Archives de l’auteur : François

Tests AB

Cet article a été rédigé par Florent

Aujourd’hui, on ressort les calculettes et nos formulaires de statistiques!

Beaucoup d’entre vous ont entendu parler de tests A/B, voire les pratiquent déjà. Mais êtes-vous sûr de bien interpréter les résultats?
Les tests A/B sont une technique statistique où on présente aléatoirement deux versions d’un même élément: par exemple, une page d’accueil avec une photo ou une page d’accueil avec des vidéos.
Ces tests sont pratiqués depuis le début des années 2000, le premier test de grand ampleur connu a été réalisé par Google pour déterminer le nombre optimal de résultats par page (la réponse fut 10!).
Le plus souvent, on présent ces tests avec ce que l’on appelle un intervalle de confiance, sous cette forme: « Nous sommes à 95% certains que A est plus performant que B »
Pour arriver à cette conclusion, il faut valider un certain nombre de choses auxquelles nous ne pensons pas toujours:
  • Sommes-nous certains que A et B sont strictement indépendants?
  • Sommes-nous certains que les populations exposées à A et B sont réellement semblables (par exemple, envoyer tous les clients espagnols vers la version A et tous les clients belges vers la version B: qui dit que les espagnols régissent de la même façon à une video que les belges?)
  • Quand faut-il arrêter le test?
C’est bien souvent sur cette dernière question que les tests AB pêchent. En effet, pour assurer la validité statistique, il faut en théorie au préalable définir le nombre de tests. Deux problèmes à cela: sur des éléments à faible trafic, il est parfois long d’atteindre le nombre correspondant au seuil de confiance fixé (95 ou 99% généralement). L’autre problème est qu’on expose parfois 50% de ses visiteurs à un élément qui convertit extrêmement mal! Perdre deux points de taux d’engagement sur 50% de son trafic pendant 1 jour, 1 semaine ou 1 mois, cela peut donner lieu à des pertes financières très importantes!
Plusieurs solutions sont possibles mais leur démonstration sort du cadre de cet article.
L’une est d’utiliser un dérivé du test du khi-2 (le G-Test) sur les variables (qui permettra de vérifier que l’on n’est pas dans un cas indécidable), l’autre est de prendre une approche dite bayésienne (qui permettra de stopper l’expérience dès que la réussite de A est supérieure à celle de B d’un certain seuil)
Enfin, et c’est là le plus important, vos tests doivent être solides, de manière à se défaire d’un défaut malheureusement très courant dans les processus de décision: l’avis du plus haut salaire est considéré comme le meilleur: « Highest-Paid Person Opinion », ou HiPPO.
Cet article récent de Wired en est la parfaite illustration: les dirigeants d’Amazon ne croyaient pas aux recommendations pour l’achat d’impulsion, les données leur ont montré qu’ils avaient tort!
Si le sujet des statistiques appliquées au marketing vous intéresse, un prochain article suivra sur le Multi Variable Testing, ses contraintes et ses applications.

Faire du logiciel, du développement, c’est de l’artisanat

Je déjeunais ce midi avec un ami de longue date.

On échange souvent sur le développement logiciel (entre autre sujets, je vous rassure 😉 )

Notre conviction commune, c’est que faire du logiciel, du développement, c’est un processus artisanal et pas industriel.

Je me suis déjà exprimé là dessus.

Dans la pratique, dans mon (mes ?) métier(s), quand je dis ça, je sens bien que c’est « contre productif » :

  • Les boites qui vendent du « processus industriel » à tour de plaquettes commerciales se sentent agressées, et se défendent en m’agressant à leur tour ;
  • Les clients qui connaissent mal tout ça (et c’est bien normal, ce n’est pas leur métier) se disent que l’artisanat, ça fait moins pro que « processus industriel ».

D’un point de vue rationnel, pourtant, c’est assez basique :

Un processus industriel, cela consiste à fabriquer un produit, avec un processus bien défini, qui permet d’accélérer la production, et de multiplier le nombre de produits fabriqués, en garantissant que tous les produits sont bien conforme au cahier des charges, tout cela avec un coût maîtrisé.

Cela passe par une séparation très forte, entre différents métiers.

L’ingénieur, qui conçoit le processus, décompose la chaîne de fabrication, et conçoit des machines, qui permettront de reproduire les mêmes actions, rapidement et sans faute.

De l’autre côté de la chaîne (c’est le cas de le dire), l’ouvrier derrière la machine a un travail répétitif, travail qui est d’ailleurs de plus en plus souvent remplacé par des machines, des robots.

Dans le monde du logiciel, cela n’existe pas, et, pire, quand on tente d’appliquer de telles méthodes, on arrive à des catastrophes.

Au final, ce qui marche, au contraire, c’est le recrutement des meilleurs développeurs, et de leur confier des missions ou ils pourront avoir le maximum d’autonomie.

On est donc bien dans un processus artisanal, ou ce qui compte, c’est la qualité de l’artisan.

Un exemple parmi des centaines :

Apple a eu besoin de 60 personnes pour créer iOS.

Motorola, qui essayait de faire la même chose, avait mis sur les rang 1500 personnes.

Qui a réussi ?

On est donc dans une industrie ou ce qui compte, c’est la grande qualité de quelques personnes clés. Et je ne parle pas des managers, mais bien des développeurs !

Quand tu veux Yves, pour poursuivre ce passionnant sujet 😉

Des Giga octets en ligne, gratuits, comme s’il en pleuvait

Les offres de stockage en ligne se développent.

L’intérêt de ces solutions est très fort : c’est le moyen d’avoir ses données accessibles partout, rapidement, et de les partager, avec qui on veut.

