Archives par mot-clé : Entrepreneuriat

Jean Emile Rosenblum, co-fondateur de Pixmania sur BFM

Interview de l’un des fondateurs de Pixmania, sur BFM.

Son point de vue est intéressant, même si l’exercice est forcément un peu contraint par le contexte.

Pixmania, c’est 10 ans de croissance, de 2000 à 2010, puis une croissance plus difficile, distribution dans 26 pays, 1 Milliard € de revenus…

On y parle multi canal, international, place de marché…

(merci Christophe)

Tout savoir sur les aides à la création d’entreprise – La carte

Vous voulez créer une entreprise ?

Vous cherchez à vous y retrouver parmi toutes les aides, subventions et autres JEI CIR… ?

Il vous faut alors la carte Métro startup !

Cette carte vous permet de tout savoir avec une présentation sympa sous forme de plan de métro !

C’est fait par un gars très sérieux, Antoine Vialle, spécialiste de tous ces modes de financements !

Pour acheter la carte, c’est par ici.

Au passage, je ne peux que vous recommander de lire l’excellent guide du démarrage des startup, de Olivier Ezratty

Interview de Julien Chaumond, fondateur de Productism (ex Prodca.st)

Je vous propose une petite interview de Julien Chaumond, fondateur de Productism, à l’occasion du lancement de sa nouvelle version. Julien est co-auteur sur ce blog.

Bonjour Julien. Peux-tu nous présenter Productism ?

Bonjour François,

Nous avons commencé à bosser sur ce projet il y a un peu plus d’un an maintenant et nous avons décidé de changer de nom pour mieux refléter le positionnement du site, centré sur les produits (accessoirement, un .com est une très bonne chose pour le SEO, surtout sur les produits et le e-commerce).

Productism, donc, est un réseau social sur les produits et sur les marques. Nous avons aujourd’hui 2000 membres, presque 20.000 commentaires qualifiés sur des produits, et nous avons en un an apporté à nos marchands partenaires plus de 200.000 clics qualifiés par plus de 100.000 visiteurs uniques (avec de très bons taux de conversion…).

Quelles sont les nouveautés de cette nouvelle version ?

Nous avons d’abord complètement retravaillé l’ergonomie du site et le design.

Et surtout nous avons centré le service davantage autour des marques et marchands, avec des pages marques inspirées de celles de Twitter et Facebook (avec une cover picture personnalisable par la marque) comprenant le flux des avis sociaux sur les produits de la marque (voir par exemple ici) mais aussi une nouvelle vue plus “à la Pinterest” sur les produits eux-même ().

Les prochaines étapes ?

Nous avons en parallèle beaucoup amélioré le plugin pour sites e-commerce, en choisissant de nous concentrer à 100% sur Prestashop (d’une part pour ne pas disperser nos ressources de service auto-financé, d’autre part car de nombreux marchands de taille moyenne ayant une communauté de clients forte — notre coeur de cible — sont sous Prestashop) et nous préparons son lancement.

J’invite les marchands (Prestashop) intéressés à nous contacter pour rejoindre notre beta privée : hello@productism.com

Pour finir, je vous propose un visuel de présentation du concept 🙂 :

Startup Weekend Nantes, du 14 au 16 Septembre

Les Startup Weekend, vous connaissez ?

La prochaine version de cet évènement à Nantes aura lieu du 14 au 16 septembre.

Vous avez un projet, vous montez une startup ?

C’est le bon endroit ou aller !

J’y serais, en particulier parce que je serais membre du jury 🙂

Et puis ça me permettra d’échanger avec quelques startups que je connais à Nantes, comme Lengow ou iAdvize.

Rachat de Sparrow par Google – Bonne ou mauvaise nouvelle ?

Si vous suivez l’actualité du net, vous savez que Google vient de racheter Sparrow, startup Française, qui développe un client mail, particulièrement adapté à GMail.

J’ai lu, ici et là, des choses variées sur le sujet. Voici quelques réflexions, sans connaitre le dossier de l’intérieur (pas d’info secrètes)

