Archives de catégorie : e-commerce

Dell 2.0 ?

Dell utilise les interfaces riches sur son site de vente depuis quelques mois déjà (je vous en avais déjà parlé ici).

Mais depuis quelques jours, Dell a également ouvert de nouveaux espaces d’échanges :

C’est un site d’échange d’idées, entre Dell et ses clients. Chacun peut proposer des idées, qui pour lesquelles on peut voter (à la façon Digg). Dell s’offre donc la possibilité d’écouter ses clients, et d’imaginer les nouveaux produits avec eux.

C’est un blog qui permet d’échanger, entre Dell et ses clients.

Enfin, DellStudio est un espace pour partager des vidéos sur les produits Dell (comment installer un écran plat, …).

(info trouvée sur readwriteweb également reprise par techcrunch)

IBM et Second Life

IBM et Second Life : c’est quoi le rapport ?

SL IBM

Bon, d’accord, IBM a des batiments dans Second Life, et alors ?

Lors d’une conférence sur le e-commerce 2.0, IBM nous a parlé de sa vision du futur, et du V-commerce (pour Virtual commerce).

Et dans le lot, il y avait SecondLife.

IBM propose d’explorer le lien entre le e-commerce et Second Life, mis en oeuvre par la solution IBM Websphere Commerce.

Pour faire du commerce virtuel ? Non non, pour acheter des produits bien réels, depuis Second Life.

Pour l’instant, quand on veut faire ça, on sort de Second Life, pour terminer la transaction dans une page Web bien classique.

IBM travaillerai donc à une intégration plus forte et plus fine entre sa solution e-commerce et Second Life. Le speaker dIBM (Philippe Bournhonesque, du software Goup), nous a également dit qu’IBM travaille au développement de son propre espace virtuel pour e-commerce, qu’ils hébergeraient, et qui permettrait d’inter-connecter les différentes boutiques virtuels (un « Second Life » bis quoi).

Le contexte, c’est qu’IBM à lancé un programme d’innovation, sur près de trois ans (2006 – 2008). Ils ont commencés par un gigantesque brainstorm avec 150.000 personnes (!) : des employés d’IBM plus des partenaires.

Il en est sorti quelquechose comme 40.000 idées !

Les gars d’IBM, ils ont tout trié, catégorisés, filtré… pour retenir 10 idées, avec chacune 10 Millions de $ de budget.

Vente directe et indirecte sur Internet

Comme c’est un sujet qui est particulièrement important, et qui n’est pas nécessairement bien compris, le mieux est de commencer par le début.

Partons du client. Il peut acheter un produit directement en allant sur le site marchand :

Il peut également aller sur un blog, qui lui vante les mérites d’un produit, d’un livre par exemple :

Dans ce cas, le blog est en fait un partenaire du site marchand (Amazon dans cet exemple).

L’auteur du blog s’est inscrit au programme de partenariat d’Amazon.

Après cette inscription, il peut vendre des produits du site Amazon depuis son blog (ou tout autre site Web). Si l’un de ses lecteurs achète un produit via le blog, il recevra une commission (5 à 10% en moyenne).

Ce business, des ventes indirectes, est devenu un énorme marché. Certains commerçants font plus de 20% de leurs ventes de cette manière, via des sites web partenaires, ou affiliés.

Les sites affiliés, c’est aujourd’hui plutôt des professionnels de la revente. Il y a plusieurs cas :

  • Les sites web thématiques, qui font la promotion de produits liés au sujet du site (ex : site sur la martinique, avec mise en avant de tous les voyages vers cette destination) ;
  • Les sites de cash-back : ces sites proposent de partager la commission proposée par le marchand. C’est comme ça qu’ils proposent de reverser de l’argent aux clients qui achètent sur ces sites (ex : CashStore) ;
  • Les sites de jeux, de concours ;
  • …

Les affiliés travaillent directement avec les marchands ? Et bien non ! Ils travaillent avec des plate-formes d’affiliations.

Qui sont ces acteurs ? Des entreprises comme CommissionJunction, FirstCoffee, TradeDoubler, CibleClick, …

Voila donc la chaîne de valeur, en incluant ces plate-formes d’affiliations :

Dans cette chaîne, lors d’un achat, la commission consentie par le site marchand est répartie entre la plate-forme et le site affilié.

