y intéresser ?

Peut on, doit on se concentrer sur le « coeur de métier » : l’offre, le produit, le marketing, et laisser « la mécanique aux mécanos » ?

Peut on ignorer ce qu’est le HTML ? Les feuilles de style ? La différence entre ce qui se passe côté serveur et ce qui se passe côté client ?

La promesse est jolie, la question est pertinente.

On peut prendre des analogies, en ce disant que c’est bien le cas dans d’autres domaines :

  • Pas besoin de savoir comment fonctionne un moteur pour conduire une voiture ;
  • Pas besoin de connaître quoi que ce soit au bâtiment pour se faire construire une maison ;

Mon point de vue est … que je ne crois pas en cette promesse, et je pense qu’elle est défendue par des acteurs qui ne sont pas neutres.

Mais d’abord, il faut quand même dire que ça dépend de la taille et de l’ambition du projet.

Si le e-commerce n’est pas du tout stratégique, vous n’avez pas forcément beaucoup à investir…

Ensuite, cela dépend de vos équipes. Si, par exemple, vous êtes responsable e-commerce pour un grand groupe, et que, juste a côté de vous, vous avez un homme de confiance qui connait bien les enjeux techniques, alors ça peut fonctionner.

Mais en fait, dans ce cas, ce n’est pas qu’on ne s’intéresse pas à la technique, cela veut dire qu’on délègue cette fonction à un homme de confiance.

Bon, revenons sur ce que c’est, la technique, pour un site e-commerce.

Parce que c’est pas mal de choses en fait… Il y a par exemple :

  • La technique « web » : les langages du web (HTML, CSS, Javascript) plus les solutions complémentaires (Flash, Java)
  • Les enjeux côté client : os, navigateurs
  • Les technologies serveur : les langages de programmations, les problématiques serveur (hébergement, architecture, …)
  • Les enjeux du système d’information : urbanisme, …
  • Les protocoles d’échanges : HTTP, Web services,
  • Les aspects réseaux
  • Le SEO
  • Les problématiques de sécurité
  • Les enjeux de performance, de fiabilité, de robustesse,
  • Les problématiques spécifiques Mail (délivrabilité, tracking)
  • L’analytics, avec la mise en oeuvre (le tagging) et le paramétrage des tableaux de bords

Bon, c’est pas la peine de se faire peur ;). Il ne s’agit pas évidement de devenir un pro sur tous ces sujets, sinon, personne ne ferait rien…

Mais il s’agit quand même d’avoir, de développer une « culture générale ».

Il faut tout simplement que « l’équipe e-commerce » soit en capacité de faire les bons choix. Pour cela, il faut savoir exprimer le besoin, savoir poser les bonnes questions, savoir vérifier si tout est ok.

En fait, c’est assez simple : on peut déléguer, mais comme toujours dans ces cas là, il faut savoir « piloter » la délégation.

Sur un marché comme celui du e-commerce, qui bouge très vite, avec des technologies pas complètement matures, il me semble donc important de développer sa culture technique.

Et comme c’est un vaste sujet, il faut plutôt voir ça comme un escalier, dont on franchi les marches, l’une après l’autre.

Le e-commerce de proximité

Quand on parle de e-commerce, on a souvent, nous, les « professionnels du secteur », tendance à penser « global » : on pense au e-commerce pour les marques, pour des enseignes déjà bien présentes, ou pour des pur-players.

Dans ce contexte, on pense à des enjeux nationaux, voire internationaux. On pense aux problématiques liées au multi canal, à la logistique, au support client…

Mais il existe d’autres marchés du e-commerce.

En particulier, le e-commerce peut complètement avoir du sens, en complément d’un commerce de proximité.

Je m’explique : vous avez une boutique, dans une petite ville.

Ce n’est pas une enseigne nationale, mais votre boutique a su trouver, au fil des ans, son marché, ses clients.

Le e-commerce peut être très complémentaire de votre activité !

Vous ouvrez un site, avec une solution comme Oxatis, en quelques clics, et pour un budget très raisonnable (20 € par mois pour Oxatis).

Avec cette action, et un peu de communication (une pencarte sur votre devanture), vous venez d’enrichir significativement votre offre, pour vos clients.

  • Ils peuvent, quand le magasin est fermé, acheter en ligne.
  • Ils peuvent vous contacter.
  • Vous pouvez présenter les produits que vous vendez, les clients peuvent les voir avant de venir.
  • Vous pouvez faire de la publicité, localisée dans votre ville ou votre région.

Mine de rien, vous voici à la tête d’une enseigne multi canal.

Votre ambition n’est pas de vendre « à la terre entière » mais, avant tout, d’apporter un service plus complet à vos clients.

C’est d’ailleurs une tendance que je crois très forte pour le web : le « web local ».

(Billet écrit suite à un échange riche avec Marc)