  • Google n’avait jusqu’alors pas acheté de boite Française. Il était temps de corriger le tir 😉
  • C’est un avenir “probable” pour une startup de ce type, que de se faire racheter. C’est ce qu’on appelle une “sortie” : c’est une sortie en fait pour les investisseurs, qui revendent leurs actions, à une valeur bien supérieure à la valeur d’achat.
  • Il y a des réactions “énervées” sur le fait d’avoir acheté un logiciel, et d’apprendre qu’il n’évoluera plus : bon, le prix de vente de Sparrow est très bas, le manque à gagner n’est quand même pas catastrophique… Ce point peut être bien plus délicat, quand on achète un logiciel professionnel et chère, et que l’éditeur disparait, par un rachat ou… une faillite
  • Il y a aussi des réactions énervées sur le thème : pourquoi la boite a accepté ce pacte avec le diable : pourquoi ne pas poursuivre le développement, et devenir un leader mondial ? Plusieurs choses à ce propos :
    • On vous proposerait un tel chèque (on parle de 20 M€), vous êtes sûr que vous refuseriez vous ?
    • Les investisseurs, qui financent les startups et prennent des risques, ont leur mot à dire : vous les avez fait entrer, ils sont “dans la maison”. Là aussi, prendre un tel chèque est probablement très tentant. Bon en l’occurrence, Jérémie Berrebi de chez Kima Venture, investisseur donc, a tweeté : “Impossible to build a great and big company when you are looking to sell too fast”… Donc, dans ce cas là, les fondateurs et les investisseurs n’étaient pas complètement en phase…
    • Je comprends qu’on trouve ça dommage, mais si on voulait de vrais sociétés technologiques leader en France, ou plus largement en Europe, il y aurait quelques ajustements à faire, dont, de mon point de vue, un Small Business Act.

Pour dire les choses simplement, je pense que c’est un vrai succès pour cette boite, qui a su développer et distribuer un produit innovant, sur un marché pas si facile que ça : bravo donc !

Le bazar du nouveau monde

Un constructeur de voiture fabrique des voitures, et pas grand chose d’autre.

Un fabriquant de meuble ne va pas se mettre à fabriquer… des voitures !

Une enseigne de distribution distribue des produits… Même s’il distribue des produits en marque distributeur, il ne devient pas fabriquant pour autant.

Bref, dans le monde réel les choses ne changent pas tant que ça : chacun reste plus ou moins à sa place.

Dans le monde du numérique, des nouvelles technologies, du web, il en est tout autrement.

Google, après avoir bâti le plus gros moteur de recherche, assorti avec le plus gros moteur de publicité, s’est lancé dans le développement d’opérating system, pour les mobiles, et pour les PC.
Google est également parti vers le développement hardware : smartphones (renforcé avec le rachat de Motorola) et ordinateurs.

Amazon après avoir construit la plus grosse usine à vendre en ligne, se met à construire des tablettes (Kindle), et maintenant, on annonce le développement de smartphones.

Et Facebook, il y a aussi des rumeurs sur la fabrication d’un smartphone Facebook.

Le jeu évolue vite, entre :

  • constructeurs qui rêvent d’avoir le contrôle sur la chaîne logicielle et services,
  • éditeurs de logiciels (Microsoft) ou de services (Google, Facebook),
  • opérateurs de télécom.
De mon point de vue, la clé de la réussite passe par une maîtrise du logiciel.
C’est ce qu’a compris Apple,
C’est l’ADN de Google ou Facebook bien sûr, mais aussi Amazon,
C’est ce qu’à du mal a comprendre un constructeur (voir les difficultés de Nokia, Motorola, …)
Mais ceci est un autre sujet 😉

Les choses changent vite donc…

En fait, ce n’est évidemment pas quelque chose de nouveau.

Exemple : Danone était un fabricant de pots en verre, avant d’avoir l’idée d’augmenter la valeur du produit, en le remplissant de yaourt.

J’avais regardé un documentaire, qui racontait l’histoire de Citroën et de Renault. Citroen n’avait pas commencé par les voitures, mais par de gros, de très gros engrenages. Et Peugeot, qui fabriquait des moulins à café ou a poivre ?

Mon voisin m’a raconté comment un fabricant de balises maritimes était devenu le plus grand fabricant de barbecues (la marque Weber je crois) : le patron a vu comment les employés faisaient griller des saucisses dans une balise en fer, coupée en deux…

Donc, tout change, dans “l’ancienne économie” comme dans la nouvelle, les boites se réinventent, évoluent.

Les boites sont comme des être vivants, qui naissent, évoluent, se transforment, et meurent aussi parfois.

La nouvelle économie n’a donc pas inventé la transformation. Elle l’a juste accéléré, amplifié.

N’empêche, quel bazars !

Inauguration des nouveaux bureaux de Criteo, la vidéo

Suite à l’évènement de la semaine dernière, je vous conseille cette vidéo, avec Jean Baptiste Rudelle, patron de Critéo, Fleur Pellerin et Jean-Louis Missika, de la ville de Paris.