Scene7 : une solution originale pour gérer les images

Les sites marchands utilisent de plus en plus les images pour présenter les articles, et c’est pas prêt de s’arrêter !

On a des petites images dans les listes pour avoir un aperçu du produit le plus en amont possible.

Puis vient la fiche produit, avec une vue plus détaillée.

Et enfin, il y a la vue « zoom » qui permet de voir l’objet de plus près, avec des gros plans sur des détails.

Tout cela, c’est très important pour une expérience utilisateur réussie.

Aujourd’hui, la solution pour la plupart des sites, ça consiste à stocker autant de photos qu’il y a de vues.

C’est là qu’intervient Scene7, une startup de la Silicon Valley, que j’ai rencontrée sur le stand de Prosodie, lors du Forum e-marketing :

Leur solution logicielle propose une approche différente. Ils proposent de ne stocker qu’une image haute résolution du produit, typiquement 2000 * 2000 pixels.

Ensuite, quand le site marchand a besoin d’insérer une image dans une page, il fait une requête à la plate-forme Scene7, en précisant le produit, la taille de l’image souhaitée, la résolution, la couleur de fond, et hop, le système Scene7 retourne pile-poil la bonne image.

Bon, ça, c’est la fonction basique, que vous pouvez directement essayer sur ce service de démo :

Démo Scene7, pour une taille de 30 …

On peut aller beaucoup plus loin, en mixant le serveur de Scene7 avec des pages Ajax.

Exemple sur le site andsend.com :

Exempe d'utilisation de Scene7

La fonction de zoom est très intuitive, on peut « naviguer » dans la photo avec un très bon niveau de détail, sans ouvrir un popup :

Exempe d'utilisation de Scene7

Scene7 propose deux modèles de commercialisation :

  • Ils peuvent vendre une licence de leur produit. Dans ce cas, le marchand doit lui même héberger les serveurs pour délivrer ce service.
  • Ils proposent également un modèle ASP.

Je dois avoir des infos sur le pricing dans les semaines à venir. Dès que j’ai ça, je vous le dis !

Fin du salon e-marketing : le plein de news et de contacts !

Et voilà, le forum e-marketing est terminé.
Encore pas mal d’infos récoltées pour cette deuxième journée.

Mais d’abord, un tel salon, quel est son business model ?
Ici, pour les visiteurs, l’inscription, la visite des stands et les conférences : tout est gratuit.
Pour les entreprises, il faut naturellement payer pour les stands (autour de 3000€ pour 9 m2).
Les « speakers » des conférences doivent aussi payer : entre 1000 et 1500 € pour parler à une conférence.

Le système marche très bien, pour preuve, le prochain évènement de septembre, sur 3 jours, est déjà plein à 80% !

Bon, revenons au contenu de ce salon :
J’ai assisté toute la matinée à une conférence sur l’affiliation : vrai sujet très passionnant, qui évolue pas mal en ce moment.
L’après midi, j’ai alterné entre une conférence sur le e-commerce 2.0 et une autre sur la vidéo.
Autant le dire clairement : la présentation sur la vidéo était carrément passionnante, et j’ai bien eu du mal à aller voir ce qui se disait côté Web 2.0, où le niveau était objectivement plus moyen…

Les prochains évènements à Paris :

  • Le 3 Avril : Rich Media Marketing, à la Défense
  • Du 11 au 13 septembre : 4ème convention e-commerce, au palais des congrès, avec 150 exposants annoncés !

1er forum e-marketing : c’est parti

Ce matin, c’était le top départ du salon e-marketing, proposé par www.ebusiness.info :

Salon e-marketing

Les premières impressions sont bonnes :

  • Pas mal d’exposants (autour d’une centaine), avec finalement assez peu de solutions e-commerce, et beaucoup de solutions marketing (logique vu le thème du salon !) ;
  • Des conférences intéressantes et gratuites ;
  • Du monde (à valider demain pour le deuxième et dernier jour de ce salon) ;

J’ai suivi les conférences suivantes :

tout celà fait beaucoup de matières (7 heures de conférences !) , et ça recommence demain !