Le mix d’avoir les fichiers stockés dans l’ordinateur, et synchronisés automatiquement en ligne est vraiment très confortable à l’usage.

Google propose 5 Go gratuitement avec Google Drive.

Amazon également avec Amazon Cloud Drive.

Dropbox, c’est 2 Go.

HubiC, d’OVH, propose 25 Go gratuitement !

Et pour un stockage illimité, c’est 70 € par an !

Rien n’empêche de se créer des comptes sur plusieurs plateformes…

Le stockage en ligne est donc pratiquement gratuit !

Quel est le modèle économique de ces offres ?

Pour Dropbox, le modèle est clairement de nous faire basculer vers une offre payante, pour avoir plus de stockage.

Mais pour OVH, 25 Go, c’est beaucoup. Quel peut être le modèle d’OVH ? A suivre 😉

Un entrepreneur à la rencontre de la politique : Gilles Babinet

Gilles Babinet parle, sans langue de bois, de son expérience d’un an à la tête du CNN :

Une expérience surement intéressante.

Et un feed back qui nous permet de mieux comprendre ce qui se passe, avec certaines instances trop « décalée » (un sénateur qui déclare « je laisse ça à mes petits enfants », un ministre qui n’y connait rien…)

Espérons que ça change avec le nouveau président ;).

Autre vidéo, un débat avec Gilles, Léo Apoteker, …

Je ne l’ai pas vue, je la mets là pour la regarder 😉 (je l’ai vu ce soir 😉 il y a quelques infos intéressantes)

Politique et e-commerce

Bon, c’est le grand jour pour la politique.

Alors, Hollande ou Sarkozy ?

Ce blog n’est pas un espace d’expression politique. Dommage 😉

Mais, au delà de la politique, qui sera le candidat qui permettra de développer au mieux le e-commerce, et au delà, l’économie numérique ?

Je n’ai pas de conviction claire là dessus. J’ai trouvé, comme vous sans doute, que les candidats se sont finalement assez peu exprimé là dessus.

C’est dommage, parce que il y a des choses à faire, des choses qui pourraient permettre de créer pas mal de valeur, pas mal d’emplois.

De mon point de vue, léger avantage à François Hollande, qui a cité le numérique comme étant un axe de développement, lors du débat télévisé.

Bon, après, au niveau personnel, je dois dire que ce n’est pas vraiment le critère qui m’a fait choisir un candidat. C’est plutôt au niveau des valeurs que ça c’est joué…

Bon, allez, c’est le moment d’aller voter 😉

e-commerce live

e-commerce live est un nouveau site, proposé par Pierre Henri Tataranno de e-commerce united.

Le site propose des conférences, en ligne, sur différentes thématiques e-commerce.

Exemple, Benoit Gaillat propose une conférence d’une demi heure, sur la façon de configurer Google Analytics pour le e-commerce

Je n’ai pas encore assisté à une de ces conférences, mais je pense qu’il y a de bonnes choses, avec des intervenants compétents.

Vous me direz 😉

 

ça bouge chez Prestashop – Benjamin Teszner, nouveau Directeur Général de PrestaShop

La news vient de tomber : Benjamin Teszner devient le nouveau directeur général de Prestashop, et succède à Christophe Cremer.

Le parcours de Benjamin :

Benjamin Teszner est diplômé d’HEC, de Sciences-Po et de la London School of Economics.  Il a débuté sa carrière comme entrepreneur du web en créant la société Alafac.com, site internet communautaire dédié aux étudiants. Après une levée de fonds réussie, il a revendu la société à un groupe de presse spécialisée. Il rejoint ensuite le secteur financier pour passer 8 années dans le capital-investissement (UFG-Siparex et Weinberg Capital Partners) où il a notamment investi dans de nombreuses start-ups. En 2009, il prend la direction générale de Groupe O2i, société cotée sur Alternext, leader de l’ingénierie informatique dédiée à la production graphique et acteur incontournable de la formation professionnelle en informatique (€50m de CA et 300 employés).

Une offre de crédit spécialisée pour le e-commerce

Quand on vend en ligne, on a besoin de cash, en particulier pour acheter du stock.

Les banques traditionnelles ne sont pas toujours très à l’aise par rapport à ce type de financement (euphémisme ?).

Kabbage est une nouvelle offre particulière, qui propose justement de financer les boites e-commerce.

Comme ils sont spécialistes du e-commerce, ils analysent rapidement vos chiffres et votre offre, et décident s’ils vous accordent un crédit pour l’achat de vos stocks.

Le mieux est d’écouter un témoignage :

Bon, alors, quand est-ce qu’une telle offre sera disponible en France ?

(Via Thomas)

Marcher ou courir sous la pluie – La réponse

Donc, vaut il mieux marcher ou courir sous la pluie ?

Voici mon analyse :

Je propose de simplifier la forme géométrique de l’homme, et de séparer la surface horizontale, la tête et les épaules, à un rectangle, et la surface du corps à un rectangle vertical.

Autre hypothèse, pour simplifier : la pluie tombe verticalement, sans vent, et de manière régulière.

Le rectangle vertical , le corps, en avançant, passe au travers un rideau de pluie. Disons qu’il y a 1000 goutes tous les mètres. Qu’on avance lentement ou rapidement, ce rectangle vertical entrera en contact avec la même quantité de goutes.

Pour le rectangle horizontal, c’est une autre affaire : plus on reste longtemps sous l’eau, et plus ce rectangle reçoit de l’eau.

La conclusion est donc la suivante :

Pour le corps : le thorax et les jambes, c’est pareil.

Pour la tête et les épaules, il vaut mieux courir.

Bon, allez, au boulot 😉