J’ai en particulier bien apprécié la vision de Jean Louis Missika, sur la difficulté de réussir une srtartup en France, qui est un pays bien plus petit que les US, et bien plus grand qu’Israel.

Le fait qu’Israel soit un tout petit pays fait que, dès la création de la boite, l’équipe travaille dès le début à un développement international.

Pour exagérer un peu, on dit qu’en Israel, on crée la boite disons le Lundi, et on crée l’agence aux US le Mardi.

La vidéo donc :

Lean Startup – Ou comment développer une startup agile à tous les étages

Eric Ries a bien rôdé son message, ses vidéos sont des shows à à l’américaine.

Mais au delà du show, le message est intéressant.

Il s’agit d’une méthode de développement, adaptée aux startups.

A la base, le constat est que la plupart des startups se plantent.

Eric Ries parle de sa première expérience :
Ils avaient pourtant fait les choses dans les règles de l’art.

Ils avaient :

  • Démarré avec une vision long terme
  • Levé un maximum de cash
  • Recruté les meilleurs
  • Réussi à se focaliser sur la qualité
  • Bâti une solution technologique au top
  • Réussi à faire un gros buzz au lancement

Et bien ce que dit Eric, et qui est parfaitement exact, c’est qu’on peut très bien réussir parfaitement ces étapes, et se planter en beauté !

En fait, on risque fort de se planter parce que plusieurs éléments fondamentaux derrière ce plan sont erronés :

  • On croit qu’on connait les clients, que l’on sait ce qu’ils veulent.
  • On pense pouvoir prévoir le futur.
  • On croit que si l’on suit le plan initial, on avance, on fait progresser le projet.

Et ce dernier point me semble particulièrement juste : parce qu’on a fixé un plan, et qu’on le suit, on est rassuré… Mais rien ne garanti qu’on avance dans la bonne direction !

Par rapport à ce constat, Eric Ries propose une approche basée sur la programmation agile. Il s’agit en fait de généraliser l’approche agile pour l’ensemble de la société.

On va donc itérer rapidement, et proposer aux premiers clients un produit, le plus vite possible.

Ensuite, on rentre dans un mode itératif : suite aux premiers retours des premiers clients, on enrichi le produit, et ainsi de suite, avec, évidemment, la mise en place d’outils de mesures, pour bien valider qu’on avance (ou pas) dans la bonne direction :

Mais le mieux est encore de regarder l’une des nombreuses vidéo d’Eric :

L’incroyable ascension de Criteo

Critéo, c’était une petite startup de 30 personnes il y a 3/4 ans.

C’est aujourd’hui une boite de plusieurs centaines de personnes, qui prévoit encore 200 recrutements, présent dans 30 pays, qui fait un chiffre d’affaires en centaine de millions d’euros.

Wouaou ! C’est incontestablement la plus belle startup Française !

Bravo à l’équipe, aux équipes R&D, Marketing, opérationnelles, Commerciales.

C’est un vrai challenge de gérer une telle croissance.

J’étais invité ce soir pour l’inauguration de leurs nouveaux locaux.

J’ai pu ainsi croiser Fleur Pellerin, venu saluer le fleuron de notre technologie.

Bon, j’ai appris le même jour qu’on avait un retour de la taxe google et d’une taxe spéciale e-commerce… L’envie de financer les boites en difficultés par les boites de la nouvelle économie n’est pas éteinte, il va falloir se battre !

On a déjà parlé à ce propos de l’inepsie de vouloir renflouer la marine à voile par une taxe sur la marine à vapeur. L’image est bonne.

J’ai pu échanger avec différentes personnes de chez Critéo.

Pour eux, leur force, c’est la focalisation sur ce métier.

Mais c’est quoi leur métier ?

Et bien, d’après ce que j’ai compris, leur coeur de valeur, c’est ce métier d’intermédiaire, entre les boites qui proposent des espaces publicitaires et les annonceurs.

Une autre façon de le dire, c’est de dire que le coeur de valeur est de transformer le CPM en CPC.

Cela va donc bien au  delà du retargetting.

Criteo pense par exemple proposer des publicités pour des clients qui ne sont jamais venu sur le site.

Comment ? Et bien en achetant des données, permettant de cibler les internautes.

Sur la focalisation donc, les équipes de Critéo sont bien plus nombreuses que les équipes de Facebook sur le même sujet.

Et oui, Facebook a beau être très gros, ils ratissent très large, et ne peuvent pas mettre les mêmes moyens que ce que fait Critéo sur son métier.

Il s’agit donc bien d’une course. Critéo doit continuer à se développer très vite et très bien, pour garder son avance.