Je ferai des billets plus détaillés quand j’aurai un peu de temps pour souffler, mais voici quelques retours « en vrac » :

  • Pour la première fois de son histoire, la télévision perd du terrain, au profit d’un autre média (Internet bien sûr) ;
  • La vente sur Internet réussit aux grandes entreprises, mais également aux PME / TPE, avec sur ce segment une augmentation de 88% du chiffre d’affaires, entre 2005 et 2006 !
  • Les budgets marketing sont très différents entre les pays :
    • Pour les US, on est à 6% du budget des publicités alloués à Internet ;
    • Ce budget passe à 8% en Angleterre ;
  • La part de ce budget allouée pour le search marketing est aussi très différente, d’un pays à l’autre :
    • Pour les US, on est à 41%
    • On passe à 60% en Angleterre et près de 50% en France
    • Pourquoi de telles disparités ? A creuser !
  • Plein d’infos également sur l’affiliation : là aussi, je vous en parlerai très prochainement, c’est à mon sens un sujet majeur ! Pour vous faire attendre, quelques infos :
    • Croissance estimée à 100% entre 2005 et 2006, sur les revenus liés à l’affiliation ;
    • Grande professionnalisation des acteurs : plate-formes d’affiliations, sites marchands et affiliés ;
    • L’objectif aujourd’hui pour les marchands, ce n’est plus « d’essayer pour voir », c’est de faire du chiffre !
  • L’ADETEM vient de lancer un club sur le Marketing 2.0, je vais essayer d’y aller mercredi prochain. Je vous raconterai…

Sinon, un tel salon, c’est également naturellement l’occasion de croiser des amis : bonjour Emmanuel, qui se lance dans le conseil en Marketing 2.0, après plein d’expériences chez de très beaux éditeurs : Lotus, Peoplesoft, Sun…

Vendre la peau de l’ours avant…

Henri de MaublancHenri De Maublanc, Fondateur dirigeant d’Aquarelle et de l’ACSEL, aime bien répéter que, contrairement à ce qu’on nous enseigne en France, il vaut mieux vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué.

Il en a parlé ici, lors d’une conférence au salon des entrepreneurs.

Lors d’une interview réalisée par ZDNet, Il l’a répété dans ce podcast.

Que veut il dire par là ?

Ce que dit Henri de Maublanc, et qui est à mon avis très important, c’est qu’il ne faut pas commencer par monter des projets techniquement trop ambitieux, trop complexes, avant d’avoir commencé à vendre.

Ce point n’est absolument pas contradictoire avec un autre point clé : l’excellence logicielle : il est tout à fait possible de commencer par faire des choses simples et peu coûteuses, et de les faire bien.

On a tous en mémoire les échecs retentissants de sociétés comme Boo : à quoi cela sert-il de mettre en place une infrastructure très lourde, alors que la société ne vend rien ?

Commencer par faire simple et pragmatique n’empêche absolument pas d’avoir une vision à 3 / 5 ans. C’est là que doit intervenir le processus de road-map produit (produit au sens produit logiciel).

Sans ce travail, l’entreprise risque fort de devoir régulièrement tout refaire à zero. Pourquoi ? Parce que si on ne sais pas où l’on va, il y a peu de chance que l’on fasse les bon choix technologiques. Le système informatique risque de ne pas être évolutif et de ne pas être adapté au contexte de demain.

La road map produit, c’est la solution qui permet de voir loin, d’aller loin, en faisant des « petits pas » réalistes.


Commerce versus e-commerce ? A un clic…

Comme nous le dit fort justement Michel dans ce billet, il y a beaucoup à apprendre du commerce pour faire du e-commerce.

Mais il y a aussi des différences clés qu’il faut bien garder en mémoire :

Les notions de distance et de temps sont fondamentalement différentes :

Si les clients sont toujours « à un clic » pour rentrer dans la boutique, ils sont également « à un clic » pour aller chez un concurrent !

Pour rester dans les analogies avec le « retail », c’est un peu comme si la boutique est dans une gallerie marchande, avec tous ses concurrents dans la même gallerie.

Une stratégie gagnante sur Internet est une stratégie qui intègre ce paramètre, parce qu’il conduit à un élément clé : la différentiation.

L’expérimentation de la Fnac avec une première « boutique riche »

Fred vous en avait parlé ici.

La Fnac préparait la sortie d’une application, appelée « guide d’achat interactif« . Et bien elle est sortie, et vous pouvez la trouver là.

Bon, pour démarrer, il faut être 100% Microsoft : avoir Internet Explorer à jour, et surtout, avoir XP (ou Vista bien sûr) et la dernière version du framework .NET installé (plus de 80 Mo !).

Une fois qu’on a montré « pate blanche », on peut installer et lancer l’application.

On arrive devant un carrousel, qui permet de choisir le type de produit que l’on souhaite acheter :

Pour cette première version, seul le rayon des ordinateur est actif.

Première démarche, il faut synchroniser les contenus. Cette application permet d’expérimenter une utilisation mixte, on-line / off-line.

Une fois cette synchronisation effectuée, on peut cliquer sur l’ordinateur portable, et entrer dans le rayon proprement dit, ou l’on peut consulter les différents modèles proposés :

On peut raffiner les recherches, en cliquant sur l’un des boutons vert du haut (type d’usage, OS, marque, ….) :

Enfin, en cliquant sur une fiche, on arrive sur une fenêtre qui détaille le produit :

On peut acheter, mais on est alors redirigé vers une page web, dans notre bon vieux navigateur préféré.

En synthèse…

Bon, il faut prendre cette application pour ce qu’elle est : une simple expérimentation.

Cette application est incomplète mais permet d’explorer de nouveaux usages :

  • Une interface plus riche, avec des effets 3D et autres fondus enchaînés.
  • Une application qui permet une navigation on-line / off-line.
  • Une application hors du navigateur : c’est le rêve du marchand, que d’être directement sur le bureau de l’ordinateur. Est-ce le rêve du client ? qu’est-ce que cela va lui apporter ?
  • L’ergonomie d’une telle application est très délicate à définir et mettre au point, et dans ce genre d’environnement, il faut tout faire, tout définir (exemple : l’action quand on clique sur une flèche n’est pas forcément intuitive…).

Bien entendu, avant de se lancer réellement dans le développement d’une telle application, il faudra bien mesurer les différents paramètres (coût, délais, cible de clients, …).

Il me semble certains que ce genre d’initiative va se généraliser, et qu’un client, habitué à un marchand, pourra trouver son intérêt à ce type d’application, pour peu que celle-ci soit bien faite, et lui apporte donc un vrai service.

Vers un formulaire parfait ?

L’ergonomie du site marchand : c’est évidement tout à fait fondamental.

Dans la panoplie des points importants, il y a les formulaires. Si l’utilisateur ne sait pas comment le renseigner, où cliquer, où il s’est trompé, … Il peut bien vite se décourager, et « aller voir ailleur ».

Le service Eyojot propose un formulaire d’inscription intéressant :

Vous avez vu : le petit icône apparait au cour de la saisie dans le champ ou juste après avoir changé de champ.

Voila le formulaire complètement rempli :
Tous les champs sont correctement renseignés, et à ce moment là, le bouton pour valider le formulaire devient actif.

On a donc un traitement des erreurs en temps réel, et on ne laisse pas l’utilisateur valider un formulaire qui n’est pas correctement renseigné.

Si en cour de saisie la valeur est incorrecte, la zone est entourée en rouge :

Si l’utilisateur sort du champ de saisie malgrés l’erreur, un popup indique quelle est l’erreur :

Le bonheur s’arrête là ! le formulaire n’est pas parfait, et voici par exemple la situation dans laquelle je me suis retrouvé :

Les zones erronées n’apparaissent pas en rouge (en l’occurence, erreur entre les deux valeurs de l’adresse mail), et le bouton pour valider est innactif…

Dommage, c’était pourtant bien parti !

Le mélange d’Ajax et de Javascript permet d’améliorer l’expérience de l’utilisateur et de l’informer, en temps réel, sur la validité ou non d’une saisie.

C‘est à mon sens une vrai amélioration pour l’utilisateur, et ça doit permettre d’augmenter les ventes.

Reste à faire ça de manière plus professionnelle, avec des tests plus poussés, pour atteindre l’excellence logicielle.